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322 résultats pour "quand-la-danse-devient-poesie-7011455fr"

Quand la danse devient poésie
Quand la minutie devient poésie !!
Le combat intime de Yasmine Madaoui: Quand la poésie devient refuge

Le combat intime de Yasmine Madaoui: Quand la poésie devient refuge

Il est des trajectoires qui ne se racontent pas seulement, mais qui se ressentent comme une onde sourde, persistante. Celle de Yasmine Madaoui appartient à ces vies traversées par les secousses de l’Histoire, les déchirures de l’exil et la nécessité vitale de se reconstruire. Chez elle, la poésie n’est pas un simple exercice littéraire : […]

CM : 11 000 dollars le billet ! Quand la Fifa devient l’ennemi des supporters

CM : 11 000 dollars le billet ! Quand la Fifa devient l’ennemi des supporters

La polémique enfle autour de la vente des billets pour … L’article CM : 11 000 dollars le billet ! Quand la Fifa devient l’ennemi des supporters est apparu en premier sur Foot Afrique .

QUAND LA CAMÉRA DEVIENT LE NOUVEAU FUSIL DE LA LIBERTÉ
Quand la transformation devient une manière d’agir (I)

Quand la transformation devient une manière d’agir (I)

Université Kasdi Merbah de Ouargla De la certification ISO à la numérisation des activités pédagogiques, en passant par l’innovation et de nouvelles modalités d’organisation universitaire, l’UKMO confirme une trajectoire où qualité, technologie et gouvernance convergent vers l’université de quatrième génération. Une université ne devient pas une institution de quatrième génération par le seul effet d’un discours. Elle le devient lorsque ses pratiques évoluent, lorsque la qualité s’installe dans la durée, lorsque le numérique transforme les usages et lorsque l’innovation permet de répondre autrement aux besoins de sa communauté. À l’Université Kasdi Merbah de Ouargla, plusieurs réalisations récentes semblent précisément dessiner cette trajectoire. Il y a d’abord eu la qualité, avec l’obtention, en 2025, de la certification ISO 9001:2015, faisant de l’UKMO la première université algérienne à franchir cette étape. Une année plus tard, la certification a été maintenue à l’issue du processus d’audit, donnant à cette distinction une portée qui dépasse le symbole : celle d’une démarche appelée à s’inscrire dans la durée. Il y a eu également les structures nouvelles, les filiales, les partenariats, les initiatives en matière d’innovation, de recherche et d’ouverture internationale, autant de signes d’une université qui cherche progressivement à diversifier ses missions et à rapprocher davantage la connaissance de la société. Et voici désormais un autre chantier qui prend forme : la transformation numérique des activités universitaires, dont le lancement de la plateforme interactive « Basma », à la Faculté des lettres et des langues, constitue une illustration particulièrement significative. La digitalisation commence par une idée La transformation numérique est souvent associée aux plateformes, aux logiciels, aux réseaux et aux technologies. Pourtant, derrière toute innovation véritablement utile, il y a d’abord une idée. Une idée née d’un besoin, une vision capable d’imaginer une autre manière de faire, puis une compétence susceptible de transformer cette vision en réalité. C’est précisément ce que semble raconter « Basma », terme arabe qui signifie « empreinte », dont le lancement officiel a eu lieu le 7 octobre 2026 à la Faculté des lettres et des langues de l’Université Kasdi Merbah de Ouargla. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du recteur de l’Université, le Pr émérite Mohamed Tahar Halilat, ainsi que du doyen de la faculté, de la responsable de la cellule qualité, du responsable du Centre des systèmes et réseaux, des cadres administratifs et pédagogiques de la faculté et de plusieurs acteurs ayant contribué à la réalisation du projet. Mais derrière cette nouvelle plateforme, il y a surtout une démarche qui mérite d’être soulignée : celle d’un projet né d’une initiative académique, puis transformé en réalisation technologique. Le Pr Hussein Dahou, doyen de la Faculté des lettres et des langues, est présenté comme l’initiateur et le porteur de l’idée. Une initiative qui traduit une conception élargie du rôle du responsable académique : ne pas se limiter à gérer l’existant, mais chercher des solutions nouvelles susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’institution, au bénéfice de la faculté, de ses enseignants et de ses étudiants. À ses côtés, l’ingénieur Abdelatif Mougar a assuré la concrétisation technique du projet, donnant à l’idée une traduction opérationnelle et permettant de la faire entrer dans la réalité quotidienne de la faculté. Deux dimensions qui se complètent : la vision académique