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Face au feu, l’humain : quand l’entraide devient force
Les incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas de l’Est ont vite fait naître cet élan de mobilisation algérien et à l’Algérien n’ayant aucunement d’égal ailleurs hormis en Algérie. Oran est cette wilaya qui s’active pour répondre à la détresse de ceux qui ont tout perdu d’un seul coup. D ans les quartiers, les associations, les mosquées, les structures de secours et les établissements de santé, la solidarité s’est mise en mouvement. Elle se reconnaît dans les cartons empilés, les couvertures soigneusement pliées, les bouteilles d’eau, les vêtements et les médicaments préparés pour partir. Sur le Front de mer, au siège du Croissant-Rouge algérien (CRA), les dons arrivent sans interruption. Ils sont réceptionnés, triés, regroupés puis dirigés vers les zones où les besoins sont les plus urgents. Derrière chaque carton se trouve un geste. Derrière chaque convoi, une volonté : ne pas laisser les sinistrés seuls face au lendemain. Trois convois du CRA ont déjà pris la direction de Jijel, Béjaïa et Skikda. Leur financement repose sur les contributions de citoyens, de bienfaiteurs, d’associations et d’initiatives locales. À l’échelle de la wilaya d’Oran, 18 semi-remorques ont été mobilisés. Leur chargement comprend des denrées alimentaires, de l’eau, des vêtements, des couvertures et divers produits indispensables. Deux camions frigorifiques ont également rejoint le dispositif. Les produits pharmaceutiques et les fournitures sanitaires suivent un circuit spécifique, avec l’appui d’équipes médicales et paramédicales. Dans les communes ne disposant pas de locaux du CRA, des points de collecte ont été ouverts afin de rapprocher l’aide des habitants. Ainsi, les dons provenant de différents quartiers convergent vers une même chaîne. La générosité individuelle devient une opération collective, organisée autour d’une priorité : faire parvenir rapidement les ressources là où elles sont réellement nécessaires. Mais une catastrophe ne se mesure pas uniquement au nombre de camions mobilisés. Sur le terrain, douze personnes, parmi lesquelles des secouristes, des psychologues et des intervenants spécialisés, participent aux opérations. Une seconde équipe doit assurer la relève. Car l’urgence impose aussi une présence humaine : écouter, rassurer, orienter et accompagner font partie intégrante du secours. À l’hôpital des brûlés d’Oran, où sont pris en charge des blessés évacués de Jijel, une délégation du CRA a évalué les besoins avec la direction de l’établissement. L’objectif est de constituer une réserve de médicaments et de fournitures afin de prévenir toute rupture. Médecins et pharmaciens participent au tri des produits disponibles. Cette évaluation permanente permet d’éviter l’accumulation de marchandises inutiles et d’adapter les ressources aux besoins exprimés depuis les zones sinistrées. Dans une situation d’urgence, aider ne signifie donc pas seulement donner. Il faut savoir quoi envoyer, quand l’envoyer et où l’acheminer. Le lien dur de la fraternité: le sang À côté des convois, une autre mobilisation prend forme dans les établissements de santé. Le Centre de transfusion sanguine de l’Établissement hospitalier universitaire du 1er Novembre 1954 a lancé une collecte destinée à renforcer les réserves face aux besoins liés aux incendies de Jijel. Supervisée par le professeur Mohamed Chikh, l’opération, organisée de 9 heures à 18 heures, repose sur un geste simple : donner son sang. Ici, aucune cargaison ne peut remplacer le citoyen qui tend son bras. Le sang demeure une ressource irremplaçable, dont la disponibilité dépend directement de la mobilisation des donneurs. Celui qui donne ne connaît souvent ni le visage ni le nom de la personne qui bénéficiera de son geste. Pourtant, son don peut devenir une chance de survie pour un blessé. La solidarité change alors d’échelle. Elle ne se compte plus en tonnes de marchandises ou en kilomètres parcourus, mais en poches de sang et en vies potentiellement sauvées. Les Scouts musulmans algériens participent eux aussi à cette mobilisation. À Oran, leur réseau de collecte a été élargi, passant de huit à dix points afin de faciliter les dépôts. Plusieurs groupes implantés notamment à Khemisti, Bir El Djir, Arzew, Aïn El Bia, Boutlelis, Hassi Bounif et Oued Tlélat prennent part à l’opération. Une première caravane devait quitter Oran au plus tard mercredi. Deux grands camions étaient destinés aux médicaments et aux fournitures médicales, tandis que trois autres devaient transporter couvertures, literie, denrées alimentaires et produits de première nécessité. Avant le départ, chaque don est trié et classé. Ce travail discret est essentiel. Dans l’urgence, une collecte mal organisée peut ralentir l’aide. Ici, bénévoles, transporteurs, commerçants, producteurs et associations conjuguent leurs efforts pour transformer les dons en cargaisons prêtes à partir. La ville met ainsi une partie de ses capacités logistiques au service des sinistrés. Les quartiers deviennent des relais La mobilisation gagne également les mosquées et les structures de bienfaisance. Le Conseil des voies de la bienfaisance, relevant de la Direction des affaires religieuses et des Wakfs, participe à la collecte de produits destinés aux familles touchées. À El Hayat, dans la commune de Bir El Djir, une opération menée avec l’imam de la mosquée Ahmed Ben Hanbal réunit habitants et bienfaiteurs. À El Kerma, la mosquée Mouadh Ibn Djabal accueille également une initiative similaire. Ces lieux se transforment temporairement en relais humanitaires. Les habitants y déposent ce qu’ils peuvent offrir, tandis que les bénévoles regroupent les contributions avant leur acheminement. Un convoi vers Jijel a déjà été constitué grâce à ces dons de proximité. Dans ces quartiers, la solidarité prend un visage simple : celui d’un voisin qui apporte une couverture, d’un commerçant qui offre des produits ou d’une famille qui partage une partie de ses réserves. À Aïn El Turk, l’association Farhat El Yatim, en coordination avec la commune, a également mobilisé citoyens, commerçants et acteurs locaux. Plus de 13 tonnes de denrées alimentaires, de vêtements et de produits de première nécessité ont ainsi été réunies. Des tuyaux d’eau ont également été offerts à la Protection civile pour soutenir les opérations de secours. Un espace spécialement aménagé a permis de réceptionner et d’organiser les contributions, avec la présence des services de sécurité. Mais le véritable défi commence après la collecte. Une aide n’a de sens que lorsqu’elle atteint effectivement ceux auxquels elle est destinée. Une coordination a donc été engagée avec les services de la Protection civile de Jijel et une association locale pour assurer la réception et la distribution des cargaisons. Cette articulation entre les acteurs d’Oran et ceux de la wilaya sinistrée permet de réduire la distance entre le geste du donateur et les besoins de la victime. Une ville reliée par la solidarité Des quais d’Oran aux territoires meurtris de l’Est, une autre géographie s’est dessinée. Elle ne figure sur aucune carte, mais elle se lit dans le mouvement des camions, l’activité des bénévoles, les files de donneurs et les cartons qui changent de mains. Les incendies ont détruit, déplacé et bouleversé des vies. Oran répond par ce qu’elle peut offrir : des vivres, des médicaments, du sang, des moyens de transport, mais surtout du temps et de la présence. Chaque convoi qui quitte la ville porte ainsi une part de cette mobilisation collective. Dans les heures où le feu a laissé derrière lui des paysages meurtris et des familles fragilisées, une autre image s’impose : celle d’une population qui refuse de détourner le regard. Quand les flammes ont séparé les territoires, la solidarité, elle, a choisi de les relier. Reportage réalisé par Mohamed Aissaoui
La souveraineté face au chaos hybride
En unissant sa rigueur stratégique à une audacieuse refondation économique, Alger rompt avec sa réserve traditionnelle. Il ne s’agit plus seulement de préserver ses frontières, mais de sanctuariser l’intégrité de son Idée nationale. Lors de sa dernière entrevue avec la presse, le président Abdelmadjid Tebboune a clarifié la posture doctrinale du pays : l’Algérie ne subit plus l’Histoire, elle la façonne en neutralisant les contingences par une action préventive et l’édification d’une solide assise financière. La souveraineté est un absolu non négociable. Au cœur d’une guerre hybride globale où le chaos cherche à encercler la République, la retenue d’hier s’est muée en une éthique de la riposte immédiate. Fidèle au précepte de Sun Tzu — « L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combattre » —, le bouclier algérien est désormais une force dynamique, conçue pour décourager la menace avant qu’elle ne corrompe l’espace national. Cette métamorphose s’est manifestée de manière éclatante au Niger fin août 2026. Par le déploiement d’une escadrille de quatre chasseurs Su-30 à Niamey, Alger a comblé le vide sécuritaire provoqué par une tentative d’insurrection nocturne, survenue au lendemain d’une visite du Premier ministre nigérien à Alger. Cet acte de projection pure vise à restaurer l’ordre face au néant géopolitique. Le message du président Tebboune est une profession de foi : « Quiconque conspire contre le Niger trouvera l’Algérie. Nous sommes dans la même tranchée ». Alger lie ainsi son propre destin ontologique à celui de son voisin sahélien. Cette tension révèle le conflit majeur de notre époque : le choc entre la souveraineté authentique et l’aliénation par la finance occulte. Rejetant les tentatives de domination par le carnet de chèques, l’Algérie a acté la rupture officielle de ses liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis le 10 septembre 2026. Le chef de l’État a tranché le débat éthique sans équivoque : « Le couteau a atteint l’os, nous ne reviendrons pas sur notre décision ». En invoquant un célèbre vers de la poésie arabe sur l’ingratitude, il a rappelé que la Sonatrach avait jadis forgé les fondations techniques de la compagnie émiratie ADNOC. Une manière de rappeler que la mémoire et la dignité d’un peuple libre ne sauraient être soumises aux lois du marché. Cependant, pour que cette éthique de la résistance perdure, elle doit s’appuyer sur une infrastructure matérielle robuste. C’est le fondement de la synthèse algérienne. Le Président a exposé un bilan macroéconomique solide, marqué par une croissance projetée entre 4,01% et 4,02%, supérieure aux prévisions internationales, avec l’ambition d’atteindre un PIB de 400 milliards de dollars d’ici début 2027. En s’affranchissant de la dépendance aux hydrocarbures et en imposant une politique de substitution aux importations, l’Algérie se dote des conditions matérielles de sa liberté morale. L’économie devient ici l’armature de la volonté politique. En définitive, la diplomatie algérienne a opéré sa propre mutation dialectique. Tout en maintenant une stricte équidistance philosophique avec les empires contemporains — Washington, Moscou et Pékin —, Alger s’impose comme la clé de voûte de la stabilité africaine. Face aux alliances hybrides qui mêlent impérialisme financier et nostalgies coloniales, le temps des compromis est révolu. L’impératif catégorique imposé à la nation est limpide : soit l’Algérie oppose à ces menaces un bloc de volonté souverain et économiquement indépendant, soit elle se résigne à subir le destin dicté par des puissances étrangères. Pour Alger, la liberté ne tolérera aucun renoncement. L. K.
