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101 résultats pour "ramadhan-et-microbiote-comment-le-jeune-transforme-notre-flore-intestinale-1488495fr"

Ramadhan et microbiote: Comment le jeûne transforme notre flore intestinale

Ramadhan et microbiote: Comment le jeûne transforme notre flore intestinale

Le jeûne du Ramadhan ne transforme pas seulement le rythme des journées, il modifie aussi profondément notre fonctionnement métabolique et, plus discrètement, l’équilibre de notre microbiote intestinal. Les recherches suggèrent que, dans de nombreux cas, ces changements peuvent être bénéfiques. Le microbiote intestinal, cet ensemble de milliards de micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif, […]

Solutions naturelles pour entretenir sa flore intestinale

Solutions naturelles pour entretenir sa flore intestinale

La flore intestinale ou le microbiote désigne l’ensemble des micro-organismes présents dans le tube digestif. Cet écosystème a un impact considérable sur la santé et bien-être. En plus d’améliorer la digestion, elle protège effectivement contre les agents pathogènes, module le système immunitaire et intervient même dans la régulation de l’humeur via l’axe intestin-cerveau. Découvrez ci-dessous […] Cet article Solutions naturelles pour entretenir sa flore intestinale est issu de Revue de santé .

Ramadhan: Comment le jeûne influence l’humeur et la motivation

Ramadhan: Comment le jeûne influence l’humeur et la motivation

Le jeûne du Ramadan n’est pas seulement une pratique spirituelle, c’est aussi une expérience humaine qui touche le corps et l’esprit. Pendant un mois le rythme quotidien change : les horaires des repas sont bouleversés, le sommeil se réorganise, les habitudes sociales évoluent. Cette transformation à un impact direct sur l’humeur et la motivation, avec […]

900 000 peaux sauvées: Comment le rituel de l’Aïd s’est transformé en succès industriel

900 000 peaux sauvées: Comment le rituel de l’Aïd s’est transformé en succès industriel

Le slogan « Du sacrifice à l’usine » a porté ses fruits. Les ministères de l’Industrie et de l’Environnement saluent d’une même voix le civisme des Algériens, qui a permis de sauver 900 000 peaux du gaspillage. Une victoire écologique qui jette les bases d’une gestion durable des déchets de l’Aïd à forte valeur ajoutée. […] The post 900 000 peaux sauvées: Comment le rituel de l’Aïd s’est transformé en succès industriel appeared first on Le Jeune Indépendant .

Comment la technologie transforme notre façon d’habiter

Comment la technologie transforme notre façon d’habiter

L’habitat a toujours été le miroir des techniques et des aspirations des époques. Aujourd’hui, une révolution silencieuse est à l’œuvre entre nos murs. Elle ne […] L’article Comment la technologie transforme notre façon d’habiter est apparu en premier sur .

Cancer colorectal : des chercheurs identifient comment une toxine bactérienne attaque les cellules intestinales

Cancer colorectal : des chercheurs identifient comment une toxine bactérienne attaque les cellules intestinales

Certaines bactéries naturellement présentes dans notre intestin pourraient contribuer au développement du cancer colorectal. Des chercheurs américains viennent d’identifier un mécanisme moléculaire permettant à une toxine bactérienne d’endommager la barrière protectrice du côlon. Publiés dans la revue scientifique Nature, leurs travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour prévenir certaines lésions intestinales associées au risque de cancer. Cette découverte, réalisée par une équipe de chercheurs de l’université Johns Hopkins, aux États-Unis, apporte une réponse à une question qui mobilisait les scientifiques depuis près de vingt ans. Ils savaient déjà que certaines souches de Bacteroides fragilis, une bactérie présente dans le microbiote intestinal humain, produisent une toxine susceptible de provoquer une inflammation et de favoriser la formation de tumeurs. Mais la manière dont cette substance parvenait à attaquer les cellules intestinales restait mal comprise. Pour élucider ce mécanisme, les scientifiques ont utilisé la technologie d’édition génétique CRISPR afin d’identifier les protéines indispensables à l’action de cette toxine, appelée BFT. Leurs recherches ont permis de mettre en évidence le rôle déterminant d’une protéine nommée claudine-4, présente à la surface des cellules intestinales et participant au maintien de leur étanchéité. Les chercheurs ont découvert que la toxine utilise cette protéine comme point d’ancrage avant de s’attaquer à une autre molécule, l’E-cadhérine, essentielle à la cohésion des cellules. Lorsque cette dernière est dégradée, la barrière intestinale se fragilise, ce qui peut favoriser l’inflammation et perturber le fonctionnement normal des tissus. Ces phénomènes figurent parmi les mécanismes biologiques susceptibles de contribuer au développement de certains cancers colorectaux. L’intérêt de cette découverte ne réside pas uniquement dans la compréhension du processus. En identifiant précisément la manière dont la toxine se fixe aux cellules, les chercheurs ont également trouvé une piste pour empêcher son action. Ils ont conçu une protéine soluble capable d’attirer la toxine et de l’intercepter avant qu’elle n’atteigne la paroi intestinale. Testée chez des souris, cette stratégie expérimentale a permis de protéger les tissus intestinaux contre les dommages provoqués par la toxine. Les résultats suggèrent qu’il pourrait devenir possible de neutraliser certaines substances bactériennes directement impliquées dans les mécanismes favorisant les lésions intestinales, plutôt que d’intervenir uniquement après l’apparition de ces dommages. Les scientifiques insistent toutefois sur le caractère préliminaire de cette approche. Les expériences réalisées chez l’animal ne démontrent pas que cette méthode permet de prévenir le cancer colorectal, et son efficacité comme sa sécurité chez l’être humain restent à établir. D’autres recherches seront nécessaires avant d’envisager une éventuelle application médicale. Cette étude apporte également un éclairage sur le rôle complexe du microbiote intestinal dans la santé humaine. Contrairement à une idée répandue, la présence d’une bactérie potentiellement dangereuse ne signifie pas nécessairement qu’une maladie va apparaître. Bacteroides fragilis peut être présente chez des personnes en bonne santé, mais seules certaines souches produisent la toxine étudiée. Le risque dépend donc de caractéristiques bactériennes particulières et de leurs interactions avec l’organisme. Ces résultats renforcent l’intérêt croissant de la recherche médicale pour les liens entre microbiote, inflammation chronique et cancer. Ils pourraient, à terme, contribuer au développement de nouvelles approches préventives ciblant des mécanismes biologiques précis, sans nécessairement perturber l’ensemble de la flore intestinale. Pour autant, cette avancée ne modifie pas les recommandations actuelles de prévention et de dépistage du cancer colorectal. La recherche de sang occulte dans les selles, la coloscopie lorsqu’elle est indiquée, ainsi que l’identification des personnes présentant des facteurs de risque demeurent des moyens essentiels pour détecter précocement la maladie. L’enjeu des prochaines recherches sera de déterminer si le blocage de cette toxine peut réellement réduire le risque de développer certaines formes de cancer colorectal. Une perspective prometteuse, mais qui devra encore franchir plusieurs étapes scientifiques avant de pouvoir bénéficier aux patients. Ouiza Lataman

Avec l’arrivée du froid, comment renforcer naturellement ses défenses immunitaires ?

Avec l’arrivée du froid, comment renforcer naturellement ses défenses immunitaires ?

