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Ce que cache l'exode massif de marocains vers l'Espagne

Ce que cache l'exode massif de marocains vers l'Espagne

Des familles entières fuient la précarité et des conditions sociales difficiles

Espagne: des documents confidentiels révèlent l’implication du Makhzen dans l’acheminement de migrants marocains vers Ceuta

Espagne: des documents confidentiels révèlent l’implication du Makhzen dans l’acheminement de migrants marocains vers Ceuta

Des documents des services de renseignement et de sécurité espagnols ont révélé l’implication du régime du Makhzen dans l’afflux de milliers de migrants marocains en situation irrégulière vers Ceuta, après une alerte adressée par les services espagnols à leurs homologues marocains concernant un projet de traversée collective, sans qu’une réponse ferme ne soit apportée. Le gouvernement espagnol a publié mercredi 40 documents, rapports et correspondances relatifs aux événements, émanant notamment du Centre national de renseignement (CNI), de la Garde civile, de la Police nationale et du Centre de renseignement des forces armées (CIFAS). Ces documents retracent la chronologie des informations disponibles avant l’afflux massif de migrants les 30 et 31 juillet derniers, au cours duquel plus de 70.000 personnes auraient tenté de rejoindre Ceuta. Selon un document du CNI, les services espagnols avaient alerté, le 29 juillet, les deux services de renseignement marocains DGST et DGED sur des appels à une traversée vers Ceuta par voie terrestre et maritime le lendemain. Le journal espagnol « El Pais » a indiqué que les deux groupes suivis par les services espagnols comptaient près de 180.000 personnes. Les informations avaient été transmises aux autorités espagnoles compétentes à Ceuta ainsi qu’à la Garde civile, confirmant le niveau d’alerte avant le déclenchement des événements. Dans les premières heures du 30 juillet, les services espagnols ont constaté que les autorités marocaines n’avaient pas pris de mesures pour contenir la situation, alors que des centaines de personnes avaient déjà tenté de rejoindre Ceuta à la nage durant la nuit précédente. Le CIFAS a affirmé que le comportement des forces marocaines était marqué par la passivité, permettant la poursuite des traversées terrestres et maritimes. Le rapport a également relevé la faiblesse du dispositif sécuritaire marocain alors que les rassemblements se multipliaient sur la côte opposée à Ceuta. Selon le journal « El Diario », des rapports sécuritaires espagnols font état de l’absence d’actions marocaines pour empêcher les regroupements, citant des témoignages de migrants affirmant être passés près d’agents de sécurité marocains sans être arrêtés et avoir reçu, pour certains, des indications sur les itinéraires à suivre. Un rapport de la Police espagnole évoque également l’intervention d’éléments marocains en uniforme pour orienter certains migrants vers des points de passage, qualifiant la réponse marocaine de « tolérance totale ». Les documents espagnols écartent par ailleurs la responsabilité exclusive des réseaux de passeurs, estimant qu’ils n’auraient pas été capables d’organiser un mouvement d’une telle ampleur, dépassant 70.000 personnes. Ces éléments mettent en cause, selon les rapports espagnols, le rôle du Makhzen dans l’utilisation de la question migratoire comme moyen de pression sur l’Espagne, tout en cherchant à se soustraire à sa responsabilité dans cette crise. (APS)

Équipe nationale : Ce que cache la présence de Mandrea à Alger

Équipe nationale : Ce que cache la présence de Mandrea à Alger

Une simple activité sur Instagram, deux photos anodines, et l’emballement a été immédiat. Suffisant pour relancer les spéculations autour d’Anthony Mandrea, donné ici ou là comme potentiellement présent au regroupement des Verts à Sidi-Moussa. Sauf que la réalité est bien plus simple et moins romanesque. Le gardien du SM Caen est bel et bien en Algérie. […] L’article Équipe nationale : Ce que cache la présence de Mandrea à Alger est apparu en premier sur La Gazette du Fennec .