Face à l’épreuve, la solidarité d’un peuple et de sa diaspora
Ces derniers jours, l’Algérie a une nouvelle fois été durement frappée par de violents incendies qui ont touché plusieurs wilayas du nord et de l’est du pays. Derrière les images impressionnantes des flammes et les chiffres qui commencent à mesurer l’ampleur de la catastrophe, il y a d’abord des vies humaines. Des femmes et des hommes ont perdu la vie, des dizaines de personnes ont été blessées, des familles ont dû quitter leur domicile et des territoires entiers ont vécu pendant plusieurs jours avec la peur de voir le feu progresser. Je veux avant toute chose adresser mes pensées les plus sincères aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, ainsi que tout mon soutien aux blessés et aux populations sinistrées. Un État mobilisé face à l’urgence Face à l’ampleur et à la multiplication des foyers, l’État algérien a engagé d’importants moyens humains, matériels et aériens. La Protection civile, les services de l’État, les collectivités locales et l’ensemble des personnels mobilisés ont mené, au sol comme dans les airs, un combat particulièrement difficile pour protéger les populations, les habitations, les villages, les terres agricoles et les espaces naturels. Des moyens aériens importants ont notamment été déployés pour intervenir sur les foyers les plus difficiles d’accès et soutenir les équipes engagées au sol. Il convient de saluer cette mobilisation des pouvoirs publics et, plus encore, le courage et le dévouement des femmes et des hommes qui ont été en première ligne pendant ces journées éprouvantes. Après plusieurs jours d’un combat intense contre les flammes, les autorités ont annoncé la maîtrise des incendies déclarés entre le 26 et le 30 août. Un peuple tout entier debout face aux flammes. Mais au-delà des moyens engagés par l’État, ce que nous retiendrons aussi de ces journées, c’est l’extraordinaire mobilisation du peuple algérien. Face au feu, chacun a voulu être utile. Chacun à son niveau, selon ses possibilités, selon ses moyens. Certains ont combattu directement les flammes. D’autres ont transporté de l’eau, apporté de la nourriture, ouvert leur maison, accueilli des familles, aidé à évacuer des habitants ou simplement prêté leurs bras à ceux qui en avaient besoin. Et puis il y a ces images, simples mais bouleversantes, qui resteront. Celles de jeunes, parfois même d’enfants, venant apporter de l’eau aux pompiers et aux personnels mobilisés pour qu’ils puissent simplement se désaltérer au milieu de cette lutte épuisante contre les flammes. Un geste qui peut paraître modeste face à l’immensité d’un incendie, mais qui dit beaucoup. Il dit qu’au cœur de l’épreuve, personne ne voulait rester spectateur. Il dit cette solidarité spontanée qui ne se décrète pas et ne s’organise pas toujours : elle vient d’un peuple qui, lorsque l’essentiel est en jeu, sait se retrouver et faire corps. Dans ces moments-là, il n’y avait plus ceux qui avaient beaucoup à donner et ceux qui avaient peu. Il y avait simplement celles et ceux qui pouvaient faire quelque chose — et qui le faisaient. Un verre d’eau, un repas, une voiture, une maison ouverte, quelques heures de son temps, une paire de bras : chacun a donné ce qu’il pouvait. C’est probablement l’une des images les plus fortes de ces journées. Car face à une catastrophe d’une telle ampleur, les moyens de l’État sont indispensables. Mais cette mobilisation populaire, venue compléter et soutenir l’action des professionnels et des pouvoirs publics, constitue elle aussi une force considérable. Dans l’épreuve, l’État a mobilisé ses moyens et le peuple a mobilisé son cœur, son courage et sa solidarité. Et c’est ensemble qu’ils ont fait face. Une solidarité qui traverse la Méditerranée Cette mobilisation ne s’est pas arrêtée aux frontières de l’Algérie. Partout en Europe, la diaspora algérienne s’est immédiatement sentie concernée. Les réseaux familiaux, associatifs et citoyens se sont mobilisés, les messages de soutien se sont multipliés et beaucoup ont cherché à savoir comment aider concrètement les populations touchées. Cette réaction dit quelque chose de profond sur la relation qu’entretiennent des millions d’Européens d’origine algérienne avec l’Algérie. On peut vivre à Paris, Marseille, Bruxelles, Londres, Madrid, Rome ou ailleurs en Europe, y être né, y avoir construit sa vie et appartenir pleinement à son pays, tout en conservant un attachement profond à la terre de ses parents ou de ses grands-parents. Lorsque l’Algérie souffre, une partie de l’Europe a mal avec elle. C’est aussi cela, la réalité humaine qui unit les deux rives de la Méditerranée. Tirer les enseignements de ces catastrophes Mais l’émotion et la solidarité ne peuvent pas être les seules réponses. Les incendies à répétition qui frappent l’ensemble du bassin méditerranéen doivent nous conduire à réfléchir collectivement à la prévention, à l’entretien des massifs forestiers, à l’aménagement du territoire, aux capacités d’intervention et à l’anticipation des épisodes climatiques extrêmes. L’Algérie, comme de nombreux pays du sud de l’Europe et du pourtour méditerranéen, est confrontée à un risque qui dépasse largement les frontières nationales. Le feu ne connaît ni frontières ni nationalités. La Méditerranée devrait donc devenir davantage encore un espace de coopération en matière de prévention des incendies, de surveillance, de partage d’expertise, de formation et, lorsque les circonstances l’exigent, de mutualisation des moyens d’intervention. L’Algérie et l’Europe disposent de compétences, d’expériences et de moyens considérables qui pourraient être davantage mis en commun face à des risques qui, eux, ne connaissent aucune frontière. Il existe là un terrain concret de coopération entre les deux rives de la Méditerranée : une coopération utile, pragmatique et directement tournée vers la protection des populations et de notre patrimoine naturel commun. Faire de la solidarité une force pour demain Ces incendies laisseront des blessures humaines, environnementales et économiques. Il faudra accompagner les familles, réparer ce qui peut l’être, restaurer les territoires touchés et tirer tous les enseignements de cette nouvelle épreuve. Mais au milieu de ces journées douloureuses demeure une certitude : l’Algérie n’est pas seule. Elle peut compter sur ses institutions et ses services publics, sur le courage de celles et ceux qui interviennent en première ligne, sur la formidable capacité de mobilisation de son peuple, mais également sur cette immense diaspora qui, de l’autre côté de la Méditerranée, continue de regarder vers elle avec affection, inquiétude et solidarité. Ces derniers jours, des moyens considérables ont été mobilisés pour combattre le feu. Mais nous avons aussi vu quelque chose qu’aucun avion, aucun camion et aucune technologie ne peuvent remplacer : la force d’un peuple qui refuse de laisser l’un des siens seul face à l’épreuve. Et peut-être est-ce finalement l’image qu’il faudra retenir de ces incendies : celle d’une Algérie éprouvée, mais debout, solidaire et rassemblée. K. A.
Sony face au mur Jeux à 300 millions de dollars, puces en feu et voiture électrique au garage
Le géant japonais traverse une tempête parfaite. Alors que les budgets des blockbusters vidéoludiques s’envolent au-delà des 300 millions de dollars, Sony doit en plus composer avec une flambée des prix des mémoires qui grève la rentabilité de ses consoles et inquiète les marchés. Pendant ce temps, le groupe innove pour protéger ses artistes contre les deepfakes musicaux générés par l’IA, mais il a dû renoncer à son ambitieuse voiture électrique développée avec Honda. Tour d’horizon d’une année sous haute tension pour le conglomérat nippon. L’heure des arbitrages Sony vit une année à hauts risques. Habitué à régner sur ses marchés, le voilà pris en étau entre des coûts de développement qui s’emballent, une crise des semi-conducteurs qui ronge ses marges et des projets futuristes qu’il doit ranger au placard. Retour sur une période où tout s’accélère et où les décisions se font douloureuses. Quand le succès exige une fortune Le jeu vidéo, cœur battant de Sony, est en train de devenir une machine à cash… mais aussi à dépenses. Hiroki Totoki, le PDG, ne mâche pas ses mots en disant que développer un blockbuster peut aujourd’hui engloutir 50 milliards de yens soit 319 millions de dollars et réclamer cinq à six ans de travail. Un rythme qu’il juge tout simplement intenable. Prenons l’exemple de Bungie, le studio racheté par Sony. Derrière la fierté de l’acquisition, les comptes sont douloureux. Entre les déboires de Destiny 2 et l’inflation générale des coûts, la division jeux vidéo a vu ses bénéfices fondre de 13%, à 120 milliards de yens (780 millions de dollars). Selon Bloomberg, la direction aurait même opposé un « non » sec à un éventuel Destiny 3, jugeant le budget trop salé. Le paradoxe, c’est que Sony continue d’investir des sommes folles dans ses exclusivités. Marvel’s Spider-Man 2 a coûté 315 millions de dollars. Sa suite est déjà estimée à 385 millions. À ce niveau, chaque jeu devient un pari, presque une folie. Le modèle économique du « tout pour le blockbuster » vacille. Pénurie de mémoires ou la facture IA L’autre casse-tête, c’est la flambée des prix des puces mémoire. La demande effrénée en intelligence artificielle fait exploser les coûts de la DRAM et de la NAND, et Sony en paie le prix fort. Son action a déjà perdu 16% depuis janvier. Les analystes de Bernstein prévoient une hausse de plus de 700 % d’ici la fin de l’année, avec une pénurie qui pourrait durer jusqu’en 2027. Sony assure avoir sécurisé ses stocks pour l’année en cours, mais l’addition restera salée. Pour la PS5, cela pourrait signifier vendre chaque console à perte si les prix ne baissent pas. Et pour la PS6, attendue vers 2028? Il faudra probablement la proposer à un prix premium, un choix qui risque de refroidir les joueurs. Heureusement, une lueur d’espoir qui est ‘Grand Theft Auto VI’, attendu le 19 novembre sur PS5, pourrait doper les ventes de la console et redonner le sourire aux équipes, même si le jeu arrive tard dans le cycle de vie de la PS5. Sony invente un détecteur de plagiat pour les robots musiciens Sony ne se contente pas de subir l’IA. Il l’utilise aussi pour protéger ses artistes. Ses chercheurs ont mis au point un outil capable d’analyser une chanson générée par intelligence artificielle et d’estimer, par exemple, qu’elle est composée de « 30 % des Beatles et 10 % de Queen ». Une façon de reconnaître les empreintes musicales et de permettre une répartition juste des revenus entre les ayants droit. Pour Sony Music Publishing, qui détient des millions de titres, c’est une arme précieuse. Le groupe a déjà fait retirer plus de 75 000 deepfakes de ses artistes. Son objectif est d’intégrer cette technologie dans les modèles d’IA eux-mêmes, pour faciliter les accords de licence avant même que la musique ne soit créée. TSMC, capteurs d’image et la fin du rêve automobile Dans les semi-conducteurs, Sony joue gros. Avec TSMC, il a signé un accord pour créer une coentreprise à Kumamoto, au Japon, dédiée aux capteurs d’image pour smartphones. La production en volume est prévue pour 2029. TSMC injecterait 282 milliards de yens (1.77 milliards de dollars), Sony 465 milliards(pres de 2.83 milliards de dollars). L’ambition ne s’arrête pas aux smartphones car le groupe vise aussi l’IA physique, dans l’automobile et la robotique. Mais tout ne sourit pas à Sony. Le projet de voiture électrique Afeela, mené avec Honda, est brutalement enterré. La berline Afeela 1 et un SUV prévu pour 2028 ne verront jamais le jour. Honda a revu sa stratégie d’électrification, annulant plusieurs modèles et privant la coentreprise de technologies essentielles. Les clients ayant réservé seront remboursés. Sony et Honda réfléchissent désormais à l’avenir de leur partenariat, mais pour l’instant, le rêve automobile s’éloigne. Un géant à la croisée des chemins Sony est à un tournant. Entre des jeux trop chers, des puces trop chères, une IA à maîtriser et des voitures qui ne verront pas le jour, le groupe doit faire des choix. Des choix douloureux, mais peut-être nécessaires. L’avenir nous dira si ces décisions étaient les bonnes. En attendant, le géant japonais apprend à danser sur un fil, sous les yeux d’un marché qui retient son souffle.