À l’approche de l’hiver, les infections respiratoires et les maladies virales retrouvent un terrain favorable. Face à cette recrudescence saisonnière, la question du renforcement des défenses immunitaires revient au premier plan. Si les compléments alimentaires et les cures de vitamines séduisent de nombreux consommateurs, la protection de l’organisme repose avant tout sur un ensemble d’habitudes quotidiennes, notamment une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité et une activité physique régulière. Au cœur de cette stratégie se trouve un acteur longtemps sous-estimé : le microbiote intestinal. Composé de milliards de micro-organismes, cet écosystème joue un rôle important dans le fonctionnement de l’organisme et les mécanismes de défense immunitaire. Il participe notamment aux interactions entre le système digestif, le système immunitaire et le système nerveux. Les recherches scientifiques ont ainsi établi un lien étroit entre la composition de la flore intestinale et la réponse immunitaire. Préserver l’équilibre de ce microbiote passe notamment par une alimentation diversifiée, riche en fibres et en produits fermentés. Les légumes, les fruits, les légumineuses, les céréales complètes, les noix et les graines contribuent à nourrir les micro-organismes intestinaux bénéfiques. Les yaourts et certains fromages fermentés peuvent également participer à cet équilibre. Les probiotiques, constitués de micro-organismes vivants, et les prébiotiques, qui servent de substrat nutritif à ces bactéries, sont également associés à la santé intestinale. Toutefois, leur utilisation sous forme de compléments doit être adaptée aux besoins de chacun et ne constitue pas une garantie contre les infections hivernales. Les vitamines : utiles, mais pas à consommer sans discernement Avec le retour du froid, les cures de vitamines connaissent généralement un regain d’intérêt. Pourtant, multiplier les compléments alimentaires ne signifie pas nécessairement mieux protéger son organisme. Certains nutriments contribuent effectivement au fonctionnement normal du système immunitaire, mais leur consommation excessive peut être inutile, voire présenter des risques pour la santé. La vitamine C et le zinc occupent une place importante dans les mécanismes de défense de l’organisme. Ils interviennent notamment dans le fonctionnement de certaines cellules immunitaires impliquées dans l’élimination des agents infectieux. Pour couvrir les besoins en vitamine C, plusieurs aliments sont à privilégier, notamment le cassis, les oranges, les poivrons et les différentes variétés de choux. Le zinc est, quant à lui, présent dans les germes de blé et la viande de bœuf. Le fer constitue un autre élément indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire. On le retrouve notamment dans les viandes rouges, le boudin noir, les œufs et les lentilles. Son absorption varie toutefois selon son origine : le fer provenant des aliments d’origine animale est généralement mieux assimilé par l’organisme que celui issu des végétaux. La vitamine D mérite également une attention particulière pendant les mois où l’exposition au soleil diminue. Produite par la peau sous l’effet des rayons ultraviolets UVB, elle intervient dans plusieurs fonctions de l’organisme, notamment la régulation de la réponse immunitaire. Lorsque l’ensoleillement devient moins important, certains aliments peuvent contribuer aux apports : poissons gras, abats, produits laitiers enrichis, beurre, margarines et fromages. L’activité physique et le sommeil, deux alliés de l’immunité La prévention des infections hivernales ne se limite pas à ce que l’on met dans son assiette. Le mode de vie joue également un rôle déterminant. Une activité physique régulière contribue à une meilleure gestion du stress et favorise un sommeil de qualité. Deux facteurs qui participent au bon fonctionnement de l’organisme et à sa capacité à faire face aux agressions extérieures. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intensif : la marche quotidienne, le vélo ou toute autre activité adaptée aux capacités de chacun peuvent apporter des bénéfices. Sortir régulièrement, même lorsque les journées raccourcissent, permet également de préserver un rythme veille-sommeil plus régulier. Le repos reste essentiel, car un sommeil insuffisant ou perturbé peut affecter le fonctionnement des défenses immunitaires. Les gestes barrières restent indispensables face aux virus hivernaux Malgré l’importance de l’alimentation et de l’hygiène de vie, aucun aliment, complément ou programme nutritionnel ne peut remplacer les mesures de prévention contre les infections. Le lavage régulier des mains à l’eau et au savon demeure l’un des moyens les plus efficaces pour limiter la transmission des agents infectieux. En l’absence de point d’eau, une solution hydroalcoolique constitue une alternative. D’autres réflexes simples permettent de réduire les risques : tousser ou éternuer dans le pli du coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, éviter de se toucher le visage avec les mains non lavées et aérer régulièrement les espaces clos. Le port du masque est également recommandé en cas de symptômes respiratoires ou lors de contacts avec des personnes particulièrement fragiles. Enfin, la vaccination contre la grippe saisonnière et la Covid-19 conserve une place importante dans la prévention des formes graves, particulièrement chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées, ainsi que leur entourage. À l’arrivée de l’hiver, renforcer ses défenses immunitaires ne relève donc pas d’une solution miracle. C’est plutôt une démarche globale, fondée sur une alimentation variée, un microbiote équilibré, une activité physique adaptée, un sommeil suffisant et des mesures de prévention rigoureuses. Des habitudes simples, mais essentielles pour mieux traverser la saison froide. Nouhad Ourebzani

Les habitudes de sommeil influencent la diversité du microbiote intestinal chez les enfants : une étude révolutionnaire

Les habitudes de sommeil influencent la diversité du microbiote intestinal chez les enfants : une étude révolutionnaire

Une nouvelle étude menée par des chercheurs du département de réadaptation infantile en Chine révèle un lien fascinant entre les habitudes de sommeil des enfants et la composition de leur microbiote intestinal. Publiée dans Scientific Reports sous le titre « Caractéristiques de la flore intestinale chez les enfants qui se couchent tôt ou tard », […] L’article Les habitudes de sommeil influencent la diversité du microbiote intestinal chez les enfants : une étude révolutionnaire est apparu en premier sur Esseha .

7 habitudes saines pour améliorer la santé intestinale et favoriser une digestion naturelle

7 habitudes saines pour améliorer la santé intestinale et favoriser une digestion naturelle

Prendre soin de son système digestif est essentiel, car notre alimentation joue un rôle clé dans l’équilibre intestinal et la santé générale. En effet, une digestion perturbée de façon répétée peut entraîner divers troubles comme des brûlures d’estomac, des nausées, des vomissements, ainsi que de la constipation ou de la diarrhée. Adopter une alimentation équilibrée favorise le développement des bonnes bactéries intestinales, ce qui améliore la digestion et renforce le système immunitaire. Ces bactéries jouent un rôle crucial dans la décomposition des aliments, l’absorption des nutriments, et contribuent également à la production de certaines vitamines indispensables à l’organisme. Aliments qui favorisent la digestion Les fruits : privilégiez les fruits riches en fibres dans vos repas principaux ou en collation, comme la pomme, la poire, la fraise ou la banane. Les légumes : véritables sources naturelles de fibres, ils peuvent être consommés crus, cuits, en salade ou ajoutés aux plats, comme le brocoli, l’épinard ou la tomate. Les céréales complètes : riz brun, pâtes au blé complet, flocons de céréales complètes et avoine, qui stimulent efficacement le transit intestinal. Les légumineuses : pois chiches, lentilles, pois et haricots, très riches en fibres. À consommer avec modération pour éviter les ballonnements. Aliments pouvant nuire à la santé intestinale La consommation excessive de viande rouge : malgré ses apports nutritionnels, un excès peut provoquer des inflammations digestives et accroître le risque de maladies du côlon. Les aliments frits : riches en graisses saturées et en huiles hydrogénées, ils compliquent la digestion et favorisent l’inflammation intestinale. Les aliments trop salés : un excès de sel perturbe l’équilibre hydrique de l’organisme, causant ballonnements et inconfort gastrique. Les produits laitiers chez les personnes intolérantes au lactose : ils peuvent entraîner des ballonnements, des douleurs abdominales et de la diarrhée. Les plats très épicés : bien que certaines épices soient bénéfiques, une consommation excessive peut irriter la muqueuse de l’estomac et de l’intestin. Habitudes saines pour améliorer la santé intestinale Manger lentement et bien mastiquer les aliments favorise la digestion et l’absorption des nutriments. Pratiquer régulièrement une activité physique stimule le transit intestinal et améliore la diversité bactérienne. Gérer le stress est essentiel, car une tension chronique nuit à la santé intestinale ; des pratiques comme le yoga ou la méditation sont recommandées. Dormir suffisamment permet de régénérer le système digestif et de maintenir un bon équilibre du microbiote. Éviter les antibiotiques sans prescription médicale protège la flore intestinale. Réduire l’apport calorique et limiter les grignotages améliore la santé digestive. Bien s’hydrater : l’eau est indispensable au bon fonctionnement intestinal et soutient le système digestif. Il est conseillé de boire 8 à 10 verres par jour, avec un apport supplémentaire en cas d’activité physique.