et la compétence technologique. Une formule pourrait résumer cette dynamique : une idée qui innove, une compétence qui concrétise, une institution qui avance. « Basma », bien plus qu’une plateforme Ce qui distingue « Basma » ne réside pas uniquement dans la diversité de ses fonctionnalités. Son intérêt tient surtout à la logique qui la sous-tend : rapprocher l’étudiant, l’enseignant et l’administration dans un même environnement numérique, fluidifier les échanges, améliorer le suivi des activités et rendre l’information plus accessible. La plateforme propose notamment des solutions destinées à faciliter l’organisation des activités pédagogiques, à travers un système de distribution automatisée visant à éviter les conflits d’horaires, ainsi qu’une fonctionnalité permettant une gestion plus souple des emplois du temps. Elle met également à disposition un tableau de bord permettant de suivre le déroulement des séances pédagogiques et d’en assurer le suivi de manière plus immédiate. Des espaces et des comptes spécifiques permettent par ailleurs aux étudiants et aux enseignants d’accéder aux emplois du temps, aux enseignements et aux annonces. La plateforme prévoit également des fonctionnalités relatives au suivi et à la distribution des travaux scientifiques, ainsi que des espaces permettant aux étudiants de faire connaître leurs avis et observations à travers des sondages dédiés. La présence des étudiants et des enseignants peut également être enregistrée de manière instantanée, avec certaines possibilités de contrôle à distance. Mais c’est peut-être le volet consacré aux affaires étudiantes qui permet de mesurer le plus concrètement la volonté de rapprocher le numérique des besoins quotidiens de l’usager. L’étudiant peut notamment effectuer des demandes relatives à l’extraction de documents pédagogiques et suivre l’évolution de sa demande administrative. Le numérique cesse alors d’être une simple vitrine technologique. Il devient un service. Quand la donnée devient un outil de gouvernance Il y a, dans cette transformation, quelque chose de plus profond que la simple dématérialisation des procédures. Une plateforme numérique produit de l’information. Elle permet de suivre les activités, d’observer les situations, d’identifier certaines difficultés et, potentiellement, d’appuyer les décisions sur des données concrètes. C’est précisément sur ce point que « Basma» rejoint la logique de la qualité. La plateforme est présentée comme étant en adéquation avec les exigences des systèmes de management de la qualité, notamment avec le principe de prise de décision fondée sur des faits et des données. La rencontre entre ISO et numérique devient alors particulièrement intéressante. La qualité fournit un cadre. Le numérique fournit les outils. La donnée fournit des éléments d’aide à la décision. Et la gouvernance donne un sens à l’ensemble. L’enjeu n’est donc plus simplement de remplacer une procédure papier par une procédure électronique. Il s’agit progressivement de transformer la manière dont l’université observe, organise, accompagne et améliore ses activités. C’est à ce niveau que la transformation numérique rejoint véritablement le projet d’université de quatrième génération. De l’administration numérique à l’expérience universitaire Une université numérique n’est pas nécessairement une université où tout se déroule derrière un écran. Elle est plutôt une université où la technologie permet de rendre les relations plus simples, l’information plus accessible, les procédures plus fluides et les décisions mieux éclairées. C’est pourquoi l’intérêt de Basma réside également dans son potentiel à améliorer l’expérience universitaire.Pour l’étudiant, il s’agit d’accéder plus facilement à l’information, de suivre certaines démarches et d’interagir plus efficacement avec l’administration. Pour l’enseignant, il s’agit de disposer d’outils permettant une meilleure organisation et un meilleur suivi des activités pédagogiques. Pour l’administration, il s’agit de disposer d’une vision plus structurée des activités et de leur évolution. Ainsi, le numérique rapproche ce qui était parfois dispersé. Il crée des passerelles entre des acteurs qui, dans le fonctionnement traditionnel, pouvaient évoluer dans des espaces administratifs distincts. Étudiant, enseignant, administration : trois acteurs, un même environnement. La plateforme devient alors progressivement plus qu’un outil informatique : elle participe à une nouvelle manière de penser la gouvernance universitaire. (A Suivre…) Dr. Khelfaoui Benaoumeur Directeur du Centre d’Enseignement Intensif des Langues Enseignant-chercheur au Département de Lettres et Langue Française – Faculté des Lettres et des Langues Université Kasdi Merbah de Ouargla.