Sony face au mur
Jeux à 300 millions de dollars, puces en feu et voiture électrique au garage
Le géant japonais traverse une tempête parfaite. Alors que les budgets des blockbusters vidéoludiques s’envolent au-delà des 300 millions de dollars, Sony doit en plus composer avec une flambée des prix des mémoires qui grève la rentabilité de ses consoles et inquiète les marchés. Pendant ce temps, le groupe innove pour protéger ses artistes contre les deepfakes musicaux générés par l’IA, mais il a dû renoncer à son ambitieuse voiture électrique développée avec Honda. Tour d’horizon d’une année sous haute tension pour le conglomérat nippon. L’heure des arbitrages Sony vit une année à hauts risques. Habitué à régner sur ses marchés, le voilà pris en étau entre des coûts de développement qui s’emballent, une crise des semi-conducteurs qui ronge ses marges et des projets futuristes qu’il doit ranger au placard. Retour sur une période où tout s’accélère et où les décisions se font douloureuses. Quand le succès exige une fortune Le jeu vidéo, cœur battant de Sony, est en train de devenir une machine à cash… mais aussi à dépenses. Hiroki Totoki, le PDG, ne mâche pas ses mots en disant que développer un blockbuster peut aujourd’hui engloutir 50 milliards de yens soit 319 millions de dollars et réclamer cinq à six ans de travail. Un rythme qu’il juge tout simplement intenable. Prenons l’exemple de Bungie, le studio racheté par Sony. Derrière la fierté de l’acquisition, les comptes sont douloureux. Entre les déboires de Destiny 2 et l’inflation générale des coûts, la division jeux vidéo a vu ses bénéfices fondre de 13%, à 120 milliards de yens (780 millions de dollars). Selon Bloomberg, la direction aurait même opposé un « non » sec à un éventuel Destiny 3, jugeant le budget trop salé. Le paradoxe, c’est que Sony continue d’investir des sommes folles dans ses exclusivités. Marvel’s Spider-Man 2 a coûté 315 millions de dollars. Sa suite est déjà estimée à 385 millions. À ce niveau, chaque jeu devient un pari, presque une folie. Le modèle économique du « tout pour le blockbuster » vacille. Pénurie de mémoires ou la facture IA L’autre casse-tête, c’est la flambée des prix des puces mémoire. La demande effrénée en intelligence artificielle fait exploser les coûts de la DRAM et de la NAND, et Sony en paie le prix fort. Son action a déjà perdu 16% depuis janvier. Les analystes de Bernstein prévoient une hausse de plus de 700 % d’ici la fin de l’année, avec une pénurie qui pourrait durer jusqu’en 2027. Sony assure avoir sécurisé ses stocks pour l’année en cours, mais l’addition restera salée. Pour la PS5, cela pourrait signifier vendre chaque console à perte si les prix ne baissent pas. Et pour la PS6, attendue vers 2028? Il faudra probablement la proposer à un prix premium, un choix qui risque de refroidir les joueurs. Heureusement, une lueur d’espoir qui est ‘Grand Theft Auto VI’, attendu le 19 novembre sur PS5, pourrait doper les ventes de la console et redonner le sourire aux équipes, même si le jeu arrive tard dans le cycle de vie de la PS5. Sony invente un détecteur de plagiat pour les robots musiciens Sony ne se contente pas de subir l’IA. Il l’utilise aussi pour protéger ses artistes. Ses chercheurs ont mis au point un outil capable d’analyser une chanson générée par intelligence artificielle et d’estimer, par exemple, qu’elle est composée de « 30 % des Beatles et 10 % de Queen ». Une façon de reconnaître les empreintes musicales et de permettre une répartition juste des revenus entre les ayants droit. Pour Sony Music Publishing, qui détient des millions de titres, c’est une arme précieuse. Le groupe a déjà fait retirer plus de 75 000 deepfakes de ses artistes. Son objectif est d’intégrer cette technologie dans les modèles d’IA eux-mêmes, pour faciliter les accords de licence avant même que la musique ne soit créée. TSMC, capteurs d’image et la fin du rêve automobile Dans les semi-conducteurs, Sony joue gros. Avec TSMC, il a signé un accord pour créer une coentreprise à Kumamoto, au Japon, dédiée aux capteurs d’image pour smartphones. La production en volume est prévue pour 2029. TSMC injecterait 282 milliards de yens (1.77 milliards de dollars), Sony 465 milliards(pres de 2.83 milliards de dollars). L’ambition ne s’arrête pas aux smartphones car le groupe vise aussi l’IA physique, dans l’automobile et la robotique. Mais tout ne sourit pas à Sony. Le projet de voiture électrique Afeela, mené avec Honda, est brutalement enterré. La berline Afeela 1 et un SUV prévu pour 2028 ne verront jamais le jour. Honda a revu sa stratégie d’électrification, annulant plusieurs modèles et privant la coentreprise de technologies essentielles. Les clients ayant réservé seront remboursés. Sony et Honda réfléchissent désormais à l’avenir de leur partenariat, mais pour l’instant, le rêve automobile s’éloigne. Un géant à la croisée des chemins Sony est à un tournant. Entre des jeux trop chers, des puces trop chères, une IA à maîtriser et des voitures qui ne verront pas le jour, le groupe doit faire des choix. Des choix douloureux, mais peut-être nécessaires. L’avenir nous dira si ces décisions étaient les bonnes. En attendant, le géant japonais apprend à danser sur un fil, sous les yeux d’un marché qui retient son souffle.
Titraoui et Bentaleb à l’heure européenne
Dispensés des deux premières journées des éliminatoires de la CAN-2027 avec les Verts, les milieux de terrain, Nabil Bentaleb et Yacine Titraoui, retrouveront la scène internationale, ce soir, en UEFA Champions League, face à deux cadors d’Europe. Les deux milieux de terrain algériens devraient, d’ailleurs, débuter comme titulaires après avoir soigné quelques bobos et repris la compétition en club, en Ligue 1, le week-end écoulé. Avec Titraoui au milieu, le Racing Club de Lens sera à l’accueil du Sporting Lisbonne pour ce qui sera la quatrième campagne des Nordistes en Ligue des champions, et la deuxième en quatre saisons. Le RCL avait, pour rappel, terminé troisième de son groupe en 2023/24, pour sa première participation depuis 2002/03, derrière Arsenal et le PSV Eindhoven, mais devant Sevilla (2 v, 2 n, 2 d). Pour ce choc face aux Portugais, ce ne sera, néanmoins, pas l’Allemand Dino Toppmöller, limogé mi-septembre, qui sera sur le banc des Sang et Or, mais plutôt Yannick Cahuzac qui aura, pour l’anecdote, un cours de coaching le matin puisqu’il n’est pas encore diplômé, avant de rejoindre le stade Bollaert pour l’affiche du soir (17h45, heure algérienne). Annoncé titulaire face au Sporting Désormais complètement rétabli de son problème à l’ischio-jambier, Yacine Titraoui a activement participé à la victoire lensoise face à Lyon, vendredi dernier, disputant presque une heure de cette affiche du championnat de France. De quoi le mettre en appétit avant d’affronter le Sporting qui dispute la Ligue des champions pour la 13ème fois ces 30 dernières années, mais pour la cinquième fois en six saisons. Ce sera, à ce sujet, un sacré client qui reste sur une dernière participation fort honorable puisque, septième de la phase de ligue, la saison dernière (5 v, 1 n, 2 d), le club lisboète avait éliminé Bodo/Glimt en huitièmes de finale au terme d’une double confrontation remarquable (0-3 ext., 5-0 dom., a.p.), avant de s’incliner en quarts de finale face au futur finaliste, Arsenal (0-1 sur l’ensemble des deux matches), égalant ainsi son meilleur parcours en Coupe des clubs champions et en Ligue des champions. Chez les champions d’Angleterre De son côté, Nabil Bentaleb sera à Londres pour affronter justement Arsenal avec le LOSC. Malgré la majesté des lieux et le calibre de l’adversaire, les Lillois auront à cœur d’y signer un exploit, question déjà de faire mieux que la saison précédente face à un club anglais, quand ils ont été éliminés (0-3 sur l’ensemble des deux matches) par Aston Villa, futur vainqueur de l’Europa League. Soulignons que c’est la neuvième participation de Lille à la Ligue des champions et la quatrième en huit saisons. Les deux dernières se sont prolongées jusqu’aux huitièmes de finale, la plus récente en 2024/25, lorsque le club a été battu 2-3 sur l’ensemble des deux matches par le Borussia Dortmund. Honni comme un ancien Spur ? De nouveau compétitif après un court entracte à l’infirmerie pour soigner des céphalées un peu trop insistantes, Nabil Bentaleb a d’ailleurs pris part samedi à la victoire des siens (1-0) face au Havre en Ligue 1 au stade Pierre-Mauroy au moment où l’adversaire londonien, vice-champion d’Europe en titre, a également disposé de Leeds (2-1). Battus par le Paris Saint-Germain en finale la saison précédente, les Gunners de Mikel Arteta avaient remporté leurs huit matches de phase de ligue – premier club à y parvenir dans le format actuel – ce qui renseigne sur la force de frappe champion d’Angleterre, ennemi historique de l’ex-club de l’international algérien, Tottenham. Reste, néanmoins, à savoir si le public d’Arsenal se souviendra de l’ancien rival honni du nord de Londres et lui réservera un «traitement» spécial ou s’il passera l’éponge et ne le considérera que comme le client d’un soir. -RACHID BELARBI
RC Lens : Titraoui savoure mais promet encore plus de travail
Yacine Titraoui n'aurait pas pu rêver meilleur point de départ. L'international algérien a disputé sa toute première apparition officielle sous les couleurs du RC Lens en remportant la Coupe des Champions face au Paris Saint-Germain (1-0). Un baptême du feu réussi pour le milieu de terrain, immédiatement à l'aise dans le dispositif de Dino Toppmöller. Un entrejeu maîtrisé dès la première sortie Sur le terrain, Yacine Titraoui a très vite pris la mesure de l'événement. Juste dans la distribution, solide dans ses positionnements, le jeune Algérien a affiché une maturité tactique au-dessus de son rang. Récupération de ballons, transitions rapides entre défense et attaque, gestion des temps forts adverses : le milieu a apporté l'équilibre qui a manqué à bien des équipes face au PSG. Sa prestation n'est pas passée inaperçue dans les rangs lensois. À dix contre onze, Lens tient bon L'exploit collectif prend encore plus de poids quand on réalise que le RC Lens a achevé la rencontre en infériorité numérique. Réduits à dix joueurs, les Sang et Or ont néanmoins résisté aux vagues d'assaut parisiennes grâce à un bloc défensif exemplaire, marque de fabrique du staff technique emmené par Dino Toppmöller. La rigueur tactique imposée par le coach a suffi à étouffer les tentatives du club de la capitale jusqu'au coup de sifflet final. Titraoui veut s'installer dans la durée Au micro après la rencontre, Titraoui a exprimé sa satisfaction tout en gardant les pieds sur terre. Le milieu algérien a souligné que l'application stricte des consignes du staff et la fermeture des espaces avaient constitué les fondements de cette victoire. Il a également évoqué la qualité de son intégration au sein du groupe, une ambiance de travail saine qui lui a permis de trouver ses repères très rapidement. Conscient que la saison sera longue et la concurrence exigeante, Titraoui a affiché sa détermination à s'imposer dans le onze de départ et à contribuer aux objectifs fixés par le club. Il a également adressé un message de reconnaissance aux supporters algériens qui suivent avec fierté les expatriés évoluant dans les championnats européens.