Des documents confidentiels révèlent l'implication du Makhzen dans l'acheminement de migrants marocains vers Ceuta

Des documents confidentiels révèlent l'implication du Makhzen dans l'acheminement de migrants marocains vers Ceuta

MADRID - Des documents des services de renseignement et de sécurité espagnols ont révélé l'implication du régime du Makhzen dans l'afflux de milliers de migrants marocains en situation irrégulière vers Ceuta, après une alerte adressée par les services espagnols à leurs homologues marocains concernant un projet de traversée collective, sans qu'une réponse ferme ne soit apportée. Le gouvernement espagnol a publié mercredi 40 documents, rapports et correspondances relatifs aux événements, émanant notamment du Centre national de renseignement (CNI), de la Garde civile, de la Police nationale et du Centre de renseignement des forces armées (CIFAS). Ces documents retracent la chronologie des informations disponibles avant l'afflux massif de migrants les 30 et 31 juillet derniers, au cours duquel plus de 70.000 personnes auraient tenté de rejoindre Ceuta. Selon un document du CNI, les services espagnols avaient alerté, le 29 juillet, les deux services de renseignement marocains DGST et DGED sur des appels à une traversée vers Ceuta par voie terrestre et maritime le lendemain. Le journal espagnol "El Pais" a indiqué que les deux groupes suivis par les services espagnols comptaient près de 180.000 personnes. Les informations avaient été transmises aux autorités espagnoles compétentes à Ceuta ainsi qu'à la Garde civile, confirmant le niveau d'alerte avant le déclenchement des événements. Dans les premières heures du 30 juillet, les services espagnols ont constaté que les autorités marocaines n'avaient pas pris de mesures pour contenir la situation, alors que des centaines de personnes avaient déjà tenté de rejoindre Ceuta à la nage durant la nuit précédente. Le CIFAS a affirmé que le comportement des forces marocaines était marqué par la passivité, permettant la poursuite des traversées terrestres et maritimes. Le rapport a également relevé la faiblesse du dispositif sécuritaire marocain alors que les rassemblements se multipliaient sur la côte opposée à Ceuta. Selon le journal "El Diario", des rapports sécuritaires espagnols font état de l'absence d'actions marocaines pour empêcher les regroupements, citant des témoignages de migrants affirmant être passés près d'agents de sécurité marocains sans être arrêtés et avoir reçu, pour certains, des indications sur les itinéraires à suivre. Un rapport de la Police espagnole évoque également l'intervention d'éléments marocains en uniforme pour orienter certains migrants vers des points de passage, qualifiant la réponse marocaine de "tolérance totale". Les documents espagnols écartent par ailleurs la responsabilité exclusive des réseaux de passeurs, estimant qu'ils n'auraient pas été capables d'organiser un mouvement d'une telle ampleur, dépassant 70.000 personnes. Ces éléments mettent en cause, selon les rapports espagnols, le rôle du Makhzen dans l'utilisation de la question migratoire comme moyen de pression sur l'Espagne, tout en cherchant à se soustraire à sa responsabilité dans cette crise.

Visa pour l'Espagne : ce que cache vraiment la plateforme

Visa pour l'Espagne : ce que cache vraiment la plateforme

Des milliers d’Algériens souhaitant se rendre en Espagne rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir des rendez‑vous afin de déposer leur demande de visa via les canaux officiels. Les rendez‑vous disponibles sur la plateforme disparaissent en quelques secondes, avant d’être remis en vente de manière indirecte par des intermédiaires, à des prix variant entre 500 et 1000 euros, dans un phénomène que les citoyens surnomment désormais la « mafia des rendez‑vous ». Des interrogations croissantes portent sur le rôle de l’entreprise chargée de la gestion des services de visa, BLS International, accusée par beaucoup de laisser faire cette situation, laissant place à des doutes sur une possible collusion ou, à tout le moins, une négligence grave pour protéger les demandeurs contre l’exploitation et la fraude. Pour tenter de résoudre cette crise, les autorités espagnoles ont dépêché plusieurs commissions d’enquête en Algérie, après l’augmentation des plaintes de citoyens sur l’impossibilité d’obtenir un rendez‑vous par des voies légales. Cependant, ces mesures n’ont pas produit de changements tangibles, car des réseaux organisés continuent de contrôler le processus de réservation et de monopoliser les rendez‑vous à ce jour. De son côté, BLS International a annoncé dans un communiqué hier qu’elle poursuivait ses investissements en cybersécurité, en adoptant des technologies avancées pour contrer les bots, tout en activant des mécanismes de détection des fraudes et en lançant une campagne de sensibilisation contre les intermédiaires non autorisés. Le directeur régional pour l’Afrique du Nord, Amit Ganbolli, a précisé que l’entreprise travaille à renforcer la protection technique afin de garantir un accès “sûr et équitable” aux services, tout en mettant en garde contre les engagements de tiers non officiels promettant un accès rapide aux rendez‑vous. Pourtant, selon les témoignages des citoyens, la réalité est tout autre. Obtenir un rendez‑vous officiel est devenu quasi impossible, laissant les candidats face à deux choix difficiles : attendre longtemps, parfois plusieurs mois, sans résultat ; ou recourir à des intermédiaires qui imposent des tarifs exorbitants pour des rendez‑vous facilement accessibles, ce qui alimente les soupçons de faille ou de collusion dans le système. Face à la persistance de cette crise, des citoyens et activistes appellent à une intervention urgente des autorités algériennes et espagnoles pour mettre fin à ces pratiques et sanctionner les responsables du commerce des rendez‑vous, devenu une source d’épuisement des économies de nombreux demandeurs.

