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28 résultats pour "lalgerie-ouvre-son-marche-aux-importations-dovins-americains-1538746fr"

L'Algérie ouvre son marché aux importations d'ovins américains

L'Algérie ouvre son marché aux importations d'ovins américains

Un accord algéro-américain autorise l'exportation vers l'Algérie d'ovins américains destinés à l'abattage.

L’Algérie ouvre son marché aux bovins ukrainiens

L’Algérie ouvre son marché aux bovins ukrainiens

En Algérie, l’élevage de bovins représente la troisième source de viande après la volaille et les ovins. Dans le but de renforcer le cheptel et d’augmenter la production locale, le gouvernement diversifie ses sources d’approvisionnement en bovins vivants sur le marché international. Lundi 26 janvier, le Service d’État ukrainien pour la sécurité alimentaire et la […] The post L’Algérie ouvre son marché aux bovins ukrainiens appeared first on Algerie Eco .

Zéro droit de douane » entre en vigueur : l’Algérie ouvre-t-elle une nouvelle étape décisive pour ses exportations ?

Zéro droit de douane » entre en vigueur : l’Algérie ouvre-t-elle une nouvelle étape décisive pour ses exportations ?

L’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli, a dévoilé plusieurs indicateurs économiques mettant en lumière la solidité du partenariat stratégique entre Algérie et Chine. Il a indiqué que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a dépassé 15 milliards de dollars en 2025, tandis que les investissements chinois cumulés en Algérie atteignent environ 7 milliards de dollars. Ces déclarations ont été faites à l’ouverture de la 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce (AFIC 12), organisée à Alger. Le diplomate a souligné que l’Algérie occupe une position stratégique en Afrique et dans le monde arabe, précisant que la coopération bilatérale ne se limite plus aux infrastructures et à l’énergie, mais s’étend désormais à des secteurs avancés comme les satellites, ainsi qu’à de grands projets tels que la ligne ferroviaire minière de Gara Djebilet, dans l’ouest du pays. Il a également affirmé que l’Algérie dispose de produits de grande qualité, notamment les dattes, l’huile d’olive et les agrumes, qui bénéficieront de facilités importantes pour accéder au vaste marché chinois. Dans une annonce jugée particulièrement importante pour les exportateurs, Dong Guangli a révélé que la Chine applique depuis le 1er mai 2026 une politique de « zéro droit de douane » sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont l’Algérie, dans le cadre d’un dispositif couvrant 52 États africains. Cette mesure vise à renforcer la compétitivité des produits algériens sur le marché chinois, à accroître les exportations hors hydrocarbures et à attirer de nouveaux investissements productifs, en cohérence avec l’orientation de la « nouvelle Algérie » vers la diversification économique. À l’échelle continentale, le responsable chinois a précisé que le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a atteint 348 milliards de dollars en 2025, un niveau record qui illustre l’intensification des relations économiques entre les deux parties. Il a ajouté que la politique d’exonération douanière a également pour objectif d’accompagner la transformation industrielle de l’Afrique, en facilitant l’accès des produits africains au marché chinois et en renforçant le « corridor vert », notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et des énergies renouvelables. Enfin, Dong Guangli a affirmé que la Chine et l’Afrique constituent aujourd’hui une force essentielle du « Sud global » pour la défense du multilatéralisme et de la justice internationale, dans un contexte géopolitique complexe. Il a également réaffirmé la volonté de son pays de travailler avec l’Algérie afin de renforcer l’intégration industrielle, de favoriser le transfert de technologie et d’assurer un développement commun et durable pour les générations futures.

L’Algérie et le Bangladesh scellent un accord, Sonatrach face à de nouvelles perspectives en Asie

L’Algérie et le Bangladesh scellent un accord, Sonatrach face à de nouvelles perspectives en Asie

L’Algérie et le Bangladesh franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Les deux pays ont signé, le 20 octobre 2026 à Alger, un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur partenariat dans le secteur des hydrocarbures. Au programme : de possibles exportations de pétrole, de gaz naturel liquéfié et de produits pétroliers, mais également des projets d’infrastructures, des investissements et des échanges d’expertise. Pour l’Algérie, cet accord ouvre des perspectives de diversification des marchés, tandis que le Bangladesh cherche à consolider la sécurité de ses approvisionnements énergétiques. Exportations algériennes hors hydrocarbures Un accord pour élargir la coopération énergétique entre Alger et Dacca La signature de ce mémorandum d’entente intervient à l’occasion de la visite de travail en Algérie du ministre bangladais de l’Énergie, des Ressources minérales et de l’Électricité, Iqbal Hassan Mahmood, du 19 au 22 octobre 2026. Le document a été paraphé par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue bangladais, en présence de responsables des institutions énergétiques des deux pays. Parmi les participants figuraient notamment Abdelkader Cherfaoui, président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), et Amine Remini, président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH). L’objectif affiché est de mettre en place un cadre de coopération couvrant plusieurs activités de la chaîne de valeur des hydrocarbures. Les discussions ne se limitent donc pas à la vente de matières premières : elles englobent également les infrastructures, les possibilités d’investissement, la formation et le transfert de compétences. Pour les deux parties, l’enjeu consiste désormais à identifier les projets susceptibles de déboucher sur des partenariats économiques concrets. Le mémorandum prévoit, à cet effet, la création d’un comité de pilotage conjoint chargé de définir les priorités, d’examiner les projets proposés et de coordonner les démarches nécessaires à leur réalisation. Pétrole, gaz et produits raffinés : les exportations envisagées vers le Bangladesh L’un des principaux axes de cette coopération concerne l’approvisionnement potentiel du marché bangladais en hydrocarbures algériens. Les domaines identifiés dans le mémorandum comprennent plusieurs catégories de produits : Le pétrole brut, destiné à répondre aux besoins du secteur pétrolier bangladais. Les produits pétroliers raffinés, susceptibles de compléter les approvisionnements du marché local. Le gaz naturel liquéfié (GNL), qui permet de transporter du gaz naturel par voie maritime après sa liquéfaction. Le gaz de pétrole liquéfié (GPL), utilisé notamment pour certains besoins domestiques et industriels. Les engrais, en particulier l’urée, un produit important pour l’agriculture. Cette diversité pourrait permettre aux deux pays d’explorer plusieurs circuits commerciaux, en fonction de leurs besoins, de leurs capacités et des conditions du marché international. Pour l’Algérie, l’intérêt réside dans la possibilité de développer de nouveaux débouchés pour ses hydrocarbures et ses produits dérivés. Le pays dispose d’une expérience établie dans l’exploration, la production, le traitement, le transport et la commercialisation du pétrole et du gaz, des activités qui constituent le cœur de son industrie énergétique. Il convient néanmoins de distinguer les perspectives annoncées des opérations commerciales effectivement conclues. À ce stade, le mémorandum définit des domaines de coopération potentiels, mais ne précise ni les volumes de livraison, ni les prix, ni les échéances, ni la durée d’éventuels contrats d’approvisionnement. La concrétisation de ces échanges dépendra donc des négociations entre les entreprises concernées et de la conclusion d’accords commerciaux adaptés aux besoins des deux marchés. Le Bangladesh cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement Pour Dacca, le rapprochement avec Alger s’inscrit dans un enjeu majeur : assurer la continuité de l’approvisionnement énergétique tout en élargissant le nombre de fournisseurs susceptibles de répondre à la demande nationale. Le Bangladesh recourt aux importations de gaz naturel liquéfié pour compléter ses ressources énergétiques. Cette dépendance expose le pays aux fluctuations des prix internationaux, aux coûts du transport maritime et aux éventuelles perturbations des circuits d’approvisionnement. Dans ce contexte, l’ouverture de discussions avec l’Algérie présente un intérêt potentiel. La possibilité d’importer du GNL, du GPL et d’autres produits pétroliers auprès d’un fournisseur supplémentaire permettrait au Bangladesh d’élargir ses options commerciales. Toutefois, la diversification des fournisseurs ne garantit pas automatiquement une baisse des coûts. La compétitivité d’un approvisionnement dépend notamment du prix négocié, des volumes commandés, des modalités de livraison, des capacités de réception et des infrastructures disponibles. Le choix de l’Algérie comme partenaire potentiel doit ainsi être apprécié à travers les conditions commerciales qui seront éventuellement proposées. L’intérêt du mémorandum réside surtout dans l’ouverture d’un cadre de négociation entre les institutions et les entreprises concernées. Les échanges entre les deux ministres ont également porté sur les moyens de renforcer la sécurité des approvisionnements énergétiques du Bangladesh et de développer les relations commerciales bilatérales. Les deux parties souhaitent, à travers cette démarche, identifier des possibilités de coopération répondant à leurs intérêts respectifs. Hydrogène vert un corridor stratégique entre l’Algérie et l’Europe Sonatrach au centre des futures discussions commerciales Le groupe Sonatrach occupe une place importante dans les perspectives de partenariat envisagées par l’Algérie et le Bangladesh. Le mémorandum prévoit de renforcer les échanges entre le groupe énergétique algérien et les entreprises bangladaises concernées, notamment Petrobangla, Bangladesh Petroleum Corporation (BPC) et sa filiale spécialisée dans le gaz de pétrole liquéfié, LPGPLC. Ces organismes pourraient constituer des interlocuteurs essentiels pour examiner les besoins du marché bangladais et les possibilités de coopération avec les opérateurs algériens. Les discussions pourraient notamment concerner les modalités d’approvisionnement en hydrocarbures, les études techniques, le développement des installations énergétiques et le partage d’expérience entre les entreprises. Pour Sonatrach, l’intérêt potentiel dépasse ainsi la seule commercialisation des hydrocarbures. La coopération pourrait également ouvrir des perspectives dans les domaines de l’ingénierie, de la formation professionnelle et de l’accompagnement de projets liés au transport, au traitement et au stockage des ressources énergétiques. Le développement de telles activités dépendra toutefois de l’identification de projets précis et de leur faisabilité économique et technique. L’Algérie entend, de son côté, valoriser les compétences acquises dans son industrie des hydrocarbures et examiner de nouvelles possibilités de partenariat avec des entreprises opérant sur le marché asiatique. Infrastructures, investissements et formation : un partenariat plus large Le mémorandum ne se limite pas aux échanges de produits énergétiques. Il prévoit également une coopération dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz, ainsi que dans le développement des infrastructures nécessaires à leur transport, leur traitement, leur stockage et leur commercialisation. Les deux pays souhaitent également examiner les possibilités d’investissement dans des projets d’intérêt commun. Cette orientation pourrait permettre d’identifier des besoins techniques et industriels auxquels les entreprises concernées seraient susceptibles de répondre. La formation figure également parmi les axes annoncés. Les échanges d’expertise, les études techniques, l’évaluation des projets et le développement des compétences doivent contribuer à renforcer les capacités des ressources humaines. Cette dimension présente un intérêt particulier pour les entreprises bangladaises désireuses de bénéficier de l’expérience algérienne dans le secteur énergétique. Elle offre également aux opérateurs algériens la possibilité d'élargir leur coopération au-delà des opérations d’achat et de vente. L’objectif est de favoriser une relation plus structurée, dans laquelle les échanges commerciaux pourraient s’accompagner d’une coopération industrielle et technique. La réalisation de ces ambitions dépendra cependant des projets retenus, des investissements mobilisés et des modalités de mise en œuvre qui seront arrêtées par les deux parties. Un comité conjoint pour transformer les intentions en projets concrets Afin d’assurer le suivi du mémorandum, l’Algérie et le Bangladesh ont convenu de mettre en place un comité directeur conjoint. Cette structure aura pour mission de définir les priorités de coopération, d’étudier les projets proposés, d’en évaluer les possibilités de réalisation et de coordonner les efforts des organismes concernés dans les deux pays. Son rôle sera déterminant pour passer d’un cadre général de coopération à des initiatives présentant une réelle valeur économique. Plusieurs étapes devront notamment être franchies : identifier les besoins du marché bangladais, évaluer les capacités d’approvisionnement, examiner les conditions commerciales et techniques, puis négocier les éventuels contrats. Les projets liés aux infrastructures et aux investissements nécessiteront également des études de faisabilité et des engagements adaptés à leur nature. Le comité conjoint doit ainsi servir de mécanisme de coordination entre les institutions et les entreprises concernées, sans que la signature du mémorandum préjuge des décisions commerciales qui seront prises ultérieurement. L’Algérie poursuit la diversification de ses partenariats énergétiques Ce rapprochement avec le Bangladesh ouvre une nouvelle piste de coopération pour l’industrie algérienne des hydrocarbures. En explorant les possibilités d’accès à un marché d’Asie du Sud, l’Algérie cherche à élargir les perspectives de commercialisation de ses produits énergétiques et à développer ses relations avec de nouveaux partenaires. La coopération envisagée présente également un intérêt pour le Bangladesh, qui souhaite diversifier ses sources d’approvisionnement et renforcer ses relations avec des fournisseurs capables de répondre à ses besoins en gaz et en produits pétroliers. Les deux pays affichent ainsi des objectifs complémentaires : élargir les débouchés commerciaux pour l’un et renforcer les options d’approvisionnement pour l’autre. La portée économique de cet accord se mesurera toutefois à ses suites. La conclusion de contrats d’approvisionnement, la réalisation d’investissements et le lancement de projets techniques constitueront les principaux indicateurs de sa concrétisation. En attendant ces prochaines étapes, le mémorandum d’entente établit un cadre institutionnel destiné à faciliter les échanges entre les deux pays. Il ouvre des perspectives de coopération dans plusieurs segments des hydrocarbures, tout en laissant aux entreprises et aux institutions concernées le soin de définir les modalités concrètes de leur partenariat.