Ramadhan: Le moment idéal pour « réinitialiser » ses habitudes

Ramadhan: Le moment idéal pour « réinitialiser » ses habitudes

Chaque année, le Ramadhan transforme profondément notre quotidien. Les horaires des repas changent, le rythme de sommeil se réorganise et certaines habitudes disparaissent temporairement. Cette période de transition ne concerne pas seulement l’alimentation ou le jeûne, elle peut aussi devenir une occasion précieuse de revoir certains comportements installés au fil du temps. Pour beaucoup, le […]

Sucre, fritures, excès: Comment préserver sa digestion pendant le jeûne

Sucre, fritures, excès: Comment préserver sa digestion pendant le jeûne

Pendant le Ramadhan, les tables se remplissent souvent de douceurs, de plats généreux et de mets frits qui font partie de la tradition et du plaisir du partage. Pourtant, après une longue journée de jeûne, le système digestif a besoin de douceur, pas d’excès. Trop de de gras, trop de sucre ou des portions trop […]

Service national : sursis, dispense, binationaux, les démarches des Algériens de l’étranger

Service national : sursis, dispense, binationaux, les démarches des Algériens de l’étranger

Tout Algérien âgé de 19 ans et plus reste soumis au service national, même s’il vit à l’étranger. Recensement, sursis pour études, dispense ou cas des binationaux : chaque situation appelle une démarche précise. Voici ce qu’il faut faire auprès de son consulat pour régulariser sa situation. Service national algérien : quelles obligations pour les Algériens vivant à l’étranger ? La loi n° 14-06 du 9 août 2014 relative au service national encadre cette obligation. Elle s’applique à tous les citoyens algériens âgés de 19 ans révolus. Les jeunes de la diaspora restent donc concernés, y compris lorsqu’ils sont nés hors d’Algérie. La démarche commence plus tôt, avec le recensement. Il concerne tous les citoyens qui atteignent 17 ans dans l’année, qu’ils résident en Algérie ou à l’étranger. Le recensement se déroule du 2 janvier au 30 septembre de chaque année. À l’étranger, les représentations diplomatiques et consulaires assurent l’inscription sur les tableaux de recensement. Elles traitent aussi les demandes de sursis, de dispense et de duplicata. Le service compétent relève de la section juridique et sociale du consulat de rattachement. Recensement au consulat dès 17 ans : les documents à fournir selon sa nationalité Le jeune recensé reçoit une attestation de recensement. S’il est absent, son tuteur légal peut demander l’inscription à sa place. Le dossier varie selon que l’intéressé possède ou non la nationalité française. Pour un Algérien sans nationalité française, le consulat de Paris demande un formulaire de renseignements, la copie intégrale de l’acte de naissance et la carte d’identité algérienne. Il faut y joindre la carte consulaire, ou celle du tuteur pour un mineur, et le titre de séjour. Un certificat de scolarité ou un justificatif d’activité et quatre photos complètent le dossier. Pour un binational, le dossier comprend en plus la déclaration d’option et le certificat des services. La préfecture établit la première après le recensement en mairie, et le bureau du service national français délivre le second sur demande. La carte d’identité française remplace alors le titre de séjour. Sursis au service national : comment le renouveler pendant ses études ? Le sursis permet de reporter l’obligation pendant la durée des études ou de la formation. Il se renouvelle jusqu’à leur achèvement. Il n’est en revanche pas accordé à un diplômé qui s’inscrit dans un cursus de même niveau ou d’un niveau inférieur. Pour un renouvellement, il faut présenter l’ancienne carte ou l’attestation de report, avec un certificat de scolarité ou de stage de l’année en cours. Le dossier comprend aussi deux photos, une copie du titre de séjour et la carte consulaire. Le jeune mineur fournit la carte de son tuteur légal, avec une copie du livret de famille. Dispense du service national : motifs, conditions et documents nécessaires La dispense dégage définitivement des obligations du service national. La loi la réserve notamment aux cas sociaux dignes d’intérêt, examinés par une commission. À l’étranger, l’intéressé doit obligatoirement se présenter devant la commission ministérielle du service national. Pour un soutien de famille, le dossier comprend un formulaire, une demande manuscrite et la copie intégrale de l’acte de naissance. Il faut y ajouter la carte consulaire, obligatoire à 19 ans, un contrat de travail et les trois dernières fiches de paie. L’état civil de la famille et un justificatif de non-activité ou d’incapacité des parents complètent le dossier. L’exemption pour raison médicale exige un dossier médical prouvant la maladie ou le handicap. Le demandeur fournit aussi l’acte de naissance, sa carte consulaire, sa carte d’identité algérienne et quatre photos. Le consulat traite enfin des dispenses dans le cadre des mesures présidentielles, avec un dossier proche, complété par la carte de résidence et un certificat de scolarité ou d’activité. Binationaux franco-algériens : comment régulariser sa situation militaire ? Les jeunes qui possèdent la double nationalité franco-algérienne relèvent d’un régime particulier. L’accord algéro-français du 11 octobre 1983 leur laisse le choix d’effectuer le service militaire en Algérie ou en France. Ceux qui ont accompli leurs obligations françaises doivent ensuite en justifier auprès du consulat. Le consulat général d’Algérie à Paris reçoit ces dossiers par courrier. Il faut envoyer une demande manuscrite signée, avec l’empreinte de l’index gauche et ses coordonnées complètes. Le dossier comprend aussi le certificat de participation à la Journée défense et citoyenneté, ou tout justificatif vis-à-vis du service militaire français. l’article 3 de l’accord algéro-français ; deux copies intégrales de l’acte de naissance ; une copie de la carte d’immatriculation consulaire et de la carte d’identité française ; un certificat de scolarité, ou un justificatif d’activité professionnelle ou de non-emploi ; quatre photos d’identité récentes ; une enveloppe timbrée à son adresse, avec un avis de réception. Le consulat établit une attestation de dépôt du dossier, qu’il envoie par courrier. La commission ministérielle du service national examine ensuite les dossiers, et le consulat notifie sa décision à l’intéressé. Il faut donc suivre la démarche jusqu’à cette décision. Service national non régularisé : quels risques pour les Algériens de 25 ans et plus ? La loi prévoit des conséquences lourdes en cas de négligence. Un citoyen qui atteint 25 ans sans s’être fait recenser, ni présenté à la sélection médicale, est considéré comme insoumis. Il peut alors faire l’objet d’une plainte devant le tribunal militaire. Une situation non régularisée pèse aussi sur l’avenir professionnel en Algérie. Sans situation régulière vis-à-vis du service national, un citoyen ne peut pas être recruté dans le secteur public ou privé. Il ne peut pas non plus exercer une profession libérale. Mieux vaut donc anticiper la démarche plusieurs mois avant un voyage. Il est conseillé de garder sur soi sa carte de sursis ou de dispense pendant tout séjour en Algérie. Certains consulats fixent en outre une date limite annuelle de dépôt des dossiers, et il est recommandé de vérifier auprès de son consulat de rattachement avant toute démarche, afin d’éviter toute confusion. Service national à l’étranger : les démarches selon chaque situation 17 ans dans l’année : recensement entre le 2 janvier et le 30 septembre, avec un dossier différent selon la nationalité. Études ou formation : sursis, renouvelable jusqu’à la fin des études, avec un certificat de scolarité de l’année en cours. Soutien de famille : dispense, avec demande manuscrite, acte de naissance, carte consulaire, contrat de travail, fiches de paie et état civil de la famille. Maladie ou handicap : exemption médicale, avec carte consulaire, carte d’identité algérienne, photos et dossier médical. Binational franco-algérien : dossier par courrier, avec certificat JDC, actes de naissance, carte consulaire, carte d’identité française et photos. Carte perdue ou abîmée : demande de duplicata de la carte de sursis, de dispense ou du livret militaire auprès du consulat. Avant le départ, pensez aussi aux règles de déclaration de l’argent en douane . Les jeunes adultes doivent par ailleurs veiller à la validité de leur titre de séjour français. Notre article sur les frais de renouvellement du certificat de résidence détaille cette démarche.