Quand la critique des Fennecs devient un procès

Quand la critique des Fennecs devient un procès

Qu’un ancien international parle de l’équipe nationale, rien de plus naturel. Qu’il la critique, rien de plus légitime. Après tout, ceux qui ont porté le maillot des Verts ont le droit de regarder, d’analyser et de commenter ceux qui leur ont succédé. Le débat fait partie du football. Mais il y a une différence entre pointer les insuffisances d’une équipe et lui faire un procès d’intention après deux matches. Djamel Benlamri n’a pas choisi la demi-mesure. Après le nul concédé au Burundi (2-2) lors de la deuxième journée des éliminatoires de coupe d’Afrique des Nations, l’ancien défenseur international a dégainé. Défense perméable, milieu sans identité, équipe fébrile, choix contestables du sélectionneur : le constat est sévère, très sévère. Jusqu’à cette formule : «les espaces étaient devenus des rues ouvertes». Personne ne peut nier que les Fennecs ont souffert face au Burundi. Ils ont même sérieusement souffert. Menés (2-0), ils ont été bousculés, parfois désorganisés et ont laissé trop d’espaces à leurs adversaires. Mais faut-il pour autant transformer quatre-vingt-dix minutes difficiles en acte d’accusation contre une équipe et son nouveau sélectionneur ? Il existe aussi une autre lecture des faits Brahim Hemdani a disputé deux rencontres depuis son arrivée sur le banc. Deux seulement. Une victoire convaincante contre la Zambie (3-1), puis un nul au Burundi après avoir été mené 0-2. Quatre points sur six, six buts marqués. Le bilan n’est certainement pas parfait, mais il n’autorise pas non plus à tirer des conclusions définitives. Benlamri conteste également certains choix du sélectionneur. La sortie de Boulbina ? Une erreur, selon lui. Chiakha pour Bounedjah ? Pas le même profil. Voilà qui peut alimenter un débat technique. Et c’est précisément là que la parole d’un ancien international peut être utile : lorsqu’elle analyse, argumente et propose. Mais lorsque le constat devient systématiquement noir, le débat change de nature Surtout lorsqu’au même moment, le voisin est présenté comme une sorte de référence à suivre. Le son football mérite évidemment d’être observé. Son évolution, son organisation et ses résultats constituent des éléments que personne ne peut ignorer. Mais le football ne se construit pas par du copier-coller. Une sélection ne devient pas meilleure simplement parce qu’elle regarde constamment de l’autre côté de la frontière. Le plus troublant reste peut-être le décalage entre la violence de certaines critiques et le temps réellement accordé à cette nouvelle équipe pour se construire. Dans le football, deux matches peuvent révéler des problèmes. Ils ne permettent pas toujours de condamner un projet. Certains supporters rencontrés dans la rue l’ont d’ailleurs fait savoir. Ils ne contestent pas le droit de Benlamri à parler. Ils contestent plutôt le ton et ce qu’ils perçoivent comme un acharnement contre une équipe qui reste, avant tout, l’emblème sportif du pays. La sélection appartient à une mémoire collective Le maillot national n’est pas un plateau de télévision. Il ne s’agit pas d’un club, d’un joueur ou d’un sélectionneur que l’on peut encenser aujourd’hui et démolir demain. La sélection appartient à une mémoire collective, à plusieurs générations de joueurs et surtout à des millions de supporters. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille fermer les yeux sur les lacunes. Au contraire. Les Fennecs doivent corriger leurs erreurs, retrouver de la maîtrise, donner davantage de cohérence à leur jeu et construire cette personnalité que Benlamri réclame lui-même. Mais la critique, pour être utile, doit aussi laisser une chance au temps. Hemdani sera jugé. Sur ses choix, sur son jeu, sur ses résultats et sur la capacité de cette équipe à progresser. Il ne demande certainement pas un blanc-seing. Mais il serait tout aussi hasardeux de lui dresser un procès après deux journées. En résumé Au Burundi, les Fennecs ont montré leurs faiblesses. Ils ont aussi montré leur capacité à ne pas sombrer. Menés 2-0, ils sont revenus à 2-2. C’est peut-être cela, finalement, qu’il faut retenir : une équipe encore imparfaite, encore fragile, mais pas condamnée. Le rôle des anciens internationaux peut être précieux. Leur parole peut éclairer. Elle peut aussi peser lourd. Critiquer les Fennecs, oui. Les enterrer après deux matches, certainement pas. H. Hichem