L'Algérie soutient le marché énergétique tunisien avec une importante cargaison de gaz naturel liquéfié.

L'Algérie soutient le marché énergétique tunisien avec une importante cargaison de gaz naturel liquéfié.

Dans une démarche qui reflète la coopération arabe dans le domaine de l'énergie, l'Algérie a envoyé une cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) en Tunisie afin de répondre à la demande locale croissante et de soutenir la stabilité du marché énergétique tunisien, selon un rapport publié dimanche par la plateforme spécialisée "Énergie". Détails de la cargaison La cargaison, pesant 5200 tonnes, est arrivée samedi 18 janvier 2025 au port de Bizerte. Cette initiative vise à répondre aux besoins du marché tunisien en gaz domestique, en particulier en raison de la baisse des températures et de l'augmentation de la demande en énergie pendant l'hiver. Soutien à la coopération arabe Cette démarche s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre l'Algérie et la Tunisie dans le secteur de l'énergie, un domaine stratégique partagé. L'exportation de gaz algérien vers la Tunisie reflète l'engagement de l'Algérie à soutenir son voisin face aux défis énergétiques croissants, résultant d'une consommation accrue de gaz domestique pendant la période hivernale. Défis énergétiques en Tunisie La Tunisie fait face ces derniers temps à une pression croissante sur son secteur énergétique, due à plusieurs facteurs, dont la hausse de la consommation de gaz en hiver et sa dépendance croissante aux importations pour répondre à ses besoins. L'importation de gaz depuis l'Algérie est une solution rapide et efficace pour alléger cette pression et garantir la continuité des approvisionnements en énergie. Importance du partenariat algéro-tunisien Les relations algéro-tunisiennes dans le secteur de l'énergie sont un modèle de coopération régionale visant à renforcer la stabilité et le développement. L'Algérie, dotée de vastes capacités de production et d'exportation de gaz naturel, est un partenaire clé pour les pays voisins dans l'approvisionnement énergétique. Renforcement de la stabilité du marché de l'énergie Ces initiatives visent à renforcer les liens économiques entre les deux pays, en mettant l'accent sur la coopération dans des domaines stratégiques comme l'énergie. L'exportation de gaz algérien vers la Tunisie contribue à soutenir ses besoins énergétiques et à réduire sa dépendance vis-à-vis de sources extérieures, ce qui renforce la stabilité du marché énergétique local et garantit l'approvisionnement des citoyens tunisiens. Avenir de la coopération énergétique Face aux défis régionaux et internationaux persistants dans le domaine de l'énergie, les partenariats arabes, comme celui entre l'Algérie et la Tunisie, devraient prendre de l'ampleur pour renforcer l'intégration régionale. Ces partenariats ouvrent également la voie à davantage de coopération future, non seulement dans le secteur de l'énergie, mais aussi dans d'autres domaines contribuant au développement durable des pays arabes. Ces initiatives illustrent la capacité des pays arabes à faire face aux crises et défis à travers la solidarité et la coopération, renforçant ainsi les liens fraternels et l'intégration économique entre eux.

L’Algérie ouvre la voie à une coopération avec la Slovénie pour le développement de l’industrie automobile

L’Algérie ouvre la voie à une coopération avec la Slovénie pour le développement de l’industrie automobile

Dans le cadre de sa stratégie visant à établir une base industrielle intégrée dans le secteur des véhicules, l’Algérie a entamé des consultations stratégiques avec la Slovénie afin d’explorer les opportunités de coopération dans la production de pièces détachées et composants automobiles. Cette initiative vise à renforcer les capacités de production locales et à réduire la dépendance vis-à-vis des importations. Cette démarche s’inscrit dans une vision nationale de relance de l’industrie automobile en Algérie, fondée sur un taux d’intégration élevé et des partenariats ciblés avec des pays industrialisés. Les opportunités de coopération ont été présentées lors d’une visite officielle de haut niveau d’une délégation algérienne en Slovénie, au cours de laquelle un exposé détaillé a été fait sur les besoins du marché algérien et les capacités disponibles pour y répondre localement. Des options multiples et des ambitions partagées Les discussions entre les deux pays portent principalement sur deux axes : L’échange de produits industriels entre fabricants algériens et slovènes pour alimenter les usines automobiles des deux pays ; La création de projets industriels conjoints , exploitant les compétences techniques et humaines des deux parties, afin de produire des pièces de qualité destinées à l’exportation et à l’intégration industrielle. Adel Ben Sassi, président du Cluster mécanique et du Conseil consultatif pour la promotion des PME, a affirmé dans une déclaration au journal Echorouk que ces consultations faisaient suite à la visite du président Abdelmadjid Tebboune en Slovénie, laquelle a abouti à des orientations visant à concrétiser les accords industriels entre les deux pays. Vers un écosystème industriel national intégré Ben Sassi a précisé que la partie algérienne a présenté à ses homologues slovènes une proposition détaillée de coopération, incluant l’échange de pièces détachées fabriquées localement et l’investissement dans de nouvelles usines spécialisées dans la sous-traitance et la production de composants mécaniques. Il a également souligné que l’Algérie dispose désormais d’un potentiel prometteur pour produire des pièces répondant aux normes européennes, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’exportation, tout en important des composants slovènes de haute qualité destinés à améliorer le taux d’intégration dans l’industrie automobile locale. Visite de terrain et transfert de technologie L’un des moments clés de cette visite fut l’inspection d’une entreprise slovène de pointe dans la fabrication de pièces automobiles. La délégation algérienne a exprimé son admiration pour l’avancée technologique des lignes de production, notamment l’usage de la numérisation et des machines intelligentes pour assurer la qualité et le respect des normes techniques. Les experts algériens ont pris des notes techniques détaillées afin de les exploiter dans le développement du tissu industriel national, tant en matière de formation, de technologie que de systèmes de contrôle qualité. Des entreprises slovènes stratégiques et des partenariats prometteurs Parmi les entreprises slovènes susceptibles de jouer un rôle majeur dans cette coopération, on retrouve : TPO Automotive : spécialisée dans les structures métalliques et les composants de châssis, elle fournit directement des marques comme Renault et BMW. Hidria Group : experte dans les systèmes d’allumage et les pièces de précision pour moteurs diesel et essence. IMPOL Group : produit des composants en aluminium destinés aux secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Kolektor Group : fabrique des systèmes électromécaniques avancés pour moteurs et dispositifs de commande automobile. Pour une industrie algérienne souveraine Ben Sassi a insisté sur le fait que cette dynamique ne se limite pas à la Slovénie, mais s’étend à d’autres pays industrialisés dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire la facture des importations et à bâtir un système de production fondé sur la souveraineté industrielle et les compétences locales. Il a enfin précisé que le ministre de l’Industrie suit personnellement ce dossier, dans le cadre d’un plan global de construction d’une véritable base industrielle, allant bien au-delà du simple montage, pour atteindre une production effective de composants automobiles sur le sol algérien.

13 entreprises internationales négocient avec l'Algérie pour la création d'usines de voitures locales

13 entreprises internationales négocient avec l'Algérie pour la création d'usines de voitures locales

Dans une nouvelle initiative visant à renforcer le secteur de l'industrie locale, le conseiller du ministre de l'Industrie, Bilal Lmita, a annoncé que 13 grandes entreprises mondiales de fabrication de véhicules sont en négociations avec le ministère de l'Industrie algérien pour investir dans la production de véhicules en Algérie. Ces négociations s'inscrivent dans le cadre du plan de l'État algérien pour développer l'industrie automobile locale et augmenter la part de la production nationale en attirant des investissements internationaux. 13 entreprises mondiales ouvrent leurs portes à l'investissement en Algérie Lors de son intervention sur la première chaîne de radio, Lmita a expliqué que ces grandes entreprises cherchent à investir en Algérie en établissant des usines sur le territoire. Il a précisé que l'Algérie a un besoin urgent de renforcer la présence des entreprises locales et internationales dans la fabrication de pièces détachées automobiles, soulignant qu'il existe un besoin de 500 entreprises spécialisées dans ce domaine, alors que le nombre actuel ne dépasse pas 120 usines. Cela ouvre la porte à de grandes opportunités économiques qui contribueront à réduire le déficit de production locale et à créer de nouveaux emplois. Lmita a ajouté que parmi les entreprises cherchant à entrer sur le marché algérien dans le secteur de la fabrication automobile, figure la société Hyundai, qui a récemment signé un protocole d'accord avec le ministère de l'Industrie algérien. Ce protocole vise à accompagner les fabricants locaux de pièces détachées depuis le début du processus de production, ce qui témoigne d'un soutien stratégique pour aider les entreprises locales à se développer dans ce secteur vital. La stratégie de l'Algérie pour encourager la fabrication de pièces détachées automobiles Sous la direction du gouvernement algérien, le secteur de l'industrie automobile en Algérie a connu un développement notable, avec la fabrication de pièces détachées devenant une partie essentielle de cette stratégie. Selon les déclarations de Lmita, il y a eu un renouveau dans la production de nombreuses pièces essentielles telles que les batteries, les freins, les filtres, les câbles, et même certaines pièces spécifiques qui étaient auparavant importées. Le conseiller du ministre de l'Industrie a précisé que cette stratégie vise à renforcer la production locale des pièces nécessaires, ce qui réduira la dépendance aux importations et contribuera à renforcer l'indépendance économique du pays. Il a également souligné que l'État algérien travaille à créer un environnement d'investissement attractif pour les investisseurs locaux et étrangers dans ce secteur, alors que le besoin de développer l'industrie automobile et les pièces détachées pour répondre à la demande locale et mondiale ne cesse de croître. Partenariat stratégique avec une entreprise italienne pour la fabrication de pièces plastiques Dans une autre démarche qui reflète les orientations futures de l'industrie automobile en Algérie, Lmita a révélé un partenariat stratégique avec une entreprise italienne pour la fabrication de pièces plastiques pour voitures en Algérie. Ce partenariat constitue une étape importante vers le développement des capacités de production locales, en particulier dans la fabrication de composants plastiques, qui font partie intégrante de l'industrie automobile moderne. De plus, Lmita a évoqué la création d'un laboratoire de conformité et d'homologation pour les pièces plastiques, ce qui améliorera la qualité des composants produits localement et soulignera l'engagement de l'Algérie à respecter les normes internationales dans ce domaine. Cette initiative montre l'intention de l'Algérie de renforcer ses capacités compétitives sur les marchés locaux et mondiaux en fournissant des produits de haute qualité conformes aux exigences du marché international. Orientation politique vers une véritable industrie Le conseiller du ministre de l'Industrie a réaffirmé la stratégie adoptée par l'État algérien dans le secteur de l'industrie automobile et des pièces détachées, soulignant que cette stratégie fait partie d'une décision politique fermement ancrée visant à développer une véritable industrie dans le pays. Cette politique vise à construire une base industrielle solide qui favorisera de nombreuses opportunités économiques, que ce soit par la création de nouvelles usines ou le développement des usines existantes. Lmita a précisé que cette stratégie constitue une étape importante vers la diversification économique, loin de la dépendance au pétrole et au gaz, et cherche à faire de l'Algérie un centre régional pour la fabrication automobile et de pièces détachées. L'objectif final est de créer une industrie locale forte capable de répondre aux besoins du marché national et d'exporter ses produits vers les marchés extérieurs. Perspectives d'avenir En conclusion, il semble que l'Algérie progresse à grands pas vers la réalisation de ses ambitieux objectifs dans le domaine de la fabrication automobile et des pièces détachées. L'entrée des grandes entreprises mondiales comme Hyundai sur le marché algérien constitue un signe positif, reflet de la confiance croissante dans l'environnement d'investissement local. Avec le soutien continu du gouvernement à ce secteur à travers des investissements et des partenariats internationaux, l'Algérie devrait connaître une transformation significative dans l'industrie automobile et les secteurs associés dans les années à venir. Cette stratégie représente une opportunité importante pour l'Algérie de renforcer ses capacités de production et d'élargir sa base industrielle, en accord avec les exigences du développement durable que le gouvernement algérien cherche à atteindre dans le cadre de la Vision 2030.

