LogoNews

Recherche

1 166 résultats pour "fifa-le-blanc-seing-de-sadi-pour-infantino-mohamed-malik-7013084fr"

FIFA : Le blanc-seing de Sadi pour Infantino ? (Mohamed Malik)

FIFA : Le blanc-seing de Sadi pour Infantino ? (Mohamed Malik)

Ces dernières heures, plusieurs observateurs se sont interrogés sur la position de la Fédération algérienne de football, au sujet du soutien à un troisième mandat de Gianni Infantino à la tête de la Fifa, dont le dénouement est prévu lors du Congrès de cette instance le 18 mars 2027 à Rabat. Lors de la Conference Strategy de la CAF du 7, 8 et 9 de ce mois au Cap-Vert, le président, Patrice Motsepe, a réitéré son soutien au patron de la FIFA, au moment où d’autres confédérations, comme l’UEFA, l’AFC et la Concacaf empruntent le chemin inverse. La FAF du ministre des sports, Walid Sadi, même si elle ne le déclare pas ouvertement, semble soutenir implicitement Infantino, et triplement même. D’abord, en qualité d’association-membre parmi les 54 que compte la CAF, ensuite en tant que membre du Comité exécutif (Comex) de cette instance ainsi qu’en tant que membre de l’Union arabe des fédérations association (UAFA) dont la position a été affichée ouvertement la semaine dernière en marge de la réunion de son bureau exécutif à Djeddah, en Arabie saoudite. Mais cela ne représentera qu’une seule voix devant les urnes. Un autre élément milite pour cette posture : la volte-face de certains relais de la CD-LFP FAF connus pour leur virulence envers Gianni Infantino mais qui, aujourd’hui, font l’autruche. Pourtant, l’intervention d’Infantino pour le journaliste français Christophe Gleizes avait suscité une grosse polémique et une vive réaction de critiques et d’indignations de la part des Algériens. Puis, l’affaire du projet funeste de la société qui vendrait les droits de la Coupe du monde à des opérateurs privés, avait fait vaciller Infantino de son «trône», sans susciter une réaction officielle de la fédération, restée encore une fois muette sur ce sujet. La question est de savoir si Walid Sadi a donné un blanc-seing à Infantino malgré le sentiment contraire de l’opinion algérienne ? Certains plus rompus à la diplomatie sportive et à la chose stratégie-footballistique auraient bien voulu voir le président de la FAF adopter une position claire : oui éventuellement pour Infantino, par rapport aux intérêts du football algérien liés au développement et aux projets, notamment ceux financés par le programme Forward de la Fifa, et non à Infantino lorsqu’il s’agit de s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie plus que jamais jalouse de sa souveraineté. Cependant, le mois de mars est encore loin et rien n’est joué. – MALIK MOHAMED

FIFA : Le mea culpa du Times, un répit pour Infantino ? (AB. Lahouari)

FIFA : Le mea culpa du Times, un répit pour Infantino ? (AB. Lahouari)

Le mea culpa du quotidien britannique offre un répit à Gianni Infantino. Mais les excuses d’un journal ne suffisent pas à clore tous les débats sur la gouvernance de la FIFA quand bien même, ill arrive que les chasseurs deviennent les chassés. Gianni Infantino vient d’en avoir une nouvelle illustration. Le Times, qui avait publié le 13 octobre des accusations concernant sa rémunération et ses intérêts immobiliers, a fait marche arrière. Le prétendu « deuxième salaire » n’existerait pas. Le journal rectifie également ses informations sur un achat immobilier à Miami et sur les liens supposés d’Infantino avec la société Shadi LLC. Le démenti de la FIFA a donc trouvé un écho jusque dans les colonnes de l’un des titres les plus influents de la presse britannique. Pour Infantino, c’est une victoire médiatique incontestable. Mais après ? La FIFA ne s’est pas contentée d’accueillir favorablement ces excuses. Elle dénonce une campagne concertée et persistante destinée à discréditer son président. L’accusation est lourde. Encore faut-il en identifier les auteurs et en apporter les preuves. Une rectification journalistique établit que des informations étaient erronées ; elle ne démontre pas, à elle seule, l’existence d’un complot. Il faut donc séparer les faits des interprétations. Sur les éléments contestés par le Times, Infantino a obtenu gain de cause. Ceux qui avaient relayé ces accusations doivent en tenir compte. Mais cette correction ne transforme pas automatiquement toutes les interrogations sur la gouvernance de la FIFA en attaques infondées. Les controverses ne se résument pas à un article, pas plus qu’elles ne disparaissent au gré d’excuses publiques. À l’approche du congrès électif de Rabat, le 18 mars 2027, le contexte est politique. Les soutiens se comptent, les oppositions se cherchent et les ambitions se précisent. Dans ce climat, chaque révélation peut devenir une arme, chaque rectification un argument et chaque communiqué une opération de communication. L’Afrique, dont le poids électoral est déterminant, ne peut se permettre de confondre solidarité institutionnelle et examen critique des faits. Les adversaires d’Infantino devront se montrer plus rigoureux : les accusations fragiles finissent par desservir ceux qui les portent. Mais le président de la FIFA ne saurait davantage faire des erreurs du Times un certificat d’innocence universel. Le quotidien britannique a marqué contre son camp. Infantino peut célébrer ce but. Mais dans la course à la FIFA, le match est loin d’être terminé. AB . Lahouari

FIFA : Le front africain, version CAF pour infantino (AB. Lahouari)

FIFA : Le front africain, version CAF pour infantino (AB. Lahouari)

À Zurich, on aime compter les voix. À la CAF, on préfère parfois compter les soutiens. Le communiqué du Comité exécutif de la Confédération africaine de football en faveur de Gianni Infantino peut donner l’impression d’un front africain parfaitement soudé. Mais entre un soutien institutionnel et les 54 bulletins africains, il y a une différence que personne ne devrait oublier. Le Comité exécutif de la CAF a pris position. C’est son droit. Mais il ne faut pas transformer cette décision en mandat donné par les 54 fédérations africaines. Chacune d’elle, dispose de son propre bulletin et, de ses propres intérêts. Depuis 1998, ceux qui suivent les élections de la FIFA savent qu’il n’existe pas de véritable unité de vote africaine. Les rivalités entre zones, les ambitions personnelles et les intérêts nationaux ont souvent pesé plus lourd que les consignes officielles. La Somalie offre justement un exemple qui mérite attention. Le cas de l’arbitre international Omar Artan avait déjà montré combien les relations entre la maison impériale de Zurich, la CAF et les fédérations nationales pouvaient être complexes . Le comportement soumis de Gianni Infantino devant le refus américain de refuser l’entrée à l’arbitre durant le Mondial a été non seulement scandaleux et humiliant pour le continent africain mais il a également courroucé le Monde. Une première dans l’Histoire. Plus tard quand Omar Artan a été désigné par un contre-pied de l’UEFA pour arbitrer la Supercoupe d’Europe, avec l’accord de la CAF, ce choix a été applaudi par l’ensemble de la planète football. Et l’accueil officiel et populaire réservé à Omar Artan au pays dans un stade plein à craquer accompagné de slogans hostiles à Infantino risque de coûter, au final, si la CEFACA s’en mêle avec un effet d’enchaînement au niveau d’autres zones. Il existe des rivalités susceptibles de casser les votes bloquants. C’est précisément là que le soutien du Comité exécutif de la CAF doit être regardé avec prudence. Certes, il constitue un signal politique important, mais il ne règle pas pour autant la question des 54 voix. L’Afrique n’est pas un bloc électoral automatique. Elle ne l’a jamais été. Les différentes zones ont leurs propres équilibres, leurs rivalités et parfois leurs propres candidats ou intérêts à défendre. Le rendez-vous, notamment au Cap-Vert, permettra d’en savoir un peu plus. – AB. LAHOUARI

