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ALG : Quand 5 000 euros de plus deviennent un exploit ( Ahmed Bessol)
Info ou intox ? À lire certaines informations qui circulent, le marché des transferts algérien est décidément devenu un monde à part. Et le feuilleton Adam Ounas au MC Alger en fournit un nouvel épisode pour le moins savoureux. Après une première offre de 75 000 euros mensuels, jugée insuffisante puisque le clan du joueur aurait demandé autour de 100 000 euros, le Mouloudia aurait décidé de… faire un effort supplémentaire. Tenez-vous bien : 5 000 euros de plus ! La nouvelle proposition atteindrait ainsi 80 000 euros par mois, soit près de 960 000 euros par an, avant même de parler des primes et autres avantages éventuels. Le tout serait facilité par un «montage financier» auquel les sponsors auraient été associés. Voilà donc présenté comme une preuve de détermination ce qui ressemble surtout à une course au toujours-plus. On se demande alors si le football algérien a encore des limites ? Il faudra naturellement attendre la signature éventuelle du contrat pour savoir si cette information est exacte. Mais si elle venait à se confirmer, elle poserait une question autrement plus sérieuse que celle de savoir si Adam Ounas acceptera ou non les 80 000 euros. Jusqu’où peut-on aller ? Car pendant que l’on se félicite de trouver quelques milliers d’euros supplémentaires pour convaincre un joueur, le football algérien continue de fonctionner avec une économie qui mérite, elle aussi, un sérieux coup de sifflet. Il fut un temps où l’on cherchait à dégraisser le mammouth. Dans le football algérien, on semble parfois avoir choisi la méthode inverse : on nourrit le mammouth, puis on cherche des sponsors pour lui trouver une nouvelle portion. Et voilà comment une augmentation de 5 000 euros par mois devient une «ultime proposition», presque un acte héroïque de gestion. Le plus étonnant est peut-être ailleurs. Ce genre d’information est généralement présenté sans la moindre interrogation sur la logique économique de l’opération. On annonce le montant, on souligne l’effort du club, on met le joueur devant ses responsabilités et, surtout, on transforme une négociation salariale en feuilleton à suspense. Le joueur hésite. Le club augmente. Les sponsors accompagnent. Les médias applaudissent. Et le football, lui, continue de payer. Doit-on conclure qu’Il existe une complicité Manager-média ? C’est ici que le malaise commence. Car à force de présenter chaque nouvelle offre comme un événement, certains récits donnent parfois l’impression que la communication du manager et celle de certains médias ne font plus qu’une. Une information lancée, une offre revalorisée, un montant dévoilé, puis un nouveau chapitre : «désormais, la balle est dans le camp du joueur». Pourquoi pas. Mais il faudrait alors aussi poser la question inverse : qui a intérêt à ce que cette histoire soit racontée de cette manière ? Si Ounas signe, ce sera une opération réussie. S’il ne signe pas, on pourra toujours expliquer que le club aura « tout tenté ». Dans les deux cas, le feuilleton aura fait son travail. Et si l’on parlait enfin de gestion ? Le problème n’est évidemment pas Adam Ounas. Ni même le MC Alger, qui est libre de négocier selon ses moyens et ses objectifs. Le problème est cette banalisation de sommes qui, pour un joueur, peuvent sembler extraordinaires mais qui, rapportées à l’économie réelle du football algérien, devraient au minimum susciter quelques questions. Dans un football qui aurait bien besoin de dégraisser son mammouth, il serait peut-être temps de distinguer l’investissement sportif de la surenchère médiatique. – AHMED BESSOL
Jusqu’à 20 000 euros pour les chercheurs algériens : l’Autriche ouvre ses bourses
Envie de financer vos travaux de recherche au cœur de l’Europe ? Les chercheurs algériens ont aujourd’hui l’opportunité d’obtenir jusqu’à 20 000 euros grâce aux bourses d’excellence autrichiennes. Qui peut en bénéficier et quelles sont les démarches à suivre ? On vous explique tout. Lancée par le Fonds Edith Saurer, cette bourse de recherche a été officiellement relayée par l’ambassade d’Autriche en Algérie. D’après l’ambassade, le Fonds Edith Saurer finance les travaux de chercheurs doctorants ou docteurs axés sur l’histoire des inégalités de genre, de classe et de culture. De 5 000 à 20 000 euros de bourse pour les chercheurs algériens Dotées de 5 000 à 20 000 euros , ces bourses financent des travaux sur l’histoire européenne de l’époque moderne au XXᵉ siècle. Les approches comparatives et transnationales y sont vivement valorisées. L’appel à candidatures vise spécifiquement les titulaires d’un doctorat et les post-doctorants travaillant en sciences humaines, tout particulièrement dans le champ de la recherche historique et ses approches interdisciplinaires. L’ambassade précise par ailleurs que seuls les projets en cours d’exécution sont éligibles. Ceux-ci doivent explorer les disparités sociales sous un prisme historique, en ciblant les thématiques du genre, des classes sociales et de la culture. Côté calendrier, vous avez jusqu’au 31 décembre 2026 (sessions ouvertes depuis le 1ᵉʳ octobre) pour postuler. Une fois la bourse accordée, le projet de recherche devra être concrétisé dans un délai de deux ans. Déposer son dossier sur la plateforme du Fonds Edith Saurer Les dossiers sont à soumettre en ligne en anglais ou en allemand. Pour être complet, le fichier téléchargé sur la plateforme doit comprendre un CV sans photo de 3 pages maximum ainsi qu’un bilan de vos publications scientifiques des cinq dernières années (le tout au format PDF). Auparavant, la création d’un compte sur le portail est indispensable pour soumettre et suivre votre dossier grâce à vos identifiants. Une fois vos pièces jointes intégrées, il vous suffira de compléter vos informations personnelles puis de finaliser votre inscription. La plateforme indique que le programme accepte les candidatures individuelles ainsi que les binômes. En cas de projet en duo, l’allocation sera équitablement divisée entre les deux membres.
Naturalisation/Affaire Yacine Abed : Qatar, la boîte de pont d’or (Exclu LGDF)
Le Paradou AC et l’Algérie voient filer une nouvelle pépite avec Yacine Abed (16 ans) qui va – incessamment et selon toutes vraisemblance – concrétiser son arrivée à Al Ahli Doha (Qatar). Avec un vulnérable contrat aspirant, qui ne protège pas vraiment les intérêts du PAC et n’assure pas de gains conséquents pour l’ailier gauche, les Qataris ont juste eu besoin de proposer un train de vie décent à Abed et sa famille pour contourner le règlement des transferts. Au terme de ce processus, une naturalisation est à envisager. Détails. Après Mohamed Rafik Omar parti vers Al Shamal SC en février 2023, les sélections de jeunes de l’Algérie n’ont pas stoppé la fuite. En effet, grâce à son éclosion à la CAN U17 , Abed a vu le Qatar jeter son dévolu sur lui en lui proposant de signer à Al Ahli Doha . Dans un premier temps, le Paradou AC a réagi et contesté la manouvre en rappelant que “les transferts internationaux de mineurs de moins de 18 ans sont strictement encadrés par les règlements de la FIFA.” Ce qui est – en partie – vrai. Cependant, les Pacistes et Abed n’ont pas de contrat professionnel en bonne et due forme qui garantisse l’immunité contre ce type de “détournements”. 1 million d’euros pour le père, un boulot à 5 000 euros/mois et la famille à l’abri D’ailleurs, les personnes (agent franco-algérien installé dans le Nord de la France ) qui ont organisé ce transfert n’avaient qu’à passer par la porte de derrière pour rendre le “move” possible. Pour cela, il suffit juste d’entamer un changement de résidence de la famille. Ainsi, le “regroupement familial” permet de neutraliser toute contestation de la part de la Fédération algérienne de football (FAF) et du team de Hydra auprès de la FIFA . D’ailleurs, on apprend que le père du joueur a accepté – sans sourciller – de se rendre avec l’ensemble de sa famille au Qatar . Sachant que Yacine est encore mineur, son parent peut avoir son mot à dire dans ce cas. Quand on a une situation sociale et professionnelle juste décente et qu’on se voit offrir 1 million d’euros d’un coup, il est normal de mordre à l’hameçon. En plus de cette grosse prime, le papa aura une fonction et un salaire de 5 000 euros/mois . Quant au frère, il aura une prise en charge totale pour les études. C’est tout le monde qui en profite. Que demander de plus ? Salaire évolutif de 35 000 euros/mois et grosse prime de naturalisation Pour sa part, Abed aura 35 000 euros/mois pour commencer avec une clause qui lui interdit d’aller en Europe lors de ses premières années. Ses émoluments sont – bien évidemment – évolutifs. Ils seront assortis d’une (très) éventuelle prime de naturalisation si jamais il intègre la sélection qatarie plus tard. Ce qui reste fortement envisageable. Quand bien même les Qataris feignent de laisser le camp d’ Abed décider s’il va opter pour les Verts ou Al Annabi plus tard. Néanmoins, quand on voit comment ils ont réussi à appâter le clan Abed , on peut craindre qu’on s’achemine vers une naturalisation inéluctable sur le moyen terme. D’ailleurs, en évoquant ce détail, on peut noter que la FAF continue d’envoyer des convocations à certains joueurs algériens qui exercent au Qatar . Ce concernant, on notera que la liste élargie de Brahim Hemdani comptait Abdessamad Bounaceur (21 ans/ex USM Alger) qui n’a pas donné suite à la convocation (et ce n’est pas la première fois) car il vise une naturalisation après avoir signé à Al Sadd SC en juillet 2024 . Dans tout ça, on se rend – encore une fois – compte que les joueurs à fort potentiel ne sont pas protégés ou verrouillés de sorte qu’ils ne deviennent pas des cibles faciles pour ce genre de projets. La FAF devrait peut-être penser à offrir des contrats spécifiques pour les internationaux jeunes avec leurs clubs. Autrement, on n’est pas à l’abri d’autres coups de filets avec les lois permissives en vigueurs.