Tichetiche déclare forfait
Le jeune attaquant Slimane Tichetiche ne sera pas concerné par le match de demain, face à l’ASO, en raison d’une blessure à la cuisse contractée lors du match amical joué par son club face au MOB. Le joueur devra suivre des soins pendant plusieurs jours. Selon une source proche de la direction, il risque même de rater le prochain match de son équipe face à l’ESS, le 14 octobre prochain. Le coach Karim Belhocine sera ainsi contraint de miser sur d’autres éléments lors de ce match face à l’ASO. Le jeune attaquant Slimane Tichetiche, qui joue peu en ce début de saison, compte tout faire pour revenir en force lors des prochains rendez-vous qui attendent son équipe. Il s’ajoute à la liste des blessés Avec la blessure de l’attaquant Slimane Tichetiche, qui ratera le match face à l’ASO et probablement celui contre l’ESS, la liste des blessés s’allonge. Avant lui, deux joueurs étaient déjà blessés, à savoir le milieu de terrain Messala Merbah et l’attaquant Mustapha Djebril Sokkou. Les deux joueurs en question n’ont pas encore disputé le moindre match avec la JSK depuis le début de la saison. Le fait de compter plusieurs blessés en même temps devient un souci pour le staff technique kabyle, qui sera privé de certains de ses atouts lors des différentes rencontres de la JSK. Cependant, le staff médical du club fait de son mieux pour permettre aux joueurs blessés de retrouver la compétition dans les meilleurs délais. Il les suit de près tout en veillant à l’application du programme qui leur a été tracé. M.L
Plus de 300 professionnels de santé lancent un cri d'alarme face au siège "cruel" de Ghaza
PARIS - Plus de 300 professionnels de santé de différentes nationalités ont lancé "un cri d'alarme et de colère" face au siège "cruel" de la bande de Ghaza dont la population est "affamée et assoiffée délibérément par un blocus inhumain" imposé par l'entité sioniste. "Nous, médecins, dont le métier est de soigner, lançons un cri d'alarme et de colère: la population de Ghaza est affamée et assoiffée délibérément par un blocus inhumain", ont-ils écrit dans une tribune publiée par l'ONG "Médecins du monde". Soutenant que "rien ne peut justifier le siège cruel" de tout un peuple à Ghaza" mis en œuvre par l'entité sioniste, ces professionnels se demandent "comment se taire devant ces images insupportables d'enfants faméliques ?" et "comment ne pas crier de rage quand la malnutrition touche un enfant sur 4 et atteint 600.000 Ghazaouis ?". Ils dénoncent, dans ce contexte, l'utilisation de l'arme de la faim et de la soif contre une population qui "survit dans un champ de ruine, continuellement déplacée et subit, quotidiennement, des bombardements", se demandant comment la communauté internationale peut "garder le silence quand 2 millions de personnes de l'enclave palestinienne sont à l'agonie?". Ces professionnels de santé affirment qu'il n'est pas possible de fermer les yeux quand les hôpitaux et les centres de santé sont systématiquement visés et détruits, et que des centaines de personnels de santé sont tombés en martyrs. Devant cette "abomination absolue" et cette "inhumanité", ils appellent à la mobilisation pour "un cessez-le-feu immédiat" et réclament l'entrée "massive" de l'aide humanitaire qui doit inonder Ghaza et être distribuée par les ONG et non une "pseudo ONG", responsable de centaines de martyrs au cours des distributions alimentaires. Ils plaident également pour la mise en place de "corridors sanitaires" pour évacuer les blessés.
Coupe du monde 2026 : après le Cap-Vert, l’Égypte démasque les limites des Verts et l’alibi Messi !
Un alibi ne tient que s’il résiste à l’épreuve du temps. Après le Cap-Vert, qui avait déjà fait vaciller l’Argentine en seizièmes de finale, l’Égypte est venue fissurer définitivement le récit. Courageux, solidaires et rigoureux, les Pharaons ont honoré leur présence malgré la défaite face à l’Albiceleste… et, au passage, mis à nu l’excuse des Verts. L’histoire ne retiendra que le verdict final : une élimination face au tenant du titre pour l’Égypte. Mais le terrain, lui, a raconté tout autre chose. Dans ce huitième de finale de la Coupe du monde 2026, l’Égypte a proposé du jeu, de l’audace et une vraie maîtrise collective. Mener 2-0 à dix minutes du terme face à l’Argentine n’a rien d’un hasard. Certes, la défaite est cruelle, au regard du scénario. Pourtant, sur le plan du football, les Égyptiens quittent la compétition la tête haute, sans le moindre reproche à se faire. Mostafa Ziko doubles Egypt's lead! 💪 #FIFAWorldCup pic.twitter.com/avvFl3oxyr — FIFA World Cup (@FIFAWorldCup) July 7, 2026 Et c’est précisément là que le contraste devient saisissant avec l’équipe d’Algérie. Là où les Verts avaient cédé sans résistance, résignés, le Cap-Vert puis l’Égypte ont opposé tout l’inverse : de la personnalité, de l’engagement et une combativité de chaque instant. Deux sélections africaines, deux copies pleines, et une même capacité à bousculer l’Argentine. Perdre face au champion du monde : une salle… deux ambiances Au-delà des résultats, c’est l’attitude qui tranche. Là où l’Égypte a disputé chaque ballon comme une question de survie, les Verts ont trop souvent donné l’impression d’être battus dès ce premier but encaissé. Aucun mordant, aucune révolte, aucune urgence. Le maillot n’a jamais semblé peser sur leurs épaules. À ce niveau, il ne s’agit plus de tactique ou de talent, mais de fierté ! Et sur ce terrain-là, les Verts ont cruellement failli. Quand d’autres tombent les armes à la main, eux ont baissé la tête — et c’est sans doute ce qui dérange le plus. Oui, Lionel Messi a fait la différence, comme souvent. Mais réduire ces confrontations à sa seule présence relève du raccourci. Un raccourci dans lequel les Verts se sont engouffrés pour tenter de justifier l’injustifiable. Ce n’est pas Messi qui a creusé l’écart d’attitude, c’est l’état d’esprit. Entre subir et oser, entre regarder jouer et répondre, il y a un monde. Et sur ce terrain-là, les Verts ont laissé passer bien plus qu’un match : une véritable leçon. LIRE AUSSI : Les répercussions de l’action Messi-Mandi se poursuivent dans le Mondial !
Un monde en pleine dérive
Un monde en pleine dérive Le monde court vers sa perte. Les conflits sont de plus en plus nombreux et surtout s’installent dans le temps. Le réchauffement climatique fait des ravages aux quatre coins de la planète. L’extrémisme revient en puissance notamment dans les pays dits démocratiques. Le droit international est bafoué comme jamais. Le monde n’a tout simplement plus de repères. La terre se consume à petit feu et tout le monde semble s’accommoder de la chose. Plus grave encore, on ne fait pas qu’assister impuissants à cette descente aux enfers. On y participe, à commencer par les plus puissants de ce monde. Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche a retiré les États-Unis de toutes les organisations onusiennes qui se consacrent à la lutte contre la pauvreté dans le monde, qui vient en aide à des millions de réfugiés et même de l’OMS. Des organisations qui ne bénéficient plus de l’aide financière de l’Amérique et qui traversent des crises qui les empêchent de faire leur travail correctement. Et il en est de même pour la lutte contre le réchauffement climatique considéré comme des affabulations par les nouveaux maîtres de la planète. Le droit international n’est plus une référence, et chacun décide de déclarer la guerre sans aucun retour à l’ONU. Des peuples sont laissés pour compte et meurent par milliers sans aucun secours ni assistance comme c’est le cas du peuple palestinien qui fait face à un génocide en bonne et due forme depuis maintenant trois ans, alors que son bourreau sioniste jouit toujours de l’appui, de l’assistance et de la complicité des puissants. En Europe le conflit en Ukraine risque de basculer dans un affrontement encore plus destructeur, alors que la référence à l’utilisation au nucléaire devient de moins en moins tabou. Pire encore dans ce vieux continent, les démocraties ne font que reculer face au populisme et à l’extrémisme. La peste brune ne cesse d’avancer que ce soit en Allemagne, en Grande Bretagne, en France et ailleurs. Des mouvements qui ne font pas seulement du racisme, de la ségrégation et de la division une idéologie, mais un mode de gouvernance. La haine de l’autre est un programme politique qui séduit de plus en plus et qui n’augure rien de bon. Alors que la paix recule partout, les divisions et les affrontements avancent. Notre monde devient fou et les événements, un peu partout, font peser sur des millions d’êtres humains les risques les plus graves. Pourtant les alertes et les mises en garde sur ces dérives ne manquent pas, et ce depuis des années, à commencer par celle du patron de l’ONU, Antonio Guterres. Mais il semble que les voix de la paix et de la modération sont tout simplement inaudibles. Jusqu’à quand? — Par Abdelmadjid Blidi
Algérie – Adil Bourabaa : Quand Le Mans et merveilles se réalise
Pour cette trêve internationale, il devait débarquer pour le rassemblement des U23 de Rafik Saïfi. Finalement, Adil Bourabaa (21 ans) va se retrouver en sélection A de Brahimi Hemdani. On a l’impression que tout cela été inévitablement écrit. Sa prestation ce week-end face au FC Lorient avait nourri – encore plus – les débats sur son mérite d’avoir une place chez les Verts de Hemdani . Auteur d’un début de saison remarquable avec Le Mans FC , le milieu de terrain comptabilise 3 buts, sur les 3 derniers matchs, et 2 passes décisives après 5 journées en Ligue 1 Mc Donald’s . La logique voulait qu’il figure dans le “squad” finale des seniors d’ Algérie . Cependant, le sélectionneur de l’ EN a décidé de le laisser à la disposition de Saïfi . Du National 2 à l’EN A en quelques mois, quel fabuleux destin ! A vrai dire, on ne comprenait pas trop ce management car les “espoirs” ont un double-test blanc contre l’ Afrique du Sud et que Hemdani avait la possibilité de voir Bourabaa de plus près pour cette date FIFA . D’autant plus qu’il y a un match amical contre le Niger avec la possibilité de tester son éventuel apport dans l’entre-jeu des Verts . Désormais cela devient possible suite au forfait de Nabil Bentaleb . Telle une évidence, Hemdani s’est tourné vers Bourabaa . On peut penser que son but ce week-end contre le FC Lorient a sensiblement conforté ce choix. On aurait pu croire que Houssem Aouar était le premier des recours mais cette décision de privilégier le Manceau prouve bien qu’il est aujourd’hui une solution crédible pour El-Khadra . Cette convocation ne peut que le booster encore plus pour poursuivre une ascension qu’il n’imaginait peut-être pas en février dernier quand il était encore ne National 2 (AS Beauvais Oise) avant que les Mucistes , alors en Ligue 2 BKT , n’y décèlent son fort potentiel et le signent. Le destin est tout bonnement incroyable et rappelle que tout peut aller très vite en football.