Quand la géographie devient une destinée industrielle et agricole : Le «pivot du Cheliff»

Quand la géographie devient une destinée industrielle et agricole : Le «pivot du Cheliff»

Longtemps restée dans l’ombre des métropoles d’Alger et d’Oran, la wilaya de Chlef s’affirme aujourd’hui comme le nouveau centre de gravité économique de l’Algérie. L’article Quand la géographie devient une destinée industrielle et agricole : Le «pivot du Cheliff» est apparu en premier sur ECOTIMES .

Quand la pizza devient un élément d’analyse politique

Quand la pizza devient un élément d’analyse politique

Couvrant les évènements qui secouent depuis un certain temps l’Iran, les chaînes d’information en continu meublent, du mieux et du pire qu’elles peuvent, de longues séquences d’antenne pouvant aller parfois jusqu’à trois heures d’affilée et plus sur le sujet. Une gymnastique lassante où experts, politologues, analystes, spécialistes et anciens généraux débitent leur vision et leur …

Maladie auto-immune : quand la sécheresse oculaire devient un signal d’alerte précoce

Maladie auto-immune : quand la sécheresse oculaire devient un signal d’alerte précoce

Une simple gêne oculaire pourrait-elle révéler une maladie systémique bien plus grave ? C’est ce que suggère une étude récente publiée dans JAMA Network Open, qui met en lumière le rôle sous-estimé de la sécheresse oculaire comme marqueur précoce des maladies auto-immunes. Menée à partir des données de plus de 67 000 patients à Taïwan, […]

Tébessa: Sainte-Crispine, quand la pierre devient prière

Tébessa: Sainte-Crispine, quand la pierre devient prière

Arriver à Tébessa, c’est franchir une frontière invisible. Celle du temps. Sur les Hauts-Plateaux orientaux, à près de neuf cents mètres d’altitude, la ville se déploie avec pudeur, comme si elle savait que son histoire parle plus fort que son présent. Tébessa ne s’offre pas au premier regard : elle se devine, se mérite, se […]

Lettres: Fayza Stambouli, quand la poésie devient résistance et tendresse

Lettres: Fayza Stambouli, quand la poésie devient résistance et tendresse

Dans le silence feutré de Blida, une femme écrit pour respirer. Elle s’appelle Fayza Stambouli Acitani, et derrière ce double nom se cache une âme partagée entre pudeur et lumière. Son univers poétique, tissé de mots et de blessures, d’amour et de lucidité, est celui d’une femme qui a appris très tôt que la lecture […]

Lettres: Quand la littérature devient un geste d’amour

Lettres: Quand la littérature devient un geste d’amour

Fatima Kerrouche n’est pas qu’une écrivaine ou une journaliste. Elle est une conteuse de l’intime et du collectif. Une passeuse de mémoire amazighe. Une voix qui redonne vie aux prénoms anciens, aux légendes oubliées, aux récits qui façonnent l’enfance et éclairent l’âge adulte. Par Hafit Zaouche Fatima Kerrouche, à qui nous avions consacré un article […]

Les majestueux sommets des Babors : Quand la montagne  devient un voyage intérieur

Les majestueux sommets des Babors : Quand la montagne devient un voyage intérieur