France-Algérie : 10 000 € à déclarer en France, mais 1 000 € côté algérien
Vous voyagez entre la France et l’Algérie avec de l’argent liquide ? Les seuils de déclaration sont différents : 10 000 euros côté français et plus de 1 000 euros côté algérien. Voici les démarches à effectuer pour éviter les mauvaises surprises aux frontières. Transporter des espèces entre la France et l’Algérie implique de respecter les réglementations douanières des deux pays. Un voyageur peut ainsi être dispensé de déclaration au départ de France, tout en étant tenu de déclarer son argent à son arrivée en Algérie. La différence repose notamment sur les seuils fixés par chaque administration. Pour les Algériens établis en France, ces formalités méritent une attention particulière avant chaque déplacement. La douane française propose un téléservice baptisé DALIA, tandis que les autorités algériennes ont actualisé leurs procédures en 2026. Une déclaration réalisée dans un pays ne remplace pas celle éventuellement exigée dans l’autre. France : une déclaration obligatoire dès 10 000 euros Selon la Direction générale des Douanes françaises, toute personne transportant 10 000 euros ou plus , ou l’équivalent dans une autre devise, doit effectuer une déclaration lors du franchissement de la frontière. Cette obligation concerne les résidents comme les non-résidents, même lorsque l’argent appartient à une autre personne. Elle s’applique notamment aux voyages vers les pays situés hors de l’Union européenne, dont l’Algérie. Le seuil ne concerne pas uniquement les billets et les pièces de monnaie. Certains chèques, instruments financiers au porteur et formes d’or entrent également dans le champ de la déclaration. Le voyageur doit donc tenir compte de l’ensemble des valeurs concernées pour déterminer s’il atteint le montant réglementaire. DALIA : comment déclarer son argent avant le voyage ? Pour simplifier les démarches, la douane française met à disposition le service officiel DALIA . La déclaration peut être réalisée depuis un ordinateur ou un téléphone, au plus tôt 30 jours avant le déplacement et au plus tard avant le franchissement de la frontière. Le voyageur doit notamment renseigner son identité, son itinéraire ainsi que la nature et le montant des fonds transportés. Une fois la déclaration enregistrée, son justificatif doit être conservé pour être présenté en cas de contrôle. Le document peut être affiché sur un appareil électronique ou imprimé. En cas d’omission ou de fausse déclaration, la réglementation française prévoit notamment une amende pouvant atteindre 50 % des sommes concernées et leur retenue par les Douanes. En Algérie, la déclaration devient obligatoire au-delà de 1 000 euros La réglementation algérienne prévoit un seuil nettement inférieur à celui appliqué en France. L’article 129 de la loi de finances pour 2026 impose à tout voyageur de déclarer, à l’entrée comme à la sortie du territoire, les montants dépassant 1 000 euros ou leur équivalent en autres devises. Cette obligation concerne les Algériens et les étrangers, qu’ils résident ou non dans le pays. Les formalités de déclaration des devises ont également été précisées par un arrêté du 12 mai 2026, publié au Journal officiel du 19 juillet. Le texte prévoit une déclaration écrite, effectuée principalement par voie électronique avant l’arrivée au bureau des Douanes. Elle couvre aussi certains instruments de paiement, les métaux précieux et les pierres précieuses. Les voyageurs non-résidents qui repartent avec des sommes importées et non utilisées doivent également conserver leur déclaration d’entrée et les justificatifs des opérations de change effectuées pendant leur séjour. Ces documents peuvent être demandés lors du départ d’Algérie. La déclaration initiale constitue donc une pièce importante à conserver jusqu’au voyage retour. 5 000 ou 10 000 euros en espèces : quelles démarches effectuer ? Un voyageur quittant directement la France pour l’Algérie avec 5 000 euros en billets n’atteint pas le seuil français de déclaration. Il doit néanmoins déclarer cette somme aux Douanes algériennes. Avec 10 000 euros, les deux déclarations deviennent nécessaires, l’une au départ de France et l’autre à l’arrivée en Algérie. Ces exemples concernent uniquement les obligations déclaratives et ne constituent pas des autorisations automatiques de transport ou d’exportation des devises. Les Douanes peuvent demander des justificatifs sur l’origine et la destination des fonds. Il est donc important de conserver les documents bancaires et les preuves des opérations de change. Comment préparer sa déclaration avant le départ ? Les Douanes algériennes mettent à la disposition des voyageurs le portail électronique ALCES , qui permet notamment de déclarer les devises et les objets de valeur. Ce service est présenté dans les communications officielles des représentations consulaires algériennes, notamment celle du 24 juillet 2026. Les voyageurs sont invités à créer un compte sur la plateforme et à vérifier les modalités de déclaration avant leur départ. Avant de voyager, il est recommandé de consulter les sites officiels des Douanes françaises et algériennes afin de vérifier les seuils, les formulaires et les éventuels justificatifs exigés. Les règles de déclaration ne doivent pas être confondues avec celles encadrant l’exportation des fonds. Cette précaution permet d’éviter les difficultés au départ comme à l’arrivée.
Monsef Bakrar : combien Al Ahly va-t-il verser au Dinamo Zagreb pour l’international algérien ?
Le mercato de Monsef Bakrar touche à son épilogue. L’attaquant international algérien va poursuivre sa carrière sous les couleurs d’Al Ahly SC, après avoir trouvé un accord avec le géant égyptien. En provenance du Dinamo Zagreb, le joueur de 25 ans s’apprête à relever un nouveau défi dans l’un des clubs les plus prestigieux du continent africain. Selon les informations de la presse égyptienne, notamment Al Masry Al Youm, Monsef Bakrar est attendu au Caire dans la nuit de lundi à mardi afin de passer la traditionnelle visite médicale. Sauf retournement de situation, cette dernière étape précédera la signature d’un contrat de trois saisons, qui liera l’ancien attaquant du Dinamo Zagreb au club cairote. L’opération représenterait un investissement important pour Al Ahly. Le montant du transfert est évalué à 3 millions d’euros , auxquels pourraient s’ajouter 500 000 euros de bonus liés aux performances du joueur et du club. Une transaction qui permettra au Dinamo Zagreb de réaliser une belle plus-value après avoir compté sur l’attaquant algérien pendant une saison. Le contrat négocié entre les deux parties prévoit également une rémunération évolutive. Monsef Bakrar percevrait 900 000 euros lors de sa première saison, puis 950 000 euros au cours du deuxième exercice. Son salaire atteindrait enfin 1,1 million d’euros durant la troisième année de son engagement avec Al Ahly. Recruté par le Dinamo Zagreb en 2025 , Monsef Bakrar s’est rapidement imposé comme une pièce importante du secteur offensif. Au cours de la saison écoulée, l’international algérien a disputé 42 rencontres toutes compétitions confondues, inscrivant 18 buts et délivrant 7 passes décisives . Des performances qui ont convaincu Al Ahly de miser sur lui pour renforcer son attaque.
France-Algérie : 10 000 € à déclarer en France, mais 1 000 € côté algérien
Vous voyagez entre la France et l’Algérie avec de l’argent liquide ? Les seuils de déclaration sont différents : 10 000 euros côté français et plus de 1 000 euros côté algérien. Voici les démarches à effectuer pour éviter les mauvaises surprises aux frontières. Transporter des espèces entre la France et l’Algérie implique de respecter les réglementations douanières des deux pays. Un voyageur peut ainsi être dispensé de déclaration au départ de France, tout en étant tenu de déclarer son argent à son arrivée en Algérie. La différence repose notamment sur les seuils fixés par chaque administration. Pour les Algériens établis en France, ces formalités méritent une attention particulière avant chaque déplacement. La douane française propose un téléservice baptisé DALIA, tandis que les autorités algériennes ont actualisé leurs procédures en 2026. Une déclaration réalisée dans un pays ne remplace pas celle éventuellement exigée dans l’autre. France : une déclaration obligatoire dès 10 000 euros Selon la Direction générale des Douanes françaises, toute personne transportant 10 000 euros ou plus , ou l’équivalent dans une autre devise, doit effectuer une déclaration lors du franchissement de la frontière. Cette obligation concerne les résidents comme les non-résidents, même lorsque l’argent appartient à une autre personne. Elle s’applique notamment aux voyages vers les pays situés hors de l’Union européenne, dont l’Algérie. Le seuil ne concerne pas uniquement les billets et les pièces de monnaie. Certains chèques, instruments financiers au porteur et formes d’or entrent également dans le champ de la déclaration. Le voyageur doit donc tenir compte de l’ensemble des valeurs concernées pour déterminer s’il atteint le montant réglementaire. DALIA : comment déclarer son argent avant le voyage ? Pour simplifier les démarches, la douane française met à disposition le service officiel DALIA . La déclaration peut être réalisée depuis un ordinateur ou un téléphone, au plus tôt 30 jours avant le déplacement et au plus tard avant le franchissement de la frontière. Le voyageur doit notamment renseigner son identité, son itinéraire ainsi que la nature et le montant des fonds transportés. Une fois la déclaration enregistrée, son justificatif doit être conservé pour être présenté en cas de contrôle. Le document peut être affiché sur un appareil électronique ou imprimé. En cas d’omission ou de fausse déclaration, la réglementation française prévoit notamment une amende pouvant atteindre 50 % des sommes concernées et leur retenue par les Douanes. En Algérie, la déclaration devient obligatoire au-delà de 1 000 euros La réglementation algérienne prévoit un seuil nettement inférieur à celui appliqué en France. L’article 129 de la loi de finances pour 2026 impose à tout voyageur de déclarer, à l’entrée comme à la sortie du territoire, les montants dépassant 1 000 euros ou leur équivalent en autres devises. Cette obligation concerne les Algériens et les étrangers, qu’ils résident ou non dans le pays. Les formalités de déclaration des devises ont également été précisées par un arrêté du 12 mai 2026, publié au Journal officiel du 19 juillet. Le texte prévoit une déclaration écrite, effectuée principalement par voie électronique avant l’arrivée au bureau des Douanes. Elle couvre aussi certains instruments de paiement, les métaux précieux et les pierres précieuses. Les voyageurs non-résidents qui repartent avec des sommes importées et non utilisées doivent également conserver leur déclaration d’entrée et les justificatifs des opérations de change effectuées pendant leur séjour. Ces documents peuvent être demandés lors du départ d’Algérie. La déclaration initiale constitue donc une pièce importante à conserver jusqu’au voyage retour. 5 000 ou 10 000 euros en espèces : quelles démarches effectuer ? Un voyageur quittant directement la France pour l’Algérie avec 5 000 euros en billets n’atteint pas le seuil français de déclaration. Il doit néanmoins déclarer cette somme aux Douanes algériennes. Avec 10 000 euros, les deux déclarations deviennent nécessaires, l’une au départ de France et l’autre à l’arrivée en Algérie. Ces exemples concernent uniquement les obligations déclaratives et ne constituent pas des autorisations automatiques de transport ou d’exportation des devises. Les Douanes peuvent demander des justificatifs sur l’origine et la destination des fonds. Il est donc important de conserver les documents bancaires et les preuves des opérations de change. Comment préparer sa déclaration avant le départ ? Les Douanes algériennes mettent à la disposition des voyageurs le portail électronique ALCES , qui permet notamment de déclarer les devises et les objets de valeur. Ce service est présenté dans les communications officielles des représentations consulaires algériennes, notamment celle du 24 juillet 2026. Les voyageurs sont invités à créer un compte sur la plateforme et à vérifier les modalités de déclaration avant leur départ. Avant de voyager, il est recommandé de consulter les sites officiels des Douanes françaises et algériennes afin de vérifier les seuils, les formulaires et les éventuels justificatifs exigés. Les règles de déclaration ne doivent pas être confondues avec celles encadrant l’exportation des fonds. Cette précaution permet d’éviter les difficultés au départ comme à l’arrivée.