Équipe nationale : Pourquoi Hicham Boudaoui ne rejoindra pas immédiatement les Verts… ce que cache réellement son absence

Équipe nationale : Pourquoi Hicham Boudaoui ne rejoindra pas immédiatement les Verts… ce que cache réellement son absence

L’absence de Hicham Boudaoui lors de la première phase du stage de Sidi-Moussa ne suscite finalement aucune inquiétude particulière du côté de la Fédération algérienne de football. Contrairement à certaines rumeurs ayant laissé croire à un possible différend avec l’OGC Nice, le dossier du milieu international est perçu avec beaucoup de sérénité du côté de […] L’article Équipe nationale : Pourquoi Hicham Boudaoui ne rejoindra pas immédiatement les Verts… ce que cache réellement son absence est apparu en premier sur La Gazette du Fennec .

INFO AFRIQUE du 16-09-2024| Maroc: Craintes d’un nouvel exode massif des Marocains vers l’Espagne
Info LGDF. CR Belouizdad: Ce que cache le contrat d’El Melali

Info LGDF. CR Belouizdad: Ce que cache le contrat d’El Melali

Le CR Belouizdad a réussi à s’attacher les services de Farid El Melali dans les ultimes heures du mercato estival. Un transfert qui a naturellement alimenté les Gazette des transferts et donné lieu à des rumeurs extravagantes quant à son coût. C’est par le biais de la Ligue de Football Professionnel que le transfert de […] L’article Info LGDF. CR Belouizdad: Ce que cache le contrat d’El Melali est apparu en premier sur La Gazette du Fennec .

Des milliers de Marocains affluent vers Ceuta : la crise migratoire s'intensifie à la frontière

Des milliers de Marocains affluent vers Ceuta : la crise migratoire s'intensifie à la frontière