FIFA : Le chant du cygne entamé pour Infantino (AB. Lahouari)

FIFA : Le chant du cygne entamé pour Infantino (AB. Lahouari)

Dans une lettre adressée aux 211 fédérations, le président de la FIFA, Gianni Infantino propose une concertation «directe, structurée et limitée dans le temps» sur la gouvernance de la FIFA. Une main tendue qui ressemble fort à une tentative de reprendre la main. Aurait-il compris que le vent est en train de tourner après son échec du projet FIFA Forward Enterprise ? Mieux encore il se dit prêt à soumettre au Conseil l’idée d’une évaluation externe et indépendante du cadre de gouvernance de la FIFA concernant les grandes initiatives stratégiques. Mais, il affirme rester «pleinement engagé» à diriger la FIFA. Pendant des mois, le président de la FIFA a donné l’image d’un dirigeant qui avançait avec ses propres projets. Aujourd’hui, il invite les confédérations, les fédérations et les parties prenantes à discuter des règles du pouvoir. Une évolution qui intervient à la suite des critiques de l’UEFA, de la Concacaf et de l’AFC qui appellent à son départ. La question n’est donc plus seulement celle d’une réforme. Elle est aussi celle du pouvoir. Car cette consultation intervient à quelques mois du Congrès électif de mars 2027. Le Conseil doit déjà examiner ces propositions lors de sa réunion du 15 octobre. Infantino cherche-t-il réellement à réformer la FIFA ou tente-t- il de désamorcer une contestation devenue trop visible ? Le président affirme vouloir renforcer les institutions. Ses adversaires, eux, réclament sinon son départ du moins davantage de transparence, de contrôle et de concertation. Le débat est donc désormais ouvert jusque dans les mécanismes du pouvoir présidentiel. Et c’est peut-être là que réside le paradoxe de cette lettre. Pour les observateurs, Infantino a trop goûté au luxe et ne veut pas lâcher la maison Zurich où il mène une vie de milliardaire et la notoriété qui va avec. Au final, il s’agit de réforme ou opération de survie ? Il serait prématuré de trancher. Mais une chose est certaine : quand un président à quelques mois de sa réélection propose soudain de revoir les règles de gouvernance qu’il a lui-même contribué à façonner, le signal mérite d’être décrypté. La consultation des 211 fédérations pourrait ouvrir un nouveau chapitre de la FIFA. Elle pourrait aussi être le prélude au chant du cygne de Gianni Infantino. AB. LAHOUARI

FIFA : Le Cap-Vert, dernier rempart africain pour Infantino ? (Ahmed Bessol)

FIFA : Le Cap-Vert, dernier rempart africain pour Infantino ? (Ahmed Bessol)

Après la tempête provoquée par l’affaire FIFA Forward Enterprise, la CAF va réunir les présidents des 54 fédérations africaines au Cap-Vert. Une conférence stratégique officiellement consacrée à l’avenir du football africain. Mais le rendez-vous intervient à un moment où le soutien à Gianni Infantino est de plus en plus contesté ailleurs. Du 7 au 9 octobre, Santa Maria accueillera également le président de la FIFA Gianni Infantino. Officiellement, il sera question de développement, de financement et de l’avenir du football africain après la Coupe du monde -2026. Mais le calendrier donne à cette rencontre une autre dimension. Depuis l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise, la contestation contre Infantino s’est amplifiée. UEFA, AFC et CONCACAF ont exprimé leur opposition au projet et, en Europe, plusieurs fédérations ont pris leurs distances avec le président de la FIFA. L’Afrique, elle, reste pour moitié dans le camp d’Infantino. Le Comité exécutif de la CAF a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA. Mais entre une position du Comité exécutif et les 54 bulletins d’un Congrès, il existe une différence de taille. C’est là que se situe le véritable enjeu du Cap-Vert. Motsepe pourra-t-il réellement maintenir une position africaine commune jusqu’au Congrès de la FIFA de mars 2027 ? Rien ne permet encore de répondre à cette question. Les observateurs soulignent d’ailleurs que les 54 voix africaines pourraient peser lourd dans l’élection. D’où les rapports de force au sein de la CAF méritent d’être observés. Fouzi Lekjaa et Hany Abo Rida siègent à la fois au Comité exécutif de la CAF et au Conseil de la FIFA. Leur influence dans les deux instances constitue un élément du paysage institutionnel africain. Mais ils n’ont de cesse d’imposer une ligne à Motsepe. Une chose est certaine : Infantino aura besoin d’une Afrique soudée. Le Cap-Vert pourrait donc devenir beaucoup plus qu’une simple conférence stratégique. Il sera aussi un test pour mesurer la solidité du front africain. Car en matière d’élections, les déclarations d’aujourd’hui ne valent pas nécessairement les bulletins de demain. – AHMED BESSOL

ALG : Dans l’attente d’une stratégie pour le Futsal (Mohamed Malik)

ALG : Dans l’attente d’une stratégie pour le Futsal (Mohamed Malik)