Quand la critique des Fennecs devient un procès
Qu’un ancien international parle de l’équipe nationale, rien de plus naturel. Qu’il la critique, rien de plus légitime. Après tout, ceux qui ont porté le maillot des Verts ont le droit de regarder, d’analyser et de commenter ceux qui leur ont succédé. Le débat fait partie du football. Mais il y a une différence entre pointer les insuffisances d’une équipe et lui faire un procès d’intention après deux matches. Djamel Benlamri n’a pas choisi la demi-mesure. Après le nul concédé au Burundi (2-2) lors de la deuxième journée des éliminatoires de coupe d’Afrique des Nations, l’ancien défenseur international a dégainé. Défense perméable, milieu sans identité, équipe fébrile, choix contestables du sélectionneur : le constat est sévère, très sévère. Jusqu’à cette formule : «les espaces étaient devenus des rues ouvertes». Personne ne peut nier que les Fennecs ont souffert face au Burundi. Ils ont même sérieusement souffert. Menés (2-0), ils ont été bousculés, parfois désorganisés et ont laissé trop d’espaces à leurs adversaires. Mais faut-il pour autant transformer quatre-vingt-dix minutes difficiles en acte d’accusation contre une équipe et son nouveau sélectionneur ? Il existe aussi une autre lecture des faits Brahim Hemdani a disputé deux rencontres depuis son arrivée sur le banc. Deux seulement. Une victoire convaincante contre la Zambie (3-1), puis un nul au Burundi après avoir été mené 0-2. Quatre points sur six, six buts marqués. Le bilan n’est certainement pas parfait, mais il n’autorise pas non plus à tirer des conclusions définitives. Benlamri conteste également certains choix du sélectionneur. La sortie de Boulbina ? Une erreur, selon lui. Chiakha pour Bounedjah ? Pas le même profil. Voilà qui peut alimenter un débat technique. Et c’est précisément là que la parole d’un ancien international peut être utile : lorsqu’elle analyse, argumente et propose. Mais lorsque le constat devient systématiquement noir, le débat change de nature Surtout lorsqu’au même moment, le voisin est présenté comme une sorte de référence à suivre. Le son football mérite évidemment d’être observé. Son évolution, son organisation et ses résultats constituent des éléments que personne ne peut ignorer. Mais le football ne se construit pas par du copier-coller. Une sélection ne devient pas meilleure simplement parce qu’elle regarde constamment de l’autre côté de la frontière. Le plus troublant reste peut-être le décalage entre la violence de certaines critiques et le temps réellement accordé à cette nouvelle équipe pour se construire. Dans le football, deux matches peuvent révéler des problèmes. Ils ne permettent pas toujours de condamner un projet. Certains supporters rencontrés dans la rue l’ont d’ailleurs fait savoir. Ils ne contestent pas le droit de Benlamri à parler. Ils contestent plutôt le ton et ce qu’ils perçoivent comme un acharnement contre une équipe qui reste, avant tout, l’emblème sportif du pays. La sélection appartient à une mémoire collective Le maillot national n’est pas un plateau de télévision. Il ne s’agit pas d’un club, d’un joueur ou d’un sélectionneur que l’on peut encenser aujourd’hui et démolir demain. La sélection appartient à une mémoire collective, à plusieurs générations de joueurs et surtout à des millions de supporters. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille fermer les yeux sur les lacunes. Au contraire. Les Fennecs doivent corriger leurs erreurs, retrouver de la maîtrise, donner davantage de cohérence à leur jeu et construire cette personnalité que Benlamri réclame lui-même. Mais la critique, pour être utile, doit aussi laisser une chance au temps. Hemdani sera jugé. Sur ses choix, sur son jeu, sur ses résultats et sur la capacité de cette équipe à progresser. Il ne demande certainement pas un blanc-seing. Mais il serait tout aussi hasardeux de lui dresser un procès après deux journées. En résumé Au Burundi, les Fennecs ont montré leurs faiblesses. Ils ont aussi montré leur capacité à ne pas sombrer. Menés 2-0, ils sont revenus à 2-2. C’est peut-être cela, finalement, qu’il faut retenir : une équipe encore imparfaite, encore fragile, mais pas condamnée. Le rôle des anciens internationaux peut être précieux. Leur parole peut éclairer. Elle peut aussi peser lourd. Critiquer les Fennecs, oui. Les enterrer après deux matches, certainement pas. H. Hichem
« Il est surcoté et touche un salaire qu’il ne mérite pas » : Amine Gouiri sous le feu des critiques
En nette baisse de régime depuis son retour de blessure avec la sélection nationale, l’attaquant de l’Olympique de Marseille, Amine Gouiri, essuie une violente vague de critiques de la part des observateurs français. Après la défaite à domicile face à l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa, son manque de régularité, son attitude et son salaire sont vivement pointés du doigt. L’heure est à la tempête médiatique pour Amine Gouiri. L’international algérien de 26 ans traverse une période délicate avec l’Olympique de Marseille, marquée par des prestations jugées insuffisantes qui coïncident avec les mauvais résultats du club phocéen, battu jeudi soir sur sa pelouse par l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa. Pourtant, la saison avait idéalement démarré pour l’attaquant des Verts. Avant la trêve internationale de septembre, il affichait un bilan solide en Ligue 1 avec quatre buts inscrits et une passe décisive délivrée en cinq rencontres. Mais sa blessure contractée le 25 septembre dernier avec l’Algérie face à la Zambie, lors des éliminatoires de la CAN 2027 — qui l’avait contraint à quitter le stage et à déclarer forfait contre le Burundi et le Niger — a cassé sa dynamique. Depuis son retour à la compétition, le joueur peine à retrouver son rythme, enchaînant deux apparitions décevantes contre Troyes en championnat puis face à l’Olympiakos sur la scène européenne. La presse française ne l’épargne pas Au coup de sifflet final de la rencontre européenne jeudi, les consultants de la radio française RMC n’ont pas mâché leurs mots à l’encontre de l’attaquant algérien. Le chroniqueur Walid Acherchour s’est notamment montré très préoccupé par le rendement actuel du joueur. « Regardez l’entrée d’Amine Gouiri ; il faisait une saison plutôt correcte, mais sur sa semaine… il y a un gros problème, que ce soit dans ce qu’il a proposé contre Troyes ou dans son apparition aujourd’hui. Sa prestation ce soir vaut zéro », a-t-il lâché. Au-delà de ses quatre réalisations en huit matchs toutes compétitions confondues cette saison, c’est l’éternel problème de la constance qui refait surface. Dans un effectif marseillais affaibli par le départ de plusieurs cadres, Gouiri peine à endosser le costume de leader offensif. De son côté, l’éditorialiste Daniel Riolo s’est montré encore plus virulent, ciblant à la fois le statut financier et le comportement du joueur. « Il a un contrat énorme et un salaire astronomique. Il est surcoté et touche un salaire qu’il ne mérite pas depuis plusieurs années », a fustigé le journaliste français, avant d’enfoncer le clou : « Cela devient un scandale, il touche un salaire de star au moment où Marseille souffre d’une grave crise financière ». Remettant en cause l’apport global de l’attaquant sur une saison complète, Daniel Riolo a poursuivi sa charge sans détour : « Amine Gouiri… qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce qu’il apporte à son équipe ? Il ne joue que 8 bons matchs par saison, ce qui est totalement inacceptable dans ce cas, cela devient une escroquerie ». Il a également épinglé l’état d’esprit du Fennec : « Je ne sais pas à quoi il pense, il agit avec arrogance et se prend pour une grande star ». Bruno Genesio prend la défense de son joueur Face à ce torrent de critiques, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, Bruno Genesio, a tenu à calmer le jeu et à protéger son attaquant. Interrogé après la rencontre sur le statut de remplaçant de Gouiri face au club grec, le technicien français a rappelé que son joueur revenait tout juste de l’infirmerie et manquait encore de rythme. « Amine Gouiri n’a participé qu’à deux séances d’entraînement avant le match contre Troyes ; il n’était donc pas question qu’il soit titulaire pour la deuxième fois en l’espace de trois jours », a-t-il expliqué pour justifier sa gestion physique de l’international algérien.