Groupe "Tahadi" de Djelfa: 8 ans au service du sport pendant le jeûne

Groupe "Tahadi" de Djelfa: 8 ans au service du sport pendant le jeûne

DJELFA - L'initiative du groupe "Tahadi.. Santé et sport" de la wilaya de Djelfa marque à l'occasion du Ramadhan 2024 sa 8e année existence au service de l’ancrage de la culture de la pratique sportive pour tous durant le mois sacré. L'initiative du groupe "Tahadi" (challenge) lancée en 2017, attire de plus en plus d'adeptes des différentes catégories d'âge (jeunes, moins jeunes et même des retraités), séduits par les publications incitatives sur Facebook autour de la pratique sportive collective durant le Ramadhan et dont l’encadrement est assuré par des spécialistes. C'est le cas du jeune élément de la Protection civile, Ali koriche, qui a indiqué à l'APS qu'il est devenu un habitué de cette activité qui encourage la pratique sportive pendant le jeûne comme alternative contre l’ennui et la paresse qui s’emparent des jeûneurs, notamment après de longues heures d'abstinence alimentaire". Pour ce jeune homme, le succès de l’initiative du groupe "Tahadi...santé et sport " est "incontestable". Il a cité pour preuve le nombre croissant de nouveaux adeptes du groupe qui se donnent quotidiennement rendez-vous, deux heures avant l’Iftar (rupture du jeûne), pour des exercices quotidiens à la forêt "Sin Elba", un espace naturel de villégiature situé à près de 5 km de la ville de Djelfa. Le groupe compte des membres fidèles présents à chaque Ramadhan et qui s’emploient à attirer le plus grand nombre de jeunes à la pratique sportive, en tant que moyen pour préserver leur santé et forme physique. L’autre preuve évidente du succès de cette initiative est le nombre des "like" et commentaires positifs sur la page facebook du groupe qui poste régulièrement, notamment, une photo de groupe des participants aux exercices sportifs, à l’issue des séances, constituant ainsi un beau souvenir pour les concernés. Du jogging et des exercices légers pour les jeûneurs Selon l'athlète Bayazid Bendjeddou, l'un des fondateurs du groupe, "des exercices sportifs légers et du jogging, pratiqués quotidiennement, ont été spécialement adaptés à la condition du jeûne". Le timing est aussi pensé de manière que chacun y trouve son compte, a-t-il ajouté. Aussi les adeptes relèvent de toutes les catégories sociales. "Notre initiative réunit tout le monde, le salarié, le médecin, les chômeurs, les étudiants et même les enfants qui accompagnent leurs papas", s’est-il félicité. Un fait corroboré par le jeune Mustapha Nouri, fonctionnaire, qui assure que le groupe "Tahadi... santé sport" a réussi à réunir des amitiés virtuelles dans le monde réel, observant que la pratique sportive est "un moyen positif pour réduire les fléaux sociaux qui guettent les jeunes en les occupant de manière saine". "Tout comme le jeûne, le sport est connu pour être bon pour la santé, de l’avis de tous les médecins, et sa pratique collective est la meilleure arme pour se prémunir contre tout ce qui nuit à la vie en général", a-t-il conclu. La saison sportive du challenge de la pratique sportive pendant le jeûne du groupe Tahadi sera clôturée le dernier jour du mois de Ramadhan. Une cérémonie sera organisée à l’occasion pour réunir tous les participants et les promoteurs de l’initiative, afin d'honorer les acteurs et les personnalités sportives qui la soutiennent et qui œuvrent à sensibiliser à la préservation de l'environnement en protégeant la forêt "Sin Elba" et en contribuant à sa propreté.

La vie nocturne d’Alger pendant le Ramadhan : Entre spiritualité et convivialité

La vie nocturne d’Alger pendant le Ramadhan : Entre spiritualité et convivialité

Les lumières brillent sur la baie, les ruelles s’animent et la ville revêt une ambiance unique. Pendant le mois sacré du Ramadhan, la capitale se transforme après la rupture du jeûne. Le silence de la journée laisse place, dès la tombée de la nuit, à une effervescence douce, où spiritualité et convivialité se mêlent harmonieusement. […] The post La vie nocturne d’Alger pendant le Ramadhan : Entre spiritualité et convivialité appeared first on Le Jeune Indépendant .

De l’oasis d’El M’Ghair aux sommets de la Silicon Valley <BR> Le destin hors norme de Belgacem Haba, inventeur aux 3 000 brevets

De l’oasis d’El M’Ghair aux sommets de la Silicon Valley
Le destin hors norme de Belgacem Haba, inventeur aux 3 000 brevets

Né à El M’Ghair en 1957, ce fils du désert est devenu l’un des inventeurs les plus prolifiques de la planète. Vice-président chez Adeia en Californie, il a travaillé pour IBM et Google, cofondé une entreprise rachetée par Samsung, et transformé l’industrie des puces électroniques. Son secret ? Une curiosité qui ne s’éteint jamais. Imaginez un petit garçon, en 1957, qui grandit dans l’oasis d’El M’Ghair, au cœur du Sahara algérien. Il joue dans le sable, il regarde les étoiles, et sans doute se demande comment fonctionne le monde autour de lui. Personne, à l’époque, n’aurait parié un dinar sur le fait que cet enfant du désert finirait par façonner les technologies que nous utilisons tous, chaque jour, dans nos téléphones et nos ordinateurs. Et pourtant. Aujourd’hui, Belgacem Haba est vice-président chez Adeia, en Californie. Son nom est associé à 667 brevets déposés aux États-Unis, et à plus de 3 000 brevets dans le monde entier. Des chiffres qui donnent le vertige, certes, mais qui ne racontent qu’une partie de l’histoire. Car avant d’être ces chiffres, il y a un parcours. Un vrai. Celui d’un jeune Algérien passionné par les sciences qui intègre l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediène (USTHB) à Alger. Qui travaille, qui rêve, et qui un jour traverse l’Atlantique pour rejoindre Stanford, l’une des universités les plus exigeantes de la planète. Deux continents, deux cultures, une seule soif comment comprendre pour construire. C’est en plein cœur de la Silicon Valley qu’il a déployé ses ailes. IBM, Google, NEC, Rambus… les plus grandes firmes technologiques du monde se sont succédé sur son bureau. Il a cofondé SiliconPipe, une entreprise spécialisée dans les semi-conducteurs que le géant sud-coréen Samsung n’a pas hésité à racheter. Aujourd’hui, chez Adeia, il continue de repousser les limites de la miniaturisation des composants électroniques. Ces puces minuscules qui font tourner nos vies modernes. Son entreprise actuelle a tenu à célébrer ce cap symbolique. « Cette réussite traduit la curiosité, la créativité et l’engagement envers l’invention que Belgacem apporte à Adeia », a salué la direction. Car son travail a profondément transformé l’industrie des puces électroniques. Mais ce qui touche, chez cet homme, c’est l’humilité. Interrogé sur son parcours, il ne parle pas de lui. Il parle des autres. « Les inventeurs dans le monde sont des ingénieurs, des chercheurs et des visionnaires qui contribuent à façonner l’avenir des semi-conducteurs, des médias et des technologies émergentes », nous confie-t-il lors d’un entretien sur LinkedIn. « En général, ils sont poussés par la curiosité et une réflexion révolutionnaire. Leurs innovations alimentent les appareils, les expériences et les technologies connectées sur lesquelles les gens comptent au quotidien. » Voilà qui résume bien l’esprit de Belgacem Haba. Un homme parti de presque rien, d’une oasis que beaucoup d’entre nous placent à peine sur une carte, et qui a su transformer une curiosité d’enfant en un héritage technologique mondial. De l’oasis d’El M’Ghair aux bureaux lumineux de la Silicon Valley, il ouvre une voie qui force le respect. De l’oasis d’El M’Ghair aux bureaux de la Silicon Valley, Belgacem Haba ouvre la voie. Avec talent, certes. Mais aussi avec cette humilité que l’on retrouve chez ceux qui savent que l’invention véritable appartient à celui qui ne cesse jamais de questionner le monde. Et si la prochaine grande invention qui changera notre quotidien venait, elle aussi, d’un enfant qui grandit aujourd’hui dans un village algérien, loin des projecteurs, en train de regarder les étoiles et de se demander comment fonctionne le monde ?

