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FIFA : Infantino fragilisé par une enquête sur sa rémunération

FIFA : Infantino fragilisé par une enquête sur sa rémunération

  • Une enquête du Times remet en cause la transparence financière de Gianni Infantino.
  • Infantino aurait perçu 1,76 million de dollars supplémentaires de FWC2026 US Inc. en 2024.
  • La FIFA conteste toute irrégularité et affirme avoir respecté ses obligations déclaratives.
  • Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance, appelle à une enquête.
  • L'opposition cherche à s'organiser à l'approche de l'élection présidentielle de mars 2027.

Une enquête du Times relance les interrogations sur la transparence financière du président de la FIFA, Gianni Infantino, au moment où ses opposants cherchent à s’organiser à l’approche de l’élection de mars 2027. L’ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, Miguel Maduro, appelle à l’ouverture d’une enquête.

L’affaire est embarrassante. Le maître de Zurich, Gianni Infantino, aurait perçu en 2024 une rémunération supplémentaire de 1,76 million de dollars versée par FWC2026 US Inc., la structure américaine chargée de l’organisation du Mondial 2026. Cette somme ne figure pas dans la rémunération publiée par la FIFA pour cette année-là. Mais l’instance mondiale conteste toute irrégularité et affirme avoir respecté ses obligations déclaratives.

Cette révélation intervient dans un climat déjà tendu. Le projet de commercialisation d’une partie des actifs de la Coupe du monde auprès d’investisseurs privés avait suscité des critiques, notamment en raison du manque de consultation des confédérations. L’UEFA et la CONCACAF ont également demandé une révision des modalités de redistribution des réserves financières de la FIFA et un examen indépendant de celles-ci.

Dans ce contexte, l’affaire financière devient un nouvel argument pour les dirigeants qui réclament davantage de transparence et de contrôle. Ils évoquent en coulisses, selon certains observateurs, une coordination de leur action autour de ces révélations. Aussi l’enjeu dépasse-t-il désormais la seule question de la rémunération présidentielle.

Il y a lieu de se demander si l’opposition cherchera à construire une alternative à Infantino ou bien à obtenir des garanties sur la gouvernance et une meilleure représentation dans
les instances de la FIFA. Le scrutin de mars 2027 dira si les critiques débouchent sur une véritable confrontation électorale ou sur une négociation des équilibres internes.

À ce stade, aujourd’hui, une certitude : les questions financières et les contestations institutionnelles se rejoignent dans le débat sur la gouvernance future de la FIFA.

AHMED BESSOL

Source : Foot Afrique

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