La sélection nationale de Futsal disputera aujourd’hui, mercredi, le match de classement pour la 3e place et la médaille de bronze de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Maroc -2026 face à l’Egypte. Ce sera à 18h (heure algérienne) en direct de la salle couverte du complexe Moulay Abdallah de Rabat. Pour sa première participation à une phase finale de Coupe d’Afrique, la sélection algérienne a réalisé une grosse performance, car au-delà de sa présence parmi les huit meilleures sélections du continent, elle a réussi d’atteindre le dernier carré et disputer une place qualificative pour le prochain Mondial -2028 dont la date du tournoi aura lieu du 7 au 29 octobre 2028, dans un pays qui reste à désigner par la Fifa. En effet, en cas de victoire ce soir face à l’Egypte, le Futsal algérien sera présent parmi les 24 sélections qui prendront part au rendez-vous mondial, dont trois représentants africains, à savoir les deux finalistes de la CAN-2026, que sont le Maroc et l’Angola, et le vainqueur de la médaille de bronze. Cependant, cette nouvelle ne semble pas ‘’exciter’’ outre mesure les médias, les réseaux sociaux et l’opinion sportive nationale en général, du fait que cette discipline ne jouit pas encore d›une popularité, d’un engouement et d’un ancrage dans la culture sportive du pays. D’où la nécessité d’engager un véritable programme, pour ne pas dire une réelle stratégie pour promouvoir non seulement la pratique, mais surtout mettre les bases d’une formation à l’adresse des jeunes talents. Le processus est d’ailleurs le même pour le football à onze, dans les deux catégories (filles et garçons), mais avec la particularité que la pratique se fait dans des salles ou bien sur des terrains spécialement aménagés, avec notamment des revêtements adéquats. Les résultats de la sélection nationale A, composée essentiellement de joueurs formés et évoluant à l’étranger, devraient inciter les dirigeants de la fédération et la DTN en particulier à en profiter pour s’inscrire dans une démarche volontariste où le sport scolaire peut en être le levier opportun et le vivier idéal pour détecter les jeunes talents. Le tout renforcé par un encadrement de qualité et en nombre suffisant pour accompagner ce programme que même les clubs professionnels peuvent supporter, comme ils le font jusqu’ici – et timidement – pour le football féminin à travers la création d’une élite professionnelle. D’ailleurs, comparativement au football à onze, en 2025, la direction technique nationale (DTN) a organisé deux cours seulement de formation de 5 jours chacun pour les entraîneurs de Futsal niveau 02 (M1), au nombre de 17, et niveau 02 (M2), au nombre de 16, au Centre de préparation de Fouka, à l’ouest d’Alger. C’est très peu par rapport au potentiel existant où l’on note également l’absence de plateaux de prospection, de tournois régionaux et nationaux, en dehors des compétitions nationales (niveaux 1 et 2 et 1 championnat des jeunes). La sélection nationale A ne devrait pas occulter le Futsal national, lui-même un big chantier qu’il ne faut pas négliger si on veut vraiment incruster cette discipline et lui donner l’essor qu’elle mérite. – MOHAMED MALIK

ALG : Les 3 « B » ou l’apport de l’émigration (Mohamed Malik)

ALG : Les 3 « B » ou l’apport de l’émigration (Mohamed Malik)

L’Algérie vient de célébrer, comme chaque année à la date du 17 octobre, la Journée nationale de l’émigration, durant laquelle sont remémorés avec la même émotion les massacres d’un certain 17 octobre 1961 à Paris, lorsque des Algériens, femmes et hommes, viscéralement attachés à leur droit à la liberté et à l’indépendance, ont manifesté pacifiquement, avant de faire l’objet d’une répression sans précédent de la part des forces de l’ordre du colonialisme français. Que de morts, de disparus, de torturés et de sacrifiés qui resteront gravés dans la mémoire collective et dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Soixante-cinq ans après les massacres et les exactions, les Algériens, des deux rives de la Méditerranée et toutes générations confondues, ont rendu hommage, à travers de multiples activités et manifestations, à ces femmes et à ces hommes, dont les enfants et petits-enfants ont repris le flambeau pour défendre, dans divers domaines, leur pays d’origine, l’Algérie. À ce propos, trois noms ayant marqué l’histoire récente du football algérien nous viennent à l’esprit : Djamel Belmadi, ex-sélectionneur national de l’équipe A, Farid Benstiti, l’actuel patron de la sélection féminine A, et Nordine Benamrouche, sélectionneur de l’équipe nationale de futsal. Si le premier nommé avait contribué amplement au sacre des Verts à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 en Égypte et réalisé la performance de rester durant 35 matchs et quatre années (2019, 2020, 2021 et 2023) sans défaite, son homologue des féminines a réussi la prouesse de terminer troisième à la dernière CAN 2026 au Maroc, en battant lors du match de classement le pays hôte, mais surtout de qualifier les Vertes pour la première fois à une phase finale de Coupe du monde de la FIFA, dont la prochaine édition est prévue au Brésil en 2027. Les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 sont également dans ses cordes, en attendant la fin des éliminatoires. Le troisième B, Nordine Benamrouche, est lui aussi l’architecte du renouveau du futsal au sein de la première sélection du pays. En effet, après avoir atteint pour la première fois le dernier carré de la Coupe arabe des nations en juin 2023, il conduit les Verts à une qualification historique à une Coupe d’Afrique des nations, dont la compétition se déroule en ce moment à Rabat, au Maroc. Mieux encore, sous sa houlette, les coéquipiers de Walid Betterki se sont hissés en demi-finale, prévue ce lundi face à l’Angola, qui n’est autre que le finaliste de la précédente édition. En plus du dénominateur commun à ces trois techniciens, tous issus de la diaspora algérienne de France, tous les trois sont également des passionnés et des compétences dans leur métier. Car, en plus de l’expertise technique qu’ils ont apportée, ils ont aussi réussi à capter de nombreuses joueuses et de nombreux joueurs d’origine algérienne qui, aujourd’hui, font la fierté de nos sélections nationales. Enfin, n’oublions pas de rendre hommage aux présidents de fédération qui ont eu le bon flair et la vision lointaine de ramener les Belmadi et Benamrouche, pour Kheïreddine Zetchi, et Benstiti, pour Djahid Zefizef, dont l’héritage commun continue de profiter au football algérien. MOHAMED MALIK

ALG (F) : Les Vertes poursuivent leur vie en rose (Mohamed Malik)

ALG (F) : Les Vertes poursuivent leur vie en rose (Mohamed Malik)