De l’oasis d’El M’Ghair aux sommets de la Silicon Valley  Le destin hors norme de Belgacem Haba, inventeur aux 3 000 brevets

De l’oasis d’El M’Ghair aux sommets de la Silicon Valley Le destin hors norme de Belgacem Haba, inventeur aux 3 000 brevets

Né à El M’Ghair en 1957, ce fils du désert est devenu l’un des inventeurs les plus prolifiques de la planète. Vice-président chez Adeia en Californie, il a travaillé pour IBM et Google, cofondé une entreprise rachetée par Samsung, et transformé l’industrie des puces électroniques. Son secret ? Une curiosité qui ne s’éteint jamais. Imaginez un petit garçon, en 1957, qui grandit dans l’oasis d’El M’Ghair, au cœur du Sahara algérien. Il joue dans le sable, il regarde les étoiles, et sans doute se demande comment fonctionne le monde autour de lui. Personne, à l’époque, n’aurait parié un dinar sur le fait que cet enfant du désert finirait par façonner les technologies que nous utilisons tous, chaque jour, dans nos téléphones et nos ordinateurs. Et pourtant. Aujourd’hui, Belgacem Haba est vice-président chez Adeia, en Californie. Son nom est associé à 667 brevets déposés aux États-Unis, et à plus de 3 000 brevets dans le monde entier. Des chiffres qui donnent le vertige, certes, mais qui ne racontent qu’une partie de l’histoire. Car avant d’être ces chiffres, il y a un parcours. Un vrai. Celui d’un jeune Algérien passionné par les sciences qui intègre l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediène (USTHB) à Alger. Qui travaille, qui rêve, et qui un jour traverse l’Atlantique pour rejoindre Stanford, l’une des universités les plus exigeantes de la planète. Deux continents, deux cultures, une seule soif comment comprendre pour construire. C’est en plein cœur de la Silicon Valley qu’il a déployé ses ailes. IBM, Google, NEC, Rambus… les plus grandes firmes technologiques du monde se sont succédé sur son bureau. Il a cofondé SiliconPipe, une entreprise spécialisée dans les semi-conducteurs que le géant sud-coréen Samsung n’a pas hésité à racheter. Aujourd’hui, chez Adeia, il continue de repousser les limites de la miniaturisation des composants électroniques. Ces puces minuscules qui font tourner nos vies modernes. Son entreprise actuelle a tenu à célébrer ce cap symbolique. « Cette réussite traduit la curiosité, la créativité et l’engagement envers l’invention que Belgacem apporte à Adeia », a salué la direction. Car son travail a profondément transformé l’industrie des puces électroniques. Mais ce qui touche, chez cet homme, c’est l’humilité. Interrogé sur son parcours, il ne parle pas de lui. Il parle des autres. « Les inventeurs dans le monde sont des ingénieurs, des chercheurs et des visionnaires qui contribuent à façonner l’avenir des semi-conducteurs, des médias et des technologies émergentes », nous confie-t-il lors d’un entretien sur LinkedIn. « En général, ils sont poussés par la curiosité et une réflexion révolutionnaire. Leurs innovations alimentent les appareils, les expériences et les technologies connectées sur lesquelles les gens comptent au quotidien. » Voilà qui résume bien l’esprit de Belgacem Haba. Un homme parti de presque rien, d’une oasis que beaucoup d’entre nous placent à peine sur une carte, et qui a su transformer une curiosité d’enfant en un héritage technologique mondial. De l’oasis d’El M’Ghair aux bureaux lumineux de la Silicon Valley, il ouvre une voie qui force le respect. De l’oasis d’El M’Ghair aux bureaux de la Silicon Valley, Belgacem Haba ouvre la voie. Avec talent, certes. Mais aussi avec cette humilité que l’on retrouve chez ceux qui savent que l’invention véritable appartient à celui qui ne cesse jamais de questionner le monde. Et si la prochaine grande invention qui changera notre quotidien venait, elle aussi, d’un enfant qui grandit aujourd’hui dans un village algérien, loin des projecteurs, en train de regarder les étoiles et de se demander comment fonctionne le monde ?

Le refus d’une France perçue comme réactionnaire et discriminatoire (II)

Le refus d’une France perçue comme réactionnaire et discriminatoire (II)

