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ICT Africa Summit 2026 : « L'Algérie, futur hub tech de l'Afrique »

ICT Africa Summit 2026 : « L'Algérie, futur hub tech de l'Afrique »

Interview exclusive Fibladi, patenaire média, révèle les nouveautés Après le triomphe en 2025 (15 000 visiteurs), l'ICT Africa Summit revient à Alger du 21 au 23 avril 2026 au Palais des expositions (SAFEX). Dans cet interview, Abdelmadjid Imadalou, organisateur, revient sur les temps forts de cette nouvelle édition et avec deux nouveaux forums phares : TransportTech et Oil & Gas. Fibladi, figure clé de l'événement, dévoile les enjeux, les innovations et la vision d'une Afrique connectée. De l'IA dans l'énergie à la mobilité intelligente, découvrez comment l'Algérie se positionne comme hub tech incontournable. L'ICT Africa Summit 2026 ne sera pas qu'un événement : ce sera le catalyseur de la transformation numérique africaine, avec l'Algérie en épicentre stratégique.   Fibladi : Question : L'édition 2025 a réuni plus de 15 000 visiteurs et 150 exposants. Quels ont été les temps forts et les retours concrets des participants ? Abdelmadjid Imadalou : L'édition 2025 de l'ICT Africa Summit a vraiment marqué un tournant avec ses 15 000 visiteurs et 150 exposants, et les temps forts ont été nombreux. Parmi eux, je retiens particulièrement les panels de haut niveau sur la souveraineté numérique africaine, qui ont réuni des experts internationaux et des décideurs locaux pour des échanges très concrets, ainsi que les démonstrations pratiques de solutions en IA, fintech et e-gouvernement qui ont impressionné tout le monde. Les sessions B2B ont aussi généré des accords préliminaires très prometteurs. Côté retours, les startups ont salué la qualité exceptionnelle du networking et l'accès direct aux grands décideurs, les institutions publiques ont apprécié notre approche pragmatique avec des cas d'usage réels plutôt que des discours théoriques, et les entreprises nous ont demandé plus de verticalisation sectorielle, ce qui nous a directement inspiré les nouveaux forums comme TransportTech pour 2026.   Pourquoi le choix du TransportTech comme nouveau forum prioritaire ? Quels sont les enjeux spécifiques de la mobilité en Afrique ? Le choix du TransportTech comme nouveau forum prioritaire répond à des défis absolument critiques en Afrique, où l'urbanisation rapide engendre une congestion massive dans les grandes villes, où les infrastructures manquent cruellement d'intermodalité, et où les systèmes de transport restent largement informels. Les enjeux sont énormes : il s'agit de développer une mobilité intelligente avec des solutions comme les smart mobility, de digitaliser la logistique pour optimiser les corridors commerciaux régionaux, et surtout de réduire drastiquement les coûts de transport qui impactent directement les prix des biens de première nécessité. C'est un secteur qui peut transformer l'économie africaine, et nous voulions en faire un pilier de notre édition 2026. Le secteur Oil & Gas représente une part majeure de l'économie africaine. Comment la transformation numérique peut-elle le rendre plus efficace et transparent ? Quelles applications précises de l'IA, IoT et cybersécurité seront mises en avant ? Réponse : Absolument, le secteur Oil & Gas pèse lourd dans l'économie africaine, et la transformation numérique peut le révolutionner en termes d'efficacité, de transparence et de sécurité. Nous mettrons en avant des applications très concrètes : pour l'IA, la maintenance prédictive des équipements et l'optimisation de la production en temps réel ; pour l'IoT, des capteurs intelligents pour monitorer les pipelines et éviter les fuites ; et pour la cybersécurité, des solutions avancées pour protéger les infrastructures critiques contre les cyberattaques de plus en plus sophistiquées. Ajoutez à cela la blockchain pour une traçabilité totale des transactions, et vous avez un secteur qui passe de l'opacité à une gestion moderne et fiable.   