La frontière séparant Ceuta du territoire marocain a connu, jeudi matin, une forte montée des tensions après l'arrivée de milliers de personnes tentant de franchir la frontière. Cette situation remet au premier plan la question de l'immigration irrégulière entre le Maroc et l'Espagne, alors que plusieurs responsables espagnols réclament des mesures exceptionnelles pour faire face à cet afflux. Une hausse du nombre d'arrivées à Ceuta Au cours des derniers jours, la ville de Ceuta a enregistré une augmentation significative du nombre de migrants arrivant par voie maritime. Selon plusieurs médias, près de 1 500 personnes, principalement des ressortissants marocains, avaient atteint l'enclave jusqu'à mercredi soir. Certains ont parcouru plusieurs kilomètres à la nage depuis les côtes marocaines. Jeudi matin, la situation a évolué avec l'arrivée de milliers de jeunes Marocains, rejoints par des migrants originaires de plusieurs pays africains, qui ont tenté de franchir la frontière terrestre au niveau du point où la clôture rejoint la mer, profitant de la courte distance qui les séparait de l'enclave. Des scènes largement relayées par les médias Des médias espagnols ainsi que de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré d'importants groupes de migrants pénétrant à Ceuta, tandis que les forces de sécurité espagnoles rencontraient des difficultés pour contenir cet afflux. Dans le nord du Maroc, notamment à Fnideq, M'diq et Tétouan, les réseaux sociaux ont largement relayé des informations sur les déplacements de personnes souhaitant rejoindre Ceuta. L'événement a également occupé une place importante dans les médias espagnols. Une situation qui rappelle la crise de mai 2021 Pour plusieurs observateurs, les événements actuels rappellent la crise de mai 2021, lorsque plusieurs milliers de migrants étaient entrés à Ceuta dans un contexte de tensions diplomatiques entre Rabat et Madrid. Certains médias espagnols avancent que jusqu'à 5 000 personnes auraient rejoint Ceuta au cours de la seule journée de jeudi. Les autorités espagnoles n'ont toutefois pas encore communiqué de bilan officiel. Des appels à décréter l'état d'urgence Le président du gouvernement autonome de Ceuta, Juan Vivas, a appelé les autorités espagnoles à déclarer l'état d'urgence national, à déployer l'armée en renfort des forces de sécurité et à renforcer le contrôle de la frontière. Il estime que la situation pourrait s'aggraver si aucune mesure supplémentaire n'est prise. Le gouvernement espagnol n'a, pour l'heure, pas annoncé l'instauration de l'état d'urgence et poursuit le suivi de la situation sur le terrain. Pourquoi cette nouvelle vague migratoire ? Plusieurs facteurs expliquent cette hausse des tentatives de passage. De nombreux migrants estiment qu'ils ne peuvent pas être immédiatement renvoyés vers le Maroc en raison de décisions de justice espagnoles. Beaucoup espèrent également pouvoir rejoindre, à terme, le reste de l'Espagne ou d'autres pays européens afin de régulariser leur situation. Le chômage et les difficultés économiques demeurent également parmi les principales raisons poussant de nombreux jeunes à tenter l'émigration, que ce soit par voie maritime ou en passant par les enclaves de Ceuta et Melilla. Une vive réaction sur les réseaux sociaux Les événements ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment après la diffusion de la photo d'une jeune Marocaine levant le signe de la victoire après avoir atteint Ceuta à la nage, relançant le débat sur les risques de l'immigration irrégulière et les motivations des candidats au départ. Des propositions pour renforcer la frontière Face à la poursuite des arrivées, des médias espagnols rapportent que la Garde civile a proposé de prolonger la clôture frontalière en mer afin de rendre les traversées vers Ceuta beaucoup plus difficiles, voire impossibles, dans le cadre d'un renforcement du dispositif de contrôle frontalier. Les récents événements à Ceuta illustrent la pression croissante liée à l'immigration irrégulière à la frontière maroco-espagnole. Alors que les autorités espagnoles continuent d'évaluer la situation, les facteurs économiques, sociaux et juridiques demeurent au cœur de cette nouvelle vague de tentatives de franchissement de la frontière.

Absent de la liste finale de Petkovic : Ce que cache la story de Bennacer

Absent de la liste finale de Petkovic : Ce que cache la story de Bennacer

Ismaël Bennacer avait reçu une pré-convocation en vue du rassemblement d’octobre. Toutefois, son nom n’a pas survécu à l’écrémage pour la liste finale. Son absence l’a – selon nos informations et comme le montre une story qu’il a publiée sur ses comptes des réseaux sociaux – fortement déçu mais il reste déterminé à faire son […] L’article Absent de la liste finale de Petkovic : Ce que cache la story de Bennacer est apparu en premier sur La Gazette du Fennec . https://twitter.com/ActuDZ_/status/1973806071975457260

WhatsApp piraté : ce que cache vraiment la société israélienne Paragon Solutions qui a pénétré vos téléphones

WhatsApp piraté : ce que cache vraiment la société israélienne Paragon Solutions qui a pénétré vos téléphones

Une faille de sécurité critique dans WhatsApp a permis l’installation d’un spyware sur des smartphones Android sans aucune… L’article WhatsApp piraté : ce que cache vraiment la société israélienne Paragon Solutions qui a pénétré vos téléphones est apparu en premier sur Android DZ .

Ce que cache vraiment iOS 19 : l’UE a imposé à Apple un changement que personne n’avait vu venir

Ce que cache vraiment iOS 19 : l’UE a imposé à Apple un changement que personne n’avait vu venir

À partir de juin 2025, Apple devra modifier en profondeur son système d’exploitation mobile pour se conformer au… L’article Ce que cache vraiment iOS 19 : l’UE a imposé à Apple un changement que personne n’avait vu venir est apparu en premier sur Android DZ .

Rappel massif de fromages en France : ce que l’on sait des cas de listériose signalés

Rappel massif de fromages en France : ce que l’on sait des cas de listériose signalés

Bûche de chèvre, camembert, coulommiers… Le site Rappel Conso met en garde les consommateurs sur plusieurs produits, vendus dans les grandes surfaces, qui pourraient les […] L’article Rappel massif de fromages en France : ce que l’on sait des cas de listériose signalés est apparu en premier sur .