Durcissement du discours sur l’immigration, polémiques répétées autour de l’islam, suspicion entourant certaines expressions de religiosité musulmane, progression électorale de la droite néofasciste : tout cela nourrit chez certains jeunes Français musulmans le sentiment qu’on leur demande de « s’intégrer » à une société qui les désigne simultanément comme un problème. L’objection prend alors une dimension politique : pourquoi devrais-je m’assimiler entièrement à une société dont certains courants politiques remettent constamment en cause ma propre légitimité à en faire partie ? Il ne s’agit plus seulement d’un attachement sentimental aux origines familiales. La conservation d’une identité distincte peut devenir une réaction à l’expérience – réelle ou ressentie – de la stigmatisation. Cette objection peut également être alimentée par la perception du racisme et des discriminations. Un jeune Français d’origine maghrébine peut avoir été entièrement scolarisé en France, parler uniquement ou principalement français, connaître parfaitement les codes sociaux français et néanmoins avoir le sentiment d’être constamment renvoyé à une origine étrangère. L’injonction à l’intégration lui apparaît alors contradictoire : on lui demande de prouver continuellement son appartenance à une société dont il estime qu’elle continue à lui demander d’où il vient « vraiment ». Dans cette configuration, le maintien volontaire d’une identité maghrébine ou musulmane peut prendre une dimension contestataire. Ce qui était transmis comme héritage familial devient parfois une identité revendiquée précisément parce qu’elle est ressentie comme dévalorisée ou suspectée. L’assimilation cesse alors d’apparaître comme une promesse d’égalité et peut être interprétée comme une demande unilatérale : efface une partie de toi-même et peut-être seras-tu enfin considéré comme pleinement français. Quand la pratique religieuse devient résistance culturelle La résistance culturelle n’emprunte pas nécessairement les formes spectaculaires de la contestation politique. Elle peut se manifester dans les gestes les plus ordinaires de l’existence quotidienne. La jeune Française musulmane qui choisit de porter le voile, comme le jeune Français musulman qui fréquente régulièrement la mosquée, ne sont évidemment pas, par ces seuls actes, des militants ou des résistants. Ils peuvent simplement pratiquer leur religion. Mais lorsque ces pratiques sont consciemment maintenues face à ce qu’ils perçoivent comme une injonction à l’effacement de leur singularité, elles peuvent acquérir une dimension supplémentaire : la pratique religieuse devient alors affirmation identitaire et résistance culturelle. Le phénomène est particulièrement intéressant chez les générations nées en France. Il ne s’agit plus nécessairement de reproduire mécaniquement les coutumes des parents. Une jeune femme peut décider de porter le voile alors que sa mère ne le porte pas. Un jeune homme peut fréquenter davantage la mosquée que son père. La tradition n’est alors plus seulement héritée : elle peut être réappropriée, reconstruite et revendiquée. Le message implicite adressé à la société est alors différent : « Je suis français, mais je ne considère pas que devenir français exige de devenir culturellement semblable à vous. » Dans cette perspective, le voile peut être investi par celle qui le porte d’une signification dépassant la seule prescription religieuse : il devient affirmation publique d’une appartenance que la pression assimilatrice était supposée reléguer dans la sphère privée. De même, la fréquentation de la mosquée peut signifier davantage que l’accomplissement d’un rite : elle peut contribuer à préserver une communauté, une mémoire et un système de valeurs dans un environnement largement sécularisé, voire islamophobe. Il existe ici un paradoxe remarquable. Pendant longtemps, une certaine conception de l’assimilation supposait que la succession des générations conduirait mécaniquement à l’effacement de la religion et des particularismes hérités de l’immigration. Or il arrive que se produise exactement l’inverse : la troisième génération peut réinvestir une identité que la deuxième avait partiellement délaissée. Ce phénomène ne signifie pas un rejet de la France. Il peut traduire le refus d’une équation particulière : France = assimilation culturelle = effacement de la différence religieuse et culturelle. L’objecteur de conscience culturel oppose précisément son refus à cette équation. Il affirme qu’il peut être français sans renoncer à l’islam, citoyen sans devenir culturellement indifférencié, intégré économiquement et socialement sans accepter que son intégration soit mesurée au degré d’invisibilité de sa religion et de sa culture d’origine. Sa pratique devient véritablement « résistance » lorsqu’elle répond consciemment à une pression qu’il perçoit comme assimilatrice : plus on lui signifie que sa différence devrait disparaître pour prouver son intégration, plus il peut être tenté de la rendre visible pour affirmer qu’elle possède elle aussi droit de cité. C’est ainsi que l’injonction assimilatrice peut produire exactement ce qu’elle prétend combattre. À vouloir faire disparaître une identité, elle contribue à la transformer en étendard. La jeune femme qui porte volontairement son voile ou le jeune homme qui maintient sa pratique religieuse peuvent alors incarner une figure nouvelle : non plus celle de l’immigré hésitant entre deux cultures, mais celle du Français musulman qui refuse de choisir entre sa citoyenneté et sa conscience. Ce n’est plus : « Je suis musulman malgré le fait que je sois français. » C’est : « Je suis français et musulman, et je refuse que l’on m’impose de sacrifier l’un pour prouver l’autre. » C’est précisément dans cette affirmation que peut naître la figure du nouvel objecteur de conscience culturel : un citoyen qui ne refuse pas la société dans laquelle il vit, mais refuse de payer son appartenance par l’abandon de ses convictions. La Palestine comme fracture politique et morale Une autre ligne de fracture concerne la politique internationale, particulièrement la question israélo-palestinienne. Chez une partie de la jeunesse française d’origine maghrébine ou musulmane, la cause palestinienne occupe une place symbolique considérable. Elle peut être perçue simultanément comme une question anticoloniale, humanitaire et politique. Dès lors, le soutien diplomatique ou militaire apporté à Israël par certains gouvernements occidentaux, ou plus généralement ce qui est perçu comme un traitement asymétrique du conflit israélo-palestinien, peut provoquer une profonde rupture avec le discours institutionnel français. Pour l’objecteur culturel dont il est ici question, la Palestine peut ainsi devenir le symbole d’une contradiction : comment adhérer sans réserve aux orientations d’un État dont on considère qu’il défend, ou a défendu, une politique internationale contraire à ses propres convictions? La fracture la plus profonde est peut-être culturelle. Une partie de la jeunesse musulmane demeure attachée à une conception traditionnelle de la famille, du couple, de la filiation, de la pudeur et de la sexualité. Elle peut donc entrer en conflit avec certaines évolutions de la société française concernant le mariage entre personnes de même sexe, les représentations du genre ou la visibilité sociale des personnes LGBT. Certains jeunes, notamment lorsqu’ils raisonnent à partir de convictions religieuses conservatrices, peuvent qualifier ces évolutions de « décadentes ». Le paradoxe d’une société qui célèbre la diversité mais exige l’adhésion Nous touchons ici à l’une des contradictions les plus intéressantes de la France contemporaine. La société affirme volontiers que chacun doit être libre de construire son identité, de choisir ses convictions, de définir sa manière de vivre et de s’émanciper des normes traditionnelles. Mais que se passe-t-il lorsque cette liberté produit précisément l’inverse de ce qui était attendu ? Que se passe-t-il lorsqu’un jeune issu de l’immigration utilise son autonomie non pour rompre avec la religion de ses parents, mais pour la pratiquer davantage ? Lorsqu’une jeune femme revendique librement une conception religieuse de la pudeur ? Lorsqu’un individu refuse certaines normes sexuelles contemporaines sans vouloir les interdire aux autres ? Lorsqu’un jeune Français d’origine maghrébine revendique simultanément sa citoyenneté française et son attachement à la Palestine ? La liberté individuelle ne peut être authentique si elle ne vaut que pour les choix culturellement approuvés. C’est ici que la figure de l’objecteur de conscience culturel acquiert toute sa portée. Le jeune français issu de l’immigration retourne contre la société moderne l’un de ses propres principes : la souveraineté de l’individu sur sa conscience. Il lui dit en substance : vous m’avez appris que je devais penser par moi-même ; acceptez donc que je ne pense pas comme vous. L’intégration ne peut signifier la reddition de la conscience Le problème de fond n’est donc pas que certains jeunes issus de l’immigration refusent toute intégration. Il est que le mot « intégration » recouvre des exigences très différentes. Respecter la loi commune est une chose. Renoncer à toute critique de la société française en est une autre. On peut être citoyen français et combattre politiquement le racisme. On peut être français et dénoncer la politique de son gouvernement envers Israël et la Palestine. On peut être musulman pratiquant et respecter intégralement les droits des personnes LGBT tout en conservant personnellement une morale sexuelle religieuse. On peut enfin appartenir pleinement à la communauté politique sans considérer la culture majoritaire comme un modèle auquel il faudrait se conformer en tout point. L’objecteur de conscience culturel apparaît alors non comme celui qui proclame : « Je refuse la France », mais comme celui qui affirme : « Je refuse que mon appartenance à la France soit conditionnée à l’abandon de ma conscience. » Toute la question démocratique tient dans cette distinction. Une société peut légitimement imposer ses lois communes. Elle peut combattre les discriminations et protéger chacun contre les atteintes à ses droits. Mais si elle prétend également déterminer ce que chaque citoyen doit intimement croire, approuver et considérer comme moral, elle ne réclame plus seulement l’intégration : elle exige l’alignement des consciences. Une assimilation devenue plus difficile à imposer Cette résistance culturelle doit également être replacée dans les transformations contemporaines. Les grandes migrations européennes des XIXe et XXeᵉsiècles s’effectuaient dans un monde où les liens avec le pays d’origine pouvaient rapidement s’affaiblir. Les distances étaient considérables, les communications difficiles et les cultures minoritaires disposaient de peu de moyens pour entretenir quotidiennement leurs références. Le monde numérique a profondément modifié cette situation. Internet, les chaînes satellitaires, les réseaux sociaux, les communications instantanées et la facilité des voyages permettent désormais de vivre simultanément dans plusieurs espaces culturels. Une personne née à Rouen, Lyon ou Marseille peut quotidiennement être en relation avec des personnes vivant à Alger, Dakar, Casablanca, Tunis ou ailleurs dans le monde. L’ancien mécanisme d’assimilation par dissolution progressive des références culturelles familiales rencontre ainsi des résistances nouvelles. L’identité n’est plus condamnée à choisir entre deux appartenances exclusives. Elle peut devenir cumulative : française par la citoyenneté et la socialisation, maghrébine par la mémoire familiale, musulmane par la religion, européenne par l’espace de vie. Une difficulté apparaît cependant lorsque la société majoritaire transforme implicitement certaines de ses habitudes en critères d’intégration. Le respect de la loi relève d’une exigence légitime de la collectivité politique. L’adoption de toutes les mœurs majoritaires relève d’une tout autre logique. Un État peut légitimement exiger de tous les citoyens qu’ils respectent les mêmes lois. Il ne peut en revanche exiger sans contradiction avec la liberté individuelle que chacun possède exactement les mêmes goûts, les mêmes pratiques alimentaires, les mêmes convictions religieuses ou la même conception de l’existence. La frontière est donc fondamentale. La République peut exiger l’obéissance à la loi ; elle ne peut exiger l’uniformité des consciences. C’est précisément dans cet espace situé entre obligation juridique et pression sociale que se déploie ce que l’on pourrait appeler l’objection de conscience culturelle développée par les jeunes Français issus de l’immigration. L’intérêt du concept est également d’éviter deux représentations symétriquement simplificatrices. La première consiste à considérer toute persistance culturelle comme la preuve d’un refus de la France. La seconde consisterait, inversement, à présenter toute revendication culturelle comme nécessairement émancipatrice. Une norme traditionnelle peut elle aussi être contraignante. La pression familiale ou communautaire peut limiter la liberté individuelle aussi sûrement qu’une pression assimilatrice. Un individu peut subir l’obligation implicite de rester fidèle à son groupe tout comme il peut subir celle de s’en détacher. L’enjeu véritable demeure donc la liberté de conscience de l’individu. Celui-ci doit pouvoir conserver un héritage comme il doit pouvoir le quitter. Croire comme ne pas croire. Transmettre certaines traditions comme rompre avec elles. L’objecteur de conscience culturel n’est réellement un objecteur que si son choix procède de sa propre conscience et non d’une autre contrainte collective substituée à celle qu’il prétend refuser.