Comment concilier digitalisation du secteur énergétique avec les impératifs de transition écologique ? Conciliée intelligemment, la digitalisation est un puissant levier pour la transition écologique dans l'énergie. Elle permet par exemple l'optimisation énergétique via des smart grids qui réduisent les pertes, un monitoring précis des émissions de carbone pour mieux les contrôler, et une intégration fluide des énergies renouvelables dans les systèmes existants. Mais cela demande des choix forts : des data centers éco-responsables, une régulation qui pousse les green tech, et une vision holistique où la tech sert la durabilité plutôt que de l'aggraver. Chez nous, ce sera un axe central du forum Oil & Gas. Comment l'Algérie se positionne-t-elle comme "hub technologique stratégique" entre l'Afrique, l'Europe et le monde arabe ? L'Algérie s'impose naturellement comme hub technologique stratégique grâce à sa position géographique unique, qui fait le pont entre l'Europe, l'Afrique subsaharienne et le monde arabe, à son vivier exceptionnel de talents en ingénierie formés dans nos universités, et à ses investissements publics massifs dans les infrastructures numériques comme la fibre optique et les data centers. Elle devient ainsi la porte d'entrée idéale vers le marché africain de 1,4 milliard de consommateurs, un centre de services IT délocalisés pour l'Europe, et un partenaire clé pour les innovations partagées avec le monde arabe. L'ICT Africa Summit illustre parfaitement ce positionnement.   Quels investissements algériens concrets en digitalisation seront présentés pour valoriser l'expertise nationale ? Nous présenterons plusieurs initiatives phares qui montrent l'élan de l'Algérie en digitalisation : le déploiement à grande échelle de la fibre optique pour couvrir tout le territoire, la digitalisation accélérée des services publics via des plateformes e-gov déjà opérationnelles, le soutien aux startups à travers des incubateurs publics et des fonds d'investissement dédiés, sans oublier la modernisation des secteurs stratégiques comme la banque avec des paiements mobiles avancés et l'énergie avec des systèmes SCADA intelligents. Ces projets concrets démontrent notre expertise et attirent déjà des partenaires internationaux.   Parmi les 12 thématiques majeures, laquelle représente selon vous le plus grand défi africain ? Parmi nos 12 thématiques, le plus grand défi africain reste sans conteste l'inclusion numérique. La fracture digitale entre les zones urbaines connectées et les campagnes isolées est criante, avec un accès limité à internet haut débit et aux compétences numériques de base, ce qui creuse les inégalités dans tous les services essentiels. Sans résoudre cette inclusion massive, les avancées en IA, fintech ou smart cities resteront l'apanage d'une élite et n'impacteront pas vraiment le continent dans son ensemble.   Comment structurerez-vous les rencontres B2B pour maximiser les partenariats public-privé ? Pour maximiser les partenariats public-privé, nous adoptons une approche ultra-optimisée : une plateforme digitale de matchmaking lancée bien en amont pour qualifier les participants par secteurs et besoins précis, un agenda personnalisé de rendez-vous ciblés avec des créneaux dédiés, et des espaces physiques thématiques par industrie comme l'énergie, le transport ou la fintech. L'objectif est clair : transformer le networking informel en accords concrets signés sur place ou dans les semaines suivantes, avec un suivi post-événement pour assurer la concrétisation. Comment l'événement contribuera-t-il à positionner l'Algérie comme "moteur d'un développement numérique inclusif" ? Quels indicateurs de succès utiliserez-vous ? L'ICT Africa Summit positionne l'Algérie comme moteur du numérique inclusif en favorisant le partage de bonnes pratiques entre acteurs publics et privés, en ouvrant l'accès aux financements pour les startups locales, et en créant des ponts entre les régions sous-équipées et les hubs urbains. Nous mesurerons le succès par des indicateurs tangibles : le nombre de partenariats signés sur site, les projets lancés dans les 6 mois suivant l'événement, la participation accrue des startups locales et des régions intérieures, et l'inclusion mesurée par la diversité géographique des exposants et visiteurs.   Quelle est votre vision à 5 ans pour l'ICT Africa Summit face à la concurrence des autres sommets tech africains ? À 5 ans, notre vision est de faire de l'ICT Africa Summit un événement de référence panafricain au niveau des grands forums mondiaux comme le Web Summit ou le CES. Face à la concurrence, nous miserons sur une spécialisation sectorielle poussée avec des forums comme TransportTech et EnergyTech, une internationalisation accrue en attirant l'Europe, le Golfe et l'Asie, une plateforme hybride physique-digitale pour une portée maximale, et la production de contenus premium comme des rapports annuels et des data insights. L'objectif final : ancrer durablement l'Afrique comme leader de l'économie numérique mondiale, avec Alger comme épicentre.

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