Comme chaque année, octobre est le mois rose, celui dédié à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein dont l’importance réside dans le taux de plus en plus élevé de guérison (jusqu’à 90%) lorsque cette pathologie lourde est détectée précocement. Pour marquer cet événement, la sélection nationale féminine s’est vêtue d’un tee-shirt rose marqué à l’effigie de cet événement, et ce au moment de faire son entrée sur le terrain du stade Hocine-Aït-Ahmed avant le coup d’envoi du match retour Algérie – République centrafricaine, comptant pour le 2e tour des éliminatoires du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Mais les coéquipières de la capitaine Marine Dafeur, qui porte toujours le brassard en l’absence de Sofia Guellati, convalescente, ont fait mieux que de s’impliquer dans cette louable initiative, en continuant à mener la vie en rose sur le rectangle vert après leur double balade à Alger et à Tizi-Ouzou face à la République centrafricaine, battue sévèrement en aller et retour (8 – 0) et (7 – 0). Au-delà de la démonstration de force étalée durant cette double confrontation, la sélection algérienne a montré qu’elle était encore une fois en nette progression, tout en renforçant ses rangs par de nouvelles têtes, que sont l’élégante défenseure Célina Drifa Ould-Hocine (Paris FC, France), la jeune défenseure Sarah Compaore (Olympique de Marseille, France), les milieux de terrain Nesrine Bahlouli (Al-Nassr FC, Arabie saoudite) et Anaïs Oularbi (Vancouver Rise, Canada) ainsi que l’attaquante Célia Aggoune (RC Lens, France). Le sélectionneur national, Farid Benstiti, est d’ailleurs sorti très satisfait de ce stage qui a permis à son équipe de non seulement se qualifier au 3e tour des éliminatoires des JO de Los Angeles, où elle affrontera le Burkina Faso le 23 février et le 6 mars 2027, mais aussi de poursuivre son travail de fond, celui de monter une sélection performante qui s’inscrit dans la durée, avec notamment l’intégration de jeunes joueuses, comme Mélissa Bethi (20 ans), Lynda Bendris (22 ans), Sarah Compaore (20 ans), Wissem Bouzid (23 ans) ou bien Lana Smits Ouraghi (21 ans), pour ne citer que cette belle jeunesse prête à gagner sa place au sein du groupe. Le projet de Benstiti est justement dynamique, alliant performance et transition générationnelle, en ratissant le plus large possible, comme ce fut le cas lors de ce stage en invitant ouvertement la prometteuse Lyonnaise Inès Benyahia (23 ans) à rejoindre la sélection et en instaurant une concurrence continue où les places seront toujours très chères à prendre, comme on le perçoit sur le terrain, et avec la réussite en plus. MOHAMED MALIK

ALG : Quand foot rime avec solidarité (Mohamed Malik)

ALG : Quand foot rime avec solidarité (Mohamed Malik)

L’Algérie vit depuis quelques jours un drame national qui n’a laissé personne indifférent, suite aux incendies monstrueux qu’ont connu plusieurs wilayas du pays, notamment celle de Jijel dont le bilan est très lourd à travers le nombre de victimes et l’immensité des dégâts. Car aux nombreux décès constatés parmi les paisibles citoyens, il faudra également compter les biens et équipements, la faune, la flore et toute la richesse que recèlent les régions touchées par ce fléau majeur. Evidemment, en ces moments tristes et difficiles, le sport et le football en particulier sont bien relégués au second degré, même si leur rôle peut emprunter d’autres voies, comme celles de la compassion et surtout de la solidarité. Et en évoquant la solidarité, un fait notable revient à l’esprit celui relatif à cet élan sans précédent exprimé par la famille di football en 2020. Dans le cadre du soutien à l’effort de l’Etat pour la lutte contre la Covid-19, la fédération algérienne de football avait contribué avec un don de 162 millions de dinars (16,2 milliards de centimes) ainsi que la mise à disposition des Centres techniques de Sidi Moussa et de Khemis Miliana pour abriter les représentants du corps médical, montés au front pour la bonne cause. Aujourd’hui, le peuple algérien fait une nouvelle fois preuve d’un sentiment semblable de solidarité pour venir en aide aux populations des zones sinistrées à travers de grandes quantités de dons divers, au point de créer des surplus d’aides dans certaines localités, nécessitant davantage de coordination et d’organisation. Aussi, la famille du football national est-elle attendue à exprimer son soutien au-delà du report des compétitions au prochain week-end, des condoléances officielles et aux messages de quelques internationaux. Les instances du football national, à travers ses démembrements et les clubs professionnels notamment, peuvent faire d’autres gestes en mettant la main à la poche par exemple, ne serait-ce qu’à titre symbolique pour démontrer la proximité des footballeurs et leur rôle citoyen en de pareille situation. Quand, durant tout l’été, ça ne parlait que de millions et de milliards en transferts, le moment est venu pour se rendre utile pour la collectivité. Tout comme il sera important pour les instances d’examiner la faisabilité de démarrage des compétitions de la saison 2026/2027 au niveau des ligues concernées dont les localités ont été touchées par les feux horribles de cette fin de mois d’août 2026.

CAN : Hemdani ou la dure réalité du terrain (Mohamed Malik)

CAN : Hemdani ou la dure réalité du terrain (Mohamed Malik)

Après avoir réussi son test à domicile face à la Zambie, lors de la 1re journée du groupe I des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – PAMOJA 2027, le sélectionneur des Verts, Brahim Hemdani, a découvert, le temps d’un déplacement à Bujumbura, l’Afrique et la réalité du terrain à travers un nul ramené de justesse face au Burundi (2-2). Après un long voyage, en avion spécial et une séance d’entraînement la veille du match, les hommes de Hemdani ont foulé la pelouse synthétique du stade Intwari avec l’espoir de décrocher une seconde victoire pour asseoir leur supériorité et renforcer leur capital point et confiance. Mais au bout des quatre-vingt-dix minutes et quelques poussières, les Verts ont rendu une copie très mitigée, notamment sur le plan défensif où l’équipe a été coupable d’erreurs qui ont failli coûter très cher à la sélection, alors qu’elle n’a plus connu de défaite lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique depuis le mois d’octobre 2018 ! Fort heureusement que Bachir Belloumi était au bon moment et au bon endroit pour réduire la marque, en première mi-temps, alors que son équipe était menée par deux buts sur des fautes incompréhensibles, ainsi qu’Adil Boulbina, auteur d’un coup franc magistral pour rétablir l’équilibre en seconde période. A l’issue de ce nul au goût amer, car au même moment l’Egypte et le Maroc se sont imposés en déplacement face au Soudan (0-5) et le Lesotho (0-2), suscite d’énormes inquiétudes sur le choix et l’utilisation de certains joueurs, à l’image de Farès Chaïbi plutôt reculé alors qu’il est plus à l’aise offensivement. D’ailleurs, le premier but encaissé confirme sa difficulté à évoluer sous la pression d’un joueur adverse, doublée par la position trop avancée du gardien Melvin Mastil. Il en est de même pour le second but encaissé sur une perte de balle de Rami Bensebaïni. Face à un adversaire plus costaud, cette fébrilité défensive des Verts aurait pu être payée lourdement au tableau d’affichage, car elle va au-delà de la charnière qui a connu un autre changement par rapport au dernier match avec l’incorporation d’Achraf Abada à la place de Samir Chergui. En plus du poste de gardien de but qui demeure un chantier ouvert, malgré la titularisation à deux reprises de Melvin Mastil, au milieu de terrain, la mécanique est toujours poussive et peu créative. D’ailleurs, les deux buts algériens sont venus sur un mauvais renvoi de la défense et une balle arrêtée, devant une animation peu convaincante, l’absence d’un fond de jeu clair et élaboré et surtout cette grinta légendaire qui fait de plus en plus défaut à une sélection en déperdition depuis déjà un bon moment. – MOHAMED MALIK

ALG : Un revenu de 116 milliards pour le Paradou (Mohamed Malik)

ALG : Un revenu de 116 milliards pour le Paradou (Mohamed Malik)