Madrid dénonce une «violation de sa souveraineté»: Fuite de plus de 60 000 Marocains vers Ceuta

Madrid dénonce une «violation de sa souveraineté»: Fuite de plus de 60 000 Marocains vers Ceuta

L’Espagne fait face à l’une des plus importantes crises migratoires de son histoire récente. Selon les autorités espagnoles, près de 60 000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta en l’espace de quelques jours, provoquant une mobilisation exceptionnelle du gouvernement de Pedro Sánchez ainsi que de nombreux dirigeants européens. En déplacement à Ceuta hier, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a qualifié cette arrivée massive de «violation de la souveraineté territoriale de l’Espagne», soulignant que le pays ne pouvait absorber un afflux d’une telle ampleur. Le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Vivas, a illustré l’ampleur de la situation lors d’une conférence de presse. «Les estimations montrent qu’environ 60 000 personnes sont entrées dans notre ville pendant cet épisode. Cela représente près de 70 % de la population de Ceuta. Pour donner un ordre de grandeur, c’est comme si 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol en seulement vingt-quatre heures», a-t-il déclaré. Selon lui, la ville est confrontée à une pression humanitaire et logistique sans précédent, rendant impossible une prise en charge normale des nouveaux arrivants. Par ailleurs, au moins 34 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes espagnoles, rappelant le caractère dramatique de cette crise migratoire. Pedro Sánchez estime que cette vague migratoire a été favorisée par une interprétation erronée d’une récente décision de la Cour suprême espagnole concernant les migrants arrivant par voie maritime. Le Chef du gouvernement affirme que les réseaux de trafic d’êtres humains auraient diffusé l’idée que les personnes arrivant en Espagne par la mer ne pourraient plus être immédiatement reconduites à la frontière. «Cette interprétation s’est répandue comme une traînée de poudre», a déclaré le Premier ministre, ajoutant que les autorités marocaines partageaient cette analyse. Une mobilisation européenne Face à la crise, plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur soutien à Madrid. En France, Emmanuel Macron a demandé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de renforcer les contrôles à la frontière franco-espagnole. Paris s’est également dit prêt à apporter un soutien aux autorités espagnoles, notamment par l’intermédiaire de l’agence européenne Frontex. En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a appelé le Maroc à reprendre rapidement les migrants en situation irrégulière et a salué la volonté de l’Espagne d’empêcher leur transfert vers le continent européen. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé des images «inacceptables» et appelé à mettre fin aux traversées dangereuses, à démanteler les réseaux de passeurs et à accélérer les procédures d’expulsion conformément au droit européen. Le Royaume-Uni s’est également déclaré prêt à soutenir les autorités espagnoles. Le Premier ministre Andy Burnham a indiqué que Londres avait engagé des discussions avec Madrid, afin d’évaluer les besoins et les conséquences de cette crise. Tensions diplomatiques avec l’Italie La crise a provoqué un vif échange diplomatique entre Madrid et Rome. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a estimé que l’Espagne devrait être suspendue de l’espace Schengen, jugeant que l’immigration irrégulière constituait une menace pour la sécurité nationale. Il a aussi critiqué la politique migratoire espagnole, affirmant que la récente régularisation de centaines de milliers de personnes en situation irrégulière encourageait les réseaux de passeurs. Ces déclarations ont suscité une réaction immédiate de Madrid. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé des propos «indignes d’un ministre d’un pays partenaire et ami» et annoncé la convocation de l’ambassadeur d’Italie en Espagne. Selon l’agence de presse espagnole EFE, plusieurs milliers de jeunes Marocains se sont rassemblés près de la ville de Castillejos, à proximité de la frontière avec Ceuta. Des centaines de personnes auraient escaladé les clôtures séparant les deux territoires, tandis que d’autres ont tenté de rejoindre l’enclave espagnole à la nage en longeant la digue. Ce rassemblement est intervenu alors que le Maroc célébrait le 27e anniversaire de l’accession au trône du roi Mohammed VI. Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement espagnol a annoncé le déploiement des forces armées afin d’appuyer la Garde civile dans le contrôle des accès à Ceuta et le maintien de l’ordre. Les autorités poursuivent parallèlement leurs discussions avec le Maroc ainsi qu’avec les partenaires européens afin de coordonner la gestion de cette situation, qui remet une nouvelle fois la question migratoire au centre des débats sur la sécurité des frontières extérieures de l’Union européenne. Meriem B.