L'Algérie cherche à lancer une industrie de la téléphonie mobile : propositions techniques pour le développement du secteur

L'Algérie cherche à lancer une industrie de la téléphonie mobile : propositions techniques pour le développement du secteur

Dans le cadre des efforts continus pour renforcer l'économie nationale et diversifier les sources de revenus en dehors des hydrocarbures, le président du Conseil de Renouveau Économique Algérien, Kamel Moula, a présidé lundi dernier une réunion importante marquant la conclusion des travaux de la commission chargée des propositions techniques relatives à l'assemblage, à la production et au développement des téléphones mobiles en Algérie. Cette réunion intervient suite aux directives du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a souligné l'importance de relancer cette industrie vitale dans le pays. Relancer l'industrie : une nécessité stratégique pour l'économie algérienne Ces dernières années, l'Algérie a connu d'importantes transformations dans sa quête de diversification économique et de réduction de sa dépendance vis-à-vis du secteur des hydrocarbures. L'industrie des téléphones mobiles est l'un des domaines qui a suscité l'intérêt du gouvernement. Le développement de ce secteur est une nécessité urgente pour renforcer la souveraineté numérique et atteindre l'autosuffisance technologique, surtout compte tenu de la croissance continue du marché des smartphones dans le monde. Les instructions du Président de la République en mai 2024 ont constitué le coup d'envoi pour lancer l'atelier de relance de l'industrie des téléphones mobiles, où le président du Conseil de Renouveau Économique s'est réuni avec les ministres de l'Industrie, du Commerce et des Postes pour explorer les moyens d'atteindre cet objectif stratégique. Une commission spécialisée a été mandatée pour fournir des propositions techniques et de développement visant à transformer l'Algérie en un acteur clé dans ce domaine, non seulement sur le plan national, mais aussi sur les marchés régionaux. Soutien des experts en industrie et en recherche scientifique Au cours des cinq derniers mois, la commission a tenu plusieurs réunions et ateliers en collaboration avec de nombreux acteurs dans le domaine de l'électronique et de la technologie mobile. La commission inclut des entreprises leaders dans ce secteur, ainsi que des experts désignés par le ministère de l'Industrie. L'objectif principal était d'apporter une expertise mondiale et des expériences industrielles réussies adaptées au contexte algérien, en mettant l'accent particulièrement sur le renforcement de la recherche et du développement. L'un des principaux contributeurs dans ce domaine a été le chercheur algérien connu, Belkacem Habba, qui a participé aux réunions et a présenté des propositions pratiques basées sur sa vaste expérience dans le domaine de la recherche scientifique et technologique. Sa participation, aux côtés d'autres experts, constitue un soutien scientifique et industriel solide pour l'Algérie dans son ambition d'innovation et de progrès dans l'industrie des téléphones mobiles. Axes principaux pour le développement de l'industrie des téléphones mobiles Lors de la réunion de clôture des travaux de la commission, plusieurs axes principaux ont été présentés pour renforcer cette activité industrielle prometteuse. Parmi ces axes, l'accent a été mis sur l'importance de la recherche et du développement, où le soutien à l'innovation technologique est considéré comme un facteur clé pour atteindre la durabilité et la croissance dans ce domaine. La commission s'est mise d'accord sur la nécessité de consacrer des budgets considérables pour soutenir les centres de recherche et développer des solutions innovantes adaptées aux besoins du marché local et régional. Il a également été souligné la nécessité de favoriser l'investissement dans la fabrication de téléphones mobiles localement, non seulement à travers l'assemblage des pièces importées, mais également en développant les industries connexes qui contribuent à la production de composants principaux localement, tels que les batteries, les processeurs et les écrans. Cela contribuera à créer un système industriel intégré qui soutient l'économie algérienne et ouvre de nouvelles opportunités d'emploi. Défis auxquels l'industrie est confrontée Malgré l'ambition de relancer l'industrie des téléphones mobiles en Algérie, de nombreux défis doivent être relevés. L'un des principaux défis est de fournir une infrastructure industrielle appropriée et de suivre les évolutions technologiques mondiales. Cela nécessite d'importants investissements dans le domaine de la technologie et de la formation pour qualifier les ressources humaines, en plus du développement des réseaux de communication et d'internet qui soutiennent une utilisation efficace des smartphones. Le défi financier constitue également un obstacle, notamment en ce qui concerne l'assurance des financements nécessaires pour créer des usines et des centres de recherche. C'est pourquoi le gouvernement algérien recherche des partenariats internationaux avec des entreprises mondiales spécialisées dans ce domaine, ces partenariats pouvant contribuer au transfert de technologies et de savoir-faire. Vers une industrie technologique prometteuse L'objectif de l'Algérie derrière ces initiatives est d'atteindre l'autosuffisance en matière de technologie et de renforcer la souveraineté numérique. L'Algérie vise également à faire de l'industrie des téléphones mobiles une partie d'un projet plus vaste de développement de l'économie numérique, qui comprend également le développement de l'infrastructure de communication et des technologies de l'information, ainsi que la promotion de l'innovation et de l'entrepreneuriat dans le domaine numérique. Avec le début de la mise en œuvre de ces propositions, l'Algérie devrait connaître une amélioration significative dans le domaine de la fabrication technologique, contribuant ainsi à réduire la dépendance aux importations et à renforcer sa position en tant que pays producteur de technologie. La relance de l'industrie des téléphones mobiles en Algérie n'est pas simplement un pas économique, mais une vision stratégique visant à permettre à l'Algérie de réaliser son indépendance technologique et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement économique. Grâce au soutien du gouvernement algérien, aux directives du Président de la République et au travail acharné des experts et des entreprises nationales, l'Algérie semble être sur le point d'atteindre des progrès concrets dans ce secteur prometteur.

Exportation de Gaz : L’Algérie renforce son leadership sur le marché espagnol

Exportation de Gaz : L’Algérie renforce son leadership sur le marché espagnol

Les chiffres publiés par l’opérateur espagnol témoignent de cette progression. Sur les 25.647 GWh de gaz naturel importés par l’Espagne au cours du mois de juillet, 10.707 GWh provenaient d’Algérie. Avec une part de 41,7 %, le gaz algérien s’est ainsi imposé comme la principale source d’approvisionnement du marché espagnol. L’essentiel de ces volumes a été livré directement par gazoduc. Quelque 10.228 GWh ont transité par les infrastructures reliant les deux pays, tandis que 479 GWh supplémentaires ont été acheminés sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette performance représente une hausse de 4,8 % des livraisons algériennes par rapport à juillet 2025. Elle confirme surtout que la présence de l’Algérie sur le marché espagnol ne relève plus d’une simple dynamique ponctuelle, mais d’une tendance qui s’installe dans la durée. Le classement des fournisseurs permet de mesurer l’ampleur de cette domination. L’Algérie devance largement le Nigeria, qui a livré 3.956 GWh à l’Espagne en juillet, soit 15,4 % des importations du mois. Les États-Unis arrivent en troisième position avec 2.973 GWh, suivis par la Russie avec 2.088 GWh. L’écart avec Washington est particulièrement significatif. Alors que les États-Unis se sont imposés ces dernières années comme l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Europe grâce à leurs capacités d’exportation de GNL, l’Algérie conserve un avantage déterminant sur le marché espagnol : la proximité géographique et l’existence d’infrastructures gazières directement connectées à son territoire. Cette configuration permet à l’Algérie de jouer sur deux leviers complémentaires, à savoir les livraisons par gazoduc et les expéditions de GNL. Une flexibilité qui renforce la capacité du pays à répondre aux besoins du marché espagnol. Sur les sept premiers mois de l’année, la tendance est encore plus révélatrice. L’Espagne a importé environ 215.000 GWh de gaz naturel entre janvier et juillet. Sur ce total, l’Algérie en a fourni près de 74.936 GWh, soit 34,8 % de l’ensemble des approvisionnements. À titre de comparaison, les États-Unis ont livré 58.763 GWh sur la même période, tandis que la Russie totalise 39.443 GWh. L’Algérie dispose ainsi d’une avance de plus de 16.000 GWh sur les États-Unis depuis le début de l’année. Cette différence confirme la solidité de sa position sur un marché devenu particulièrement stratégique dans le contexte de la transformation du système énergétique européen. La performance prolonge d’ailleurs celle enregistrée au premier semestre, période durant laquelle le gaz algérien représentait déjà 33,9 % des importations espagnoles. Le contexte européen joue en faveur d’Alger. Au-delà des statistiques mensuelles, cette progression intervient dans un environnement particulièrement favorable aux producteurs capables de garantir des approvisionnements réguliers et compétitifs. L’Union européenne poursuit en effet la réduction de son exposition au gaz russe. La perspective d’une diminution progressive, puis d’une suppression des importations russes donne une nouvelle dimension aux fournisseurs disposant à la fois de réserves importantes, d’infrastructures d’exportation opérationnelles et d’un accès direct au marché européen. Dans cette nouvelle configuration, l’Algérie possède plusieurs atouts. Sa proximité avec l’Europe réduit les contraintes logistiques, tandis que ses infrastructures gazières lui permettent d’approvisionner directement plusieurs marchés méditerranéens. Pour l’Espagne, cette relation constitue également un élément de diversification. Le pays peut s’appuyer sur les flux algériens par gazoduc tout en continuant à recourir au GNL provenant de marchés internationaux. Cette combinaison contribue à renforcer la sécurité de son approvisionnement dans un marché européen encore marqué par une forte volatilité. Le rapprochement Alger-Madrid ouvre de nouvelles perspectives. La progression des échanges gaziers intervient par ailleurs dans un contexte de réchauffement des relations entre Alger et Madrid. La visite du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en Algérie en juillet a donné une nouvelle impulsion au partenariat entre les deux pays. La présence, dans la délégation espagnole, de responsables de plusieurs acteurs majeurs du secteur énergétique, notamment Naturgy, Repsol, Moeve et Enagás, illustre l’importance accordée à la coopération énergétique. Pour Alger comme pour Madrid, l’enjeu dépasse donc désormais la seule relation commerciale autour du gaz. Il s’agit de consolider un partenariat énergétique susceptible de s’inscrire dans la durée, à un moment où l’Europe redessine ses circuits d’approvisionnement. Le signal envoyé par les chiffres de juillet est, en tout cas, clair : avec plus de 40 % des importations espagnoles sur le mois et près de 35 % depuis le début de l’année, l’Algérie ne se contente plus de figurer parmi les fournisseurs majeurs de l’Espagne. Elle s’impose comme l’un des piliers de sa sécurité gazière. K. B.

GPL : L’Algérie, fournisseur émergent du marché indien

GPL : L’Algérie, fournisseur émergent du marché indien

En l’espace d’un mois, le volume a donc été multiplié par plus de cinq, propulsant l’Algérie au troisième rang des fournisseurs de GPL de l’Inde, avec une part de marché de plus de 10 %. Cette progression intervient dans un contexte de profond bouleversement des circuits d’approvisionnement énergétiques de l’Inde. Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont poussé les importateurs indiens à rechercher de nouvelles sources de GPL, offrant à Sonatrach une opportunité de renforcer son implantation sur l’un des marchés les plus importants au monde. Les chiffres de Kpler illustrent l’ampleur du changement. Sur près de 1,08 million de tonnes de GPL importées par l’Inde en août, les États-Unis arrivent largement en tête avec 622.536 tonnes, suivis des Émirats arabes unis avec 140.266 tonnes. L’Algérie complète le podium avec 110.711 tonnes. La performance algérienne est surtout remarquable par sa vitesse. Les volumes expédiés en août représentent plus de deux fois et demie le total des cargaisons envoyées durant juin et juillet réunis. Une telle évolution témoigne de la capacité de Sonatrach à mobiliser rapidement des volumes supplémentaires pour répondre à une demande extérieure. Cette demande supplémentaire s’explique par le poids du GPL dans le système énergétique indien. Le pays consomme environ 31 à 32 millions de tonnes par an et couvre entre 60 % et 65 % de ses besoins par les importations. Avant les perturbations récentes, les fournisseurs du Moyen-Orient occupaient une place prépondérante dans l’approvisionnement indien. Les difficultés affectant les routes maritimes passant par le détroit d’Ormuz ont toutefois incité New Delhi à diversifier ses achats. L’avantage stratégique de l’Algérie Dans ce contexte, l’Algérie dispose d’un avantage particulier : ses cargaisons à destination de l’Inde ne transitent pas par Ormuz. Si le trajet est plus long que celui des fournisseurs du Golfe, il permet aux importateurs indiens de réduire leur exposition à un point de passage devenu particulièrement sensible pour le commerce énergétique mondial. La hausse des exportations algériennes pourrait surtout préfigurer une relation commerciale plus durable. Sonatrach et Indian Oil Corporation, l’un des principaux groupes pétroliers indiens, sont engagés dans une coopération qui pourrait déboucher sur des livraisons régulières à partir de 2027. Le schéma évoqué prévoirait des cargaisons mensuelles de 45.000 à 55.000 tonnes de propane et de butane. Sur une année, cela représenterait entre 540.000 et 660.000 tonnes de GPL. Pour Sonatrach, l’enjeu dépasse donc les ventes ponctuelles liées à la situation actuelle. Un contrat régulier permettrait de sécuriser un débouché asiatique et d’améliorer la visibilité commerciale du groupe sur les volumes exportés. Compétitivité et perspectives La distance entre l’Algérie et l’Inde constitue néanmoins un défi. Pour rester compétitif face aux producteurs du Golfe, le GPL algérien doit proposer un prix suffisamment attractif pour compenser des coûts de transport plus élevés. Des informations commerciales font état d’offres algériennes inférieures au prix contractuel de référence associé à Saudi Aramco. Cet avantage tarifaire pourrait expliquer une partie de l’intérêt croissant des acheteurs indiens pour les cargaisons algériennes. En août, les prix de vente du propane et du butane algériens étaient respectivement de 540 et 570 dollars la tonne, d’après les données d’Argus. La valeur exacte des exportations vers l’Inde dépend toutefois des conditions propres à chaque cargaison, notamment de la composition du GPL et des modalités contractuelles. La percée indienne ouvre ainsi une perspective intéressante pour la stratégie d’exportation de Sonatrach. En plus de consolider ses marchés traditionnels, le groupe peut désormais renforcer sa présence en Asie, une région où la demande énergétique demeure structurellement élevée. K. B.

Marché pétrolier : le Brent à plus de 105 dollars, où en est l’Algérie ?

Marché pétrolier : le Brent à plus de 105 dollars, où en est l’Algérie ?