France : Des dizaines de médecins hospitaliers sommés de rembourser leurs primes
Sur demande du Trésor public, la direction du Grand Hôpital de l’Est francilien, en Seine-et-Marne, a annoncé que des praticiens devraient rembourser les primes qui leur avaient été versées au cours des 24 mois précédents pour les inciter à faire des heures supplémentaires, soit, pour certains médecins, un préjudice allant jusqu’à 80 000 euros « Dans le privé, je travaillerais deux fois moins pour gagner trois fois plus. Je suis à l’hôpital public par choix, mais cet argent nous l’avons gagné », a déclaré un médecin dans un article paru dans Le Parisien. En cause : le versement de primes durant des années aux praticiens travaillant dans les quatre établissements seine-et-marnais du Grand Hôpital de l’Est francilien (GHEF) – des « arrangements, courants dans les déserts médicaux », a souligné le quotidien – et que le Trésor public considère aujourd’hui comme relevant de l’indu. Conséquence : invoquant une demande du Trésor public, la direction du GHEF a annoncé fin mars que les praticiens devraient restituer les sommes perçues au cours des 24 mois précédents. « Certains praticiens se voient réclamer jusqu’à 80 000 euros », soulignait ce 10 août Le Figaro. « Si j’ai fait autant d’heures – jusqu’à 90 par semaine – c’est que j’en avais besoin », a réagi un médecin dans un entretien rapporté par Le Parisien. Ce médecin, « père de trois enfants et redevable d’un total de 35 000 euros à 39 ans », a ajouté le quotidien régional. « Nous on a fait le boulot », a fustigé auprès de TF1 un anesthésiste, sous couvert d’anonymat. « On sent qu’on a été trahi », a ajouté ce médecin, qui devrait rembourser 30 000 euros de primes. « Pourtant, ces primes sont prévues dans le contrat des médecins. L’établissement espère récupérer 2,7 millions d’euros », a rapporté la chaîne privée. La moitié des médecins diplômés hors UE Selon Le Figaro, ce « revirement » concernerait « 10 % des effectifs » du groupe hospitalier, soit « une centaine de médecins ». Dans le détail, stipule cette même source citant la direction du GHEF, les praticiens concernés seraient pour moitié des médecins diplômés hors Union européenne (PADHUE) et pour l’autre moitié des titulaires. « L’injustice est d’autant plus vive du côté des PADHUE, payés comme des internes alors qu’ils fournissent souvent un travail équivalent à celui des seniors », dans l’attente de la validation de leur équivalence, peut-on lire. « Ces versements visaient à réduire cette précarité, mais cela a été fait sans respecter la loi », est-il encore précisé. Bien que pour l’heure la direction ait assuré que « personne ne rembourse quoi que ce soit », alors que deux recours ont été instruits devant la justice, a souligné Le Figaro, « l’hôpital n’a pas pu contenir une vague de démissions : 40 % des radiologues ont quitté l’établissement, dont l’ancien chef de pôle ». R. I.
ALG : Petkovic, c’est 5 000 moutons de l’Aïd El-Adha (Lafordasse)
Voilà deux affaires qui éclatent au même moment et remuent l’opinion algérienne, dont le point commun ce sont des dépenses liées relatives aux deniers publics en devise étrangère. Il y a cette vaste procédure judiciaire qui a été déclenchée sur les conditions d’importation et de distribution des moutons de l’Aïd El-Adha 2026, révélant des irrégularités ayant conduit à la comparution de 41 personnes devant la justice. Et il y a cette affaire qui n’est, certes, pas entre les mains de la justice, mais concerne le risque d’un dédommagement en devises sonnantes et trébuchantes liée à l’éventuelle annulation de la prolongation d’un contrat, celui du sélectionneur national, Vladimir Petkovic. Une prolongation intervenue la veille de la Coupe du monde 2026, considérée par tous les spécialistes et observateurs avertis comme étant une grave erreur managériale et stratégique aux conséquences lourdes à supporter par la trésorerie de la Fédération algérienne de football. D’autant plus que dans les deux cas de figure, il s’agit de deniers supportés par le Trésor public, même si dans le cas de la fédération, déjà biberonnée aux mamelles de contrats de sponsoring issus d’entités économiques publiques, cette dernière peut puiser dans les recettes provenant de la prime de participation au dernier Mondial versée par la FIFA, d’un montant de 13,5 millions de dollars, desquels il faudra soustraire les taxes, certains frais et primes. Face à ce dysfonctionnement dans la gestion, le chef de l’Etat peut ordonner l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier les responsabilités et de mettre toute la lumière sur cette affaire de reconduction du contrat du sélectionneur national qui a fini par irriter tous les Algériens. D’ailleurs, certains, pour ironiser, n’ont pas hésité à dire que Petkovic a coûté à l’Algérie autour de 4 570 000 euros, entre salaires de 28 mois et indemnités, sans compter les 1 196 000 euros pour les membres de son staff technique, soit l’équivalent de 5 000 moutons, à raison de … 900 euros la tête ! En d’autres termes, comme dit l’adage, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et Petkovic n’est autre que le mouton que tout le monde veut égorger aujourd’hui, faisant fi de la vraie grille d’évaluation et de celle situant les responsabilités, et non en confiant un tel dossier à connotation administratif et juridique à une commission technique pour statuer sur la performance du sélectionneur. La vraie et objective évaluation devait être l’après-Mondial, compétition où le niveau d’exigence est le plus élevé, et non pas une fausse comparaison simplifiée avec des échecs passés, ceux de Djamel Belmadi par exemple. Comme en témoigne le nombre de sélectionneurs qui ont quitté jusqu’ici leurs postes à l’issue de la participation de leurs sélections à la Coupe du monde. En définitive, avant l’heure, ce n’est pas l’heure de la reconduction et après l’heure, ce n’est plus l’heure de la… conservation. -LAFORDASSE
CAF : Infantino lâche du lest, Adamu SG de la CAF (Ahmed Bessol)
Chat échaudé craint l’eau chaude. Après l’épisode Véron Mosengo-Omba, Patrice Motsepe a peut-être retenu la leçon. Le secrétaire général sortant, réputé proche de Gianni Infantino, avait fini par concentrer une bonne partie des interrogations sur l’influence de Zurich dans les affaires de la Confédération africaine. Son départ ouvrait donc une question : qui allait tenir les clés de l’administration ? Le choix de Samson Adamu au secrétariat général apporte une première réponse. Nigérian, anglophone et fin connaisseur de la maison, puisqu’il dirigeait déjà les compétitions avant d’assurer l’intérim, il présentait un profil de successeur naturel. Sa confirmation évite à la CAF de confier ses dossiers à un nouveau venu. Mais derrière cette logique administrative se dessine aussi un possible rééquilibrage des pouvoirs. Infantino aurait-il lâché du lest ? L’hypothèse n’est pas à écarter. À quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA, le patron de Zurich a besoin de préserver ses soutiens africains, d’autant que Veron Mosengo-Omba n’était pas apprécié au siège du Caire . Et, ouvrir un bras de fer avec Motsepe pour imposer un homme de son entourage aurait été politiquement risqué. Le compromis pouvait donc s’imposer, même si rien ne permet d’affirmer qu’il résulte d’un accord entre les deux dirigeants. Le grand bénéficiaire pourrait finalement être Patrice Motsepe durant son dernier mandat. En confirmant un responsable issu de l’appareil de la CAF plutôt qu’un nouveau cadre venu de Zurich, le président sud-africain peut consolider son autorité administrative. Infantino conserve peut-être ses soutiens électoraux en Afrique, mais il pourrait avoir accepté de ne plus avoir directement la main sur le secrétariat général. Une nuance qui compte à l’approche de la bataille pour le fauteuil de Zurich. La partie n’est pas terminée, mais les cartes semblent avoir changé de mains. Ahmed Bessol
FIFA : Infantino joue au père noël de Zurich (Ahmed Bessol)
Infantino ne va décidément pas au Cap-Vert le 5 octobre prochain les mains dans les poches. Il arrive avec la hotte du Père Noël, sauf que les cadeaux sont payés par la FIFA. Il fallait y penser ! À quelques mois d’une élection capitale, Gianni Infantino découvre les joies de la redistribution. Après les lettres aux 211 fédérations, les consultations et les grandes déclarations sur «l’unité» de la famille du football, voilà maintenant le temps des cadeaux. Près de 9 millions d’euros par fédération sur la période 2027-2030 seraient évoqués. À ce tarif-là, le Père Noël de Zurich ne se contente plus de remplir les chaussettes accrochées à la cheminée : il livre les cheminées avec ! L’UEFA et la CONCACAF réclamaient au moins 10 millions de dollars par fédération. L’AFC s’est également invitée dans la danse. Infantino répond qu’il soutiendra «le niveau de financement supplémentaire le plus élevé» que la FIFA puisse raisonnablement accorder. Quand une idée ne passe pas par la porte, elle revient parfois par la caisse. C’est tout simple. Et pendant que le Père Noël prépare ses paquets, l’agence qui accompagne sa communication n’a certainement aucune raison de se plaindre. Plus il y a de cadeaux, plus il faut expliquer pourquoi le Père Noël est si généreux. Et pour expliquer la générosité, il faut de la communication. Beaucoup de communication. Reste une petite question : avec l’argent, de qui distribue- t-on ces cadeaux ? Celui d’Infantino ? Non. Celui de son agence ? Encore moins. Celui de la FIFA, évidemment. Alors, pourquoi ne pas applaudir ? Après tout, les fédérations vont recevoir davantage d’argent. C’est plutôt une bonne nouvelle pour le football. Mais lorsqu’une telle distribution intervient dans un contexte électoral, il serait naïf de demander aux fédérations de regarder uniquement le ruban rouge autour du paquet. Il faut aussi regarder qui tient la hotte, qui distribue les cadeaux… et pourquoi il danse autant autour du sapin. – AHMED BESSOL
