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Les ressources minières en Algérie attirent l'intérêt des industriels japonais

Les ressources minières en Algérie attirent l'intérêt des industriels japonais

  • Les gisements algériens de fer, de phosphates et de zinc offrent un important potentiel pour les fournisseurs de technologies minières.
  • Le gisement de fer de Gara Djebilet possède des réserves estimées à 3,5 milliards de tonnes selon le texte.
  • Les gisements de phosphates de l'Est du pays disposent de plus de trois milliards de tonnes.
  • Le projet zinc-plomb de Tala Hamza renfermerait environ 53 millions de tonnes de minerai.
  • La JETRO souligne que ces développements pourraient générer une demande accrue en équipements et technologies environnementales.

Les ressources naturelles algériennes constituent un potentiel important pour les fournisseurs de technologies minières. Parmi les projets mis en avant figurent le gisement de fer de Gara Djebilet, dont les réserves sont estimées à 3,5 milliards de tonnes, les gisements de phosphates de l’Est du pays, avec plus de trois milliards de tonnes, ainsi que le projet zinc-plomb de Tala Hamza, qui renfermerait environ 53 millions de tonnes de minerai.

Pour la JETRO, ces développements pourraient générer une demande accrue en équipements d’extraction, en solutions d’enrichissement des minerais, en systèmes de surveillance numérique et en technologies de réduction de l’impact environnemental.

Les prestations de maintenance et l’accompagnement technique sur le marché local représentent également des facteurs déterminants pour les entreprises étrangères. Les infrastructures et les capacités de transformation constituent, dans cette perspective, des maillons essentiels.

La mise en service de la liaison ferroviaire associée à Gara Djebilet, en février 2026, et le projet de Tosyali Algérie visant à installer une unité de prétraitement du minerai à Bethioua, en partenariat avec Sonarem, illustrent la volonté de développer une chaîne industrielle intégrée autour du fer.

L’intérêt étranger ne se limite toutefois pas au Japon. Des entreprises chinoises, turques, pakistanaises et russes se positionnent également sur différents segments du secteur.

Dans les phosphates, la société chinoise Asia Potash aurait notamment manifesté son intention d’investir 1,6 milliard de dollars dans des activités liées à la transformation et à la production d’engrais.

L’intérêt de la JETRO s’appuie sur une présence industrielle japonaise ancienne en Algérie. Le groupe d’ingénierie JGC intervient sur le marché algérien depuis 1969, avec des références dans les installations pétrolières et gazières.

Le groupe a notamment réalisé des infrastructures de collecte et de traitement du pétrole à Ourhoud, dont la capacité nominale atteint 240.000 barils par jour. Il a également participé au développement d’installations de séparation et de compression du gaz à Hassi R’Mel, avec un contrat annoncé en 2016 pour le compte de Sonatrach.

Cette expertise s’étend à l’industrie des engrais. Mitsubishi Heavy Industries, associée au groupe sud-coréen Daewoo Engineering & Construction, a contribué à la réalisation du complexe de l’Algérienne omanaise des engrais (AOA) à Arzew.

Dimensionné pour produire quotidiennement 4000 tonnes d’ammoniac et 7000 tonnes d’urée granulée, le site illustre les possibilités de valorisation industrielle du gaz naturel algérien.

Un cadre économique renforcé pour les investissements

Au-delà des projets, Alger et Tokyo ont progressivement consolidé leur cadre de coopération économique. La convention contre la double imposition, signée en février 2023 et entrée en vigueur en janvier 2024, constitue un instrument supplémentaire pour sécuriser les relations d’affaires entre les deux pays.

La première réunion de la commission économique gouvernementale mixte, organisée à Alger le 4 mai 2025, a également permis d’examiner les moyens d’élargir les échanges commerciaux et les investissements.

Une mission de la JETRO, menée en février de la même année avec 14 entreprises et trois organismes, avait déjà permis de présenter des opportunités dans les mines, le dessalement et les énergies renouvelables.

L’enjeu pour l’Algérie consiste désormais à transformer cet intérêt en partenariats industriels concrets, capables de renforcer les capacités locales de traitement, de réduire la dépendance aux importations d’équipements et d’accroître la valeur ajoutée nationale.

Pour les entreprises japonaises, les nouveaux projets miniers représentent ainsi un marché potentiel qui dépasse la simple fourniture de matériel, en ouvrant la voie à des coopérations technologiques et industrielles de long terme.

K. B.

Source : Ecotimes

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