Les prix du pétrole ont légèrement reculé ce vendredi matin, après plusieurs séances marquées par des variations importantes. Malgré ce repli, les deux principales références pétrolières restent orientées à la hausse sur la semaine, soutenues notamment par la baisse plus forte que prévu des stocks américains de brut. Les marchés pétroliers terminent la semaine dans un contexte de volatilité, alors que les investisseurs surveillent l’évolution de l’offre mondiale et les indicateurs susceptibles d’influencer l’équilibre entre la production et la demande. Vers 11 h, heure algérienne, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en décembre, reculait de 0,40 %, à 105,52 dollars. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine pour livraison en novembre, perdait 0,69 %, pour s’établir à 97,28 dollars le baril. Ce léger recul ne remet toutefois pas en cause la tendance hebdomadaire. Sur l’ensemble de la semaine, les deux références pétrolières restent en territoire positif, avec une progression particulièrement marquée pour le brut américain. Les stocks américains de brut soutiennent les cours L’évolution des réserves pétrolières aux États-Unis constitue l’un des principaux facteurs ayant influencé les cours au cours des dernières séances. La baisse plus importante que prévu des stocks américains de brut a notamment contribué à soutenir les prix. Jeudi, le WTI avait ainsi progressé de plus de 3 %, porté par le recul marqué des réserves. Cette diminution a été liée à des arrêts de production provoqués par des ouragans, qui ont affecté l’activité pétrolière américaine. Les stocks de brut représentent un indicateur suivi de près par les marchés, car ils permettent d’évaluer l’équilibre entre l’offre disponible et la demande. Une diminution supérieure aux prévisions peut soutenir les prix, notamment lorsqu’elle s’accompagne de perturbations de la production. Les investisseurs restent néanmoins attentifs à l’évolution de ces réserves afin de déterminer si cette baisse constitue un phénomène ponctuel ou si elle traduit une évolution plus durable de l’approvisionnement du marché américain. Le Brent et le WTI terminent la semaine dans le vert Malgré le recul enregistré vendredi matin, les deux principales références pétrolières affichent une progression hebdomadaire. Selon les données communiquées, le Brent gagnait 0,44 % sur la semaine, tandis que le WTI enregistrait une hausse nettement plus importante, de 5,81 %. Cette différence d’évolution illustre notamment la sensibilité du brut américain aux variations des stocks et aux perturbations de la production aux États-Unis. La séance de jeudi avait déjà mis en évidence la volatilité du marché, avec une évolution contrastée des cours après les gains enregistrés mercredi. Le rebond marqué du WTI, soutenu par les données sur les réserves américaines, contraste avec le léger recul observé ce vendredi matin. Quels facteurs surveiller pour la suite ? Pour les prochaines séances, les opérateurs devraient continuer à suivre les indicateurs liés à la production, aux stocks et à la consommation de pétrole. Les prochaines données sur les réserves américaines permettront notamment de mieux apprécier l’évolution de l’offre disponible sur le marché. La demande mondiale restera également un élément déterminant pour anticiper la direction des cours. Une évolution plus forte ou plus faible que prévu de la consommation pourrait modifier les perspectives d’équilibre entre l’offre et la demande, et ainsi influencer les prix. Le léger repli enregistré ce vendredi intervient donc dans une semaine globalement positive pour les deux références pétrolières. Avec un Brent à 105,52 dollars et un WTI à 97,28 dollars le baril vers 11 h, heure algérienne, les cours restent soutenus par les évolutions récentes du marché, notamment la baisse des stocks américains de brut.

Henan ouvre la porte au « Made in Algeria » : À la conquête du marché chinois

Henan ouvre la porte au « Made in Algeria » : À la conquête du marché chinois

Avec des produits compétitifs, notamment dans les filières agricoles et agroalimentaires, l’Algérie dispose désormais d’atouts pour conquérir un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. La province du Henan pourrait ainsi servir de porte d’entrée stratégique, d’autant que les autorités de cette importante région chinoise, en visite en Algérie, ont exprimé un vif intérêt pour l’importation de produits agricoles et agroalimentaires algériens. Tous les ingrédients semblent ainsi réunis pour permettre aux produits nationaux de renforcer leur présence sur le marché chinois et d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement des exportations algériennes hors hydrocarbures. C’est le principal enseignement des entretiens qu’ont eus, avant-hier à Alger, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, et la vice-gouverneure de la province du Henan, Zhang Min. Les discussions ont porté sur le développement des échanges commerciaux, le renforcement des partenariats agricoles et la création de nouvelles opportunités d’investissement entre les deux pays. Le message adressé par la responsable chinoise est sans équivoque. Le Henan souhaite importer davantage de produits algériens, réputés pour leur qualité, afin d’approvisionner non seulement le marché chinois, mais également les marchés régionaux desservis par cette importante province du centre de la Chine. Cette volonté chinoise prend tout son sens depuis l’entrée en vigueur, le 1er mai dernier, de la nouvelle politique commerciale de Pékin accordant un accès totalement exempt de droits de douane aux produits originaires de 53 pays africains, dont l’Algérie. Cette mesure change considérablement la donne pour les exportateurs algériens. Les dattes, l’huile d’olive, les agrumes, les figues sèches, les produits biologiques, les épices, les conserves alimentaires ainsi que plusieurs produits agroalimentaires transformés bénéficient désormais d’un avantage tarifaire qui améliore sensiblement leur compétitivité sur le premier marché mondial de consommation. Pour les opérateurs économiques, cette suppression des barrières douanières représente bien plus qu’une simple facilité commerciale. Elle constitue une véritable opportunité stratégique pour installer durablement le label « Made in Algeria » en Chine. Avec un produit intérieur brut dépassant 900 milliards de dollars, le Henan figure parmi les provinces les plus puissantes de Chine. Son économie repose notamment sur une agriculture extrêmement performante, avec une production annuelle de plus de 65 millions de tonnes de céréales. En outre, la province du Henan occupe une position géographique privilégiée. Henan, un hub logistique stratégique Située au cœur du réseau ferroviaire et logistique chinois, la province constitue une plateforme de distribution vers les principales métropoles du pays. Pour les exportateurs algériens, elle pourrait devenir un véritable point d’ancrage pour diffuser leurs produits sur l’ensemble du territoire chinois. C’est précisément cette dimension logistique qui confère une importance particulière aux discussions engagées entre Alger et cette province. Dans cette optique, les opérateurs économiques algériens ont été invités à participer au Salon international de l’agriculture, du matériel agricole et de l’industrie agroalimentaire, qui se tiendra en octobre prochain dans la province du Henan. Cette manifestation offrira aux producteurs nationaux l’occasion de présenter leurs produits directement aux importateurs, distributeurs et investisseurs chinois. Pour les filières des dattes, de l’huile d’olive, des produits transformés, des boissons, des fruits et légumes ou encore des produits biologiques, il s’agit d’une occasion rare de pénétrer un marché réputé exigeant, mais extrêmement porteur. Exporter davantage… mais aussi produire ensemble Les discussions entre les deux parties ne se sont pas limitées aux seules exportations. La coopération pourrait également s’étendre aux technologies agricoles intelligentes, à la mécanisation, à la fabrication d’équipements agricoles, aux infrastructures de stockage des céréales ainsi qu’au développement des industries agroalimentaires. Un projet de partenariat entre l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRA) et une université du Henan devrait également permettre de renforcer la coopération scientifique, notamment dans les domaines des semences améliorées, de la résilience climatique et de l’innovation agricole. Cette approche traduit une évolution des relations économiques entre les deux pays, désormais davantage orientées vers le transfert de technologies et la création de valeur ajoutée locale. La province du Henan est l’une des plus grandes économies régionales du pays, avec un PIB dépassant les 900 milliards de dollars. De plus, le Henan est considéré comme l’une des principales régions agricoles de Chine, avec une production annuelle de céréales qui dépasse les 65 millions de tonnes. Cette ouverture intervient alors que les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine connaissent une croissance soutenue. En 2025, ils ont atteint un niveau historique proche de 15 milliards de dollars, soit une progression de près de 20 % par rapport à 2024. Cependant, ces échanges demeurent largement déséquilibrés au profit de Pékin. Les importations algériennes de véhicules, d’équipements industriels, de matériels électroniques ou encore de produits sidérurgiques représentent l’essentiel des flux commerciaux, tandis que les exportations algériennes restent dominées par les hydrocarbures. Les autorités des deux pays souhaitent désormais diversifier cette relation en favorisant les exportations agricoles et agroalimentaires ainsi que les investissements productifs. Pour l’Algérie, le défi consiste désormais à transformer cet intérêt en contrats commerciaux durables. Cela suppose de renforcer les capacités d’exportation, de garantir une qualité constante, d’améliorer les normes de conditionnement et de certification et d’assurer une logistique performante. C’est ce que le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le professeur Kamel Rezig, et une délégation officielle de la province chinoise du Henan ont plaidé, tout en encourageant les opérateurs économiques des deux parties à nouer des partenariats fructueux, de nature à contribuer à la diversification et à la promotion des échanges commerciaux. Les atouts sont pourtant réels. Les dattes Deglet Nour, l’huile d’olive, les agrumes, les produits du terroir et de nombreuses spécialités agroalimentaires disposent aujourd’hui d’une fenêtre d’opportunité rarement égalée. À court terme, l’impact de la mesure de zéro tarif douanier est immédiat, permettant d’accroître les exportations algériennes vers la Chine et de contribuer à la diversification économique en Algérie, avait indiqué Son Excellence l’ambassadeur de Chine en Algérie, M. Dong Guangli, précisant que la politique de tarif douanier zéro sera un levier de développement partagé. Sur le long terme, comme l’Algérie se trouve au carrefour entre l’Europe et l’Afrique, la politique de zéro tarif accordée par la Chine aidera le pays à attirer les investissements productifs, aussi bien nationaux qu’étrangers, tout en promouvant son industrialisation et la modernisation de son agriculture. En somme, l’ouverture du marché chinois, conjuguée à l’intérêt affiché par une puissance économique comme le Henan, pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle étape pour le « Made in Algeria » , appelé à gagner progressivement sa place sur l’un des marchés les plus convoités de la planète. H. O.

Henan ouvre la porte au « Made in Algeria » : À la conquête du marché chinois

Henan ouvre la porte au « Made in Algeria » : À la conquête du marché chinois

Avec des produits compétitifs, notamment dans les filières agricoles et agroalimentaires, l’Algérie dispose désormais d’atouts pour conquérir un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. La province du Henan pourrait ainsi servir de porte d’entrée stratégique, d’autant que les autorités de cette importante région chinoise, en visite en Algérie, ont exprimé un vif intérêt pour l’importation de produits agricoles et agroalimentaires algériens. Tous les ingrédients semblent ainsi réunis pour permettre aux produits nationaux de renforcer leur présence sur le marché chinois et d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement des exportations algériennes hors hydrocarbures. C’est le principal enseignement des entretiens qu’ont eus, avant-hier à Alger, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, et la vice-gouverneure de la province du Henan, Zhang Min. Les discussions ont porté sur le développement des échanges commerciaux, le renforcement des partenariats agricoles et la création de nouvelles opportunités d’investissement entre les deux pays. Le message adressé par la responsable chinoise est sans équivoque. Le Henan souhaite importer davantage de produits algériens, réputés pour leur qualité, afin d’approvisionner non seulement le marché chinois, mais également les marchés régionaux desservis par cette importante province du centre de la Chine. Cette volonté chinoise prend tout son sens depuis l’entrée en vigueur, le 1er mai dernier, de la nouvelle politique commerciale de Pékin accordant un accès totalement exempt de droits de douane aux produits originaires de 53 pays africains, dont l’Algérie. Cette mesure change considérablement la donne pour les exportateurs algériens. Les dattes, l’huile d’olive, les agrumes, les figues sèches, les produits biologiques, les épices, les conserves alimentaires ainsi que plusieurs produits agroalimentaires transformés bénéficient désormais d’un avantage tarifaire qui améliore sensiblement leur compétitivité sur le premier marché mondial de consommation. Pour les opérateurs économiques, cette suppression des barrières douanières représente bien plus qu’une simple facilité commerciale. Elle constitue une véritable opportunité stratégique pour installer durablement le label « Made in Algeria » en Chine. Avec un produit intérieur brut dépassant 900 milliards de dollars, le Henan figure parmi les provinces les plus puissantes de Chine. Son économie repose notamment sur une agriculture extrêmement performante, avec une production annuelle de plus de 65 millions de tonnes de céréales. En outre, la province du Henan occupe une position géographique privilégiée. Henan, un hub logistique stratégique Située au cœur du réseau ferroviaire et logistique chinois, la province constitue une plateforme de distribution vers les principales métropoles du pays. Pour les exportateurs algériens, elle pourrait devenir un véritable point d’ancrage pour diffuser leurs produits sur l’ensemble du territoire chinois. C’est précisément cette dimension logistique qui confère une importance particulière aux discussions engagées entre Alger et cette province. Dans cette optique, les opérateurs économiques algériens ont été invités à participer au Salon international de l’agriculture, du matériel agricole et de l’industrie agroalimentaire, qui se tiendra en octobre prochain dans la province du Henan. Cette manifestation offrira aux producteurs nationaux l’occasion de présenter leurs produits directement aux importateurs, distributeurs et investisseurs chinois. Pour les filières des dattes, de l’huile d’olive, des produits transformés, des boissons, des fruits et légumes ou encore des produits biologiques, il s’agit d’une occasion rare de pénétrer un marché réputé exigeant, mais extrêmement porteur. Exporter davantage… mais aussi produire ensemble Les discussions entre les deux parties ne se sont pas limitées aux seules exportations. La coopération pourrait également s’étendre aux technologies agricoles intelligentes, à la mécanisation, à la fabrication d’équipements agricoles, aux infrastructures de stockage des céréales ainsi qu’au développement des industries agroalimentaires. Un projet de partenariat entre l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRA) et une université du Henan devrait également permettre de renforcer la coopération scientifique, notamment dans les domaines des semences améliorées, de la résilience climatique et de l’innovation agricole. Cette approche traduit une évolution des relations économiques entre les deux pays, désormais davantage orientées vers le transfert de technologies et la création de valeur ajoutée locale. La province du Henan est l’une des plus grandes économies régionales du pays, avec un PIB dépassant les 900 milliards de dollars. De plus, le Henan est considéré comme l’une des principales régions agricoles de Chine, avec une production annuelle de céréales qui dépasse les 65 millions de tonnes. Cette ouverture intervient alors que les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine connaissent une croissance soutenue. En 2025, ils ont atteint un niveau historique proche de 15 milliards de dollars, soit une progression de près de 20 % par rapport à 2024. Cependant, ces échanges demeurent largement déséquilibrés au profit de Pékin. Les importations algériennes de véhicules, d’équipements industriels, de matériels électroniques ou encore de produits sidérurgiques représentent l’essentiel des flux commerciaux, tandis que les exportations algériennes restent dominées par les hydrocarbures. Les autorités des deux pays souhaitent désormais diversifier cette relation en favorisant les exportations agricoles et agroalimentaires ainsi que les investissements productifs. Pour l’Algérie, le défi consiste désormais à transformer cet intérêt en contrats commerciaux durables. Cela suppose de renforcer les capacités d’exportation, de garantir une qualité constante, d’améliorer les normes de conditionnement et de certification et d’assurer une logistique performante. C’est ce que le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le professeur Kamel Rezig, et une délégation officielle de la province chinoise du Henan ont plaidé, tout en encourageant les opérateurs économiques des deux parties à nouer des partenariats fructueux, de nature à contribuer à la diversification et à la promotion des échanges commerciaux. Les atouts sont pourtant réels. Les dattes Deglet Nour, l’huile d’olive, les agrumes, les produits du terroir et de nombreuses spécialités agroalimentaires disposent aujourd’hui d’une fenêtre d’opportunité rarement égalée. À court terme, l’impact de la mesure de zéro tarif douanier est immédiat, permettant d’accroître les exportations algériennes vers la Chine et de contribuer à la diversification économique en Algérie, avait indiqué Son Excellence l’ambassadeur de Chine en Algérie, M. Dong Guangli, précisant que la politique de tarif douanier zéro sera un levier de développement partagé. Sur le long terme, comme l’Algérie se trouve au carrefour entre l’Europe et l’Afrique, la politique de zéro tarif accordée par la Chine aidera le pays à attirer les investissements productifs, aussi bien nationaux qu’étrangers, tout en promouvant son industrialisation et la modernisation de son agriculture. En somme, l’ouverture du marché chinois, conjuguée à l’intérêt affiché par une puissance économique comme le Henan, pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle étape pour le « Made in Algeria » , appelé à gagner progressivement sa place sur l’un des marchés les plus convoités de la planète. H. O.