Malgré sa rétrogradation en L2 amateur, le club des hauteurs d’Hydra conserve sa licence professionnelle durant deux saisons, mais surtout son âme, à savoir son Académie qui continue à fournir de talentueux joueurs pour les différentes sélections nationales, comme en témoignent les huit éléments convoqués la semaine dernière chez les U-16 de Karim Ziani et U-17 d’Amine Ghimouz, mais aussi pour les différents clubs algériens et étrangers. En quête de renflouer ses caisses et de mettre de la place pour une nouvelle promotion de monter en équipe senior, la direction du club a décidé de transférer plusieurs joueurs qui se sont distingués, notamment lors de la précédente saison (2025-2026) où le PAC avait la plus basse moyenne d’âge de la L 1. Selon des sources du club, le Paradou AC aurait engrangé 1 162 MDA, soit 116,2 milliards de centimes, entre montants de transferts directs et les dividendes liées à l’indemnité de formation et aux mécanismes de solidarité issues des transferts de Yacine Titraoui du club belge du Royal Charleroi SC au RC Lens et de Hocine Dehiri, passé d’Al-Qadisia SC (Koweït) à Al Ahli SC Tripoli (Libye). Par ailleurs, Mohamed Ramdaoui est considéré comme le transfert le plus élevé en Algérie pour avoir atteint les 15,5 milliards de centimes en faveur de l’USM Alger, alors qu’il faisait l’objet d’une lutte vraiment serrée avec la JS Kabylie. La direction Paciste n’envisage nullement la liquidation progressive du club et de son patrimoine, car cette démarche s’inscrit dans la perspective de finaliser les gros investissements consentis tout récemment, notamment au niveau du centre d’entraînement et de regroupement de l’équipe senior à Baba Ali, au sud-est de la capitale. Les travaux sont en voie d’achèvement, et le Paradou compte passer à l’ultime phase en équipant le centre de toutes les commodités nécessaires pour accueillir l’équipe professionnelle qui reviendra, un jour ou l’autre, parmi l’élite, malgré les obstacles et les embuches semés par ceux- là même qui ont longtemps « combattu » ce projet et surtout cette réussite par tous les moyens. MOHAMED MALIK

ALG : Kohili ou Belaïli, faites vos jeux (Mohamed Malik) !

ALG : Kohili ou Belaïli, faites vos jeux (Mohamed Malik) !

Dimanche dernier, deux joueurs, l’un un ex-mouloudéen longtemps espéré par son ancien club, et l’autre néo-mouloudéen jeune et prometteur, jouaient à distance à quelques centaines de kilomètres l’un de l’autre. L’un, Youcef Belaïli, était de sortie avec l’Espérance de Tunis au stade Chedly- Zouiten pour le compte de la 2e journée du championnat professionnel tunisien face à la JS Omrane avec au bout une piètre prestation et une défaite (1-3), l’autre, Ben Ahmed Kohili, auteur d’un doublé lors de la finale des Jeux méditerranéens de Tarente 2026, en Italie, face à la Tunisie (2-0), terminant même meilleur buteur (5 réalisations) et meilleur joueur du tournoi. L’autre, Kohili (21 ans) débarque du Paradou AC avec des rêves et des ambitions grands comme ça, l’autre Belaïli (34 ans), s’est éloigné avec polémique et fracas. Un chassé-croisé dont, à notre humble avis, le Mouloudia d’Alger sort plutôt gagnant dans l’affaire sur le double plan financier et même sportif serions-nous tentés de dire. Car dans sa course à l’armement, lors de l’intersaison, la direction du Doyen, champion d’Algérie pour la troisième année consécutive, ne semble pas avoir satisfait ses ultras, de plus en plus exigeants et tournés désormais vers carrément un titre continental. Et, Belaïli faisait un peu partie de l’une de ses armes lourdes, mais qu’elle n’a jamais réussi à décrocher pour donner fière allure à son équipe. Seulement, entre investir sur un avenir ambitieux et prometteur et un présent empreint de nostalgie et d’incertitudes, la raison est plus prompte à l’emporter, même si l’objectif des Mouloudéens est de tenter de conserver une quatrième fois son titre et atteindre le point le plus culminant en Ligue des Champions. Evidemment, pour y parvenir il faut disposer d’une bonne santé financière, un sujet qui a fait débat durant tout l’été, surtout chez les supporters à travers les réseaux sociaux où le sentiment d’insatisfaction, voire de colère, s’est souvent dégagé. Dans l’affaire Belaïli, le président Hakim Hadj Redjem n’a pas mordu à l’hameçon, même si cela a déplu à plus d’un. Lui qui a mis la main sur l’international U21 et U23, n’attend qu’à confirmer son grand talent et exploser tel un grain de maïs en pop-corn. Certes, l’enfant d’El -Bahia a toujours de beaux restes, mais l’avenir appartient aux jeunes loups qui ont faim de faire leur trou et briller de mille feux le plus haut possible, avec d’autres objectifs que ceux de remplir leur compte en banque, mais d’endosser le maillot national par exemple et de décrocher un transfert dans un club prestigieux à l’étranger. Alors dans le duel Kohili-Belaïli, faites vos jeux ! – MOHAMED MALIK

ALG : Les Verts rugiront-ils de nouveau en Afrique ? (Mohamed Malik)

ALG : Les Verts rugiront-ils de nouveau en Afrique ? (Mohamed Malik)

A-t-on ou allons-nous retenir la leçon de l’ère Vladimir Petkovic lorsqu’en 28 mois, hormis un seul match officiel, la sélection nationale n’a joué aucune autre sélection du top 10 africain, mis à part le Nigeria en quart de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc (0-2) ? Au vu du programme qui se profile pour les Verts d’ici la prochaine CAN-2027 au Kenya, Tanzanie et Ouganda, il faut attendre juin 2027 pour espérer voir l’équipe drivée par Brahim Hemdani se mesurer avec un cador du continent avant l’entame de la compétition. Cela est peu probable quand on connaît la méthode toujours adoptée par la Fédération, celle qui consiste à ne se frotter qu’à des nations de second grade, comme ce sera le cas en cette fenêtre FIFA des mois de septembre – octobre où il sera question d’un match amical contre le Niger (114e au classement FIFA), et de surcroît à la maison, le 6 octobre au stade Hocine- Aït- Ahmed de Tizi-Ouzou. Sachant au passage que les Verts croiseront en match officiel des éliminatoires de la CAN-2027, la Zambie (90e) le 25 septembre toujours à Tizi-Ouzou et le Burundi (142e) à Bujumbura, puis en novembre le Togo (114e) en aller et retour, et en mars 2027 de nouveau la Zambie en déplacement et le Burundi à domicile, quand est-ce qu’ils auront la possibilité de se mesurer à au moins une équipe du top 10 ou top 15 ? En 28 mois sous sa conduite, Vladimir Petkovic a préféré avancer caché en évitant les grosses cylindrées comme le Maroc (6e), le Sénégal (18e), l’Egypte (24e), la Côte d’Ivoire (31e), le Cameroun (43e), le Mali (54e) et la Tunisie (57e). Et, quand il a fallu sortir le nez face à la Guinée (14e) en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, les hommes de Petkovic ont dû s’incliner à Alger (1-2) et se suffire d’un match nul (0-0) à Casablanca face à un adversaire dont l’entraîneur, le Portugais Paulo Duarte, avait à peine un mois de travail. En amical, face à une Afrique du Sud (9e) privée de la moitié de ses titulaires, l’Algérie s’est également contentée d’un nul (3-3) lors du fameux Tournoi Séries de la FIFA en mars 2024, soit le deuxième match de l’ex- coach des Verts. Dans ce tableau, l’Algérie n’a gagné que deux fois face à des adversaires qu’on peut considérer comme plus ou moins costauds, mais avec des résultats étriqués : le Burkina Faso (11e) (1-0) en phase de groupe de la CAN-2025 et la RD Congo (7e) sur le même score après prolongation en 8e de finale de la même compétition. En choisissant donc le Niger pour se tester, la FAF reconduit la même ‘’démarche de fuite en avant’’ lorsqu’elle avait opté pour le Rwanda (2-0) en juin 2025 à Constantine et le Zimbabwe (3-1) en novembre 2025 à Djeddah, juste avant la dernière CAN. Il est loin donc le temps où les Verts cherchaient à tout prix une forte adversité pour mieux situer leur niveau de performance et s’en servir pour progresser. MOHAMED MALIK