ALG : Khacef qui le CR Belouizdad pour Al-Ahly Benghazi
Le latéral gauche algérien Noufel Khacef quitte le CR Belouizdad pour rejoindre Al-Ahly Benghazi. Le club libyen a annoncé mardi la signature du joueur, qui entame ainsi une nouvelle expérience professionnelle à l’étranger après plusieurs saisons passées sous les couleurs du Chabab. Fort de son expérience sur les scènes nationale et continentale, Khacef est appelé à apporter son vécu et ses qualités à une formation qui ambitionne de jouer les premiers rôles durant le nouvel exercice. Ce transfert marque également un nouveau tournant dans la carrière du défenseur algérien, désireux de poursuivre sa progression et de relever un nouveau défi dans le championnat libyen. Selon les informations communiquées autour de l’opération, Al-Ahly Benghazi aurait accepté de lever la clause libératoire du joueur, estimée à environ 900 000 euros, afin de finaliser son recrutement. Une opération qui permet au Chabab de récupérer une indemnité conséquente et à Khacef de donner une nouvelle orientation à sa carrière. MR
FIFA : Le Cap-Vert, dernier rempart africain pour Infantino ? (Ahmed Bessol)
Après la tempête provoquée par l’affaire FIFA Forward Enterprise, la CAF va réunir les présidents des 54 fédérations africaines au Cap-Vert. Une conférence stratégique officiellement consacrée à l’avenir du football africain. Mais le rendez-vous intervient à un moment où le soutien à Gianni Infantino est de plus en plus contesté ailleurs. Du 7 au 9 octobre, Santa Maria accueillera également le président de la FIFA Gianni Infantino. Officiellement, il sera question de développement, de financement et de l’avenir du football africain après la Coupe du monde -2026. Mais le calendrier donne à cette rencontre une autre dimension. Depuis l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise, la contestation contre Infantino s’est amplifiée. UEFA, AFC et CONCACAF ont exprimé leur opposition au projet et, en Europe, plusieurs fédérations ont pris leurs distances avec le président de la FIFA. L’Afrique, elle, reste pour moitié dans le camp d’Infantino. Le Comité exécutif de la CAF a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA. Mais entre une position du Comité exécutif et les 54 bulletins d’un Congrès, il existe une différence de taille. C’est là que se situe le véritable enjeu du Cap-Vert. Motsepe pourra-t-il réellement maintenir une position africaine commune jusqu’au Congrès de la FIFA de mars 2027 ? Rien ne permet encore de répondre à cette question. Les observateurs soulignent d’ailleurs que les 54 voix africaines pourraient peser lourd dans l’élection. D’où les rapports de force au sein de la CAF méritent d’être observés. Fouzi Lekjaa et Hany Abo Rida siègent à la fois au Comité exécutif de la CAF et au Conseil de la FIFA. Leur influence dans les deux instances constitue un élément du paysage institutionnel africain. Mais ils n’ont de cesse d’imposer une ligne à Motsepe. Une chose est certaine : Infantino aura besoin d’une Afrique soudée. Le Cap-Vert pourrait donc devenir beaucoup plus qu’une simple conférence stratégique. Il sera aussi un test pour mesurer la solidité du front africain. Car en matière d’élections, les déclarations d’aujourd’hui ne valent pas nécessairement les bulletins de demain. – AHMED BESSOL
Portugal, Grèce, Malte… Les 6 Golden Visa qui séduisent les familles en 2026
Instabilité géopolitique, hausse du coût de la vie, quête de sécurité : face à un monde incertain, l’obtention d’une seconde résidence s’impose aujourd’hui comme le plan B ultime pour protéger son foyer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 50 % des candidats à l’expatriation placent désormais l’épanouissement familial, un pouvoir d’achat préservé et un système de santé performant au cœur de leurs priorités. Selon le site spécialisé Get Golden Visa , la quête de sécurité familiale s’accélère : les demandes visant à protéger ses proches ont bondi de 41 %. Une tendance claire qui traduit le besoin grandissant d’anticiper l’avenir grâce à un « Plan B » sur mesure, garantissant une flexibilité totale sans obligation de déménagement immédiat. Top 6 des meilleurs visas dorés pour les familles en 2026 Le Portugal s’impose comme la destination privilégiée des investisseurs dont l’objectif ultime reste l’obtention d’un passeport européen pour l’ensemble de leur foyer. Avec une exigence de séjour extrêmement souple — seulement sept jours par an en moyenne —, le Golden Visa portugais donne le droit de vivre, d’étudier et de travailler dans tous les États membres de l’Union européenne. Accessible via un investissement de 500 000 euros dans des fonds d’investissement éligibles, ce programme permet d’inclure le conjoint, les enfants dépendants et les parents âgés, ouvrant l’accès à la nationalité après dix ans de détention du titre de séjour. La Grèce attire tout particulièrement les familles à enfant unique qui souhaitent pérenniser le statut de leur descendant sur le long terme. Le système grec permet une stratégie originale : désigner l’enfant devenu majeur comme investisseur principal, ce qui permet d’inclure les parents sans limite d’âge ni justification de dépendance financière. Accessible dès 250 000 euros (conversion de locaux commerciaux) ou 400 000 euros en zone rurale, ce programme immobilier délivre un titre de séjour de cinq ans renouvelable sans aucune condition de présence minimale. Pour ceux qui privilégient une stabilité immédiate sans procédures de renouvellement successives, Malte offre un statut de résidence permanente dès la validation du dossier. Foyer anglophone au cœur de la Méditerranée, l’archipel maltais dispose d’un système éducatif calqué sur le modèle britannique, facilitant la transition scolaire des enfants. L’accès à la résidence permanente maltaise s’effectue via l’achat d’un bien d’au moins 375 000 euros ou par une location annuelle minimale de 14 000 euros sur cinq ans, couplés à des contributions gouvernementales. L’Italie, le Panama… L’Italie séduit avant tout les entrepreneurs et les familles désireuses de s’installer véritablement au cœur de l’Europe pour y exercer une activité professionnelle. Le Visa Investisseur italien ouvre le droit de travailler et de scolariser ses enfants dans des universités de renommée mondiale comme la Bocconi ou l’Université de Bologne. Les options d’investissement débutent à 250 000 euros dans une startup innovante et permettent au titulaire d’inclure son conjoint, ses enfants mineurs et ses parents à charge sous le régime de regroupement familial. Sur le continent américain, le Panama constitue la porte d’entrée privilégiée pour les familles nord-américaines désirant un pied-à-terre proche, stable et adossé au dollar américain. Le Visa d’Investisseur Qualifié accorde une résidence permanente directe avec une obligation de séjour minime d’une visite tous les deux ans. L’accès requiert un investissement immobilier neuf de 300 000 dollars maintenu pendant cinq ans, offrant une proximité appréciable avec les grands centres financiers américains. Enfin, les Émirats arabes unis s’imposent comme la destination de choix pour les familles à la recherche d’une exonération fiscale totale et d’un environnement ultra-sécurisé. Le Golden Visa de Dubaï ou d’Abu Dhabi octroie un titre de séjour de 10 ans renouvelable pour tout achat immobilier d’au moins 2 millions d’AED (environ 500 000 euros). Outre l’absence d’impôt sur le revenu, les Émirats possèdent l’un des réseaux d’écoles internationales les plus vastes au monde, couvrant les programmes britanniques, américains ou le baccalauréat international (IB). Le choix du meilleur Golden Visa dépend donc principalement de la vision à long terme de votre foyer, qu’il s’agisse d’obtenir la nationalité européenne ou de trouver un cadre fiscal avantageux. Le Portugal et la Grèce s’adressent à ceux qui cherchent la mobilité au sein de l’UE, tandis que Malte et le Panama garantissent une résidence permanente d’emblée. De leur côté, l’Italie favorise l’intégration économique locale et les Émirats arabes unis offrent un cadre de vie haut de gamme et détaxé.