Là où la mer s’étire à l’infini dans un mouvement calme et horizontal, la montagne dresse son langage vertical. Elle ne connaît que deux directions – le haut et le bas – deux lignes simples qui, depuis toujours, racontent l’effort, le vertige, et ce besoin profond d’aller au-delà de soi. Par Hafit Zaouche Gravir, c’est […]

Nadia Belkacemi: Quand la poésie  devient mémoire et résistance

Nadia Belkacemi: Quand la poésie devient mémoire et résistance

Pharmacienne de formation, mais poétesse dans l’âme depuis son enfance, Nadia Belkacemi incarne cette génération d’écrivaines algériennes qui ont fait de la littérature un acte d’engagement. Née à Constantine, mère de trois garçons, elle porte dans ses écrits une voix profondément humaine, ancrée dans la mémoire algérienne mais ouverte sur l’universel. Par Hafit Zaouche Son […]

2026, l’année du choc croisé : Quand la bulle de l’intelligence artificielle rencontre le choc pétrolier

2026, l’année du choc croisé : Quand la bulle de l’intelligence artificielle rencontre le choc pétrolier

À l’approche de 2026, l’économie mondiale semble s’avancer vers une zone de turbulences où le maître-mot est « incertitude ». Deux dynamiques majeures, longtemps traitées séparément, convergent dangereusement : d’un côté, l’intelligence artificielle (IA), moteur de croissance globale, concentre des valorisations boursières stratosphériques ; de l’autre, le marché pétrolier s’enfonce dans un excédent structurel massif. Le risque n’est plus sectoriel, il devient systémique. L’article 2026, l’année du choc croisé : Quand la bulle de l’intelligence artificielle rencontre le choc pétrolier est apparu en premier sur ECOTIMES .

Sommet Trump-Xi à Washington  Terres rares et puces électroniques au menu

Sommet Trump-Xi à Washington Terres rares et puces électroniques au menu

Ce 23 septembre, Xi Jinping s’envole pour Washington, fort de son emprise sur les minerais rares et convaincu du déclin américain. Mais au-delà des symboles, c’est sur l’intelligence artificielle que se joue le vrai bras de fer, une course où patrons de la tech et présidents mènent désormais la danse ensemble, sans qu’aucun accord de paix technologique ne semble à portée de main. Imaginez-vous attablé au café du coin, un Caps violet à la main, en train d’écouter les discussions animées du groupe en face de vous. Tout le monde parle de ces géants du monde qui, demain, vont se retrouver les yeux dans les yeux. Ce 23 septembre, nous y sommes. Xi Jinping s’envole pour Washington. Et croyez-nous, il n’y va pas en visiteur timide qui vient mendier un sourire. La Chine arrive sûre de sa force. Pourquoi? Pour plusieurs raison mais aussi parce que Pékin tient entre ses mains un trésor dont tout le monde a besoin, ces minerais rares qui font tourner nos téléphones et nos ordinateurs. En bloquant leurs ventes quand bon leur semble, les dirigeants chinois ont forcé les Américains à négocier d’égal à égal. Chez nous, au quartier, on appelle ça imposer le respect. De leur côté, les chinois ont l’intime conviction que l’Amérique s’essouffle, surtout après leurs récents tracas au Moyen-Orient. Mais le vrai bras de fer de ce sommet, celui qui nous concerne tous pour demain, c’est l’intelligence artificielle. Américains et Chinois se livrent une course folle. Washington essaie de couper les vivres à son rival en lui interdisant d’acheter ces puces électroniques surpuissantes qui font fonctionner les machines intelligentes. Pourtant, malgré les bâtons dans les roues, la Chine trace sa route et comble son retard à toute allure. Regardez un peu la liste des invités du grand dîner à la Maison-Blanche, ce sont les patrons d’OpenAI, de Nvidia, Elon Musk, Jeff Bezos… Ils y seront tous. C’est bien la preuve que ce ne sont plus seulement des histoires de gouvernements, mais de grands patrons qui mènent la danse aux côtés des présidents. L’économie, l’économie fait marcher le monde. Alors, doit-on s’attendre à une grande réconciliation? Ne rêvons pas trop. Donald Trump veut marteler que l’Amérique reste la patronne de la technologie. Mais les experts ont beau tirer la sonnette d’alarme sur les dangers de cette course en avant, personne ne veut freiner ou au moins ralentir. Personne ne veut laisser l’autre gagner. Un accord de paix technologique? C’est mission impossible pour l’instant. Et vous, quand vous voyez ces deux mastodontes se toiser ainsi pour le contrôle du futur, est-ce que cela vous inquiète pour notre quotidien, ou pensez-vous que tout cela reste bien loin de nos réalités ? A Savoir Définitions Terres rares : Groupe de dix-sept métaux aux propriétés chimiques proches, indispensables à la fabrication de nombreux équipements de haute technologie (smartphones, véhicules électriques, éoliennes et systèmes de défense). Leur extraction et surtout leur raffinage sont aujourd’hui très largement dominés par la Chine, ce qui en fait un instrument de pression géopolitique puissant. Semi-conducteurs avancés : Composants électroniques indispensables, souvent appelés micropuces, qui servent de « cerveau » aux ordinateurs et aux serveurs informatiques. Les modèles les plus avancés sont requis pour faire fonctionner les architectures d’intelligence artificielle générative. Déclin structurel : Notion en sciences politiques désignant un affaiblissement progressif, durable et systémique de la puissance économique, militaire ou diplomatique d’un État sur la scène internationale, par opposition aux crises conjoncturelles et passagères.