Législatives au Maroc: crise de confiance sur fond de tensions sociales et désintérêt électoral

Législatives au Maroc: crise de confiance sur fond de tensions sociales et désintérêt électoral

Le Maroc s’achemine vers des élections législatives prévues mercredi, sur fond de défiance de la jeunesse à l’égard de la vie politique, dans un contexte marqué notamment par le chômage, les difficultés d’accès aux services essentiels et les enjeux liés à la migration irrégulière, selon plusieurs médias internationaux. Le scrutin intervient dans un contexte de tensions liées notamment au chômage des jeunes et à leur faible implication dans le processus électoral, ainsi qu’aux critiques visant les performances des partis politiques et aux revendications portant sur l’emploi et l’accès aux services de base. Cette situation intervient également dans un contexte marqué par les répercussions des tentatives de franchissement collectif vers Ceuta et par des tensions sécuritaires aux frontières avec l’Espagne. A ce propos, l’agence Associated Press (AP) a relevé que les difficultés rencontrées par les jeunes marocains pour accéder à l’emploi et aux opportunités figuraient parmi les facteurs ayant alimenté les manifestations menées par des jeunes l’année dernière, parallèlement à une vague de migration clandestine vers la ville espagnole de Ceuta durant l’été. Selon la même source, le taux de chômage au Maroc s’est établi à 13% en 2025, contre 37% chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. L’agence souligne également que les revendications des jeunes marocains portent principalement sur l’emploi, la possibilité de mener une vie décente et l’accès à des écoles, des hôpitaux et des infrastructures fonctionnelles, plutôt que sur des divergences idéologiques. Dans ce contexte, le quotidien espagnol »El Espanol » estime que le mécontentement des jeunes et la crise liée à Ceuta, qui aurait vu plus de 70.000 personnes entrer illégalement dans la ville les 30 et 31 juillet derniers, pourraient contribuer à une hausse de l’abstention lors des élections. Le journal indique, par ailleurs, que les jeunes âgés de 18 à 24 ans ne représentent que 3% des inscrits sur les listes électorales. De son côté, la chaîne espagnole »Canal Sur » a fait état d’appels lancés sur les réseaux sociaux pour organiser une nouvelle tentative de franchissement collectif vers Ceuta le 23 septembre, correspondant au jour du scrutin, faisant état d’un groupe baptisé »Migration collective vers Ceuta » qui compterait plus de 91.000 jeunes Marocains. La chaîne précise que l’ambassade d’Espagne à Rabat avait informé le gouvernement espagnol d’une « éventuelle » tentative de franchissement collectif de migrants marocains vers Ceuta mercredi prochain, coïncidant avec les élections législatives au Maroc, selon des informations rapportées par le quotidien espagnol « El Confidencial », citant des sources de la présidence du gouvernement espagnol. APS

Migration : la route depuis l’Algérie vers l’Espagne en forte hausse

Migration : la route depuis l’Algérie vers l’Espagne en forte hausse

Tandis que la plupart des flux migratoires ralentissent en Europe, une traversée bat des records. D’après les données dévoilées par Frontex pour la période de […]