FIFA: Le CE de l’UAFA n’est pas l’assemblée générale (Ahmed Bessol)
La réunion de l’Union arabe de football (UAFA) à Djeddah est celle du Comité exécutif et non de son assemblée générale. Une nuance qui n’est pas anodine. Aussi faut-il parfois se méfier des chiffres qui donnent immédiatement le tournis. Dans le dossier qui oppose désormais Gianni Infantino à une partie de ses adversaires, chaque soutien est scruté, comptabilisé et présenté comme une démonstration de force. L’UAFA n’échappe pas à cette règle. Il importe d’appeler les choses par leur nom. On ne peut parler d’une position de l’ensemble du football arabe qui introduit l’amalgame. Selon les observateurs, le communiqué ne donne ni feuille de présence ni résultat détaillé du vote. Il serait donc hasardeux de transformer une décision ou une déclaration du Comité exécutif en un vote représentant automatiquement l’ensemble des fédérations arabes. C’est-à-dire son assemblée générale. La nuance est d’autant plus importante que l’UAFA n’est pas une confédération continentale comparable à l’UEFA, la CAF ou l’AFC. Son poids politique peut être réel, notamment en raison de l’influence des fédérations du monde arabe, mais il ne faut pas lui attribuer une représentativité institutionnelle qu’elle ne possède pas ou qu’elle n’est pas parvenue à imposer, malgré son immense poids financier. Il y a également une autre question, plus politique : derrière l’UAFA, plusieurs fédérations du Golfe entretiennent des relations étroites avec les structures asiatiques du football. Leur position dans le futur rapport de forces autour de la FIFA devra donc être observée avec attention. Un soutien ponctuel ne signifie pas nécessairement un alignement définitif. Il y a un risque de division au sein de cette institution. Qui en tirera profit ? Dans la bataille qui se dessine autour de la présidence de la FIFA, les communiqués, les lettres de soutien et les réunions régionales ne constituent pas encore les bulletins de vote du prochain Congrès. Bien entendu, notre propos n’est pas de minimiser la position prise par le Comité exécutif de l’UAFA, mais nos lecteurs de plus en plus nombreux ont aussi droit à une information débarrassée des raccourcis. Entre «le Comité exécutif de l’UAFA soutient» et «le football arabe soutient», il existe une différence que le journalisme ne devrait précisément pas effacer, contrairement à certains médias occidentaux. Toutefois, après l’Afrique, l’Europe et la CONCACAF, le moindre mouvement du côté arabe sera désormais interprété comme un indice de la bataille à venir. Les apparences peuvent être trompeuses. Avant de compter les soutiens, il serait peut-être plus prudent de commencer par compter les votants. – AHMED BESSOL
EN : Fin de contrat pour Vladimir Petkovic
C’est ce soir, à minuit tapante, que prendra fin le contrat du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, avec la Fédération algérienne de football, qui a débuté le 1 e mars 2024, et ce, en attendant de connaître la suite de ce qu’adviendra la prolongation du second contrat jusqu’au 31 juillet 2028. Après 28 mois à la tête de l’équipe nationale d’Algérie, Vladimir Petkovic peut ranger dès ce soir le contrat qu’il l’a lié à la Fédération algérienne de football dans son tiroir d’archives. Un contrat qui avait pris effet le 1 e mars 2024 et qui prendra fin ce soir, 31 juillet 2026 avant zéro heure. Durant cette période, l’ex-sélectionneur de la Suisse a coaché les Verts durant 33 matchs, avec un bilan globalement positif sur le double plan statistique et atteinte des objectifs contractuels, à savoir : 23 victoires, 5 nuls et 5 défaites. Par année : en 2024 (10 matchs disputés, 7 gagnés, 2 nuls et 1 défaite), en 2025 (13 matchs disputés, 11 gagnés, 1 nul et 1 défaite) et en 2026 (10 matchs disputés, 5 victoires, 2 nuls et 5 défaites). Au total, sous la conduite de Petkovic, l’Algérie a marqué 76 buts (soit 2,3 buts/match) et encaissé 31 buts (soit 0,93 but/match), et une différence de buts de +45. Sur un plan purement contractuel, le technicien bosno-helvétique a atteint les objectifs qui lui ont été assignés dans son contrat (du 1 e mars 2024 au 31 décembre 2025, prolongé systématiquement au 31 juillet 2026) que sont : qualification à la Coupe d’Afrique des nations – Maroc 2025 et qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Dans ce même contrat, Petkovic devait ‘’entreprendre les meilleurs efforts pour atteindre le deuxième tour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025’’ (Article 6) ; alors que pour la Coupe du monde 2026, aucun objectif ne lui a été exigé ! Petkovic a coûté 70 milliards de centimes à la FAF Par rapport au volet financier, à ce jour, Vladimir Petkovic a coûté à la fédération algérienne de football la bagatelle de 4 570 000 euros, répartis comme suit : 3 780 000 euros en salaires (à raison de 135 000 euros/mois), 140 000 euros en primes de la CAN-2025 (50 000 euros pour la qualification à la phase finale, 40 000 euros pour le passage aux 8 e de finale et 50 000 euros pour s’être qualifié aux quarts de finale) et 650 000 euros concernant la Coupe du monde 2026 (500 000 euros de prime de qualification + 150 000 euros pour le passage en 16 e de finale parmi les 8 meilleurs troisièmes). En dinars algérien, le coût de Petkovic avoisine les 700 MDA, soit 70 milliards de centimes, sans bien évidemment les salaires et les primes des membres de son staff technique, que sont Davide Morandi (adjoint), Paolo Rongoni (préparateur physique) et Guido Nanni (entraîneur des gardiens de but) qui sont rémunérés en devise étrangère, sans compter aussi les algériens Nabil Negiz (2 e adjoint), Nacerddine Berarma (2 e entraîneur des gardiens) et avant Merouane Messaï (avant qu’il ne soit remplacé par Nanni), et Réda Mouassa (l’analyste vidéo). Pour justifier la reconduction de son contrat jusqu’au 31 juillet 2028, la FAF a repris le bilan chiffré de Petkovic, tout en rajoutant le classement FIFA des Verts passé de la 43 e (février 2024) à la 29 e place (juillet 2026), mais également l’absence de l’équipe nationale des éditons 2018 et 2022 de la Coupe du monde et les éliminations au premier tour des CANs 2021 et 2023. Et puis, dans son élan de gratitude et de générosité, la FAF a revis à la hausse le salaire du sélectionneur national, le faisant passer de 135 000 à 160 000 euros/mois. Sauf que cette reconduction, la veille du Mondial 2026, a tourné au fiasco managérial à l’issue de la compétition, épreuve majeure au cours de laquelle sont testées toutes les sélections ainsi que leurs staffs respectifs. L’autre bilan qui fâche L’Algérie n’a, non seulement pas brillé, mais n’a jamais autant encaissé de buts dans un Mondial : 9 buts en 4 matchs, soir 2,4 buts par match. Toutes les carences sont apparues au grand jour : pas de gardien titulaire, même si le staff a tenté le forcing Luca Zidane, loin du niveau international. Une défense loin d’être rassurante avec toutes les combinaisons testées ; un milieu de terrain qui n’a cessé de changer à chaque rencontre, et une attaque qui beugue lorsqu’elle se retrouve face à des adversaires plus costauds (zéro tir cadré contre le Nigéria lors de la CAN-2026 et face à l’Argentine en Coupe du Monde, et 2 seulement face à la Suisse). Il ne faut pas être un spécialiste pour vite comprendre que la sélection algérienne a évolué cachée durant 28 mois, que son jeu n’a pas progressé, qu’elle a souvent flambé face à des adversaires plutôt modestes, et s’est faite ramassée par plus fort sans une véritable identité de jeu et d’ambition. Et puis, la goutte qui a fait déborder le vase et suscité la colère des supporters des Verts, c’est assurément cette fin de match face à la Suisse où Petkovic, sans calcul certainement ni pensée malintentionnée, est allé, tout sourire, féliciter et enlacer ses anciens joueurs, faisant naître un véritable malaise chez les algériens. En fin de compte, un bilan ne peut jamais être complet s’il ne prend pas en considération tous les paramètres possibles, matériels et immatériels, techniques, comportementaux et autres managériaux, d’autant que l’Algérie a le droit légitime d’aspirer à mieux, en rapport avec son standing, les moyens et la ressource humaine dont elle dispose. Le président de la République l’a rappelé tout récemment : « On a une équipe. Il y a des joueurs qui ont pris de l’âge et ont décidé de se retirer, c’est normal ; mais on a une pépinière qui, si elle est bien prise en main, peut faire mieux ». L’épilogue : vers une séparation à l’amiable, la moins douloureuse possible ? Alors, la suite : se fera-t-elle avec ou sans Petkovic ? Aux dernières nouvelles, ça négocie dur pour une séparation à l’amiable où les deux parties (FAF et Petkovic) ne perdraient pas au change. Les avocats du technicien suisso-bosnien plancheraient sur le dossier, alors que dans l’entourage du concerné on est arrivé à la conclusion que ce dernier ne pourrait plus poursuivre sa mission dans un environnement ‘’qui ne veut plus de lui’’. Référence faite aux très nombreuses réactions du public algérien sur les réseaux sociaux, mais également sur plusieurs médias et plateaux TV faisant de Petkovic un personnage désormais indésirable et l’attitude de la FAF à travers ses relais et le fait de solliciter une commission technique pour évaluer le parcours de l’équipe nationale. Le nouveau contrat de Petkovic, lui, est comme l’Arlésienne : tout le monde en parle, mais personne ne l’a jamais vu. Les seuls éléments immuables sont sa durée (jusqu’au 31 juillet 2028) comme l’a annoncé officiellement la FAF, le montant fuité du salaire (160 000 euros/mois), et les objectifs minimalistes qui lui ont été assignés (carré final à la CAN-2027 et la finale à la CAN-2028). Alors, la FAF et Petkovic parviendront-ils à une solution qui arrangerait les deux parties, évitant un ‘’mariage’’ forcé et une lourde facture à payer ? On en saura davantage dans les tous prochains jours, puisque le 1 e août 2026 débutera le nouveau contrat de Vladimir Petkovic. Mais celui-là, reste une autre histoire.