CAN (F) : Les Vertes sont au vert pour une qualification ( Mohamed Malik)

CAN (F) : Les Vertes sont au vert pour une qualification ( Mohamed Malik)

Dans quelques heures, la sélection nationale féminine lancera sa campagne de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Maroc 2026 en ouvrant le bal face à la coriace sélection sénégalaise au stade Olympique de Rabat (18h). Versée dans le très relevé groupe A, en compagnie du pays hôte, le Maroc, et le Kenya, qui joueront deux heures après au stade Moulay El-Hassan, toujours à Rabat, l’équipe algérienne vise un double objectif: passer la phase de groupes, c’est-à-dire atteindre les quarts de finale, niveau atteint pour la première fois lors de la dernière édition (2024), disputée l’été dernier, mais surtout passer un autre gap, celui de rejoindre le dernier carré. Cela signifie tout simplement une qualification directe pour la Coupe du monde de la FIFA en 2027 au Brésil. Ce sera une première historique pour le football féminin algérien, pour ne pas dire pour la sélection A car cette dernière a cette particularité d’être composée presqu’exclusivement des meilleures joueuses évoluant à l’étranger. Incontestablement, cette sélection nationale est l’arbre qui cache la forêt du football féminin en Algérie qui accuse un grand retard, tant sur le plan de la pratique massive, la structuration, la compétition que dans la formation, qui demeure le maillon faible du développement de la discipline chez les féminines. Cependant, la performance de la sélection peut constituer un levier intéressant et un stimulant, voire une sorte de locomotive pour tirer le reste des sélections jeunes (U17 et U20), même si tout le monde sait que c’est à l’échelle des clubs que tout le travail de base doit d’abord être fait. Et quand on évoque la base, cela inclut en premier l’école et le football scolaire, là où la discipline peine à s’implanter sérieusement en absence d’une stratégie sérieusement étudiée, d’un encadrement dédié et d’infrastructures mises à disposition. La preuve en est que l’Algérie n’a jamais participé au Championnat d’Afrique de football scolaire, épreuve mise en place depuis 2023 par la Confédération africaine de football, sous l’impulsion de son initiateur, Patrice Motsepe. Une qualification donc pour le prochain Mondial 2027 aura un impact retentissant pour la Fédération algérienne de football qu’il faudra par contre fructifier, et ne pas se suffire de glorioles et de retombées financières, en plus de l’image soignée. Ainsi, quand bien même les coéquipières de la capitaine Sofia Guellati ne seront pas dans le carré final, il leur restera une deuxième chance, celle d’être parmi les deux barragistes issus des quatre perdants des quarts de finale, afin d’emprunter un chemin plus sinueux (trois barrages, dont deux intercontinentaux) pour atteindre l’objectif de Brésil 2027. – MOHAMED MALIK

76e Congrès : Le chèque à blanc de la CAF pour Infantino

76e Congrès : Le chèque à blanc de la CAF pour Infantino

Avant même le déroulement des travaux du 76e Congrès de … L’article 76e Congrès : Le chèque à blanc de la CAF pour Infantino est apparu en premier sur Foot Afrique .

ALG : Djamel Benlamri, une reconversion et du punch (Mohamed Malik)

ALG : Djamel Benlamri, une reconversion et du punch (Mohamed Malik)

Une fois la carrière d’un footballeur notamment dans les premières années qui terminée, que ce soit à l’international ou en club, c’est une nouvelle vie qui commence et une trajectoire qui se dessine. La reconversion des joueurs professionnels, dont la carrière est brève comparativement à d’autres métiers même si certains font durer le plaisir au-delà de la barrière ‘’psychologique’’ de 40 ans, est un sujet crucial et toujours d’actualité. Aujourd’hui, plus qu’hier, les sportifs de haut niveau songent sérieusement à leur reconversion, dont certains anticipent suffisamment à l’avance pour amortir le ‘’choc’’ du passage des terrains et de la passion de taper dans un ballon à autre chose, même si nombreux sont ceux qui restent dans le circuit en embrassant le métier d’entraîneur, ou bien d’autres métiers connexes comme manager, agent, coordinateur, directeur sportif, scout- détecteur de talents, consultant télé et autre dirigeant jusqu’à devenir président de club ou de fédération. Il y a bien évidemment, ceux qui vont vers d’autres domaines, y compris les plus insoupçonnés comme la politique pour devenir même président de la République. Toutefois, plusieurs études consacrées à la reconversion des anciens footballeurs démontrent que près de 40% rencontrent des difficultés, que ce soit sur le plan d’un passage à une nouvelle vie active ou bien carrément économiquement parlant,notamment dans les premières années qui suivent la retraite. D’où l’intérêt d’une réflexion anticipée, d’une bonne planification et d’un choix maturé sur l’après-football afin de réussir le passage vers désormais une nouvelle carrière, en fonction de compétences identifiées. On s’est permis ce préambule, qui mérite vraiment un dossier particulier, pour évoquer le cas d’un international algérien qui vient à peine de prendre sa retraite, et désigné manager et porte-parole du MC Alger, Djamel Benlamri. Evidemment, Benlamri n’est pas le premier et ne sera pas le dernier à se voir propulser à ce poste, mais ce qui attire l’attention, ce sont les prestations de ce dernier lors des différentes sorties médiatiques qu’il a eues à faire, notamment au niveau de la Télévision publique algérienne ou bien sur des plateaux TV étrangers, sans compter sa prise de parole et ses apparitions sur les réseaux sociaux. A ce jeu, souvent délicat, Benlamri a, à chaque fois, fait preuve d’objectivité et de lucidité dans ses analyses, tout en prônant un franc-parler et un verbe percutant. Jusqu’ici, le tempérament qu’il avait sur le terrain, il le transpose avec talent sur le terrain médiatique, avec du punch et l’espoir de réussir dans ses nouvelles fonctions au MCA où la pression sera terrible et vulnérable. MOHAMED MALIK