Littérature / Soraya Dib : quand la littérature devient un second souffle

Littérature / Soraya Dib : quand la littérature devient un second souffle

Son premier livre, au titre évocateur, Ai-je surmonté mon tsunami ?, raconte l’histoire de Fatma, une femme combative affrontant les épreuves de la vie. Dans un style simple et limpide, l’auteure donne à voir la force d’une héroïne ordinaire… Par Hafit Zaouche Après avoir consacré plus de trente ans à l’enseignement du français, Soraya Dib, […]

«Echo – Ce que la nature fait résonner» : Quand la nature devient une source d’inspiration

«Echo – Ce que la nature fait résonner» : Quand la nature devient une source d’inspiration

L’exposition «Echo – Ce que la nature fait résonner» réunit, du 25 septembre au 25 octobre, 19 artistes à la Maison des Arts du Belvédère, à Tunis. Sous le commissariat de Chiraz Mosbah, elle explore les liens entre nature, paysages, mémoire et expérience humaine dans la création tunisienne contemporaine. La nature n’est ici ni un simple décor ni un thème imposé. «Echo» entend observer ce qu’elle produit dans les pratiques artistiques, la manière dont un paysage, une matière, un souvenir ou la transformation d’un territoire peuvent devenir le point de départ d’une œuvre. L’exposition, qui ouvre la saison 2026-2027 de la Maison des Arts du Belvédère, rassemble des artistes de générations et de parcours différents autour de cette relation entre l’être humain et son environnement. La commissaire Chiraz Mosbah a réuni Baker Ben Fredj, Chahrazed Fekih, Dora Hichri, Farah Khelil, Faten Rouissi, Feriel Mesbah, Halim Karabibene, Hela Lamine, Imen Mansouri, Malek Saadallah, Mehdi Kriaa, Nadia Kaabi-Linke, Nomen Gmach, Omar Bey, Saber Bahri, Saber Sahraoui, Salwa El Aydi, Sara Kanzari et Sybel. Le choix d’un ensemble aussi large permet de confronter des médiums et des démarches qui ne partent pas nécessairement d’une même définition de la nature. Chez plusieurs des artistes réunis, cette réflexion s’inscrit déjà dans un travail de longue durée. Farah Khelil a ainsi développé «Effet de serre», projet amorcé en 2012 autour de la serre municipale du parc du Belvédère. À partir des palmiers et eucalyptus de Tunis, l’artiste y associait recherche écologique, architecture et réflexion sur l’institution culturelle, jusqu’à faire de la rénovation même de la serre une composante du projet artistique. Hela Lamine travaille elle aussi de manière croissante sur le vivant, les végétaux et les savoirs liés au territoire. «Dans Les jardins de mon père», présenté en 2025, elle faisait se rencontrer le souvenir de son père biologiste et sa propre pratique artistique. Ses projets récents passent par la céramique, le dessin, la marche, l’enquête de terrain ou la participation du public. En 2026, elle est également associée à «La Mémoire de la Forêt», consacré aux forêts du nord-ouest tunisien et à leurs transformations, abordées à travers des regards scientifiques, culturels et sociaux. Chez Nadia Kaabi-Linke, la relation au territoire prend une dimension différente. Sa pratique s’intéresse depuis longtemps aux traces laissées par l’histoire, aux migrations, aux frontières et aux transformations invisibles des lieux. Lors d’une résidence menée dans l’ouest de la France, elle avait notamment travaillé sur les mutations du paysage forestier et sur les effets de l’exploitation humaine des sols. Ces démarches permettent de comprendre l’angle choisi par «Echo». L’écologie n’y est pas réduite à la représentation d’une nature menacée. Elle rencontre la mémoire familiale, l’histoire des villes, l’usage des ressources, la disparition de certains savoirs ou encore la façon dont les êtres humains modifient les espaces qu’ils habitent. L’exposition intervient dans un contexte où les questions environnementales deviennent plus visibles dans les pratiques artistiques tunisiennes, mais sous des formes souvent éloignées du discours militant direct. Elles passent par l’observation, la collecte, les matériaux, les archives, le déplacement ou la réactivation de savoir-faire. La Maison des Arts du Belvédère constitue, à cet égard, un cadre particulièrement cohérent. Située au cœur du parc du Belvédère, grand espace vert de Tunis, elle accueille une exposition qui replace la relation au vivant au centre de la création artistique, sans chercher à lui imposer une seule lecture. Soutenue par le ministère tunisien des Affaires culturelles et le Goethe-Institut de Tunis, «Echo» propose ainsi moins une exposition «sur l’écologie» qu’un état des regards portés aujourd’hui sur la nature, le territoire et leur place dans les expériences individuelles et collectives. T. C.