Production de vaccins : Saïdal prépare son entrée dans les marchés africains

Production de vaccins : Saïdal prépare son entrée dans les marchés africains

Un équipement allemand de haute technologie pourrait bientôt rejoindre le parc industriel du groupe public Saïdal. Ce mercredi 28 octobre 2026, le ministre de l’Industrie pharmaceutique Wassim Kouidri s’est entretenu avec les responsables de Syntegon , au siège allemand de cette société spécialisée dans les systèmes de conditionnement destinés au biopharmaceutique. Au centre des échanges : l’acquisition d’une ligne de production de vaccins pour le fabricant algérien. Le ministre effectue actuellement une visite de travail en Allemagne. Il est accompagné d’une délégation de Saïdal, dont le directeur général du groupe et plusieurs cadres dirigeants. Syntegon et Saïdal calibrent la future ligne de production de vaccins Les deux délégations ont cherché à verrouiller les derniers points des négociations. Le calendrier de livraison a été arrêté. Les capacités de fabrication ont également été ajustées lors de cette séance de travail. Plusieurs données restent toutefois confidentielles à ce stade. Ni la valeur du contrat, ni la date précise de mise en service, ni le volume annuel de doses n’ont été communiqués. Aucune signature n’a par ailleurs été annoncée à l’issue de la rencontre. Syntegon se présente comme une référence mondiale dans la fourniture d’équipements pour les laboratoires. Le groupe conçoit notamment les chaînes de remplissage et de conditionnement stérile qu’exigent les produits injectables. Le calendrier vaccinal national au cœur du projet algérien Ce dossier répond aux instructions du président Abdelmadjid Tebboune. L’objectif consiste à produire sur le sol algérien l’ensemble des vaccins inscrits au calendrier vaccinal officiel. Les pouvoirs publics veulent maîtriser la chaîne de bout en bout, de la fabrication jusqu’au conditionnement final. L’enjeu est d’abord celui de la souveraineté sanitaire . Chaque dose produite localement allège d’autant la facture des importations. La même logique guide déjà d’autres chantiers du groupe, à l’image de l’usine de matières premières pour antibiotiques en construction à Médéa , pensée pour alléger une facture d’importation évaluée à plus de 75 milliards de dinars par an. L’opération s’inscrit dans une série de relances industrielles menées depuis plusieurs mois. Le site constantinois de l’ex-Hup Pharma a vu ses lignes de production remises en marche progressivement en août dernier . À Médéa, l’ unité de distillation de solvants a repris du service en septembre après deux décennies d’arrêt , étape préalable à la fabrication de pénicilline G. Saïdal vise les marchés africains et les commandes de l’UNICEF Le marché intérieur ne constitue pas l’horizon unique de cette stratégie. Alger ambitionne de faire du groupe un fournisseur régional pour le continent africain. Les programmes d’achat de l’UNICEF figurent parmi les débouchés visés, car ils ouvrent la porte à plusieurs marchés émergents. Cette montée en gamme repose largement sur des accords de transfert de technologie signés avec de grands laboratoires. Le partenariat conclu avec l’allemand Boehringer Ingelheim pour un traitement contre la fibrose pulmonaire illustre cette méthode. Du côté américain, les échanges autour du vaccin antigrippal Influvac et de la thérapie cellulaire suivent la même trajectoire. Des modules de fabrication entièrement automatisés inspectés par le ministre Wassim Kouidri a parcouru les installations du constructeur allemand. Il s’est notamment arrêté devant les dernières générations de modules développées par l’entreprise. Ces unités fonctionnent en autonomie complète, sans intervention d’un opérateur. Ces solutions n’ont pas encore fait l’objet d’une commercialisation à large échelle. Leur accès demeure limité à un cercle restreint de clients, selon les éléments communiqués. Pour un producteur de vaccins, une telle automatisation réduit fortement les risques de contamination.

Marché gazier mondial : L’Algérie sécurise l’Europe

Marché gazier mondial : L’Algérie sécurise l’Europe

En effet, la crise du détroit d’Ormuz a redessiné la carte énergétique mondiale, notamment pour les pays du Vieux Continent, qui se sont orientés davantage vers l’approvisionnement en gaz algérien via les gazoducs. Selon le rapport mensuel du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), publié en août, les importations européennes de gaz naturel par gazoduc ont progressé de 3 % sur les sept premiers mois de 2026, à 86 milliards de m³. Cette évolution est particulièrement visible en Espagne, où les exportations algériennes de gaz par gazoduc ont progressé de 13 % sur un an durant les sept premiers mois de 2026. Idem pour l’Italie. Ses importations de gaz algérien ont bondi de 4,3 % durant la même période, pour atteindre les 11,4 milliards de m³. En effet, l’Algérie apparaît ainsi comme l’un des principaux bénéficiaires de la recomposition des flux gaziers européens. Alors que les marchés européens restent fortement dépendants des importations, le gazoduc demeure le principal canal d’approvisionnement : en juillet, les importations extérieures représentaient 83 % de l’offre gazière combinée de l’UE et du Royaume-Uni, le gaz acheminé par gazoduc constituant à lui seul 53 % de l’approvisionnement régional. La situation est toutefois plus contrastée pour le GNL. Le GECF a indiqué qu’en juillet 2026, les exportations de GNL des pays membres ont chuté de 40 % sur un an, à 9,67 millions de tonnes. Si les perturbations dans le détroit d’Ormuz expliquent l’essentiel de la baisse, le rapport précise que l’Algérie a également enregistré un recul de ses exportations de GNL en raison d’une moindre disponibilité du gaz destiné à la liquéfaction. Le Transsaharien, un levier stratégique Par ailleurs, le rapport a mis en avant la relance du projet de gazoduc transsaharien. Il indique que Sonatrach a dépêché une équipe technique au Niger afin de contribuer à la relance de ce projet estimé à 13 milliards de dollars. D’une longueur de 4 100 km, le gazoduc devrait, une fois opérationnel, acheminer annuellement 30 milliards de mètres cubes (Gm³) de gaz naturel depuis le delta du Niger, au Nigeria, vers les plateformes d’exportation algériennes, en vue d’approvisionner les marchés européens et de renforcer l’intégration des infrastructures énergétiques régionales. Pour l’Algérie, ce projet dépasse donc la seule question de l’exportation de ses propres ressources. Il pourrait contribuer à renforcer son positionnement comme plateforme gazière entre l’Afrique et l’Europe, en connectant les ressources nigérianes aux infrastructures algériennes d’exportation. Le rapport mensuel du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) a également mis en évidence les perspectives de reprise de l’économie mondiale en 2027 et les enjeux qui pèseront sur l’équilibre gazier au cours des prochains mois. H. O. Elle s’établit à 2 039 milliards de m³ durant le premier semestre : La production mondiale en baisse de 2,2 % La production mondiale de gaz naturel a enregistré un recul sensible au premier semestre 2026, conséquence directe du choc d’offre provoqué par le conflit au Moyen-Orient et les perturbations liées au détroit d’Ormuz. Selon le GECF Monthly Gas Market Report – August 2026, la production mondiale s’est établie à 2.039 milliards de m³ sur les six premiers mois de l’année, en baisse de 2,2 % sur un an. La contraction s’est particulièrement accentuée en juin. La production mondiale a atteint 323 milliards de m³, soit un recul de 5,2 % sur un an. Le Moyen-Orient a concentré l’essentiel du choc, avec une production en baisse de près d’un tiers, notamment sous l’effet du recul de la production de GNL. Selon des chiffres rapportés par la plateforme Attaqa, la production de ces pays du Golfe a baissé de près d’un tiers par rapport à la même période de l’année précédente. Une situation qui a provoqué un surcoût important, dépassant les 330 milliards de dollars sur la période allant de mars à août 2026, pour les pays importateurs de pétrole et de gaz. Cette évolution modifie sensiblement la géographie de l’offre mondiale. En juin, l’Amérique du Nord représentait 35 % de la production mondiale de gaz, contre 31 % un an auparavant. Elle devance l’Eurasie, avec 19 %, et l’Asie-Pacifique, avec 17 %. La part du Moyen-Orient est, elle, tombée à 14 %, contre 18 % en juin 2025. L’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine et les Caraïbes représentent chacune entre 4 % et 6 % de l’offre mondiale. Durant cette période, la production algérienne de gaz naturel a retrouvé son meilleur niveau depuis trois ans. Elle a progressé de 4,2 % sur un an pour atteindre 54,01 milliards de mètres cubes. Sur le front de la consommation, le GECF relève également une évolution contrastée. Au premier semestre 2026, la consommation cumulée des principaux marchés, représentant environ 75 % de la demande mondiale, a diminué de 1,3 %, à 1.685 milliards de m³. Le recul concerne notamment l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud, tandis que l’Union européenne affiche une progression. Dans l’Union européenne, la consommation gazière a augmenté de 1,4 % sur les sept premiers mois de 2026, pour atteindre 190 milliards de m³. Le gaz conserve ainsi un rôle important dans le système électrique européen, notamment pour assurer la flexibilité du réseau lorsque la production éolienne ou hydraulique est insuffisante. Cette évolution constitue une opportunité pour l’Algérie d’accroître davantage ses exportations vers le marché européen, d’autant que Sonatrach ambitionne de porter sa production à 200 milliards de m³ et ses exportations à 100 milliards de m³ par an. H. O.

