Il s’agit de l’élargissement des augmentations salariales au secteur privé, la protection des travailleurs contractuels, la révision de certaines dispositions législatives encadrant les relations de travail et une meilleure prise en charge du harcèlement en milieu professionnel, qui sont les principales préoccupations de l’UGTA ainsi que les questions du pouvoir d’achat, de la spéculation et du dialogue avec les organisations patronales. Pour le responsable syndical il est nécessaire de « mieux maîtriser l’inflation et les pratiques spéculatives ».
Selon lui, « la hausse des salaires, engagée ces dernières années, doit être accompagnée de mesures permettant de préserver durablement le pouvoir d’achat des ménages. » Il rappelle que « les augmentations ont été appliquées de manière différenciée selon les secteurs et les capacités financières des entreprises. Si certaines ont pu consentir des efforts significatifs en faveur de leurs salariés, d’autres rencontrent davantage de difficultés ». Amar Takdjout estime ainsi que « la question dépasse le seul cadre salarial et nécessite une réflexion collective sur les mécanismes de régulation des prix. » Dans cette perspective, il propose l’organisation d’assises ou de rencontres consacrées à l’inflation et à la spéculation, avec la participation des organisations syndicales, politiques, associatives et des différents acteurs économiques.
« Les organisations politiques, sociales, syndicales qui ne produisent pas d’idées, qui ne font pas de propositions, ce sont des organisations qui sont mortes », a-t-il déclaré, appelant à multiplier les espaces de réflexion et de concertation.
Le renforcement du dialogue entre l’UGTA et les organisations patronales constitue un autre axe important de son intervention. Amar Takdjout se dit « favorable à la reprise des rencontres entre les partenaires sociaux afin d’examiner les difficultés rencontrées par les entreprises, d’anticiper les tensions et de rechercher des solutions concertées. » Le responsable de l’UGTA a également évoqué la poursuite de la dynamique des augmentations salariales et la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG), rappelant que « des augmentations ont été décidées pour les années 2025 et 2026 et que le président de la République s’est également engagé sur une nouvelle augmentation en 2027. Leur répercussion doit concerner aussi bien les administrations que les entreprises économiques. » La protection des travailleurs contractuels constitue également un dossier auquel Amar Takdjout souhaite accorder une attention particulière, relevant que « certains salariés demeurent sous contrat pendant de très longues périodes, parfois dix, quinze, voire trente années, alors qu’ils occupent des postes répondant à des besoins permanents. »
Il a, par ailleurs, insisté sur « la nécessité de mieux organiser les activités commerciales, notamment dans les circuits de commercialisation des produits agricoles », préconisant « une meilleure identification des commerçants et des opérateurs économiques ». Sur le volet législatif, Amar Takdjout a fait état des propositions d’amendement élaborées par l’UGTA concernant les deux textes promulgués en 2023, relatifs à l’exercice du droit syndical et à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail ainsi qu’au droit de grève.