FIFA : Infantino joue au père noël de Zurich (Ahmed Bessol)

FIFA : Infantino joue au père noël de Zurich (Ahmed Bessol)

Infantino ne va décidément pas au Cap-Vert le 5 octobre prochain les mains dans les poches. Il arrive avec la hotte du Père Noël, sauf que les cadeaux sont payés par la FIFA. Il fallait y penser ! À quelques mois d’une élection capitale, Gianni Infantino découvre les joies de la redistribution. Après les lettres aux 211 fédérations, les consultations et les grandes déclarations sur «l’unité» de la famille du football, voilà maintenant le temps des cadeaux. Près de 9 millions d’euros par fédération sur la période 2027-2030 seraient évoqués. À ce tarif-là, le Père Noël de Zurich ne se contente plus de remplir les chaussettes accrochées à la cheminée : il livre les cheminées avec ! L’UEFA et la CONCACAF réclamaient au moins 10 millions de dollars par fédération. L’AFC s’est également invitée dans la danse. Infantino répond qu’il soutiendra «le niveau de financement supplémentaire le plus élevé» que la FIFA puisse raisonnablement accorder. Quand une idée ne passe pas par la porte, elle revient parfois par la caisse. C’est tout simple. Et pendant que le Père Noël prépare ses paquets, l’agence qui accompagne sa communication n’a certainement aucune raison de se plaindre. Plus il y a de cadeaux, plus il faut expliquer pourquoi le Père Noël est si généreux. Et pour expliquer la générosité, il faut de la communication. Beaucoup de communication. Reste une petite question : avec l’argent, de qui distribue- t-on ces cadeaux ? Celui d’Infantino ? Non. Celui de son agence ? Encore moins. Celui de la FIFA, évidemment. Alors, pourquoi ne pas applaudir ? Après tout, les fédérations vont recevoir davantage d’argent. C’est plutôt une bonne nouvelle pour le football. Mais lorsqu’une telle distribution intervient dans un contexte électoral, il serait naïf de demander aux fédérations de regarder uniquement le ruban rouge autour du paquet. Il faut aussi regarder qui tient la hotte, qui distribue les cadeaux… et pourquoi il danse autant autour du sapin. – AHMED BESSOL