Aïd El-Fitr: Tebboune présente ses vœux aux algériens

Aïd El-Fitr: Tebboune présente ses vœux aux algériens

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a présenté, dimanche soir, ses vœux au peuple algérien à l’occasion de l’Aïd El-Fitr, saluant l’esprit de solidarité et de fraternité qui a marqué le mois sacré de Ramadhan. « Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Que le Salut d’Allah soit sur notre prophète et guide Mohammad […] The post Aïd El-Fitr: Tebboune présente ses vœux aux algériens appeared first on Le Jeune Indépendant .

France : les ressortissants algériens à Créteil continuent de voter pour les législatives

France : les ressortissants algériens à Créteil continuent de voter pour les législatives

Les membres de la communauté algérienne établie à Créteil (France) poursuivaient, lundi, l’accomplissement de leur devoir électoral dans le cadre du scrutin du 2 juillet pour le renouvellement des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans une dynamique de mobilisation visant à consolider l’édifice institutionnel du pays. Dès l’ouverture des bureaux de vote à Créteil et Vitry-sur-Seine, la mobilisation des membres de la communauté nationale a marqué le troisième jour du scrutin. Malgré la canicule qui sévit actuellement en France, les électeurs ont tenu à exprimer leur attachement indéfectible à l’Algérie et leur détermination à participer à la consolidation des institutions du pays. Approché par l’APS, Abdelhakim Sadmi, imam résidant en France depuis plus de trois décennies, qualifie l’acte électoral de «devoir national». «Bien qu’établis à l’étranger, nous sommes attachés à notre pays», a-t-il dit avec fierté, soulignant l’importance de sensibiliser les jeunes générations aux enjeux nationaux. Il a formulé le vœu de voir les institutions constitutionnelles, à l’instar du Parlement, réussir leur mission pour «une Algérie forte par ses institutions et la détermination de son peuple». Cette aspiration citoyenne est également partagée par Khaled, 42 ans, pour qui les élections législatives représentent un rendez-vous important. «J’accomplis mon devoir de citoyen en espérant que chacun en fera de même», a-t-il confié sur fond d’espoir et d’optimisme. «Voter est un engagement commun. Il s’agit de l’accomplissement d’un acte civique», s’est-il confié. =Voter et permettre au pays de continuer sur la voie des réalisations= Pour Mme Cherif El-Arem, «il est normal de venir participer pour que notre pays s’améliore et continue sur la voie des réalisations», saluant, à l’occasion, l’engagement constant du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune en faveur de la communauté nationale à l’étranger. Elle a, par ailleurs, lancé un vibrant appel aux membres de la communauté nationale établie à l’étranger en vue de se mobiliser fortement et participer massivement au scrutin. De son côté, Benguerdiz El-Idrissi, médecin, (64 ans) a mis en avant les enjeux pratiques de cette représentation parlementaire. «Nous choisissons aujourd’hui les députés qui représenteront la communauté nationale à l’étranger, notamment pour porter nos projets d’investissements en Algérie», a-t-il confié, tout en se félicitant des récentes améliorations concernant les prestations consulaires et les facilités de transport accordées aux membres de la communauté. M. Benguerdiz était accompagné de son fils pour qu’il constate «comment l’acte de voter est accompli», a dit le père en souriant. Un message reçu cinq sur cinq par le jeune homme, qui lance avec enthousiasme : «J’espère que moi aussi, je viendrai pour voter», concluant son intervention par le célèbre cri du cœur : «One, Two, Three, Viva l’Algérie !». Faisant le point sur ce troisième jour de scrutin, le coordinateur de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) à Créteil, Rabah Lachouri, a précisé que les bureaux de vote restent ouverts de 8h00 à 20h00 afin d’offrir une flexibilité maximale aux électeurs. Pour subir moins l’effet de la canicule, l’ANIE a multiplié les actions de communication directe. «Des dizaines de milliers de SMS ont été envoyés aux ressortissants pour rappeler les modalités du vote», a indiqué M. Lachouri. Saluant la contribution du mouvement associatif au travail de sensibilisation, le responsable a relevé une dynamique de participation croissante au fil des jours. «Cette mobilisation constante reflète une forte adhésion des membres de la communauté à cette échéance nationale, ayant été précédée par un travail de proximité efficace d’information», a indiqué M. Lachouri.