DES ÉTOILES DANS LES YEUX
a Mercedes Classe S W223 restylée change à plus de 50%. Si elle use et abuse des petites étoiles, jusqu’à en mettre dans ses yeux, c’est surtout sa puissance de calcul en nette hausse qui transforme l’expérience. La Classe S lancée en 1972 est mise en avant pour les festivités des 140 ans de Mercedes placés sous le signe de l’innovation. C’est sans doute pour cela que ce ‘simple’ restylage a pris des allures de chantier d’envergure. Extérieurement, la nouvelle Classe S restylée se reconnait à ses nouveaux feux intégrant de nombreuses étoiles mais aussi à sa calandre agrandie de 20% constellée elle aussi d’étoiles au cas où vous ne sauriez pas que vous êtes devant une Mercedes… Reste que ses proportions sont particulièrement réussies, et dans sa robe Vert Argent magno Manufaktur à 5900 Û en finition AMG Line Plus avec pack Nuit éliminant tous les chromes et ses jantes noire de 20’’ chaussées en Bridgestone Turanza T005 spécifiques (MO-S), elle apparaît nettement plus élancée et fine que ce que sa fiche technique laisse penser puisque notre version Limousine s’étend sur 5,30m de long et 1,50m de haut (5,19m pour la Berline). Toutes les Classe S de l’histoire n’ont pas été aussi élégantes. Quand on vous explique que le supercalculateur du nouveau système d’exploitation embarquée MB.OS gérant toute l’électronique de conduite nécessite désormais d’être refroidi par eau, vous comprenez que l’automobile dans laquelle vous grimpez n’est plus tout à fait comme les autres. L’impressionnant Superscreen à 3 écrans débarque sur toute la largeur de l’habitacle et vous donne accès à une infinité de fonctions et de réglages accompagnés de très beaux graphismes qu’il faudra des jours pour tester. Les cadrans derrière le volant s’affichent en 3D et l’affichage tête haute peut vous indiquer la route à suivre en réalité augmentée avec des flèches s’affichant sur le pare-brise qui vous montrent exactement l’endroit où vous devez tourner. Utile. Vous pouvez évidemment étoffer l’offre en piochant dans le catalogue d’options, tout aussi infini puisque notre modèle d’essai en compile pour près de 80 000 euros. La France ne commercialisant pas la version V8, le modèle le plus puissant est la 580e équipée du 6 cylindres hybride rechargeable offrant 585 ch (+75 ch) assez enthousiastes sur les accélérations. Notre paquebot de luxe gagne 5 dixièmes sur le 0 à 100 km/h (4’’4) mais avouons que s’abandonner à cet exercice ne vous procure pas le plaisir habituel car même si cette 580e à quatre roues motrices marche fort, l’objectif d’une limousine est plutôt de déborder de douceur et d’onctuosité pour ne pas secouer ses passagers arrière chouchoutés comme jamais. Une S600 SEL W140 V12 était beaucoup plus molle, en moteur comme en suspension. De plus, ici, l’attaque de frein sans mordant ne permet pas une conduite aussi souple que voulu. Sans doute un souci de régénération qu’il est peut-être possible de régler mais que le temps imparti ne nous a pas permis de découvrir. Notez juste que la version 450 d de 367 ch sans hybridation est beaucoup plus naturelle sur ce plan. Le fait que cette dernière pèse également 260 kg de moins la rend aussi plus agréable à mener sur les petites routes où sa suspension pneumatique paraît légèrement moins « vibrante » sur les chaussées en tôle ondulée. Cela demandera à être vérifié mais l’effet tapis volant souvent recherché dans ce segment du transport de VIP est peut-être plus réussi chez la concurrence. On trouve étonnamment un mode Sport qui ne change quasiment rien à l’excellent amortissement vertical des obstacles à basse vitesse car il limite le roulis et le tangage dans les courbes à vitesse plus élevée. Sur autoroute, cela reste néanmoins toujours très souple, ce qui se traduit au volant par un inévitable et très léger effet pendulaire qui ferait presque office de berceuse. On notera aussi que dans la version Limousine dotée de l’option pack Premium à 19 500 Û comprenant les sièges arrière First Class qui se transforment en fauteuil relaxant avec repose pied inclinable, il sera difficile à un gaillard de plus d’1,75m d’allonger ses jambes sans frotter ses semelles sur le siège passager avant pourtant avancé au maximum. Mieux vaudra profiter de l’espace de travail mobile avec sa tablette dépliable et ses accessoires pendant que votre siège massant s’occupera de dénouer vos soucis dorsaux. La surpuissance de calcul du nouveau système de gestion électronique et numérique de Mercedes permet aussi d’offrir un maximum d’assistances autorisées en Europe. Ainsi, on découvre l’assistance au dépassement ou encore un système repérant les feux rouges pour arrêter l’auto mais dans la réalité, c’est plus gênant qu’autre chose. Tant que la conduite autonome réelle ne sera pas légale, tous ces systèmes relèvent plus du gadget d’annonce que de l’aide véritable. Puisque l’humain reste responsable de ses actes avec ces assistances, laissons-le conduire, non ? Mais tout cela, le vrai utilisateur de la Classe S n’en a cure car il est généralement assis à l’arrière, discutant avec ses nouvelles IA embarquées, respirant un air pur filtré face à un nouvel écran de 13’’1 et protégé par sa ceinture airbag et les 14 autres coussins gonflables répartis dans l’auto. En France, à peine une dizaine de Classe S sont vendues chaque année à des particuliers, le reste (un peu plus de 200) alimente les flottes de limousines des agences de transport VIP. En fait, la seule fonction dynamique que l’occupant percevra sera sans doute le pivotement de l’auto dans les courbes serrées puisque ses roues arrière directrices pouvant braquer jusqu’à 10° en font un engin particulièrement agile pour sa taille. Parfait pour manœuvrer devant les grands hôtels. Notre parcours comprenant plusieurs portions à vitesse illimitée n’était pas très WLTP compatible. Le moteur électrique n’a pas été extrêmement sollicité mais il est censé pouvoir entrainer l’auto sur plus de 100 km. Notre consommation moyenne d’environ 8,2l, très éloignée des 3l/100 km WLTP annoncés n’est donc pas très représentative. Une 450 d qui consomme à peine moins ne descendra jamais plus bas faute d’hybridation mais surtout, elle cumule 30 000 euros de malus CO2 et poids quand l’hybride rechargeable écope de « seulement 17 000 euros de malus au poids. Le confort, ça se paye. Depuis la W126 écoulée à plus de 818 000 exemplaires qui a écrit la légende de la Classe S, la concurrence a répliqué. Si autrefois, le confort, la puissance et la souplesse étaient les critères essentiels, aujourd’hui, tout se joue au niveau des innovations électroniques et de la puissance de calcul et c’est celui qui dégaine le dernier qui a souvent raison. En attendant la prochaine BMW Série 7, cette Classe S impressionne mais on ne sait toujours pas si tout cet arsenal de fonctions et d’aides est un réel besoin pour l’usager ou le conducteur. On aime + : Design extérieur et intérieur réussi Débauche technologique Confort Performance moteur Sécurité On aime – : Est-il besoin de mettre autant d’étoiles sur la face avant ? Consommation élevée Attaque de frein perturbante Trop de fonctions inutiles
Adil Bourabaa : comment sa valeur a explosé en un an sur le marché des transferts
La trajectoire d’Adil Bourabaa a pris une dimension spectaculaire en l’espace de quelques mois. Encore avec la réserve de Troyes en cinquième division à l’été 2025, le milieu de terrain de 21 ans évolue aujourd’hui en Ligue 1 avec Le Mans et vient de connaître sa première convocation en équipe d’Algérie. Une ascension qui se traduit également par une forte hausse de sa valeur marchande. À l’été 2025, Adil Bourabaa évoluait encore avec la réserve de Troyes, en cinquième division française, où son temps de jeu restait limité. À la recherche d’une nouvelle dynamique, il avait rejoint l’ AS Beauvais , en National 2. Son passage dans l’Oise va rapidement changer le cours de sa carrière. Utilisé notamment au poste de latéral droit, le jeune Algérien se fait remarquer durant la première partie de la saison 2025-2026. Ses performances attirent alors Le Mans, fraîchement promu en Ligue 2. Le club sarthois débourse environ 15 000 euros durant le mercato hivernal pour le recruter. Bourabaa s’impose immédiatement dans sa nouvelle équipe et dispute les 13 dernières rencontres de la saison . Le Mans poursuit sa progression et décroche une deuxième montée consécutive pour retrouver la Ligue 1. Au moment de signer son premier contrat professionnel, la valeur marchande du joueur était estimée à 300 000 euros , avant de grimper à 500 000 euros à l’issue de la saison. Adil Bourabaa désormais valorisé à 3,5 millions d’euros Ses premiers pas en Ligue 1 ont encore accéléré cette progression. Bourabaa totalise déjà trois buts et deux passes décisives en cinq rencontres depuis le début de la saison. D’abord convoqué avec l’Algérie U23 par Rafik Saïfi, le joueur de 21 ans a ensuite été appelé chez les Fennecs A par Brahim Hemdani pour remplacer Nabil Bentaleb , forfait sur blessure. Une première convocation qu’il a décrite comme « un rêve qui se réalise » . Cette ascension se reflète désormais sur le marché. Selon la dernière mise à jour de Transfermarkt , sa valeur marchande atteint 3,5 millions d’euros , contre 500 000 euros auparavant. Elle a donc été multipliée par sept depuis sa précédente estimation. L’évolution est encore plus impressionnante sur une année : d’environ 300 000 euros à 3,5 millions , soit une valorisation près de douze fois supérieure. Le contraste avec le montant investi par Le Mans est également saisissant. Recruté pour environ 15 000 euros , Bourabaa possède aujourd’hui une valeur théorique plus de 230 fois supérieure à cette somme.