Voitures chinoises : en 8 mois, l’Algérie en a déjà importé plus que sur toute l’année 2025

Voitures chinoises : en 8 mois, l’Algérie en a déjà importé plus que sur toute l’année 2025

La Chine a expédié 190 045 véhicules vers l’Algérie entre janvier et août 2026, selon des données chinoises relayées par la presse. C’est déjà plus que sur toute l’année 2025. Portées par les particuliers, ces importations placent l’Algérie au 10e rang mondial des destinations de l’automobile chinoise. Les voitures chinoises s’imposent sur le marché algérien. En huit mois, l’Algérie est devenue l’une des dix premières destinations de l’automobile chinoise dans le monde. Les particuliers portent cette progression, à quelques semaines de nouvelles règles prévues pour 2027. 190 045 voitures exportées de Chine vers l’Algérie en huit mois La Chine a expédié 190 045 véhicules vers l’Algérie de janvier à août 2026, selon des données chinoises relayées par la presse. L’Algérie se classe ainsi au 10e rang des destinations de l’automobile chinoise. Elle figure derrière la Russie, le Brésil, le Royaume-Uni ou encore l’Australie. Ce chiffre s’inscrit dans une forte expansion de l’industrie automobile chinoise. Selon l’Administration générale des douanes de Chine, les exportations de véhicules ont atteint 7,45 millions d’unités sur la même période. Elles progressent de 51 % par rapport aux huit premiers mois de 2025. Il s’agit toutefois d’exportations chinoises, et non du total des importations algériennes. Les deux chiffres peuvent différer, en raison des délais d’acheminement et de dédouanement. Seules les statistiques des douanes algériennes permettraient de mesurer la part de chaque pays d’origine. Importation de voitures chinoises : une forte croissance depuis 2023 La hausse est spectaculaire depuis 2023. L’Algérie ne recevait qu’environ 20 000 véhicules chinois en 2023, et 30 000 en 2024, selon l’association européenne ECG. Ce volume a bondi à environ 180 000 véhicules en 2025. La tendance s’est encore accélérée en 2026. Au premier semestre, l’Algérie a importé 143 012 véhicules de Chine, en hausse de 235,5 % sur un an. Ce chiffre émane de l’Association chinoise des voitures particulières (CPCA). Avec 190 045 véhicules de janvier à août, l’Algérie dépasse déjà le volume de toute l’année 2025. L’association ECG, qui regroupe les professionnels européens de la logistique automobile, classe aussi l’Algérie au 10e rang au premier semestre. Ses chiffres, arrondis, reposent sur les données de destination des douanes chinoises. Les écarts entre sources restent donc à manier avec prudence. Période Véhicules expédiés de Chine vers l’Algérie Source 2023 environ 20 000 ECG (douanes chinoises) 2024 environ 30 000 ECG (douanes chinoises) 2025 environ 180 000 ECG (douanes chinoises) 1er semestre 2026 143 012 (+235,5 % sur un an) CPCA Janvier-août 2026 190 045 Données chinoises relayées par la presse Véhicules de moins de 3 ans : pourquoi les particuliers dominent les achats ? Les particuliers assurent l’essentiel de ces importations, selon la CPCA. Ils peuvent passer par le régime des véhicules d’occasion de moins de trois ans, prévu par l’article 110 de la loi de finances 2020. Le décret exécutif n° 23-74 du 20 février 2023 en fixe les conditions de dédouanement et de contrôle de conformité. Ce régime est réservé aux particuliers résidant en Algérie, à raison d’un véhicule tous les trois ans. L’âge du véhicule ne doit pas dépasser trois ans, entre sa première mise en circulation et sa déclaration en douane. Il doit fonctionner à l’essence, en hybride essence-électrique ou à l’électricité, ce qui exclut le diesel. L’acheteur règle les droits et taxes exigibles, et finance l’opération avec ses propres devises. Le véhicule doit aussi être en bon état de marche, sans défaut majeur ni critique. Les groupes et les entreprises ne peuvent pas recourir à ce régime, a rappelé le ministère du Commerce. Depuis la loi de finances 2025, ces véhicules ne peuvent pas être revendus pendant 36 mois après leur dédouanement. Une revente anticipée reste possible, mais suppose de rembourser tout ou partie de l’avantage fiscal obtenu. Le remboursement est total en cas de revente dans les 12 mois. Il passe à 66 % entre 12 et 24 mois, puis à 33 % entre 24 et 36 mois. Les Algériens de l’étranger qui rentrent définitivement disposent, eux, du régime du changement de résidence. Depuis la loi de finances 2026, ce certificat de changement de résidence (CCR) admet les véhicules neufs ou âgés de moins de cinq ans. Il ne peut être utilisé qu’une seule fois dans la vie, par foyer. La part des concessionnaires agréés dans ces importations n’est pas connue. Aucune source officielle ne détaille, à ce stade, la répartition entre professionnels et particuliers. Cette donnée permettrait pourtant de mesurer le poids réel des achats individuels. Geely, MG, Chery : les marques chinoises qui séduisent les Algériens Plusieurs marques chinoises dominent ces importations, selon des données douanières relayées par la presse algérienne. Geely, MG, GAC, Livan, Roewe et Chery figurent parmi les plus présentes. La Geely Coolray et la MG5 comptent parmi les modèles les plus courants. Des marques européennes profitent aussi de ce mouvement, avec des modèles produits en Chine. C’est notamment le cas de plusieurs Volkswagen, comme la Tharu, le T-Cross ou le T-Roc. Les véhicules hybrides et électriques complètent désormais l’offre importée. Côté production locale, l’offre se fait encore attendre. La commercialisation de la Fiat Grande Panda , assemblée à Tafraoui, n’a pas encore débuté, a précisé Fiat El Djazaïr le 15 octobre. La marque annoncera la date et les modalités de vente uniquement par ses canaux officiels. Pièces, garantie, service après-vente : ce qu’il faut vérifier Pour les acheteurs, cette vague d’importations élargit l’offre de véhicules disponibles. Elle soulève toutefois des questions pratiques, sur les pièces de rechange et le service après-vente. La garantie d’un véhicule importé par un particulier peut aussi différer de celle proposée par un concessionnaire. Avant tout achat, il est recommandé de vérifier la présence d’un représentant de la marque en Algérie. La disponibilité des pièces et l’existence d’un atelier agréé comptent aussi. Renseignez-vous auprès des Douanes , des services des mines et du représentant de la marque, afin d’éviter toute mauvaise surprise. Importation de voitures en Algérie : ce qui pourrait changer en 2027 Les règles d’importation pourraient encore évoluer en 2027. Le projet de loi de finances 2027 porte à 20 000 DA la redevance due pour chaque opération de CCR. Elle était jusqu’ici fixée à l’équivalent en devises de 1 000 DA. Le texte crée aussi une taxe forfaitaire unique de 60 %. Elle s’appliquera à la valeur des biens qui dépassent les plafonds d’exonération du CCR. Ces plafonds atteignent notamment 10 millions de dinars pour la plupart des bénéficiaires. Cette taxe remplacera le calcul des droits et taxes article par article, jugé lent et complexe par le gouvernement. Le texte poursuit son parcours parlementaire, et ses dispositions peuvent encore évoluer. Les règles actuelles restent applicables tant que la loi n’est pas entrée en vigueur. Il est recommandé de vérifier les conditions auprès des Douanes avant toute démarche, afin d’éviter toute confusion.

GNL : le Bangladesh envisage d’importer 10 cargaisons par an d’Algérie

GNL : le Bangladesh envisage d’importer 10 cargaisons par an d’Algérie

Le Bangladesh souhaite renforcer ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) en se tournant vers l’Algérie. Des discussions sont en cours entre les deux pays autour d’un éventuel accord portant sur l’importation de 10 cargaisons de GNL algérien par an. Selon des sources citées mercredi 16 septembre par la plateforme spécialisée Attaqa , les négociations en sont encore à leurs premières étapes. D’après ces mêmes sources, Dacca a manifesté son intérêt pour un approvisionnement régulier auprès de l’Algérie, dans le cadre d’un contrat qui pourrait être conclu pour une courte durée. Du côté algérien, la possibilité d’orienter une partie des cargaisons de GNL vers le marché asiatique fait actuellement l’objet d’une évaluation. Les prix proposés par la partie bangladaise doivent notamment être examinés, ainsi que les coûts liés au transport et les conditions commerciales. Le groupe Sonatrach n’a pas répondu à une demande de commentaire adressée par la plateforme spécialisée. Des discussions engagées le 10 septembre Les premières discussions officielles sur cette possibilité ont eu lieu le 10 septembre 2026, lors d’une réunion tenue par visioconférence entre le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre bangladais de l’Énergie et des Ressources minérales, Iqbal Hassan Mahmood. Le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, ainsi que l’ambassadeur du Bangladesh en Algérie, les responsables de Petrobangla et de la Bangladesh Petroleum Corporation et plusieurs responsables des deux pays ont également pris part aux échanges. Les discussions ont porté notamment sur les possibilités de partenariat entre Sonatrach et les entreprises bangladaises. Les deux parties ont également abordé l’approvisionnement en GNL, la coopération dans le domaine du GPL ainsi que le développement des infrastructures liées au secteur énergétique. Pour le Bangladesh, l’objectif est de diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz et de renforcer la sécurité énergétique. Le pays cherche notamment de nouvelles solutions après les perturbations ayant affecté certaines de ses importations traditionnelles de GNL. Pour l’Algérie, un éventuel accord permettrait d’examiner les possibilités d’accès à un marché asiatique où ses exportations de GNL restent limitées par rapport à celles destinées à l’Europe. Un marché algérien encore concentré sur l’Europe Les discussions interviennent alors que les exportations algériennes de GNL ont diminué au cours du premier semestre 2026. Elles se sont établies à environ 4,47 millions de tonnes, contre 4,78 millions de tonnes durant la même période de 2025, soit une baisse de 6,5 % sur un an. Le marché européen demeure la principale destination du GNL algérien. Cinq pays européens ont représenté plus de 90 % des cargaisons exportées par l’Algérie durant les six premiers mois de 2026. Les exportations destinées aux autres marchés ont atteint environ 440.000 tonnes sur la même période. L’éventuel contrat avec le Bangladesh pourrait ainsi permettre à Sonatrach d’examiner davantage les débouchés en Asie. Toutefois, plusieurs éléments restent à définir, notamment les volumes définitifs, les prix, les modalités de livraison et le coût du transport maritime. Selon les sources citées par la plateforme spécialisée, un accord ne devrait pas être finalisé avant la fin de 2026.

Donner une nouvelle dimension aux relations économiques entre l’Algérie et l’Espagne : Pedro Sánchez à Alger

Donner une nouvelle dimension aux relations économiques entre l’Algérie et l’Espagne : Pedro Sánchez à Alger

Le réchauffement entre Alger et Madrid s’est officialisé le 26 mars 2026, lorsque le président de la République Abdelmadjid Tebboune et le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares ont acté la réactivation du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération, signé initialement en 2002 puis suspendu en 2022. Cette dynamique s’est confirmée avec la présence de l’Espagne comme invitée d’honneur de la 57ᵉ Foire internationale d’Alger (FIA), tenue du 22 au 27 juin 2026 au Palais des expositions, une édition marquée par une forte mobilisation des entreprises espagnoles. D’ailleurs, le président de la République avait lui-même donné le ton dès février 2025 en qualifiant l’Espagne de « pays ami » , avant d’expliquer que le choix de Madrid comme invitée d’honneur de la FIA relevait « de la raison et du cœur » . Des signaux politiques qui ont ouvert la voie à cette visite de travail, la première d’un chef de gouvernement espagnol à Alger depuis la reprise des relations. Selon le quotidien espagnol El Periódico, Pedro Sánchez sera accompagné d’une délégation où figurent quatre grands groupes énergétiques espagnols, en l’occurrence Naturgy, Repsol, Enagás et Moeve. Une présence qui, au-delà du seul volet énergétique, illustre l’ampleur des intérêts économiques que Madrid entend faire valoir à Alger et confirme le poids que revêt ce déplacement pour les milieux d’affaires espagnols. Selon Diario Público, le Président du gouvernement espagnol doit par ailleurs rencontrer son homologue algérien Sifi Ghrieb et prendre part à un forum bilatéral d’affaires à l’occasion de cette visite. Au-delà des hydrocarbures traditionnels, la composition de la délégation espagnole laisse entrevoir une ambition qui dépasse le seul cadre gazier. Les énergies bas carbone et l’hydrogène vert s’imposent en effet progressivement comme un axe de coopération à part entière entre les deux pays. L’Algérie dispose à cet égard d’atouts considérables pour s’imposer sur ce marché émergent : un ensoleillement exceptionnel, de vastes espaces disponibles et une position géographique qui en fait un candidat naturel pour alimenter les futurs corridors énergétiques reliant l’Afrique du Nord à l’Europe. Sa proximité avec l’Espagne, premier point d’entrée sur le continent européen, renforce encore cette logique et ouvre la voie à des perspectives de coopération à moyen et long terme, en complément des dossiers gaziers traités à court terme. Sur le plan économique également, d’autres secteurs pourraient connaître des avancées. Sánchez devrait tenir selon la même source une rencontre avec un groupe d’entreprises d’autres secteurs allant des infrastructures, de l’hydraulique, de l’industrie alimentaire, de l’ingénierie ou des énergies renouvelables. Les chiffres du COMEX Les chiffres du rapport COMEX traduisent une accélération spectaculaire des flux commerciaux. Sur l’ensemble de l’année 2025, les exportations espagnoles vers l’Algérie ont bondi de 168,5 %, pour atteindre 2,133 milliards d’euros, contre des niveaux nettement inférieurs en 2024. Ce sursaut, qualifié par les analystes espagnols d’ « effet de rattrapage » , place l’Algérie parmi les marchés les plus dynamiques pour les opérateurs ibériques sur l’ensemble de l’année écoulée. Dans l’autre sens, les importations espagnoles en provenance d’Algérie se sont établies à 6,296 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,8 % par rapport à 2024, avec une progression mensuelle spectaculaire de 57,4 % au seul mois de décembre, pour un montant de 593,4 millions d’euros. Au global, le volume des échanges bilatéraux a atteint environ 10 milliards de dollars, avec plus d’une centaine d’entreprises espagnoles aujourd’hui implantées sur le marché algérien. Le rapport espagnol souligne également la montée en puissance de plusieurs filières dans cette dynamique exportatrice, parmi lesquelles les produits carnés, les composants automobiles et le fer et l’acier. La filière agroalimentaire, première catégorie d’exportation espagnole avec 19,3 % du total national, conforte par ailleurs sa présence croissante sur le marché algérien. K. B . Dépasser le schéma classique Au-delà des chiffres, c’est la nature même de la relation qui est en train d’évoluer. Le président du Forum d’affaires algéro-espagnol (F2AE), Abdallah Seriai, a estimé, dans une déclaration fait lors de la dernière Foire Internationale d’Alger, que le choix de l’Espagne comme invitée d’honneur de la FIA constituait un message fort adressé aux opérateurs économiques espagnols, jugeant que «le moment est venu de donner une nouvelle impulsion aux affaires, aux investissements et aux partenariats économiques». Il a ajouté que les indicateurs actuels reflètent un retour en force de la coopération économique entre les deux pays, confirmant la place de l’Espagne en tant que partenaire économique majeur de l’Algérie. Cette volonté de structuration s’est traduite concrètement en avril dernier à Madrid, où le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et la Confédération espagnole des organisations patronales (CEOE) ont signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer les relations économiques bilatérales et à concrétiser une orientation stratégique vers des projets industriels communs. Les deux organisations patronales se sont d’ailleurs retrouvées une nouvelle fois à la veille de l’ouverture de la FIA, le 22 juin dernier. Portée par l’évolution d’une économie algérienne davantage orientée vers la production, la relation entre les deux pays ambitionne désormais de dépasser le schéma classique de client à fournisseur qui a longtemps prévalu. L’industrie, l’agriculture et les futurs projets communs sont autant de leviers identifiés par les deux parties pour bâtir un partenariat plus équilibré et plus diversifié dans les années à venir. À l’aune de ces indicateurs, la visite de Pedro Sánchez à Alger apparaît moins comme un simple geste diplomatique que comme la validation politique d’une trajectoire économique déjà largement engagée entre les deux rives de la Méditerranée. K. B.