le Makhzen expulse des journalistes espagnols de la ville de Fnideq

le Makhzen expulse des journalistes espagnols de la ville de Fnideq

FNIDEQ (Maroc)- Le régime du Makhzen marocain a expulsé samedi l’équipe de journalistes de la télévision publique espagnole TVE et de l’agence de presse espagnole EFE de la ville de Fnideq, alors qu’elle couvrait les tentatives de migration irrégulière vers la ville de Ceuta ainsi que la situation sociale aux abords de la frontière entre les deux pays, suscitant de vives condamnations de cette atteinte à la liberté de la presse. Des observateurs n’excluent pas que cette décision soit liée à la colère du Makhzen face à la couverture par les médias espagnols de la fuite collective de dizaines de milliers de Marocains vers Ceuta à la fin du mois de juillet dernier, ainsi qu’à la mise en lumière de l’implication du Makhzen dans l’afflux de migrants irréguliers vers la ville, dans une tentative de faire pression sur Madrid et l’Union européenne (UE). Le site de la Radio -Télévision espagnole (RTVE) avait publié une enquête révélant une montée du mécontentement social au Maroc, sur fond de situation économique et sociale difficile dans le pays, parallèlement à la récente crise migratoire à Ceuta, suscitant des interrogations sur l’avenir du régime du Makhzen face à la montée de la colère. La télévision publique espagnole TVE avait également diffusé un reportage affirmant que l’entrée de plus de 72.000 migrants marocains à Ceuta constituait une opération "organisée" et non une simple "migration spontanée". Dans un communiqué, la RTVE a exprimé son profond rejet de la décision des autorités marocaines d’obliger son équipe d’information, ainsi qu’une équipe de l’agence de presse espagnole EFE, présentes dans la région, à quitter la ville de Fnideq. Le communiqué précise que les journalistes effectuaient un travail de terrain "rigoureux et d’intérêt public", portant sur les mouvements de population et la situation sociale dans la zone frontalière avec Ceuta, soulignant que les autorités marocaines ont informé les journalistes oralement qu’ils devaient quitter la ville, en invoquant pour seule justification "l’exécution des instructions", sans fournir aucune explication officielle. Le président de la RTVE, José Pablo López, a affirmé que "l’expulsion de nos professionnels de Fnideq constitue un obstacle extrêmement grave à la liberté de la presse et au droit d’accès à l’information". Il a souligné que "l’engagement des professionnels de la RTVE à fournir une couverture honnête, objective et de terrain des événements liés à la migration ne peut être soumis à des décisions arbitraires empêchant de montrer la réalité". Il a également affirmé que la restriction de l’accès aux zones où se déroulent les événements "porte directement atteinte à la transparence internationale". De son côté, l’agence espagnole EFE a condamné l’expulsion de ses journalistes et de ceux de la télévision espagnole TVE du Maroc, sur ordre des autorités marocaines. Elle a estimé que la menace de retrait des accréditations et du matériel professionnel pour contraindre les journalistes à quitter leurs hôtels, sans fournir aucune justification officielle, constitue "une attaque directe" contre la liberté d’exercer leur profession et contre le droit des citoyens à accéder à une information fiable. L’agence EFE a également affirmé que "le fait d’empêcher la presse espagnole d’être présente sur le terrain restreint arbitrairement sa capacité à fournir un récit indépendant et fiable des événements".

LE FRONT POLISARIO RÉAFFIRME L’ATTACHEMENT À L’AUTODÉTERMINATION : « Le peuple sahraoui respire la liberté et l’indépendance »

LE FRONT POLISARIO RÉAFFIRME L’ATTACHEMENT À L’AUTODÉTERMINATION : « Le peuple sahraoui respire la liberté et l’indépendance »

Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Ammar, a réaffirmé, hier, l’attachement du peuple sahraoui à son droit à la liberté, à l’indépendance et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire, tout en dénonçant les violations des droits humains commises dans les territoires occupés et les obstacles entravant le processus de paix sous l’égide de l’ONU. Dans un entretien accordé au service espagnol de l’Agence de presse sahraouie (SPS), le diplomate sahraoui a indiqué que la lettre adressée au Conseil de sécurité concernant la situation critique du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari a récemment été diffusée en tant que document officiel du Conseil de sécurité sous la référence S/2026/606, puis distribuée aux États membres. Sidi Mohamed Ammar a rappelé que Naâma Asfari observe une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026, pour protester contre ses conditions de détention et contre le refus des autorités marocaines d’appliquer les décisions des Nations unies relatives à son cas ainsi qu’à celui des autres prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik. Il a précisé que le Front Polisario a exhorté le Conseil de sécurité à prendre des mesures urgentes afin de protéger la vie et l’intégrité physique de Naâma Asfari, tenant les autorités marocaines pour responsables de son sort ainsi que de celui des autres détenus sahraouis, qu’il accuse d’être victimes de violations systématiques des droits humains dans les prisons marocaines. Le responsable sahraoui a également rappelé la responsabilité historique des Nations unies envers le Sahara occidental, territoire toujours inscrit sur la liste des territoires non autonomes en attente de décolonisation. Il a appelé l’organisation internationale à mettre en place un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l’homme dans le territoire. Des obstacles persistants au processus de paix Interrogé sur les perspectives du processus de paix, Sidi Mohamed Ammar a rappelé que, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité adoptée en octobre 2025, les Nations unies et les États-Unis ont coprésidé trois réunions ministérielles informelles sur le Sahara occidental entre janvier et février 2026. Ces rencontres ont réuni les ministres des Affaires étrangères du Front Polisario et du Maroc, en présence des chefs de la diplomatie de l’Algérie et de la Mauritanie, en qualité de pays voisins et observateurs. Selon lui, ces réunions ne constituent qu’un point de départ et il demeure prématuré d’en évaluer les résultats, les obstacles restant nombreux. Il a estimé que la principale entrave réside dans l’attitude du Maroc, dont les pratiques sur le terrain témoigneraient, selon lui, d’un manque de volonté de parvenir à un règlement pacifique, durable et conforme au droit international. Le diplomate a rappelé que le Front Polisario avait réaffirmé, lors de la session ordinaire de son Secrétariat national tenue les 16 et 17 avril 2026, son engagement en faveur des efforts des Nations unies, tout en soulignant que toute solution juste et définitive devait impérativement garantir le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance à travers un processus libre, transparent et démocratique, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU. Le Secrétariat national, a-t-il ajouté, rejette toute formule de règlement susceptible de légitimer l’occupation ou de contourner les aspirations du peuple sahraoui à la liberté, à l’indépendance et à la pleine souveraineté. Sidi Mohamed Ammar a par ailleurs indiqué que le Conseil de sécurité devrait se réunir en octobre prochain, sous présidence grecque, afin d’examiner le rapport du Secrétaire général sur le Sahara occidental et de statuer sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Critiques contre Rabat sur la question migratoire Évoquant les récents flux migratoires de ressortissants marocains vers l’Espagne, le représentant du Front Polisario a estimé que les événements survenus ces derniers jours à Ceuta, marqués par un afflux massif de migrants dans un contexte qu’il qualifie de passivité des forces de sécurité marocaines, reflètent la réalité de la situation sociale et politique au Maroc. Il a relevé que ces événements sont intervenus au lendemain d’un discours du souverain marocain affirmant que sa priorité était d’assurer des conditions de vie libres et dignes à tous les Marocains, estimant que cet exode massif contredisait ce discours. En conclusion, Sidi Mohamed Ammar a soutenu que cette situation illustre, selon lui, la nature autoritaire du régime marocain, qu’il accuse de priver sa population de ses droits fondamentaux et d’alimenter l’instabilité régionale. Il a également reproché aux autorités marocaines d’utiliser, de manière récurrente, les mouvements de population comme un moyen de pression politique, évoquant notamment la « Marche verte » de 1975 et les crises ultérieures avec l’Espagne. M. Seghilani