Retour en Algérie : téléphones exemptés, or déclaré dès 1 000 €, les règles de la douane
Avant chaque retour au pays, la même question revient chez les Algériens de France. Combien de téléphones, de bijoux en or ou de cadeaux peut-on ramener sans payer de taxes ? Voici les règles fixées par les lois de finances et la Direction générale des douanes. Douanes algériennes : quels achats sont exonérés jusqu’à 150 000 DA ? Les voyageurs peuvent importer des marchandises destinées à leur usage personnel ou familial sans payer de droits ni de taxes. La loi de finances pour 2021 fixe cette franchise à 150 000 DA. Ce seuil figure à l’article 213 du code des douanes, et le site des Douanes algériennes le reprend. Une page du site des Douanes, intitulée « Vous arrivez en Algérie », mentionne aussi un plafond de 50 000 DA. Dans la loi, ce montant correspond à la franchise des colis postaux et des envois express. Il a été fixé par la loi de finances complémentaire pour 2022. Dans tous les cas, les objets ne doivent pas présenter de caractère commercial ou professionnel. La douane apprécie ce critère selon leur nature, leur quantité et leur valeur. Plusieurs articles neufs et identiques peuvent ainsi éveiller l’attention des agents. Achats dépassant 150 000 DA : quand s’applique la taxe de 30 % ? Au-delà de ce seuil, le voyageur peut dédouaner ses achats sans formalités de commerce extérieur ni de change. La loi de finances complémentaire 2022 prévoit cette dispense pour les biens neufs ou usagés, à usage personnel ou familial. Le dédouanement entraîne alors une taxation forfaitaire de 30 % de la valeur de la marchandise. La DGD précise que l’importation doit rester occasionnelle, et ne pas concerner des voyageurs habitués. Ce taux de 30 % a par ailleurs remplacé un barème de quatre taux, de 70 % à 160 %. Ce barème avait été fixé par la loi de finances pour 2022, quelques mois plus tôt. Le taux de 25 %, parfois cité, concerne en réalité le matériel destiné à une activité professionnelle. Il s’applique jusqu’à 100 000 DA, pour des biens qui ne sont pas destinés à la revente en l’état. Au-delà de ces seuils, les marchandises doivent passer par un régime douanier classique. Le texte ne précise pas si la taxe porte sur la valeur totale des achats. Il ne dit pas non plus si elle vise seulement la partie qui dépasse la franchise. Renseignez-vous auprès des services des douanes avant le voyage, afin d’éviter toute confusion. Conserver les factures facilite aussi l’évaluation des marchandises. Combien de téléphones et d’ordinateurs peut-on ramener en Algérie ? Les téléphones portables et le matériel informatique bénéficient d’un régime favorable. La loi de finances complémentaire pour 2022 les exempte de la taxation forfaitaire. Cette exemption vaut lorsqu’ils sont destinés à un usage personnel ou familial. Un ordinateur portable ou un smartphone offert à un proche entre donc dans ce cadre. La condition reste toutefois l’absence de caractère commercial. Plusieurs appareils neufs et identiques risquent ainsi d’être considérés comme une importation commerciale. Les agents apprécient ce critère selon la nature et la quantité des appareils. Aucun texte officiel consulté ne fixe un nombre maximal d’appareils par voyageur. Les règles du type « un téléphone, un ordinateur » qui circulent en ligne relèvent de l’interprétation. Il est donc recommandé de ne transporter que des appareils clairement destinés à un usage personnel ou familial. Bijoux en or : à partir de quel montant faut-il les déclarer ? Les bijoux en or, en argent ou en platine entrent dans les objets de valeur. Depuis la loi de finances pour 2026, le voyageur doit les déclarer au-delà de 1 000 euros de valeur. Cette obligation vaut à l’entrée comme à la sortie du territoire. Avec le cours actuel de l’or, ce seuil peut être atteint avec une quantité modeste de bijoux. La DGD rappelle aussi que l’importation et l’exportation des métaux et pierres précieux obéissent à des textes spécifiques. Nous détaillions ces règles dans notre guide sur ce que les voyageurs peuvent emporter . Le volet fiscal des bijoux évolue aussi. Le projet de loi de finances 2027 prévoit une amnistie exceptionnelle sur les bijoux en or et en argent , que nous avons présentée en détail. Cette mesure ne modifie pas les règles de déclaration à la frontière. Cigarettes, alcool et parfums : les quantités autorisées à la douane Le tabac, l’alcool et le parfum font l’objet de tolérances, admises sans droits ni taxes. Chaque voyageur peut importer 200 cigarettes, 100 cigarillos, 50 cigares ou 250 grammes de tabac. Il peut aussi rapporter deux litres de vin ou un litre de spiritueux. Pour le parfum, la tolérance atteint 50 grammes, ou un quart de litre d’eau de toilette. Ces quantités figurent dans le dépliant « Effets et objets personnels » publié par la DGD. Les voyageurs peuvent en outre déclarer verbalement les marchandises qui les accompagnent. Objets personnels : les règles pour un séjour de six mois à l’étranger Les voyageurs résidents qui partent séjourner à l’étranger peuvent exporter temporairement leurs objets personnels. Ils souscrivent une déclaration simplifiée, avec un engagement de réimportation, pour une durée maximale de six mois. Ce mécanisme évite de payer des droits au retour sur un appareil possédé avant le départ. L’engagement peut être levé sans réimportation dans deux cas. C’est possible si l’objet est détruit ou perdu à la suite d’un accident ou d’un cas de force majeure. C’est aussi le cas si le voyageur s’installe légalement à l’étranger et devient non-résident. À l’inverse, les Algériens non résidents peuvent importer temporairement des objets pendant six mois, sans prolongation possible. Lorsque la douane ne peut pas dédouaner immédiatement une marchandise, elle peut la placer en dépôt pendant un mois. À l’expiration de ce délai, l’administration des douanes vend les marchandises. Voyager avec des euros : les seuils de déclaration en Algérie et en France Les règles sur les devises complètent ce dispositif. Depuis le 1er janvier 2026, tout voyageur doit déclarer les sommes supérieures à 1 000 euros. L’obligation vaut à l’entrée comme à la sortie du territoire, quelle que soit la nationalité. Elle découle de l’article 129 de la loi de finances pour 2026. Elle couvre les billets et les moyens de paiement au porteur, mais aussi les métaux et les pierres précieux. Selon la DGD, la déclaration se fait essentiellement par voie électronique, avant l’arrivée au bureau des douanes. Le formulaire n’est valable que pour un seul séjour. À la sortie, le voyageur non résident doit présenter un reçu bancaire attestant le change des devises déclarées à son entrée. Les voyageurs peuvent exporter jusqu’à 7 500 euros en espèces par année civile, sous réserve de justificatifs bancaires. Les résidents peuvent aussi importer ou exporter jusqu’à 10 000 DA en billets algériens. Le seuil de déclaration diffère côté français, où il s’élève à 10 000 euros. Nous avions comparé ces deux règles dans notre article sur l’argent à déclarer entre la France et l’Algérie . Les voyageurs ont intérêt à respecter les deux réglementations lors de leurs trajets. Douane en Algérie : les principaux seuils à retenir avant de voyager Objets personnels : franchise de 150 000 DA, fixée par la loi de finances pour 2021. Au-delà : taxation forfaitaire de 30 % de la valeur, pour une importation occasionnelle. Téléphones et matériel informatique : exemptés de la taxation forfaitaire s’ils sont à usage personnel ou familial. Matériel professionnel : taxation forfaitaire de 25 %, jusqu’à 100 000 DA. Bijoux : déclaration au-delà de 1 000 euros de valeur. Tabac : 200 cigarettes, 100 cigarillos, 50 cigares ou 250 grammes de tabac. Alcool et parfum : deux litres de vin ou un litre de spiritueux ; 50 grammes de parfum ou un quart de litre d’eau de toilette. Devises : déclaration au-delà de 1 000 euros, essentiellement par voie électronique. Les seuils et les procédures douanières évoluent régulièrement avec les lois de finances. Il est recommandé de vérifier les règles en vigueur sur le site des Douanes algériennes avant chaque voyage, afin d’éviter toute confusion. En cas de doute, les agents des bureaux de douane peuvent renseigner les voyageurs à leur arrivée.