Gouiri tancé par Genesio
L’après-regroupement automnal n’aura pas été de toute réussite pour Amine Gouiri, en difficulté avec l’OM et critiqué hier par son entraineur. Le manque d’efficacité de l’Olympique de Marseille, notamment face à l’Olympiakos en Europa League Conférence jeudi soir, fait actuellement beaucoup jaser sur la Cannebière. Sans surprise, l’avant-centre vedette des Phocéens l’Algérien Amine Gouiri concentre à lui seul une grande partie des critiques dont celles de… son entraineur, Bruno Genesio, connu pourtant pour sa retenue face aux médias. Ce n’était, du moins, pas le cas à l’issue de la défaite face aux Hellènes où l’ancien Lyonnais a été égratigné par son mentor d’une façon certes subtile mais qui en dit assez sur son niveau actuel. Entré peu après l’heure de jeu dans un Vélodrome qui craignait une deuxième défaite de rang sur la scène continentale, Amine Gouiri n’a, en effet, presque pas pesé, ce qui a fait sortir de ses gonds son coach qui doute même de l’investissement de son attaquant DZ. Sans investissement dans la surface ? «Je n’aime pas commenter les performances de mes joueurs. Forcément, on n’a pas eu ce qu’on attendait. Mais je m’expliquerai aussi avec eux. J’imaginais qu’ils auraient pu être plus dangereux sur la fin de match» avait lancé Genesio jeudi soir. Presque 48 heures plus tard, il n’avait apparemment pas décoléré puisqu’il en a remis une couche hier, tançant clairement Gouiri à l’occasion de la conférence de presse de la veille du match face à Angers. «Vous savez que je n›aime pas commenter les performances des uns et des autres devant vous. Je le fais avec mes joueurs, collectivement ou individuellement, parce que je pense que c›est mon métier et que ce que je leur dis, c›est avant tout entre eux et moi que c›est important. Pas de l›évoquer devant tout le monde ou de prendre à partie les gens. Je trouve que ça ne sert à rien et que ça ne fera pas avancer les choses», préambulera, pourtant, assez prudemment le patron technique marseillais avant de dévoiler son fond de pensée. Manque de confiance face au but «Notre fin de match, oui, peut-être que ceux qui sont entrés auraient pu ou dû apporter davantage. Mais encore une fois, je n›ai pas l›habitude de m›épancher sur les comportements individuels, surtout lorsque ce n›est pas productif», reviendra-t-il, à ce propos, sur la demi-heure ratée de son numéro 9, avant de s’épancher plus longuement sur ce qu’il «ne va pas». «Ce qui ressort aussi d›un peu plus négatif, c›est qu›on manque cruellement d›engagement dans les deux surfaces. Pour moi, aussi bien pour aller marquer des buts, où il faut parfois aller se sacrifier au premier poteau ou venir s›engager entre deux adversaires pour prendre une position préférentielle, que sur les coups de pied arrêtés. Je dis souvent, depuis très longtemps, que l›attitude sur coups de pied arrêtés est révélatrice de l›engagement de l›équipe. Et force est de constater que ce n›est pas suffisant dans ce domaine aujourd›hui, dans les deux surfaces, je dis bien dans les deux surfaces, défensivement et offensivement. Et c›est bien dommage parce que je trouve que, dans le jeu, on fait quand même de très bonnes choses», a-t-il déclaré, avant de cibler encore un peu plus ce «manque d’engagement», d’Amine Gouiri dans la surface adverse. Titulaire quand même à Angers «Je pense qu›essentiellement, c›est dû à un manque d›engagement», a-t-il effectivement répondu à une question qui relançait le débat sur ce manque d’efficacité de son attaque, avant d’enchainer : «Et peut-être que ce manque d›engagement est aussi dû à un manque de confiance, qui fait qu›on n›ose finalement pas aller dans les zones de vérité ou prendre des risques à un moment donné, même au risque de rater parfois. Parce que ça fait aussi partie du haut niveau de rater des choses. Finalement, on veut assurer, on veut être encore plus précautionneux et on n’arrive pas à finaliser nos actions». Des reproches qui ne devraient, cependant, pas remettre en cause la titularisation d’Amine Gouiri cet après-midi (14h) à Angers. – RACHID BELARBI
Oussama Benbot : Biographie, palmarès et actualités
Oussama Benbot est né le 11 octobre 1994 à Aïn M'lila, dans la wilaya d'Oum El Bouaghi. Gardien de but professionnel, il évolue aujourd'hui à l'USM Alger, le club le plus titré du moment en Algérie. Formé dans les échelons inférieurs du football algérien, Benbot a mis du temps à s'imposer. Trop longtemps dans l'ombre, trop longtemps remplaçant. Mais le destin, parfois, a le sens du timing. Aujourd'hui, il est l'un des gardiens de l'équipe nationale pour la Coupe du Monde 2026. De la JSK à l'USMA : le parcours d'un gardien bâtisseur En juin 2018, Benbot signe à la JS Kabylie pour trois saisons. Sa première année est frustrante : il ne joue que deux matchs, bloqué par le gardien international Abdelkader Salhi sous les ordres de Franck Dumas. Ce n'est qu'à la saison 2019-2020, après le départ de Dumas, qu'il commence à exister vraiment entre les perches kabyles. Son passage à l'USMA marque un tournant. Saison après saison, Benbot devient la muraille rouge et noire. Ses performances lui valent en 2026 le titre de meilleur gardien du championnat algérien, une reconnaissance que personne ne pouvait lui refuser après une saison XXL. Le palmarès qui parle pour lui Les trophées s'accumulent avec l'USM Alger : Coupe de la Ligue algérienne : 2021 Coupe de la Confédération CAF : 2023 et 2026 Supercoupe de la CAF : 2023 Champion d'Algérie : 2026 Coupe d'Algérie : 2026 Luca Zidane – Biographie, palmarès et actualités La Coupe de la CAF 2026 restera gravée. En finale retour au Caire face au Zamalek, Benbot encaisse une vague d'attaques sans jamais craquer. Aux tirs au but, 14 penalties consécutifs convertis, tension maximale, c'est l'échec du tireur égyptien Mohamed Shehata qui libère l'USMA. Benbot, intraitable, avait tenu le fort. La retraite internationale : une blessure d'orgueil Janvier 2026. Au lendemain de l'élimination de l'Algérie en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria (0-2), Benbot envoie une lettre officielle au président de la FAF Walid Sadi : il prend sa retraite internationale. La décision choque, mais elle est compréhensible. Depuis deux ans, Petkovic ne lui fait pas confiance. La veille d'un match contre la Guinée Équatoriale, le staff le choisit comme titulaire puis se rétracte le jour J en faveur d'Anthony Mandréa. Une humiliation de trop. Le retour : quand le destin se venge Les blessures s'enchaînent chez les Verts à l'approche du Mondial 2026. Luca Zidane était out jusqu'à récemment, Melvin Mastil incertain, Anthony Mandréa forfait, Alexis Guendouz sur le banc en club. Petkovic n'a plus le choix ou plutôt, il n'a plus d'excuses. Benbot est rappelé. Il joue face au Rwanda, au Zimbabwe, puis face aux Pays-Bas à Rotterdam en match de préparation au Mondial — une affiche de prestige où Petkovic le titularise. L'ancien retraité international revient par la grande porte. Il explique lui-même ce revirement : « Je me suis entretenu avec le président de la Fédération. Je lui ai ouvert mon cœur, j'ai vidé mon sac, et il a été très compréhensif. Tout est rentré dans l'ordre. » Algérie Coupe du Monde 2026 : Calendrier complet, classement, qualifications des verts Benbot au Mondial 2026 : et pourquoi pas ? À 31 ans, l'âge de maturité absolue pour un gardien, Oussama Benbot présente trois atouts que personne dans la liste ne peut lui contester en ce moment : la forme, l'expérience, et la disponibilité. Champion d'Algérie, vainqueur de la Coupe de la CAF, meilleur gardien du championnat, le dossier est solide. Celui qu'on voulait oublier pourrait bien être le dernier rempart des Verts au Mondial 2026.
Après le retrait de la Libye du Tournoi qualificatif de la Zone-1au Championnat d’Afrique — Les Verts assurent leur qualification et cherchent un meilleur classement
Initialement prévu comme un tournoi qualificatif pour le Championnat d’Afrique des nations, le Tournoi de la Zone-1 qui se dispute actuellement à Meknès (Maroc) a finalement pris une tout autre dimension pour la sélection nationale algérienne. Le retrait de la Libye de la compétition a automatiquement offert leur billet continental aux trois équipes encore en lice : l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, transformant ainsi cette épreuve en un véritable tournoi de préparation en vue des importantes échéances qui attendent le Six national. Loin de considérer cette nouvelle configuration comme un simple détail, le sélectionneur Kamel Imloul y voit une opportunité idéale pour poursuivre la construction de son équipe. À l’issue du premier match remporté face au Maroc, le technicien national avait d’ailleurs insisté sur l’importance de cette compétition, désormais destinée à permettre aux joueurs de gagner du temps de jeu, d’accumuler de l’expérience et d’affiner les automatismes avant les Jeux méditerranéens de Tarente (23 août-3 septembre), puis surtout le Championnat d’Afrique, prévu du 7 au 21 septembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo, un tournoi majeur et très important en termes d’enjeu, puisqu’il est qualificatif au JO. Une nouvelle génération en pleine construction Depuis plusieurs mois, le staff technique a clairement engagé un travail de renouvellement de l’effectif. Une nouvelle génération est progressivement lancée dans l’effectif, avec l’ambition de construire un groupe compétitif sur le long terme. Ces jeunes joueurs, assoiffés d’apprentissage et de progression, sont encadrés par plusieurs cadres expérimentés tels que le capitaine Yassine Hakmi, Sofiane Bouyoucef ou encore Walid Abi Ayad, dont le rôle dépasse largement le terrain. Cette stratégie de rajeunissement commence déjà à porter ses fruits. Dès leur entrée en lice, les Algériens ont affiché une belle forme en venant à bout du Maroc au terme d’une rencontre très disputée. Opposés au pays hôte et à un public entièrement acquis à sa cause, les Verts ont fait preuve de caractère pour s’imposer au tie-break (23-25, 25-15, 22-25, 25-23, 15-8). Menés à deux reprises, ils n’ont jamais abdiqué, démontrant une force mentale et une réelle capacité à réagir dans les moments décisifs. Des enseignements plus précieux que les résultats Cette victoire a toutefois été suivie d’un sérieux test face à la Tunisie. Plus expérimentés, les Tunisiens ont imposé leur rythme grâce à une organisation collective bien huilée et une grande efficacité dans tous les secteurs du jeu. Malgré une réaction lors du troisième set, les partenaires de Youcef Bourouba se sont finalement inclinés en quatre manches (25-16, 25-22, 21-25, 25-15). Une défaite logique au regard de la physionomie de la rencontre, mais riche en enseignements pour le staff technique. Car au-delà du résultat, Kamel Imloul recherchait avant tout des réponses. Cette confrontation a permis de procéder à plusieurs rotations, de tester différentes combinaisons tactiques et d’évaluer le comportement des jeunes joueurs face à une opposition de haut niveau. Dans une compétition désormais dépourvue d’enjeu qualificatif, chaque match devient une occasion d’ajuster les équilibres de l’équipe, d’identifier les axes de progression et de préparer au mieux les rendez-vous de la fin de saison. À partir d’aujourd’hui, les Verts entament la seconde phase de ce tournoi avec un nouveau duel face au Maroc avant de retrouver la Tunisie. L’objectif sera double : confirmer les progrès observés lors des premières rencontres et tenter de prendre une revanche sportive face aux Tunisiens, tout en poursuivant le travail de mise en place entrepris depuis plusieurs semaines. Le sélectionneur demeure d’ailleurs confiant quant au potentiel de son groupe. Selon lui, cette jeune équipe progresse à chaque sortie et forge progressivement son identité. Les matchs de haut niveau constituent, estime-t-il, un passage obligé pour accélérer la maturation technique mais aussi psychologique de ses joueurs. L’effectif devrait par ailleurs être renforcé dans les prochains jours par l’arrivée de quatre internationaux évoluant à l’étranger. Des renforts qui offriront davantage de solutions au staff technique et viendront enrichir la concurrence au sein du groupe. Kinshasa dans toutes les têtes Cette montée en puissance est le fruit d’une préparation minutieuse entamée depuis plusieurs mois. Après un premier stage organisé à Jijel du 14 au 24 mai, la sélection a poursuivi son travail en Pologne, où les joueurs ont pu bénéficier de conditions optimales pour développer leur cohésion et hausser leur niveau de compétitivité. Le programme de préparation ne s’arrêtera pas à Meknès. Un tournoi international est déjà prévu du 20 au 30 juillet avec la participation de l’Égypte, de la Tunisie, de la Libye et de la sélection algérienne espoirs. Les Jeux méditerranéens de Tarente constitueront ensuite une ultime répétition générale avant le grand objectif de la saison : le Championnat d’Afrique de Kinshasa, où cette nouvelle génération espère confirmer tout le potentiel entrevu depuis le début de sa reconstruction. N. E.