Équipe de France : ce que cache la non-convocation du franco-algérien Yacine Adli

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Les autorités de Ceuta accusent le Makhzen d'être à l'origine de la crise migratoire

Les autorités de Ceuta accusent le Makhzen d'être à l'origine de la crise migratoire

MADRID - Le président de la ville de Ceuta, Juan Jesus Vivas, a accusé le Makhzen d'être à l'origine de la crise migratoire ayant touché la ville fin juillet dernier, le qualifiant d'"acteur principal" dans cette crise qu'il a présentée comme une opération planifiée visant la sécurité et la stabilité de l'enclave espagnole. Selon des médias espagnols, M. Vivas a affirmé que l'afflux massif de migrants depuis le territoire marocain vers Ceuta, les 30 et 31 juillet derniers, ne relevait pas d'une simple crise migratoire, mais d'une opération planifiée, au regard de son ampleur, de ses modalités et des circonstances dans lesquelles elle s'est déroulée. Dans ce contexte, le responsable espagnol a relevé la coïncidence entre l'arrivée d'un grand nombre de migrants et la présence de navires de guerre marocains dans les eaux entourant Ceuta, estimant que ces éléments soulèvent des interrogations sur la nature des mouvements ayant précédé la crise, selon des médias espagnols. M. Vivas avait également appelé à renforcer la présence européenne aux frontières, notamment dans la zone de Tarajal, plaidant pour un rôle accru de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), face à la persistance des pressions migratoires sur la ville. Par ailleurs, le président de Ceuta a demandé l'accélération des procédures de retour vers le Maroc d'environ 3.300 mineurs migrants hébergés dans les centres d'accueil de la ville. Il a évoqué les difficultés auxquelles est confronté le dispositif d'hébergement ainsi que le nombre limité de dossiers traités dans ce cadre, selon des médias espagnols. Les répercussions de la crise migratoire se sont également étendues au volet judiciaire. La juge Maria Tardon poursuit son enquête sur les circonstances de l'entrée d'un grand nombre de migrants à Ceuta, notamment afin de déterminer les conditions dans lesquelles ces mouvements ont été organisés et d'identifier les éventuelles parties impliquées. Ces développements remettent au premier plan les accusations formulées par des responsables espagnols à l'encontre du Maroc, pour l'utilisation de la question migratoire comme moyen de pression politique, alors que les circonstances de l'afflux massif de migrants et les responsabilités éventuelles dans ces événements restent au centre des investigations.