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Diversification des recettes et la mobilisation des fonds informels

Diversification des recettes et la mobilisation des fonds informels

Le ministre des Finances, Mohammed Lamine Lebbou, a indiqué jeudi à Alger que le projet de loi de Finances (PLF) 2027 visait à diversifier les recettes publiques, à attirer les fonds circulant dans le secteur informel et à préserver le pouvoir d’achat des citoyens face aux pressions inflationnistes mondiales. S’exprimant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a précisé que le texte prévoyait des mesures destinées à encourager l’investissement productif, à soutenir les secteurs hors hydrocarbures, notamment les Start-ups, et à élargir l’assiette fiscale sans augmenter les taux d’imposition. Il prévoit également le renforcement du recouvrement fiscal, la lutte contre l’évasion fiscale et l’amélioration des performances de l’administration fiscale.
Le PLF accorde également une place importante à la réalisation des grands projets économiques dans les secteurs des mines, des transports, de l’industrie et de l’agriculture. Concernant le pouvoir d’achat, les mesures annoncées portent sur la stabilité des prix, la disponibilité des produits de première nécessité, le maintien des subventions et le renforcement du contrôle des marchés. Le ministre a également souligné que la mise en place d’un système de soutien ciblé dépendait de l’achèvement du processus de numérisation, afin de garantir une répartition équitable des aides. Abordant les équilibres financiers de l’État, M. Lebbou a affirmé que 99 % de la dette publique était intérieure, estimant que cette situation assurait à l’Algérie une importante autonomie dans ses décisions économiques. Il a également évoqué le recours à la dette intérieure et au Fonds de régulation des recettes, tout en excluant le financement extérieur et en privilégiant une meilleure maîtrise des dépenses publiques. Le ministre a, par ailleurs, annoncé que le taux de la taxe sur la publicité foncière avait été relevé de 1 % à 2,5 %, en raison des quelque 800.000 opérations enregistrées annuellement.

Source : La Nouvelle République

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