Des milliers d’Algériens souhaitant se rendre en Espagne rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir des rendez‑vous afin de déposer leur demande de visa via les canaux officiels.
Les rendez‑vous disponibles sur la plateforme disparaissent en quelques secondes, avant d’être remis en vente de manière indirecte par des intermédiaires, à des prix variant entre 500 et 1000 euros, dans un phénomène que les citoyens surnomment désormais la « mafia des rendez‑vous ».
Des interrogations croissantes portent sur le rôle de l’entreprise chargée de la gestion des services de visa, BLS International, accusée par beaucoup de laisser faire cette situation, laissant place à des doutes sur une possible collusion ou, à tout le moins, une négligence grave pour protéger les demandeurs contre l’exploitation et la fraude.
Pour tenter de résoudre cette crise, les autorités espagnoles ont dépêché plusieurs commissions d’enquête en Algérie, après l’augmentation des plaintes de citoyens sur l’impossibilité d’obtenir un rendez‑vous par des voies légales.
Cependant, ces mesures n’ont pas produit de changements tangibles, car des réseaux organisés continuent de contrôler le processus de réservation et de monopoliser les rendez‑vous à ce jour.
De son côté, BLS International a annoncé dans un communiqué hier qu’elle poursuivait ses investissements en cybersécurité, en adoptant des technologies avancées pour contrer les bots, tout en activant des mécanismes de détection des fraudes et en lançant une campagne de sensibilisation contre les intermédiaires non autorisés.
Le directeur régional pour l’Afrique du Nord, Amit Ganbolli, a précisé que l’entreprise travaille à renforcer la protection technique afin de garantir un accès “sûr et équitable” aux services, tout en mettant en garde contre les engagements de tiers non officiels promettant un accès rapide aux rendez‑vous.
Pourtant, selon les témoignages des citoyens, la réalité est tout autre. Obtenir un rendez‑vous officiel est devenu quasi impossible, laissant les candidats face à deux choix difficiles :
attendre longtemps, parfois plusieurs mois, sans résultat ;
ou recourir à des intermédiaires qui imposent des tarifs exorbitants pour des rendez‑vous facilement accessibles, ce qui alimente les soupçons de faille ou de collusion dans le système.
Face à la persistance de cette crise, des citoyens et activistes appellent à une intervention urgente des autorités algériennes et espagnoles pour mettre fin à ces pratiques et sanctionner les responsables du commerce des rendez‑vous, devenu une source d’épuisement des économies de nombreux demandeurs.




