Une première pour les Algériens
Il y a des compétitions qui dépassent le simple cadre du résultat sportif. La Coupe du monde de football pour amputés, prévue du 13 au 22 novembre prochain à San Juan de los Lagos, au Mexique, en fait partie. Mais elle mérite surtout d’être regardée pour ce qu’elle est avant tout : une grande compétition sportive internationale, avec ses exigences techniques, physiques, tactiques et son spectacle. L’Algérie y prendra part pour la première fois. À l’issue du tirage au sort effectué samedi, les Verts ont été versés dans le groupe A, aux côtés du Mexique, pays hôte, de l’Italie et du Liberia. Vingt-quatre sélections, réparties en six groupes de quatre, participeront à cette édition. Cette première participation mondiale donne à l’équipe algérienne une visibilité nouvelle. Elle prolonge surtout le parcours entamé au Caire en 2024, où les Verts avaient décroché la médaille de bronze de la Coupe d’Afrique des nations pour amputés, en battant le Nigeria (3-1). Mais au-delà du parcours de la sélection algérienne, cette Coupe du monde pose une question plus large : pourquoi ce sport reste-t-il encore aussi peu présent dans l’actualité sportive ? Les performances sont pourtant là. Le niveau est international, les confrontations opposent des sélections venues de plusieurs continents et la compétition rassemble 24 équipes. La Turquie, championne du monde en titre, remettra son trophée en jeu, tandis que l’Angola, champion du monde en 2018, figurera également parmi les prétendants. Il est donc temps de regarder ces athlètes autrement Pas d’abord à travers leur handicap. Pas avec un regard de compassion. Mais à travers leur capacité à jouer, à courir, à maîtriser le ballon, à construire une action, à défendre, à marquer et à produire du spectacle. C’est peut-être là que réside la véritable force du sport de haut niveau pour les personnes amputées. Le corps qui peut être perçu par la société comme « diminué » ou « dysfonctionnel » devient, sur le terrain, un instrument de performance et d’exploit. Choisir un sport, s’entraîner, accepter les contraintes de la compétition et viser le plus haut niveau international, c’est aussi reprendre pleinement possession de son corps et de son projet sportif. L’athlète n’est plus défini par ce qu’il a perdu, mais par ce qu’il construit et accomplit. «La Coupe du monde contribue à déplacer le regard : ils ne sont pas applaudis par pitié, mais pour leur excellence sportive». Et demain, au Mexique, ces athlètes vont précisément faire ce que font tous les sportifs de haut niveau : entrer dans un stade, affronter un adversaire, chercher la victoire et offrir du spectacle. C’est aussi pour cette raison que le football pour amputés mérite davantage de place dans les médias. Il ne s’agit pas seulement de parler de handicap ou du dépassement de soi. Il s’agit de parler de football, de compétition, de performance et d’actualité sportive internationale. L’Algérie entre dans une nouvelle dimension Avec son entrée dans la Coupe du monde, l’Algérie dispose d’ailleurs d’une occasion supplémentaire de faire connaître cette discipline et ses athlètes. Après le bronze continental remporté au Caire en 2024, les Verts vont découvrir la scène mondiale face au Mexique, à l’Italie et au Liberia. Une nouvelle page s’ouvre. Et cette fois, le regard doit être celui que mérite tout sport de haut niveau : celui de la performance. H. Hichem
CS Constantine histoire du club palmarès meilleurs joueurs et grandes étapes
Dans le paysage footballistique algérien, peu de clubs peuvent se targuer d'un tel poids symbolique que le Club Sportif Constantinois. Surnommé « Le Doyen », le CSC incarne à lui seul plus d'un siècle d'histoire sportive, sociale et politique de l'Algérie, depuis les prémices du football indigène sous la colonisation jusqu'aux nuits européennes de la Ligue des champions africaine. Retour complet sur l'épopée d' un club qui a traversé les époques sans jamais renier ses couleurs. Ligue 1 Algérie 2026 tous les clubs du championnat algérien Aux origines d'un mythe : 1898-1926 L'histoire du CSC commence officiellement en 1898 , dans un contexte où le sport organisé par et pour la population musulmane de Constantine relevait presque de l'acte militant. Un groupe d'amis constantinois, réunis autour du Cercle Salah Bey Constantinois (CSBC) installé dans la vieille ville, décide de créer une structure dédiée au football : l' Ikbal Émancipation . Le nom n'est pas anodin — « Ikbal » signifiant progrès ou prospérité en arabe, et « Émancipation » traduisant explicitement l'ambition politique et sociale derrière ce projet sportif. Le premier comité du club se réunit à la ferme Bencheikh Lefgoun Sarkina, et les couleurs choisies — le vert et le noir — sont d'emblée chargées de sens : elles symbolisent « l'espérance en deuil », un condensé de la condition algérienne de l'époque. Entre 1909 et 1912, l'administration coloniale s'empare du nom de l'association et en détourne l'activité, poussant les véritables dirigeants dans la clandestinité. Le club renaît alors sous une nouvelle appellation : l' Étoile Club Musulman Constantinois (ECMC), actif de 1916 à 1918. Cette période, bien que courte en raison de la Première Guerre mondiale, est marquée par un exploit fondateur : en juin 1917, l'ECMC devient champion d'Afrique du Nord , en battant successivement le Red-Star d'Alger, puis le Stade gaulois à Tunis sur le score de 4-2. Un premier titre continental, symbolique, qui ancre déjà le club dans une histoire de résistance sportive face à la domination coloniale. C'est finalement le 26 juin 1926 que naît officiellement le Club Sportif Constantinois , nom qui, malgré quelques variations ultérieures (Nadi Riadhi Kassentini en 1971, Chabab Sakhr Cirta en 1972, Chabab Mécanique de Constantine de 1977 à 1987), demeure la référence jusqu'à aujourd'hui. Notons que la question de la « vraie » date de fondation reste débattue : la Ligue de football professionnel algérienne reconnaît officiellement 1898, tandis que certains historiens contestent la continuité directe entre l'Ikbal Émancipation et le CSC moderne. Un club forgé par la guerre d'indépendance Le CSC n'est pas qu'une histoire de trophées. Il est aussi, et peut-être surtout, une histoire d'hommes qui ont payé de leur vie l'indépendance de leur pays. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'activité du club se réduit fortement, avant de se réorganiser sous le nom de « Club Populaire de Constantine ». Puis, avec le déclenchement de la guerre d'Algérie en novembre 1954, le club cesse purement et simplement son activité de 1955 à 1962 . Ce silence sportif cache une implication humaine considérable : le CSC a donné pas moins de 49 martyrs à la cause nationale — joueurs, athlètes et dirigeants tombés pendant la révolution. Parmi eux, Messaoud Boudjeriou , dit « Messaoud Leksentini », chef de la Zone 5 de la Wilaya II historique, ainsi que le boxeur Saïd Bouali , dit « La Motta ». Aujourd'hui encore, plusieurs écoles et institutions publiques de Constantine portent le nom d'anciens membres du club tombés au combat — un ancrage mémoriel rare pour un club de football. Le grand retour et le premier sacre (1969-1997) Après l'indépendance, le club met du temps à retrouver son lustre. Ce n'est qu'en 1969-70, après avoir terminé deuxième de la Division d'Honneur puis remporté le titre de Nationale II, que le CSC réalise deux accessions consécutives et rejoint la Nationale I (l'ancêtre de la Ligue 1). Dès sa première saison en 1970-71, le club décroche le titre de vice-champion d'Algérie — un exploit qui restera son unique satisfaction majeure de toute la décennie 1970. La même saison, le CSC participe à l'une des plus longues séances de tirs au but de l'histoire du football, en Coupe d'Algérie face au CR Belouizdad : 49 tirs à 48 . Les années 1980 sont en revanche qualifiées par les historiens du club de « années sombres » : le CSC ne dispute qu'une seule saison en Ligue 1 sur toute la décennie (1986-87), et s'incline en demi-finale de Coupe d'Algérie face au JS Bordj Menaïel. Il faut attendre 1992 pour une nouvelle demi-finale de Coupe, perdue aux tirs au but contre l'ASO Chlef. Le tournant survient en 1994, avec un quatrième titre de champion de Ligue 2 obtenu en dominant très largement le championnat, y compris lors du derby constantinois face au MOC (3-0 puis 2-0). Promu, le club met alors trois ans à bâtir l'équipe qui entrera dans l'histoire : celle du sacre 1996-97 , premier titre de champion d'Algérie du CSC, porté par une génération de joueurs devenus légendaires localement — Isaad Bourahli, surnommé « le renard des surfaces », Mouloud Kaoua, Réda Matem, Salim Laïb, Hassen Ghoula et Sid Ahmed Benamara. La même saison, le club atteint la finale du tournoi international Black Stars à Paris après avoir éliminé le club sénégalais de l'ASC Diaraf en demi-finale. Le renouveau des années 2010 Après une longue traversée du désert en deuxième division, le CSC retrouve la Ligue 1 en 2011, pour la sixième fois de son histoire côté accession, via un nouveau titre de champion de Ligue 2 — un record national que le club conserve encore aujourd'hui avec six titres dans cette division. L'arrivée de l'entraîneur français Roger Lemerre , ancien champion d'Europe 2000 avec la France, marque un tournant qualitatif : le CSC termine troisième du championnat 2012-13 et se qualifie pour la Coupe de la Confédération africaine. Son successeur, le franco-italien Diego Garzitto , poursuit sur cette lancée et conduit le club à établir le record de la plus longue série sans défaite de l'histoire du championnat d'Algérie : 26 matchs consécutifs , à cheval sur deux saisons. Cette période est aussi marquée par un épisode insolite : à deux reprises durant la saison 2013-14, le CSC dispute deux matchs officiels le même jour , sur deux continents différents, en raison d'un calendrier fédéral trop serré. L'apogée continentale : 2017-2019 Vingt et un ans après son premier sacre, le CSC renoue avec le titre national lors de la saison 2017-18 , sous la houlette de l'entraîneur algérien Abdelkader Amrani . Cette deuxième couronne ouvre au club les portes de sa deuxième participation à la Ligue des champions de la CAF. C'est sous la direction du Français Denis Lavagne , arrivé après une Supercoupe d'Algérie perdue face à l'USM Bel-Abbès, que le club vit ses plus belles heures continentales. Lavagne établit un nouveau record : 12 victoires consécutives toutes compétitions confondues (championnat, Coupe d'Algérie et Ligue des champions) lors de la saison 2018-19. Sur la scène