Avec 13 médailles d’or, 10 en argent et 17 en bronze  — L’Algérie signe son meilleur bilan à l’étranger

Avec 13 médailles d’or, 10 en argent et 17 en bronze — L’Algérie signe son meilleur bilan à l’étranger

L’Algérie a bouclé les 20ᵉ Jeux méditerranéens de Tarente (Italie) en signant sa meilleure performance hors du sol national : 40 médailles au total, dont 13 en or, 10 en argent et 17 en bronze. Un record absolu qui place la délégation algérienne à la 9ᵉ place du classement général, portée par des exploits individuels d’exception et des succès collectifs historiques. Ce bilan exceptionnel marque un tournant décisif dans l’histoire du sport algérien aux Jeux méditerranéens, démontrant que la nation nord-africaine peut désormais rivaliser avec les meilleures délégations du bassin méditerranéen. Au cœur de cette moisson sans précédent, une athlète a dominé la compétition : Kaylia Nemour, championne olympique et mondiale, repart de Tarente avec quatre médailles (trois titres individuels et une de bronze par équipes), s’imposant comme la sportive la plus médaillée de l’édition. Mais derrière cette star, c’est toute une génération qui a brillé, de l’athlétisme à la boxe, en passant par la lutte, l’haltérophilie, le judo, le karaté, le tennis de table et les sports collectifs. Cette émergence collective témoigne d’un travail de fond réalisé par les fédérations sportives algériennes. Athlétisme : un bilan acceptable L’athlétisme a été le principal pourvoyeur de médailles de la délégation algérienne, avec un total de 8 breloques (3 or, 3 argent, 2 bronze). Une performance collective qui confirme la vitalité du demi-fond et du fond algériens, ainsi que la qualité des spécialistes des concours. Cette discipline, traditionnellement forte en Algérie, constitue le socle de la réussite sportive nationale aux Jeux méditerranéens. Djamel Sedjati a ouvert le bal en s’imposant avec autorité sur le 800 mètres. Le champion du monde a signé une course maîtrisée, franchissant la ligne en 1:46.00, devant l’Espagnol D. Barroso Bravo (1:46.35) et le Croate M. Bloudek (1:46.58). Un titre qui vient couronner une saison déjà riche et qui rassure sur sa forme avant les prochains Mondiaux. Sedjati a démontré une capacité à gérer ses efforts et à accélérer au moment opportun. Sur la longue distance, Saïd Ameri a offert un autre titre majeur en remportant le 10 000 mètres. Le fondiste a réalisé un record personnel (28:31.26), devançant ses poursuivants avec une accélération décisive dans les derniers kilomètres. Une victoire qui illustre la profondeur du réservoir algérien sur les épreuves d’endurance. Ameri a confirmé à Tarente son statut de référence du fond algérien, démontrant une régularité impressionnante. Dans les concours, Mohamed Yasser Triki a confirmé son statut de spécialiste du triple saut en décrochant l’or, tandis que Tarek Hocine montait sur la troisième marche du podium au saut en longueur. Deux médailles qui témoignent du retour en force des sauteurs algériens sur la scène méditerranéenne. Triki a réalisé une performance technique remarquable, enchaînant des sauts réguliers et puissants. Côté argent, Anis Chott a brillé sur le 1 500 mètres, tandis que Mohamed Seifeddine Boukertaba s’est illustré sur le semi-marathon, bouclant la course avec une médaille d’argent qui porte le total algérien à 40 médailles à l’issue des derniers jours de compétition. Chott, jeune espoir du demi-fond algérien, a démontré un potentiel énorme en tenant tête aux coureurs expérimentés de la région. Enfin, deux médailles de bronze sont venues compléter ce bilan : Omar Seraïche sur le 3 000 mètres steeple et Zahra Tatar au lancer du marteau, confirmant la diversité des talents présents dans l’équipe d’Algérie. Seraïche a démontré sa capacité à négocier les obstacles avec fluidité, tandis que Tatar a offert une belle surprise en accédant au podium. Gymnastique artistique : Nemour l’athlète la plus titrée des Jeux Si une athlète a incarné à elle seule l’excellence algérienne à Tarente, c’est bien Kaylia Nemour. La championne olympique et mondiale a signé une performance historique en remportant quatre médailles, dont trois titres individuels, s’imposant comme la sportive la plus médaillée des Jeux. Cette domination sans partage a fait d’elle la figure emblématique de cette édition des Jeux méditerranéens. Dès l’entame, Nemour a dominé le concours général individuel avec un total de 57,750 points, devançant largement l’Espagnole Alba Petisco (52,850) et l’Italienne Sofia Tonelli (51,650). Une démonstration de régularité et de maîtrise sur les quatre agrès. La gymnaste algérienne a déployé un niveau technique exceptionnel, enchaînant les mouvements complexes avec une précision chirurgicale. Elle a ensuite enchaîné avec deux autres titres individuels : aux barres asymétriques, son agrès de prédilection où elle a obtenu 15,650 points, puis à la poutre, confirmant sa supériorité technique et mentale. Sur les barres, Nemour a exécuté une série de mouvements d’une difficulté extrême, incluant des éléments de liaison inédits. À la poutre, elle a démontré un équilibre et une sûreté impressionnants. Enfin, elle a contribué à la médaille de bronze par équipes dames, aux côtés de Djenna Laroui, Louna Hamames et Léna Khenoun, offrant à l’Algérie un podium collectif historique. Cette réussite par équipe revêt une importance particulière, car elle démontre que la gymnastique algérienne dispose désormais d’un collectif capable de rivaliser avec les meilleures nations méditerranéennes. Avec ce quadruplé, Kaylia Nemour a non seulement égalé le bilan des athlètes les plus titrées de l’édition, mais s’est imposée au sommet grâce à la valeur de ses trois titres en or. Elle a été élue meilleure athlète des Jeux, une reconnaissance amplement méritée. Cette distinction vient couronner une carrière déjà exceptionnelle et positionne Nemour comme l’une des gymnastes les plus accomplies de sa génération. Haltérophilie, trois médailles inattendues L’haltérophilie algérienne a confirmé son retour au premier plan méditerranéen avec trois médailles, dont deux titres. Cette discipline, qui avait connu des hauts et des bas au cours des dernières années, a démontré à Tarente qu’elle pouvait désormais compter sur une nouvelle génération de force. Fares Touairi (-95 kg) a brillé en remportant l’or à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté, tandis que son frère Aymen Touairi (-110 kg) s’est imposé à l’épaulé-jeté, offrant à l’Algérie un nouveau titre dans les catégories lourdes. Cette réussite fraternelle constitue un fait rare dans l’histoire de l’haltérophilie algérienne et témoigne de la qualité du travail réalisé au sein des clubs. Les deux frères ont démontré une technique impeccable et une force physique impressionnante. Ces performances illustrent la progression constante des haltérophiles algériens, capables désormais de rivaliser avec les meilleures nations du bassin méditerranéen. Les résultats de Tarente ouvrent des perspectives prometteuses pour les prochaines compétitions internationales, notamment les Championnats d’Afrique et les Jeux olympiques. Lutte, 7 médailles et une grande satisfaction La lutte a été l’autre grand pourvoyeur de médailles, avec 7 breloques au total. Une discipline où l’Algérie confirme son statut de puissance régionale. Cette moisson exceptionnelle témoigne du travail de fond réalisé par la Fédération algérienne de lutte, qui a investi dans la formation des jeunes lutteurs. En gréco-romaine, Abdelkrim Fergat (60 kg) a décroché l’or, tandis que Fayçal Benfredj (67 kg) montait sur la deuxième marche du podium. En lutte libre, Oussama Laribi (65 kg) a complété le podium masculin avec le bronze. Fergat a démontré une supériorité technique évidente, dominant ses adversaires avec des prises efficaces et une défense imperméable. Côté féminin, Chaïma Chebila a offert une médaille de bronze supplémentaire, confirmant l’émergence des lutteuses algériennes sur la scène internationale. Cette performance revêt une importance symbolique particulière, car elle témoigne de la féminisation progressive de la lutte algérienne et de la capacité des athlètes féminines à atteindre les plus hauts niveaux. Tennis de table, une médaille d’or qui confirme l’exception Le tennis de table a offert à l’Algérie un titre de prestige avec Mehdi Bouloussa, sacré champion en simple messieurs. Une victoire qui vient couronner des années de travail et place l’Algérie parmi les nations majeures de la discipline en Méditerranée. Bouloussa, joueur expérimenté et régulier sur le circuit international, a démontré à Tarente un niveau de jeu exceptionnel. Ce titre revêt une importance particulière pour le tennis de table algérien, discipline qui avait connu des résultats en dents de scie au cours des dernières années. La victoire de Bouloussa vient récompenser les efforts déployés par la Fédération pour développer la pratique du tennis de table à travers le territoire national. Judo, une seule médaille et une grande déception En judo, Messaoud Redouane Dris (-73 kg) a remporté l’or, offrant à l’Algérie un titre supplémentaire dans les sports de combat. Une performance qui confirme la qualité de la formation algérienne. Dris, judoka expérimenté et régulier sur le circuit international, a démontré une maîtrise technique remarquable, enchaînant les projections et les contrôles au sol avec une efficacité déconcertante. Cependant, ce titre unique ne doit pas masquer les difficultés rencontrées par le reste de la délégation algérienne de judo, qui avait nourri des ambitions plus élevées avant le départ pour l’Italie. Plusieurs judokas algériens, pourtant favoris dans leurs catégories, ont été éliminés prématurément, suscitant des interrogations sur la préparation mentale et physique de l’équipe nationale. Karaté, Cylia Ouikene sauve la mise Côté karaté, Célia Ouikane (-50 kg) a dominé la finale en battant l’Italienne Erminia Perfetto (9-3), décrochant ainsi l’or dans sa catégorie. Un titre qui vient enrichir le palmarès déjà fourni de la karatéka algérienne. Ouikane, révélée lors des précédents championnats internationaux, a démontré une supériorité technique évidente, enchaînant les techniques de pied et de poing avec une précision chirurgicale. Cette victoire revêt une importance particulière, car elle vient compenser les déceptions enregistrées par d’autres karatékas algériens, qui n’ont pas réussi à atteindre les podiums dans leurs catégories respectives. Ouikane s’impose désormais comme la référence du karaté algérien féminin, avec des ambitions légitimes pour les prochaines compétitions internationales. Boxe, 5 médailles et une absence inhabituelle du vermeil La boxe algérienne a signé une belle performance collective avec 5 médailles (2 argent, 3 bronze). Cette moisson témoigne de la profondeur de l’équipe algérienne, capable de placer plusieurs athlètes sur les podiums, même si l’absence de titre en or constitue une déception relative pour une discipline traditionnellement forte en Algérie. Abdou (80 kg), Ismaïl Bekhsis (65 kg) et Fatiha Mansouri (51 kg) ont chacun décroché l’argent, tandis que deux autres boxeurs ont complété le podium avec le bronze. Les boxeurs algériens ont démontré un niveau technique élevé et une condition physique impressionnante, ne s’inclinant en finale que face à des adversaires légèrement supérieurs. Trois médailles en aviron, taekwondo et raffa En aviron, Nihad Ben Chaddali a remporté l’argent en skiff poids léger individuel dames. En taekwondo, Nadir Harbi (-58 kg) a décroché le bronze, tandis qu’en rafa, Nour El-Houda Maïdi a complété le podium en individuel dames. Ces médailles témoignent de la diversification des succès algériens, au-delà des disciplines traditionnelles. Ces résultats dans des disciplines moins médiatisées revêtent une importance particulière, car ils témoignent de l’élargissement du spectre des disciplines où l’Algérie peut prétendre aux médailles. L’aviron, le taekwondo et le rafa constituent désormais des disciplines où la délégation algérienne peut espérer réitérer ce type de performances. Médailles pour le foot, le hand et le basket 3×3, le volley en chute libre Les sports collectifs ont offert à l’Algérie trois médailles, dont un titre historique. La sélection nationale masculine U21 de football a créé la sensation en remportant l’or après avoir battu le Maroc en finale. Un succès qui couronne une campagne exemplaire et place cette génération parmi les meilleures de l’histoire du football algérien des jeunes. Cette victoire revêt une importance symbolique particulière, car elle vient couronner des années de travail au sein des centres de formation et des clubs algériens. En handball, la sélection nationale masculine a décroché le bronze, tandis que l’équipe de basket-ball 3×3 a complété le podium collectif avec une troisième médaille de bronze. Ces résultats dans les sports collectifs témoignent de la vitalité de ces disciplines en Algérie et de la capacité des équipes nationales à rivaliser avec les meilleures nations méditerranéennes. Un record historique qui ouvre de nouvelles perspectives Avec 40 médailles, dont 13 en or, l’Algérie signe à Tarente son meilleur bilan lors d’une édition des Jeux méditerranéens disputée à l’étranger. Un record qui dépasse largement les attentes et place la délégation algérienne à la 9ᵉ place du classement général. Ce bilan exceptionnel marque un tournant décisif dans l’histoire du sport algérien aux Jeux méditerranéens, démontrant que la nation nord-africaine peut désormais rivaliser avec les meilleures délégations du bassin méditerranéen. Cette performance exceptionnelle repose sur plusieurs piliers : l’excellence individuelle (Kaylia Nemour, Djamel Sedjati, Saïd Ameri), la profondeur des effectifs (lutte, boxe, athlétisme) et la réussite collective (football U21, handball, basket 3×3). Ces trois dimensions témoignent d’une politique sportive cohérente et efficace, capable de produire des champions dans des disciplines variées tout en maintenant un niveau de compétitivité élevé dans les sports collectifs. Elle témoigne également de la qualité de la formation sportive algérienne, capable de produire des champions dans des disciplines variées, de la gymnastique à l’haltérophilie, en passant par les sports de combat et les sports collectifs. Cette diversité de réussites constitue un indicateur positif pour l’avenir du sport algérien, témoignant d’une politique de détection et de formation efficace à travers l’ensemble du territoire national. Pour les responsables du sport algérien, ce bilan ouvre de nouvelles perspectives. Il confirme que l’investissement dans la formation, la détection et l’accompagnement des athlètes porte ses fruits. Il invite également à poursuivre sur cette voie, en renforçant les structures d’entraînement et en multipliant les stages de préparation internationale. Les autorités sportives algériennes devront maintenant capitaliser sur cette réussite pour maintenir ce niveau de performance lors des prochaines compétitions internationales. Pour les athlètes, ces jeux méditerranéens constituent une étape importante dans leur parcours. Pour certains, comme Kaylia Nemour ou Djamel Sedjati, il s’agit d’une confirmation de leur statut de champions de rang mondial. Pour d’autres, c’est une première expérience internationale majeure qui les lance sur la voie des grands rendez-vous à venir. Cette mixité d’expériences au sein de la délégation algérienne constitue un atout pour l’avenir, permettant un transfert de connaissances et d’expériences entre les générations. A.A