ALG : Clic en twitt d’un Collège technique au secours de la FAF (Mohamed Malik)

ALG : Clic en twitt d’un Collège technique au secours de la FAF (Mohamed Malik)

Tout est su, sauf l’annonce officielle. La fédération algérienne de football poursuit sa fuite en avant dans le dossier relatif au sélectionneur national, Vladimir Petkovic, après la réunion d’évaluation ‘’approfondie’’ du Collège technique, au Centre Technique national qui devait se prononcer sur son avenir. Elle était très attendue dans la mesure où le Bureau fédéral (sic) lui a confié la mission d’évaluer de manière ‘’approfondie’’ – durant une heure ou deux – le parcours de l’équipe nationale au cours des deux dernières années, avec comme point culminant la participation à la Coupe du monde de la FIFA 2026. La première question qui se pose est la suivante : Pourquoi ce Collège technique ne se réunit que pour débattre du dossier du sélectionneur national, mais jamais sur toutes les autres problématiques du football national ? Et, Dieu sait combien sont nombreuses les thématiques devant faire l’objet de réflexion et d’étude, mais surtout de propositions et de recommandations de la part de spécialistes et de techniciens dont l’expertise est reconnue et éprouvée. Quand on scrute la composante de ce Collège technique on comprend mal comment des directeurs techniques régionaux (DTR) ou des directeurs techniques sportifs (DTS) de clubs puissent évaluer un sélectionneur national, alors que dans leurs propres clubs ils ne peuvent s’interférer dans les missions ou juger le travail qui se fait au niveau de l’équipe première. Il en est de même pour des sélectionneurs de jeunes (U-16 et U-17, celui des U-20 étant absent) ou d’équipes nationales hiérarchiquement inférieures (U-23), alors qu’eux-mêmes font l’objet d’évaluations par la Direction technique national (DTN) dont le premier responsable n’a toujours pas étalé et vulgarisé de manière explicite son programme de développement et son plan opératoire. Au final, cette commission-alibi n’avait pour mission que celle de cautionner une décision suggérée par les détenteurs de pouvoir, au lieu d’exprimer un avis d’expert libre et indépendant de toute influence institutionnelle ou redevance morale. À l’heure des bases de données et des réseaux de recrutement, n’importe quel technicien peut, d’un simple clic, accéder à une analyse fine et approfondie des performances, nonobstant les rapports de la FIFA et surtout le verdict populaire qui ne veut plus du sélectionneur Petkovic dont le contrat a été reconduit jusqu’en 2028 avant même l’expiration de l’actuel et qu’aucun Twitt comme celui envoyé à Djamel Belmadi ou communiqué n’est venu confirmer ou infirmer officiellement son départ. De plus, si la FAF considère que ce sélectionneur a atteint tous ses objectifs, pourquoi toute cette mise en scène ? Pourquoi également jouer la carte de l’illogique et de l’inélégance en écartant les adjoints que le technicien suisso-bosnien a lui-même choisi et ramené pour l’épauler, et qui de surcroit ont contractualisé chacun avec la fédération ? Quant à cette histoire ‘’d’obliger’’ Petkovic à demeurer trois semaines sur quatre en Algérie, il est utile de souligner que ce point fait déjà l’objet d’un l’article (articlee7) de son contrat, et que s’il n’a pas été respecté pendant 28 mois, la faute incombe à la FAF qui ne l’a jamais rappelé à l’ordre à ce sujet. Le scénario probable qui se dessine, c’est de voir au mieux Petkovic se résigner à ne pas poursuivre sa mission à la tête des Verts dans un environnement vicié et sur un terrain miné. Il fera valoir une partie de ses droits (six mois de salaires) ou au pire, aller jusqu’au bout des procédures légales pour préserver ses intérêts, dommages y compris, auprès des instances spécialisées. Cela se saura. MOHAMED MALIK

ALG : Le MC. Alger remet son titre en jeu (Mohamed Malik)

ALG : Le MC. Alger remet son titre en jeu (Mohamed Malik)

Après avoir été reportée la semaine dernière en raison du deuil décrété par la présidence de la République suite aux incendies effroyables qui ont affecté plusieurs wilayas du pays, notamment celle de Jijel, la première journée du championnat de Ligue 1 professionnelle – saison 2026/2027 connaîtra son coup d’envoi ce week-end, même si les cœurs des Algériens ne sont pas au foot. Pour autant, la Ligue de football professionnel, qui a déjà décalé le coup d’envoi d’une semaine (du 21 au 27 août) puis d’une autre semaine (du 27 août au 3 septembre) pour les raisons évoquées déjà plus haut, est presque dans l’obligation de démarrer la compétition compte tenu d’un calendrier très serré des différentes échéances dont les compétitions interclubs africaines et la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations en juin 2027 au Kenya, Ouganda et Tanzanie, et surtout la difficulté de gérer la programmation. D’ailleurs, chaque saison a connu ses lots de reports, de reprogrammations et d’accumulation des matchs de mise à jour, allant jusqu’à plus d’une quinzaine de rencontres à caser et à une moyenne de 5 à 6 matchs/club, cas de l’USM Alger et du CR Belouizdad la saison écoulée. Evidemment, le président de la LFP, Mohamed-Amine Mesloug a souvent fait des annonces pompeuses pour assurer une gestion sans faille, mais à chaque fois il a été rattrapé par la réalité du terrain. Sur un plan purement sportif, le MC Alger, champion d’Algérie pour la troisième saison consécutive, la dixième de son histoire, remettra son titre en jeu avec 15 autres équipes sur le départ, dont trois promus au lieu de deux habituellement, en raison d’un changement apporté au système de compétition. Ainsi, la JS El-Biar vient renforcer le contingent des clubs algérois, en remplacement du Paradou AC rétrogradé en Ligue 2, mais devra évoluer au stade Mustapha -Tchaker de Blida pour accueillir ses adversaires, en attendant à ce que le stade du 5- Juillet -1962 soit prêt, après les travaux de réfection de la pelouse. L’US Biskra, qui retrouve l’élite, lui accueillera le vice-champion, la JS Saoura, non pas dans la capitale des Ziban mais à Zeribet- El -Oued, à une soixantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya et dont le stade communal est doté d’un terrain en gazon naturel ! Et puis, il y a le CR Témouchent, issu d’un barrage à deux étapes – et non pas de play- offs comme c’est faussement désignés par la LFP – qui, lui, a réussi à faire homologuer son stade Omar-Oucief pour recevoir le CS Constantine. Cette 1ere journée qui s’annonce passionnante et palpitante, avec des affiches alléchantes comme le classique MC Alger – MC Oran ou bien l’ASO Chlef qui recevra le CR Belouizdad et ses grosses ambitions après un mercato estival XXL sur le plan de la bourse dépensée. On reviendra certainement sur d’autres aspects de ce championnat de Ligue 1 qui, espérons, prendra un peu plus en épaisseur en matière de niveau et de qualité de jeu, de passion et de spectacle, et d’ambiance et de fair-play sur et en dehors des terrains. – MOHAMED MALIK

