Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a donné mardi à Sétif le coup d’envoi des travaux relatifs au projet d’alimentation en eau potable (AEP) de la ville d’El Eulma et de 15 autres communes du nord-est de la wilaya de Sétif à partir du barrage de Draâ Eddis.
Le ministre a souligné, à cette occasion, que cette opération, qui s’ajoute à de nombreuses autres réalisations à travers le pays, coïncide avec la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution et s’inscrit « dans le cadre des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau, à renforcer la sécurité et la durabilité de l’AEP et à assurer un équilibre national en matière de distribution de cette ressource vitale ».
M. Bouzegza a précisé que les défis actuels « résident dans la diversification des sources d’eau, le renforcement de la sécurité hydrique et la garantie de sa durabilité dans toutes les régions du pays, au moyen d’un programme ambitieux et de grande envergure visant à consolider les infrastructures hydrauliques, à améliorer le service public de l’eau potable et à répondre aux besoins des citoyens ».
Il a ajouté, selon l’APS, que toutes les mesures préliminaires relatives au projet d’alimentation de la ville d’El Eulma et de 15 communes du nord-est de la wilaya de Sétif en eau potable avaient été « menées à bien », notamment en ce qui concerne la sélection des entreprises de réalisation.
Le ministre a précisé que la durée des travaux lancés aujourd’hui sont fixés à « moins de 15 mois », et « nécessitent un suivi continu sur le terrain afin d’assurer la livraison dans les délais impartis, permettant ainsi d’alimenter près de 600.000 habitants en eau potable, un chiffre qui devrait passer à quelque 750.000 d’ici à 2040 ».
Un investissement public de 18 milliards de dinars
Le ministre de l’Hydraulique a souligné, dans le même contexte, que ce projet pour la réalisation duquel un investissement public de 18 milliards de dinars a été consenti, et qui permettra de distribuer environ 166.000 m3/jour, « contribuera à pallier le déficit constaté en matière d’alimentation en eau potable dans la partie nord-est de la wilaya, tout en améliorant le service public ».
M. Bouzegza a également rappelé, dans le même ordre d’idées, que la stratégie de renforcement de l’AEP dans la wilaya de Sétif « ne se limite pas à ce seul projet, puisqu’elle comprend également la diversification des sources d’approvisionnement à la faveur de l’utilisation d’eau de mer dessalée au profit de la partie nord, ainsi que le renforcement de la partie sud au moyen de forages », ce qui permettra, a-t-il dit, « d’assurer une distribution équilibrée et durable de l’eau sur l’ensemble du territoire de la wilaya ».
Le ministre de l’Hydraulique a également évoqué « l’importance de l’exploitation des ressources en eau non conventionnelles, notamment les eaux récupérées après traitement, d’autant que la wilaya compte neuf stations d’épuration (STEP), dont quatre ont fait l’objet de travaux de réhabilitation et ont été dotées d’un traitement tertiaire, en vue de permettre la réutilisation des eaux épurées à des fins agricoles ».
Il a ajouté, à ce propos, que ces ressources contribueront à irriguer d’importants périmètres agricoles, notamment dans la région de Mezloug et dans d’autres zones, tout en soutenant l’activité agricole dans la région d’El Eulma et de ses environs, ce qui renforcera, a-t-il souligné, la sécurité hydrique et favorisera le développement économique local.
Le lancement de ce projet « ambitieux » constitue une étape importante vers l’amélioration de l’AEP dans la wilaya de Sétif, a encore indiqué M. Bouzegza, soulignant que ce projet sera réalisé par des compétences algériennes, ce qui constitue une occasion de mettre en valeur les capacités des entreprises algériennes en matière de réalisation de grands projets hydrauliques au moyen des technologies les plus récentes, notamment les systèmes de gestion et de contrôle à distance.




