Exportations algériennes hors hydrocarbures

Exportations algériennes hors hydrocarbures

L'Algérie répète depuis des années le même objectif : sortir de sa dépendance au pétrole et au gaz. Sur le papier, les chiffres de 2026 donnent raison aux autorités. Les exportations hors hydrocarbures progressent, les records tombent les uns après les autres et le gouvernement multiplie les annonces triomphantes. Mais derrière cette success story affichée se cache une réalité plus complexe. Que vend vraiment l'Algérie au reste du monde en dehors de son pétrole ? À qui ? Et surtout, ce modèle est-il aussi solide qu'on le présente ? La réponse tient en quelques chiffres qui méritent d'être décortiqués. Des chiffres qui donnent le vertige, mais qui cachent une réalité fragile Le contraste est saisissant. En 2019, les exportations hors hydrocarbures algériennes plafonnaient à peine à 1,7 milliard de dollars. Un montant dérisoire pour un pays aux ambitions économiques affichées. Sept ans plus tard, la trajectoire s'est complètement inversée. L'année 2022 avait déjà marqué un tournant avec un pic à 7 milliards de dollars, avant que le chiffre ne se stabilise autour de 5 milliards les années suivantes. En 2024, la barre des 7 milliards de dollars a de nouveau été franchie, avec une hausse spectaculaire de 45 % sur un an. Sur les neuf premiers mois de 2025, les exportations hors hydrocarbures ont atteint 4,3 milliards de dollars, soit une progression de 26 % par rapport à la même période de 2024. Sur l'ensemble de l'année 2025, la hausse annuelle s'est établie à 23 %, et le mouvement ne s'est pas arrêté en 2026 : le premier trimestre a enregistré une croissance de 16 % par rapport à la même période de 2025. Année / période Exportations hors hydrocarbures Évolution 2019 1,7 milliard $ — 2022 7 milliards $ (pic) — 2023-2024 Stabilisation autour de 5 Mds $, puis 7 Mds $ en 2024 +45 % en 2024 Jan-sept 2025 4,3 milliards $ +26 % Année 2025 — +23 % T1 2026 — +16 % Le détail mensuel de 2025 illustre bien cette accélération : les exportations sont passées de 296 millions de dollars en janvier (-12 % sur un an) à 452 millions de dollars en octobre (+42 % sur un an). Ces performances doivent néanmoins être relativisées. Le gouvernement vise un objectif de 29 à 30 milliards de dollars d'exportations hors hydrocarbures d'ici 2030. Or, certaines projections évoquent un niveau autour de 7,8 milliards de dollars seulement pour 2026, à peine un quart de l'ambition affichée pour la fin de la décennie. La marche à franchir reste considérable. Ce que l'Algérie vend vraiment au monde C'est ici que l'intrigue prend tout son sens. Quand on parle d'exportations hors hydrocarbures, on imagine volontiers une diversification économique réussie, avec des produits industriels sophistiqués, de l'agroalimentaire transformé ou des services à forte valeur ajoutée. La réalité est bien différente : huit produits représentent à eux seuls 88 % des exportations hors hydrocarbures algériennes, et trois filières en dominent 80 % — les engrais, la sidérurgie et le ciment. Les principaux produits exportés, par valeur : Engrais minéraux et azotés — environ 1,25 milliard de dollars, plus de 3,5 millions de tonnes Clinker (ciment non pulvérisé) — environ 753 millions de dollars, près de 9,74 millions de tonnes Solvants naphta — environ 678 millions de dollars Produits sidérurgiques (barres, fils machine, demi-produits en fer et acier) Ammoniac anhydre Phosphate de calcium naturel Sucre de canne Dattes — environ 73 millions de dollars, 83 000 tonnes Hydrogène Les dattes, souvent mises en avant comme symbole du savoir-faire agricole algérien, pèsent en réalité bien moins lourd que les industries chimiques et sidérurgiques dans la balance. C'est précisément ce que pointe la Banque mondiale : malgré une amélioration réelle, la diversification et la sophistication des exportations algériennes, mesurées par l'indice de complexité économique, restent limitées. L'Algérie exporte davantage, mais pas forcément mieux. Elle continue de vendre essentiellement des matières premières transformées ou semi-transformées, à forte intensité énergétique et carbone — des secteurs qui seront directement exposés au mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières (CBAM), qui va taxer le carbone généré par la production de ciment, fer, acier, engrais, aluminium, électricité et hydrogène. À qui l'Algérie vend-elle ses produits ? Autre point sensible : la concentration géographique des débouchés. Dans chaque filière, un ou deux pays absorbent l'essentiel des volumes exportés. Produit Principaux marchés Produits chimiques France (29 %) Engrais Brésil (29,2 %), États-Unis (18,4 %) Fer et acier Turquie (29,8 %), États-Unis (28,6 %) Cette concentration constitue un risque structurel. Une décision politique, une nouvelle taxe douanière ou un simple ralentissement économique chez l'un de ces partenaires suffirait à fragiliser des pans entiers des exportations algériennes. C'est cette vulnérabilité que les autorités tentent aujourd'hui de corriger, en misant sur un nouveau relais de croissance : l'Afrique. L'arsenal institutionnel déployé pour accélérer la cadence Face à ces constats, l'État algérien a multiplié les réformes ces derniers mois pour structurer sa politique d'exportation. La vieille agence Algérie Export a été dissoute au profit de deux structures spécialisées : l'une dédiée à la promotion des exportations hors hydrocarbures, l'autre chargée du suivi et de l'encadrement des importations. Dans la foulée, l'Organisme algérien des exportations (OAE) a vu le jour par décret exécutif en septembre 2025, avec pour mission d'accompagner les entreprises dans leur stratégie d'internationalisation, à travers des études de marché et l'orientation des opérateurs vers les débouchés les plus prometteurs. Un guichet unique des exportateurs est également en cours de préparation, pour accélérer les procédures administratives liées à l'acte d'export. Sur le plan financier, le Fonds spécial de promotion des exportations a pris en charge près de 1 800 dossiers de remboursement rien qu'en 2025, couvrant une partie des coûts de transport international et des frais de participation aux foires. La loi de finances 2026 a acté le doublement de la dotation de ce fonds, désormais portée à 10 % du produit de la taxe intérieure de consommation. Une réduction de 50 % des frais de transport international a même été mise en place pour soutenir les premières opérations bénéficiant de ce dispositif. Pour 2026, un programme de 22 participations à des foires internationales a été établi, dont la moitié sur le continent africain. Le pari africain, nouvel horizon des exportateurs algériens C'est sans doute l'axe le plus stratégique de cette nouvelle politique. Depuis le 1er janvier 2025, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a engagé la suppression progressive des barrières douanières entre plusieurs États membres. Un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs s'ouvre ainsi progressivement aux opérateurs algériens, dans l'industrie, l'agriculture, la pharmacie ou les services. Le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, présente régulièrement la ZLECAf comme un levier stratégique majeur. En avril 2026, il a supervisé depuis Tizi Ouzou le lancement d'une vaste opération d'exportation impliquant treize wilayas et couvrant des produits aussi divers que les tomates cerises, les dattes, les produits laitiers, les appareils électroménagers ou les pièces de rechange. Sur le plan logistique, l'Algérie muscle également ses infrastructures vers ses frontières sud : le réseau routier national atteint désormais 14 014 kilomètres, le réseau ferroviaire 6 323 kilomètres, dont 5 661 kilomètres de lignes exploitées. De nouvelles plateformes logistiques sont prévues aux frontières méridionales, point de passage stratégique vers le Sahel et l'Afrique subsaharienne. L’hydrogène vert, une nouvelle perspective pour les exportations algériennes La diversification des exportations algériennes pourrait également passer par le développement de l’hydrogène vert , considéré comme une nouvelle filière énergétique à fort potentiel. Produit par électrolyse de l’eau grâce à une électricité issue de sources renouvelables, notamment l’énergie solaire, il pourrait à terme être destiné aussi bien à la consommation locale qu’aux marchés internationaux. Cette perspective s’appuie notamment sur les importantes ressources solaires dont dispose l’Algérie, mais aussi sur ses infrastructures énergétiques existantes et sa proximité géographique avec l’Europe. Le développement de cette filière pourrait ainsi permettre au pays de diversifier ses activités énergétiques et de créer de nouvelles opportunités dans les domaines des équipements, de l’ingénierie, du transport et du stockage. À l’échelle internationale, le SoutH2 Corridor constitue l’un des principaux projets associés à cette ambition. Ce corridor doit relier l’Afrique du Nord aux marchés européens en passant notamment par l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne. Le projet prévoit le transport d’hydrogène renouvelable à travers un réseau d’environ 3 300 kilomètres , avec un potentiel d’importation de plus de 4 millions de tonnes par an depuis l’Afrique du Nord. Pour l’Algérie, l’enjeu ne se limite donc pas à exporter une nouvelle ressource énergétique. Le développement de l’hydrogène vert pourrait également favoriser l’émergence d’une chaîne de valeur locale , avec des investissements dans les énergies renouvelables, les unités d’électrolyse, les infrastructures de transport et de stockage ainsi que dans les services et technologies associés. Hydrogène vert un corridor stratégique entre l’Algérie et l’Europe Les obstacles qui freinent encore les exportateurs Malgré cette dynamique institutionnelle, le terrain reste semé d'embûches. Lors du salon agroalimentaire IFSA Africa 2026 à Tunis, le président de l'Association nationale des exportateurs algériens a dressé un état des lieux lucide : la fiabilité des délais de livraison demeure essentielle pour les clients étrangers, qui exigent un approvisionnement régulier, et l'accès au foncier économique reste un point à optimiser. Un meilleur accès aux financements bancaires a néanmoins permis, ces derniers mois, de finaliser plusieurs projets d'investissement. Il faut aussi replacer ces performances dans un contexte macroéconomique plus large. Au premier semestre 2025, l'Algérie affichait un déficit commercial de près de 5,5 milliards de dollars, avec un taux de couverture des importations en recul à 81,1 %. Les termes de l'échange se sont également dégradés sur la période. Autant de signaux qui rappellent que la progression du hors-hydrocarbures, aussi réelle soit-elle, ne suffit pas encore à rééquilibrer les comptes extérieurs du pays. Un cap encore loin d'être atteint L'Algérie a incontestablement changé de braquet en matière d'exportations hors hydrocarbures. Les chiffres le confirment, les réformes institutionnelles s'accélèrent et le marché africain ouvre des perspectives inédites. Mais l'objectif de 29 à 30 milliards de dollars fixé pour 2030 reste, à ce jour, hors de portée immédiate. La véritable question n'est donc pas de savoir si l'Algérie exporte davantage, ce qui est déjà acquis, mais si elle parvient à diversifier réellement son offre, à réduire sa dépendance aux marchés concentrés et à préparer ses industries lourdes aux nouvelles contraintes environnementales internationales. C'est là que se jouera, dans les années à venir, la crédibilité de ce pari économique que l'Algérie a résolument engagé.