africaine, le CSC élimine le Club Africain en Tunisie, puis le TP Mazembe et l'Ismaily SC, pour atteindre des quarts de finale historiques de la Ligue des champions africaine — la meilleure performance continentale du club à ce jour. Il établit au passage un record algérien de clean-sheets en Ligue des champions CAF, avec six matchs consécutifs sans encaisser de but. Le palmarès du club Compétition Titres Détail Championnat d'Algérie (Ligue 1) 2 1996-97, 2017-18 Ligue 2 (record national) 6 1970, 1977, 1986, 1994, 2004, 2011 Coupe d'Algérie 0 Meilleur résultat : demi-finaliste (1987, 1992, 2019, 2024) Supercoupe d'Algérie 0 Finaliste en 2018 Championnat d'Afrique du Nord (période coloniale) 1 1917, avec l'ECMC Malgré ce palmarès national honorable, le CSC n'a jamais remporté la Coupe d'Algérie , une anomalie souvent soulignée par les observateurs au regard de son ancienneté et de son poids populaire. Sur le plan continental, le club a atteint les quarts de finale de la Ligue des champions CAF (2018-19) et, plus récemment, les demi-finales de la Coupe de la Confédération CAF lors de la saison 2024-25 — son meilleur résultat dans cette compétition. MC Alger histoire du club palmarès meilleurs joueurs et exploits Les figures marquantes du club Les artisans du premier titre (1996-97) Isaad Bourahli — attaquant emblématique, surnommé « le renard des surfaces » Mouloud Kaoua, Réda Matem, Hassen Ghoula, Sid Ahmed Benamara — internationaux algériens Salim Laïb — futur recordman du club Les records individuels en Ligue 1 (ère professionnelle, depuis 2010) Salim Laïb : joueur le plus capé (plus de 200 matchs) et meilleur buteur historique du club (plus de 64 buts) Mohamed Lamine Abid : meilleur buteur du championnat d'Algérie en 2020, auteur de 16 buts durant la saison du titre 2017-18 Yassine Bezzaz : élu meilleur joueur espoir algérien par le journal Le Buteur en 2001 Hamza Boulemdaïs : joueur le plus capé du club en Ligue 1 depuis 2010 Un espoir passé par les jeunes du club : international algérien et champion d'Afrique 2019, Ramy Bensebaini a intégré les catégories jeunes du CSC dès l'âge de 10 ans, en 2005, avant de devenir l'un des meilleurs latéraux gauches du continent africain. Les entraîneurs qui ont marqué l'histoire récente : Roger Lemerre, Diego Garzitto, Abdelkader Amrani (artisan du titre 2018) et Denis Lavagne (quarts de finale CAF 2019) figurent parmi les techniciens les plus associés au renouveau du club dans les années 2010. Identité, supporters et rivalités Le CSC porte fièrement ses couleurs vert et noir depuis 1898, et son emblème — un aigle — symbolise dans l'imaginaire collectif la force et la virilité. Ses supporters, appelés les Sanafirs (littéralement « les Schtroumpfs » en arabe, en référence à la mascotte du club vêtue de vert et noir), comptent parmi les plus reconnus d'Algérie pour la qualité de leurs animations et leur fair-play. L'ancien sélectionneur français Roger Lemerre, à l'issue de son passage au club, a d'ailleurs salué en eux « l'un des meilleurs supporters au monde », tandis que Claude Puel, alors entraîneur de l'OGC Nice venu disputer un match amical à Constantine, évoquait « quelque chose de très rare » dans l'ambiance du stade Chahid-Hamlaoui. Sur le plan des rivalités, deux affrontements structurent l'identité sportive du club : Le derby constantinois , face au MO Constantine, né en 1939 d'une scission au sein même du CSC entre joueurs juniors et dirigeants ; Le derby de l'Est algérien (ou « Classico de l'Est »), face à l'Entente Sportive Sétifienne, l'un des chocs les plus intenses du football algérien depuis 1970. Un club toujours en mouvement Aujourd'hui présidé sportivement par des structures modernisées (le club évolue en société sportive par actions depuis les années 2010, avec l'ENTP comme actionnaire majoritaire depuis 2016), le CSC continue d'investir dans l'avenir : un centre de formation a été annoncé en 2020 près d'Aïn Smara, doté de six terrains et d'infrastructures modernes. Le club dispose également, depuis 2022, d'une section féminine — une première pour un club professionnel algérien répondant aux exigences de la FIFA et de la CAF en la matière. Entre mémoire coloniale, engagement pour l'indépendance et ambitions continentales contemporaines, le CS Constantine demeure, plus d'un siècle après sa fondation, l'un des piliers identitaires du football algérien — un club dont l'histoire dépasse largement le cadre du terrain. FAQ Q : Quand le CS Constantine a-t-il été fondé ? R : Officiellement le 26 juin 1926, mais le club revendique 1898 (année de création de l'Ikbal Émancipation) comme véritable date de naissance — une filiation également reconnue par la Ligue de football professionnel algérienne. Q : Pourquoi le surnomme-t-on « Le Doyen » ? R : Parce qu'il est considéré comme le plus ancien club de football d'Algérie, et l'un des plus anciens d'Afrique. Q : Combien de titres de champion le club a-t-il remportés ? R : Seulement deux en Ligue 1 : 1996-97 et 2017-18. Q : Le club a-t-il déjà gagné la Coupe d'Algérie ? R : Non, jamais. Son meilleur résultat est une demi-finale (1987, 1992, 2019, 2024). Q : Quel est le record du club en Ligue 2 ? R : Six titres (1970, 1977, 1986, 1994, 2004, 2011), un record national. Q : Quelle est la meilleure performance continentale du club ? R : Les quarts de finale de la Ligue des champions CAF en 2018-19, puis les demi-finales de la Coupe de la Confédération CAF en 2024-25. Q : Qui est le meilleur buteur de l'histoire du club ? R : Salim Laïb, avec plus de 64 buts sur l'ère professionnelle (depuis 2010), également joueur le plus capé (plus de 200 matchs). Q : Quel est le principal derby du club ? R : Le derby constantinois face au MO Constantine (MOC), auquel s'ajoute le derby de l'Est algérien face à l'ES Sétif. Q : Quelles sont les couleurs du club et pourquoi ? R : Vert et noir, symbolisant « l'espérance en deuil », une allusion au contexte colonial dans lequel le club est né. Q : Combien de martyrs le club a-t-il donné à la guerre d'indépendance ? R : 49 martyrs, parmi ses joueurs, athlètes et dirigeants. Q : Que signifie « Sanafirs » pour les supporters du club ? R : C'est le surnom donné aux supporters du CSC, en référence à leur mascotte vêtue de vert et noir ; ils sont réputés parmi les plus organisés et fair-play d'Algérie.</p
Le Paradou AC face à un « ultimatum » qui menace sa viabilité (Spécial LGDF)
Suite à sa relégation en Ligue 2 algérienne, le Paradou AC a décidé de céder ses joueurs importants. Cette démarche s’inscrivait dans sa politique sportivo-économique qui repose essentiellement sur l’activité lors du mercato. Ainsi, pour la direction, le défi sera de présenter une équipe qui puisse assurer la remontée en Ligue 1 au terme de la saison en cours. Autrement, le club formateur algérois perdra son statut de club professionnel. Dans ce cas, ses joueurs seront la cible de clubs de l’élite qui pourraient facilement les signer sans trop de contraintes. Explications. Actuellement 10es à 7 longueurs du MSP Batna , leader du groupe A (Centre-Est) de la Ligue 2 algérienne , (avec un match en retard, il faut le souligner) après 8 journées , les Pacistes ne réalisent pas un début de saison tonitruant mais ils restent dans le tempo pour espérer retrouver l’élite de la balle ronde en Algérie au terme de l’exercice en cours. Chose qui serait vitale pou eux. Perte du statut SSPA si pas de remontée immédiate Le risque de ne pas remonter immédiatement pour les Jaune et Bleu existe. Dans ce cas, ils encourent la perte du statut professionnel qui ne reste effectif que pour une seule saison après la descente. C’est une sorte d’indulgence provisoire. A ce propos, on peut lire dans le chapitre I (Disposition générale), dans son article 5 (participation) que : “les clubs professionnels relégués de la LFP en division nationale amateur peuvent garder leur statut professionnel pendant une saison sportive.” Dès lors, le temps est compté pour la viabilité du PAC . En effet, l’exode, sans contrepartie conséquente, des joueurs devient la première menace. Les lois qui régissent les transferts notent que même si “le club amateur ne peut généralement pas bloquer un joueur face à une opportunité professionnelle.” En compensation, “le club d’accueil devra verser des indemnités de formation aux clubs ayant formé le joueur entre ses 12 et 23 ans.” Le manque à gagner est considérable. Le retour sur investissement du Paradou AC menacé Comprenez que les indemnités mirobolantes n’atterriront plus dans les comptes du club de Kheireddine Zetchi . Le préjudice risque d’être très important. Cet été, en matière de ventes, on parle de près de 70 milliards de centimes (près de 4.7 millions d’euros) touchés sur les opérations domestiques. Le jackpot englobe les départ des Kohili, Ramdaoui, Bouziani et les autres. Cela sans compter les pourcentages touchés sur les transferts des anciens joueurs (Titraoui et Dehiri) en Europe et dans le Golfe . Il s’agit peut-être de la dernière grosse opération dans le marché local. En effet, le PAC reste susceptible de ne plus avoir la même solvabilité à l’avenir. A ce propos, on ne peut pas ignorer les récents mauvais signaux chez les jeunes Académiciens qui n’hésitent pas à aller ailleurs. Ces départs se font sans considérer la “redevabilité” pour le sigle de la banlieue d’Alger. Le cas Yacine Abed en est la parfaite illustration. Le milieu offensif, titulaire d’un contrat aspirant, a été détourné vers le Qatar dans un processus de naturalisation contre aucune indemnité pour le Paradou AC . La FAF appelée à sauver le modèle C’est un aperçu des péripéties à venir pour un projet qui aura fasciné les Algériens depuis près de 20 ans. Face à cette situation, la Fédération algérienne de football (FAF) devrait “secourir” ce club qui présente l’exception dans un foot Dz qui bouffe plus qu’il ne produit. On est clairement face au sigle algérien le plus proche du modèle professionnel en termes de gestion. Les équipes pareilles devraient bénéficier de dérogations en cas de descente pour pouvoir garder leur statut “pro”. Surtout quand elles ont la capacité d’exporter et jouissent d’une bonne réputation en dehors de nos frontières. Ce concernant, il est utile de rappeler que le footballeur local le plus cher de l’histoire à avoir été vendu à un club européen est Hicham Boudaoui . Pour rappel, le milieu de terrain a coûté 4 millions d’euros à l’ OGC Nice. Le Gym l’a signé en juillet 2019 après la CAN 2019 remportée avec l’ Algérie et Djamel Belmadi . Pour l’intérêt du sport roi au pays, le PAC ne doit pas s’enliser.