MON : Le rapport explosif de la FIFPRO contre la FIFA (Ahmed Bessol)

MON : Le rapport explosif de la FIFPRO contre la FIFA (Ahmed Bessol)

A six mois de l’élection présidentielle de la FIFA, le rapport de FIFPRO Europe sur la gouvernance de l’instance arrive au mauvais moment pour Gianni Infantino. Après l’abandon de Forward Enterprise (FFE), le syndicat européen des joueurs remet sur la table la question du pouvoir et de la manière dont il s’exerce au sommet du football mondial. L’affaire n’est manifestement pas close. Pour FIFPRO Europe, le retrait du projet ne règle pas les failles de gouvernance qui ont permis son élaboration. Le syndicat européen des footballeurs demande désormais une réforme complète des structures décisionnelles de la FIFA. Ce n’est donc plus seulement le contenu de FFE qui est contesté. C’est le processus qui l’a rendu possible. FIFPRO Europe réclame un examen indépendant du processus décisionnel du Conseil de la FIFA. Elle souhaite également que les joueurs, les clubs et les ligues soient officiellement associés aux décisions, aux côtés des fédérations nationales. Le message est clair : les grandes orientations du football mondial ne devraient plus pouvoir être arrêtées sans la participation de ceux qui en constituent l’essentiel de l’activité. Le rapport avance des chiffres qui donnent du poids à cette revendication. Lors du Mondial 2026, 856 joueurs étaient employés par des clubs européens, représentant, selon l’étude, 94 % de la valeur totale des joueurs engagés dans la compétition. Les auteurs relèvent également que la part des recettes du Mondial distribuée sous forme de primes aux fédérations participantes serait passée de 10,5 % en 2006 à environ 7,7 % en 2026. Pour Infantino, la difficulté est ailleurs. Après les fédérations, les clubs et les ligues, les représentants des joueurs viennent à leur tour poser la question de la gouvernance. La question que le rapport soulève demeure : qui doit décider de l’avenir du football mondial ? À six mois du scrutin, la question n’est pas anodine. – AHMED BESSOL

ALG : FAF – PAC et la protection des jeunes talents ( Mohamed Malik)

ALG : FAF – PAC et la protection des jeunes talents ( Mohamed Malik)

L’affaire du jeune international des moins de 17 ans du Paradou AC, Yassine Abed, qui vient d’éclater après son départ en catimini au Qatar, interpelle de nouveau les instances du football national et même le ministère des Sports sur la nécessité de protéger les jeunes talents algériens d’être recrutés par des clubs étrangers, en profitant de leur statut de mineur et en passant par l’intermédiaire de leurs parents, souvent dans le besoin, que par leur club propriétaire et formateur et la fédération. D’ailleurs, la direction du Paradou AC n’a pas hésité à saisir la Fédération algérienne de football pour l’alerter sur l’urgence de protéger l’Académie El-Ankaoui et des jeunes talents qui y sont formés ainsi que l’adaptation des règlements relatifs aux jeunes joueurs. Il s’agit, comme le souligne le Paradou, d’une question de politique sportive nationale qui dépasse largement le cadre de quelques différends individuels. Le cas de Yacine Abed qui, dès la fin de son stage avec la sélection U17 il y a quarante-huit heures, a «fugué» au Qatar avec sa famille, est édifiant et tire vraiment la sonnette d’alarme au moment où certaines personnes, y compris dans la presse, continuent à semer le doute et l’amalgame en évoquant «une filière de naturalisation», au lieu de s’enquérir sur les vrais tenants et aboutissants de ce genre d’affaire. Le Paradou a lancé un véritable SOS à la face des instances du football pour dénoncer ‘’les assauts répétés de clubs et de personnes cherchant à débaucher ses jeunes joueurs, notamment en leur faisant miroiter des sommes d’argent et différents avantages’’, peut-on lire dans le courrier. Dans ce même cadre, le PAC a rappelé les cas d’Abdelawahab Chernikh (JS El-Biar), le gardien Bouteldja (ES Sétif) et maintenant Yassine Abed (Al Ahli SC, Qatar), qui ne sont plus des historiettes isolées, mais des cas révélateurs d’une situation plus qu’inquiétante d’un phénomène de prédation qui s’installe autour de l’Académie, alors que ses joueurs sont dûment liés par des contrats parfaitement valides et en vigueur. Malgré les incessantes saisines des instances à ce sujet afin de mettre fin à ses pratiques et à la prise des décisions qui s’imposent, allant jusqu’aux sanctions, aucune suite n’a été donnée à ses doléances et à ses appels. Et si aujourd’hui, les ‘’prédateurs’’ parviennent à débaucher des joueurs contractuels et protégés juridiquement, qu’en sera-t-il des jeunes académiciens qui, demain, atteigneront l’âge de 16 ans et pour lesquels le Paradou ne pourrait plus bénéficier des mêmes instruments contractuels de protection du fait de son changement de statut En effet, la question est d’autant préoccupante quand on sait qu’après sa relégation en Ligue 2, le Paradou ne pourra garder sa licence de club professionnel que durant deux saisons ; au-delà le club formateur risque de ne plus disposer des mêmes moyens juridiques et contractuels pour protéger le fruit de ses investissements. De plus, le paradoxe est entier, car d’un côté la FAF, à travers les déclarations de ses dirigeants et les comptes rendus de ses réunions du bureau fédéral, ne cesse d’exhorter les clubs à investir dans la formation et le développement des jeunes talents, mais d’un autre côté, la réglementation n’est plus adaptée car le changement de statut fait perdre au club formateur les instruments et mécanismes pour protéger les jeunes footballeurs sur le double plan contractuel et juridique. Dans son même courrier, la direction du Paradou parle carrément «d’un acquis national en danger», quand on sait le nombre incalculable de joueurs alimentant les différentes sélections nationales. Rien qu’en ce mois de septembre, ils étaient 22 joueurs toutes catégories confondues (U16, U17, U20 et U23) à avoir répondu à la convocation des sélections respectives. Aussi, le Paradou n’a demandé aucun privilège, si ce n’est de pouvoir légitimement protéger le fruit de sa formation et de ne pas être victime de son propre succès, car il demeure un patrimoine algérien façonné pour servir l’Algérie, et rien que l’Algérie. MALIK MOHAMED