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FIFA : Le mea culpa du Times, un répit pour Infantino ? (AB. Lahouari)

FIFA : Le mea culpa du Times, un répit pour Infantino ? (AB. Lahouari)

Le mea culpa du quotidien britannique offre un répit à Gianni Infantino. Mais les excuses d’un journal ne suffisent pas à clore tous les débats sur la gouvernance de la FIFA quand bien même, ill arrive que les chasseurs deviennent les chassés. Gianni Infantino vient d’en avoir une nouvelle illustration. Le Times, qui avait publié le 13 octobre des accusations concernant sa rémunération et ses intérêts immobiliers, a fait marche arrière.

Le prétendu « deuxième salaire » n’existerait pas. Le journal rectifie également ses informations sur un achat immobilier à Miami et sur les liens supposés d’Infantino avec la société Shadi LLC. Le démenti de la FIFA a donc trouvé un écho jusque dans les colonnes de l’un des titres les plus influents de la presse britannique. Pour Infantino, c’est une victoire médiatique incontestable.

Mais après ? La FIFA ne s’est pas contentée d’accueillir favorablement ces excuses. Elle dénonce une campagne concertée et persistante destinée à discréditer son président. L’accusation est lourde. Encore faut-il en identifier les auteurs et en apporter les preuves. Une rectification journalistique établit que des informations étaient erronées ; elle ne démontre pas, à elle seule, l’existence d’un complot.

Il faut donc séparer les faits des interprétations. Sur les éléments contestés par le Times, Infantino a obtenu gain de cause. Ceux qui avaient relayé ces accusations doivent en tenir compte. Mais cette correction ne transforme pas automatiquement toutes les interrogations sur la gouvernance de la FIFA en attaques infondées. Les controverses ne se résument pas à un article, pas plus qu’elles ne disparaissent au gré d’excuses publiques.

À l’approche du congrès électif de Rabat, le 18 mars 2027, le contexte est politique. Les soutiens se comptent, les oppositions se cherchent et les ambitions se précisent. Dans ce climat, chaque révélation peut devenir une arme, chaque rectification un argument et chaque communiqué une opération de communication. L’Afrique, dont le poids électoral est déterminant, ne peut se permettre de confondre solidarité institutionnelle et examen critique des faits.

Les adversaires d’Infantino devront se montrer plus rigoureux : les accusations fragiles finissent par desservir ceux qui les portent. Mais le président de la FIFA ne saurait davantage faire des erreurs du Times un certificat d’innocence universel. Le quotidien britannique a marqué contre son camp. Infantino peut célébrer ce but. Mais dans la course à la FIFA, le match est loin d’être terminé.

AB . Lahouari

 

Source : Foot Afrique

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