Mohamed Zaoui biographie parcours et palmarès en boxe

Mohamed Zaoui biographie parcours et palmarès en boxe

Il y a une image que l'histoire du sport algérien a gravée dans le marbre : celle d'un jeune boxeur de 24 ans, monté sur le podium des Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, une médaille de bronze autour du cou, devenant le tout premier Algérien à hisser son pays sur un podium olympique. Cette image, tout le monde ou presque l'a oubliée. Et pourtant, quarante ans plus tard, l'homme derrière cet exploit se bat encore — non plus sur un ring, mais pour récupérer ce qui lui appartient. Comment un pionnier pareil a-t-il pu tomber dans un tel oubli ? Retour sur le destin bouleversant de Mohamed Zaoui. Qui est Mohamed Zaoui ? Mohamed Zaoui naît le 14 mai 1960 à Zaouiet El Yakoubi, un petit village près de Nedroma, dans la wilaya de Tlemcen. Mais son histoire algérienne s'arrête presque aussitôt : à cinq mois seulement, il quitte le pays avec sa famille pour la France, direction Évin-Malmaison, dans le Pas-de-Calais, une région marquée par les corons et le travail de la mine. Son père y est mineur de fond. La famille vit une existence humble, mais heureuse. Le jeune Mohamed, lui, grandit complexé : des jambes arquées, une santé fragile, rien qui ne présage d'un futur athlète de haut niveau. Comme tous les gamins du coron, il tape dans un ballon après l'école. Mais un soir, le destin bascule : il suit ses copains jusqu'à une salle de boxe de Carvin. Il n'a pas l'intention d'enfiler les gants, seulement de regarder l'entraînement. Puis, un jour, il essaie. Et c'est le déclic. Une ascension fulgurante dans le monde amateur À partir de ce moment, tout s'enchaîne très vite. Le jeune Zaoui intègre l'équipe de France junior de boxe, où il accumule les victoires et les médailles. Il devient rapidement celui que personne ne bat dans sa catégorie. Naturellement, il se met à rêver des Jeux olympiques de Los Angeles 1984, sous le maillot français. Mais l'histoire ne suit pas le scénario prévu. Zaoui est alors en instance de naturalisation française, et il n'est pas retenu dans l'équipe de France olympique malgré ses résultats. Un coup dur après des années de sacrifices. C'est là que le comité olympique algérien entre en scène. Séduit par le potentiel du jeune boxeur, il lui fait des propositions insistantes. Après réflexion, Zaoui accepte de porter les couleurs de son pays natal. « J'y suis allé, j'ai payé le billet d'avion. C'était le 7 janvier 1984 », racontera-t-il plus tard. Six mois avant la cérémonie d'ouverture des Jeux. Il est alors intégré à l'équipe nationale militaire algérienne, avec un objectif clair en tête : marquer l'histoire. Palmarès Jeux Olympiques : De Moussa à Makhloufi, l’historique des 17 médailles de l’Algérie ! Le tournant : un mois avant les Jeux À peine un mois avant le début de la compétition, la fédération lui annonce une nouvelle qui va rebattre les cartes : il boxera dans la catégorie des poids moyens (moins de 75 kg), une catégorie qui ne correspond pas exactement à son poids naturel. Six kilos à perdre en quelques semaines. Zaoui se transforme alors en véritable expert de la diététique sportive, pour être fin prêt le jour J. « Je me voyais gagner. Si je suis parti là-bas, c'était pour marquer ma vie », confiera-t-il des années plus tard, résumant l'état d'esprit qui l'animait avant le grand rendez-vous. Los Angeles 1984 : le jour où l'Algérie est entrée dans l'histoire olympique En août 1984, sous les yeux de stars mondiales présentes dans les gradins — on cite notamment Sylvester Stallone et Cassius Clay (Mohamed Ali) —, Mohamed Zaoui affronte en demi-finale l'Américain Virgil Hill, futur champion du monde professionnel de renom. Le combat est disputé, mais Zaoui s'incline. En boxe olympique, il n'existe pas de combat pour la troisième place : les deux perdants des demi-finales reçoivent automatiquement la médaille de bronze. Zaoui monte donc sur le podium, devenant le premier Algérien de l'histoire à remporter une médaille olympique. Fait marquant : lors de ces mêmes Jeux, un autre boxeur algérien, Mustapha Moussa, décroche lui aussi le bronze le même soir, dans la catégorie des mi-lourds (moins de 81 kg). L'Algérie signe ainsi un doublé historique en boxe, un exploit qui ne sera plus jamais répété de la même manière. Honneur suprême pour Zaoui : il est désigné porte-drapeau de la délégation algérienne lors de la cérémonie de clôture des Jeux. Le palmarès de Mohamed Zaoui Compétition Année Résultat Jeux olympiques de Los Angeles 1984 Médaille de bronze (poids moyens, -75 kg) Coupe du monde de boxe amateur, Séoul 1985 Quart de finaliste (-75 kg) Tournoi du 24 Février, Alger 1985 Vainqueur (-75 kg) Équipe de France junior Années 1970-80 Multiples titres et médailles Après la gloire, la chute silencieuse C'est là que l'histoire de Mohamed Zaoui prend un tournant amer. Après ses années de compétition, il rentre s'installer à Évin en 1988... les mains vides. Pas de reconnaissance officielle durable, pas d'accompagnement pour l'après-carrière, pas de poste d'entraîneur pour transmettre son expérience à la nouvelle génération. Plusieurs médias algériens, dont El Watan en 2008, dresseront le portrait d'un homme fragilisé, en difficulté financière et de santé. Une trajectoire vertigineuse pour celui qui avait porté le drapeau algérien à Los Angeles quelques années plus tôt. Voici les principales difficultés rencontrées par le champion après sa carrière : Absence de reconversion professionnelle : aucun poste d'encadrement ou de formation ne lui est confié malgré son statut de pionnier Situation financière précaire , documentée par plusieurs articles de presse algérienne dès 2008 Une bourse olympique promise mais jamais versée intégralement , selon ses propres déclarations Des périodes de chômage à son retour en France, qu'il a lui-même évoquées publiquement La disparition de sa médaille olympique dans les méandres de l'administration algérienne — l'épisode le plus douloureux de son histoire L'affaire de la médaille : un symbole qui cristallise tout C'est sans doute l'épisode le plus révélateur du sort réservé aux pionniers du sport algérien. En mars 2004, Mohamed Zaoui remet sa médaille olympique en personne à Mustapha Berraf, alors président du Comité olympique algérien (COA), en présence de son épouse et de ses quatre enfants. Le geste se voulait symbolique, presque institutionnel. Mais la médaille ne lui a jamais été rendue. Dans une lettre ouverte adressée à la presse algérienne en octobre 2024, soit vingt ans après ce dépôt, Zaoui réclame toujours la restitution de son bien le plus précieux. Il y dénonce également le non-versement intégral d'une bourse olympique qui lui avait été promise, affirmant n'avoir touché qu'une avance de 2 000 dinars algériens, jamais régularisée depuis. Ce combat administratif, aussi absurde que révoltant, est devenu au fil des années le symbole d'un désintérêt plus large des institutions sportives algériennes envers leurs propres champions historiques. Un symbole plus large : la boxe algérienne oubliée L'histoire de Mohamed Zaoui n'est malheureusement pas isolée. Elle illustre un phénomène plus vaste dénoncé par plusieurs observateurs du sport algérien : le manque de considération envers les pionniers de disciplines comme la boxe, une fois les projecteurs éteints. Ni Zaoui ni Moussa — les deux premiers médaillés olympiques de l'histoire du pays — n'ont été sollicités de manière structurée pour transmettre leur expérience aux jeunes générations de boxeurs. Pas de salle à leur nom, pas de programme de mentorat officiel, pas de suivi post-carrière digne de leur statut de précurseurs. Un contraste frappant avec la place qu'occupent, dans d'autres pays, les premiers médaillés olympiques : statues, hommages officiels, postes honorifiques dans les fédérations. En Algérie, ces figures fondatrices ont dû, pour beaucoup, se battre seules pour faire reconnaître leur propre histoire. Djamel Sedjati biographie et palmarès du 800 mètres Mohamed Zaoui? Une star qui mérite de briller Malgré les épreuves, Mohamed Zaoui garde une certaine élégance dans le discours et dans le regard qu'il porte sur sa propre vie. Lorsqu'on évoque ses difficultés, il répond avec philosophie, préférant mettre en avant ses enfants plutôt que ses regrets matériels : « Mes plus belles médailles, elles sont ici », confiait-il en les désignant, dans l'un des rares témoignages recueillis sur son parcours. Voici les points clés à retenir de son histoire : Un pionnier absolu : premier Algérien de l'histoire à remporter une médaille olympique, en 1984 à Los Angeles Un double exploit méconnu : ce même soir, un autre Algérien, Mustapha Moussa, monte lui aussi sur le podium Un honneur suprême : porte-drapeau de la délégation algérienne à la clôture des Jeux de 1984 Une reconversion ratée : aucun accompagnement institutionnel à l'issue de sa carrière sportive Un combat toujours en cours : la restitution de sa médaille olympique, remise en 2004 et jamais rendue à ce jour Une reconnaissance encore attendue Quarante ans après son exploit de Los Angeles, Mohamed Zaoui continue d'attendre un geste fort de la part des institutions sportives algériennes : la restitution de sa médaille, la reconnaissance de son rôle de pionnier, et peut-être, enfin, une place à la hauteur de ce qu'il a offert à son pays natal ce soir d'août 1984. Son histoire pose une question qui dépasse son seul cas : combien d'autres pionniers du sport algérien attendent, eux aussi, dans l'ombre, une reconnaissance qui tarde à venir ?