POR : Ronaldo : le temps a gagné son match (Ahmed Bessol)
Le temps finit toujours par réclamer son dû. Cristiano Ronaldo vient de découvrir que le plus difficile n’est pas de conquérir une place au sommet, mais d’accepter qu’un jour, elle ne soit plus garantie. Et pourtant, ce n’est pas un joueur comme les autres. Il est une partie de l’histoire du football portugais. Des buts par centaines, des records, des trophées et une longévité qui ferait pâlir plus d’un jeune attaquant. Le Portugal lui doit énormément. Et personne ne peut sérieusement réécrire cette histoire au gré d’un changement de sélectionneur ou de deux matches passés sur le banc. Mais il existe une règle que même Ronaldo ne peut dribbler : le temps. Le sélectionneur Jorge Jesus a décidé de ne pas le titulariser contre le Danemark. Et Ronaldo n’a pas apprécié et a quitté le rassemblement. L’affaire, qui aurait pu rester une affaire de vestiaire, a rapidement pris des proportions nationales. Lorsque le Premier ministre s’en mêle, on n’est plus très loin de convoquer le Conseil des ministres pour savoir qui jouera en pointe (sic) ! Il ne s’agit pourtant pas de faire le procès de Ronaldo. Encore moins de parler d’ingratitude. Une nation qui a vu son capitaine porter son maillot pendant tant d’années lui doit du respect. Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Mais la reconnaissance n’est pas une titularisation à vie. Un sélectionneur peut considérer qu’un autre joueur est momentanément mieux adapté à son système. C’est son métier. Le Portugal a gagné au Danemark, 4-2, sans Ronaldo. Et c’est probablement cela qui fait le plus mal à une légende : découvrir que l’équipe qu’elle a longtemps portée peut continuer à avancer lorsqu’elle reste sur le banc quand bien même, la légende a encore des choses à offrir au Portugal. Son expérience, son caractère, son instinct et son influence peuvent toujours être précieux. Mais il lui faudra peut-être accepter un nouveau rôle, différent de celui qu’il a occupé pendant près de deux décennies. Larbi Ben Barek, Di Stefano, Pelé , Maradona, Zidane, Messi, tant d’autres géants ont un jour compris que le football ne demande pas la permission aux légendes pour tourner la page. Mais, Ronaldo n’a pas perdu son histoire. Il n’a pas perdu ses records. Il n’a pas perdu la reconnaissance du Portugal (Peut-être quelques sponsors), mais il vient de perdre quelque chose de beaucoup plus difficile à accepter : la certitude d’être titulaire. Les anciens le savent : ltemps, lui, ne discute pas. Il ne négocie pas avec les Ballons d’Or, les records ou les statues. Il gagne toujours son match. Ahmed Bessol
DES ÉTOILES DANS LES YEUX
a Mercedes Classe S W223 restylée change à plus de 50%. Si elle use et abuse des petites étoiles, jusqu’à en mettre dans ses yeux, c’est surtout sa puissance de calcul en nette hausse qui transforme l’expérience. La Classe S lancée en 1972 est mise en avant pour les festivités des 140 ans de Mercedes placés sous le signe de l’innovation. C’est sans doute pour cela que ce ‘simple’ restylage a pris des allures de chantier d’envergure. Extérieurement, la nouvelle Classe S restylée se reconnait à ses nouveaux feux intégrant de nombreuses étoiles mais aussi à sa calandre agrandie de 20% constellée elle aussi d’étoiles au cas où vous ne sauriez pas que vous êtes devant une Mercedes… Reste que ses proportions sont particulièrement réussies, et dans sa robe Vert Argent magno Manufaktur à 5900 Û en finition AMG Line Plus avec pack Nuit éliminant tous les chromes et ses jantes noire de 20’’ chaussées en Bridgestone Turanza T005 spécifiques (MO-S), elle apparaît nettement plus élancée et fine que ce que sa fiche technique laisse penser puisque notre version Limousine s’étend sur 5,30m de long et 1,50m de haut (5,19m pour la Berline). Toutes les Classe S de l’histoire n’ont pas été aussi élégantes. Quand on vous explique que le supercalculateur du nouveau système d’exploitation embarquée MB.OS gérant toute l’électronique de conduite nécessite désormais d’être refroidi par eau, vous comprenez que l’automobile dans laquelle vous grimpez n’est plus tout à fait comme les autres. L’impressionnant Superscreen à 3 écrans débarque sur toute la largeur de l’habitacle et vous donne accès à une infinité de fonctions et de réglages accompagnés de très beaux graphismes qu’il faudra des jours pour tester. Les cadrans derrière le volant s’affichent en 3D et l’affichage tête haute peut vous indiquer la route à suivre en réalité augmentée avec des flèches s’affichant sur le pare-brise qui vous montrent exactement l’endroit où vous devez tourner. Utile. Vous pouvez évidemment étoffer l’offre en piochant dans le catalogue d’options, tout aussi infini puisque notre modèle d’essai en compile pour près de 80 000 euros. La France ne commercialisant pas la version V8, le modèle le plus puissant est la 580e équipée du 6 cylindres hybride rechargeable offrant 585 ch (+75 ch) assez enthousiastes sur les accélérations. Notre paquebot de luxe gagne 5 dixièmes sur le 0 à 100 km/h (4’’4) mais avouons que s’abandonner à cet exercice ne vous procure pas le plaisir habituel car même si cette 580e à quatre roues motrices marche fort, l’objectif d’une limousine est plutôt de déborder de douceur et d’onctuosité pour ne pas secouer ses passagers arrière chouchoutés comme jamais. Une S600 SEL W140 V12 était beaucoup plus molle, en moteur comme en suspension. De plus, ici, l’attaque de frein sans mordant ne permet pas une conduite aussi souple que voulu. Sans doute un souci de régénération qu’il est peut-être possible de régler mais que le temps imparti ne nous a pas permis de découvrir. Notez juste que la version 450 d de 367 ch sans hybridation est beaucoup plus naturelle sur ce plan. Le fait que cette dernière pèse également 260 kg de moins la rend aussi plus agréable à mener sur les petites routes où sa suspension pneumatique paraît légèrement moins « vibrante » sur les chaussées en tôle ondulée. Cela demandera à être vérifié mais l’effet tapis volant souvent recherché dans ce segment du transport de VIP est peut-être plus réussi chez la concurrence. On trouve étonnamment un mode Sport qui ne change quasiment rien à l’excellent amortissement vertical des obstacles à basse vitesse car il limite le roulis et le tangage dans les courbes à vitesse plus élevée. Sur autoroute, cela reste néanmoins toujours très souple, ce qui se traduit au volant par un inévitable et très léger effet pendulaire qui ferait presque office de berceuse. On notera aussi que dans la version Limousine dotée de l’option pack Premium à 19 500 Û comprenant les sièges arrière First Class qui se transforment en fauteuil relaxant avec repose pied inclinable, il sera difficile à un gaillard de plus d’1,75m d’allonger ses jambes sans frotter ses semelles sur le siège passager avant pourtant avancé au maximum. Mieux vaudra profiter de l’espace de travail mobile avec sa tablette dépliable et ses accessoires pendant que votre siège massant s’occupera de dénouer vos soucis dorsaux. La surpuissance de calcul du nouveau système de gestion électronique et numérique de Mercedes permet aussi d’offrir un maximum d’assistances autorisées en Europe. Ainsi, on découvre l’assistance au dépassement ou encore un système repérant les feux rouges pour arrêter l’auto mais dans la réalité, c’est plus gênant qu’autre chose. Tant que la conduite autonome réelle ne sera pas légale, tous ces systèmes relèvent plus du gadget d’annonce que de l’aide véritable. Puisque l’humain reste responsable de ses actes avec ces assistances, laissons-le conduire, non ? Mais tout cela, le vrai utilisateur de la Classe S n’en a cure car il est généralement assis à l’arrière, discutant avec ses nouvelles IA embarquées, respirant un air pur filtré face à un nouvel écran de 13’’1 et protégé par sa ceinture airbag et les 14 autres coussins gonflables répartis dans l’auto. En France, à peine une dizaine de Classe S sont vendues chaque année à des particuliers, le reste (un peu plus de 200) alimente les flottes de limousines des agences de transport VIP. En fait, la seule fonction dynamique que l’occupant percevra sera sans doute le pivotement de l’auto dans les courbes serrées puisque ses roues arrière directrices pouvant braquer jusqu’à 10° en font un engin particulièrement agile pour sa taille. Parfait pour manœuvrer devant les grands hôtels. Notre parcours comprenant plusieurs portions à vitesse illimitée n’était pas très WLTP compatible. Le moteur électrique n’a pas été extrêmement sollicité mais il est censé pouvoir entrainer l’auto sur plus de 100 km. Notre consommation moyenne d’environ 8,2l, très éloignée des 3l/100 km WLTP annoncés n’est donc pas très représentative. Une 450 d qui consomme à peine moins ne descendra jamais plus bas faute d’hybridation mais surtout, elle cumule 30 000 euros de malus CO2 et poids quand l’hybride rechargeable écope de « seulement 17 000 euros de malus au poids. Le confort, ça se paye. Depuis la W126 écoulée à plus de 818 000 exemplaires qui a écrit la légende de la Classe S, la concurrence a répliqué. Si autrefois, le confort, la puissance et la souplesse étaient les critères essentiels, aujourd’hui, tout se joue au niveau des innovations électroniques et de la puissance de calcul et c’est celui qui dégaine le dernier qui a souvent raison. En attendant la prochaine BMW Série 7, cette Classe S impressionne mais on ne sait toujours pas si tout cet arsenal de fonctions et d’aides est un réel besoin pour l’usager ou le conducteur. On aime + : Design extérieur et intérieur réussi Débauche technologique Confort Performance moteur Sécurité On aime – : Est-il besoin de mettre autant d’étoiles sur la face avant ? Consommation élevée Attaque de frein perturbante Trop de fonctions inutiles












