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Modernisation d’Alger : 384 millions de dollars pour tout changer.

Modernisation d’Alger : 384 millions de dollars pour tout changer.

Le Wali d’Alger, Mohamed Abdennour Rabehi, vient d’annoncer une enveloppe colossale de 384 millions de dollars (soit environ 50 milliards de dinars) pour transformer la capitale. Ce budget record ne vise pas seulement à embellir les façades, mais à redessiner la silhouette même d’Alger. Cependant, derrière ces chiffres impressionnants, le défi reste entier : une […] The post Modernisation d’Alger : 384 millions de dollars pour tout changer. first appeared on Kherdja .

PROJET FERROVIAIRE LAGHOUAT–GHARDAÏA–EL MÉNIAA : La BAD débloque 878 millions de dollars pour l’Algérie

PROJET FERROVIAIRE LAGHOUAT–GHARDAÏA–EL MÉNIAA : La BAD débloque 878 millions de dollars pour l’Algérie

Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 878 millions de dollars pour la deuxième phase de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El-Méniâa, en Algérie. Le projet doit désenclaver les bassins agricoles et miniers, renforcer la connectivité territoriale et favoriser les échanges avec les pays du Sahel. Le Conseil d’administration du groupe de la BAD a approuvé, le 13 juillet, un financement de 878,09 millions de dollars destiné à la mise en œuvre de la deuxième phase du projet ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El-Méniâa, en Algérie. Cette nouvelle tranche porte sur la construction d’un tronçon de 230 kilomètres entre Ghardaïa et El-Méniâa. Elle s’inscrit dans un programme plus vaste prévoyant une ligne ferroviaire de 495 kilomètres reliant Laghouat, Ghardaïa et El-Méniâa. Le financement couvrira également des aménagements intégrés et des activités d’appui institutionnel, précise la Banque africaine de développement. Le projet sera mis en œuvre par le ministère algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, par l’intermédiaire de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires. « À travers ce financement, la Banque africaine de développement accompagne l’Algérie dans la réalisation d’une infrastructure ferroviaire structurante, porteuse de transformation économique, de connectivité territoriale et d’intégration régionale », a déclaré Mike Salawou, directeur du département des Infrastructures et du Développement urbain du Groupe de la BAD. Selon lui, la nouvelle ligne doit rapprocher les bassins de production des marchés, améliorer la compétitivité logistique et créer de nouvelles possibilités pour les populations et les entreprises implantées le long du tracé. À terme, cette infrastructure devrait également renforcer les échanges entre l’Algérie et les pays du Sahel. Désenclaver les bassins agricoles et miniers Le projet vise à améliorer la compétitivité du transport ferroviaire, à soutenir l’aménagement du territoire et à favoriser l’intégration régionale de l’Algérie. À l’échelle nationale, la ligne doit contribuer au désenclavement des bassins agricoles et miniers des collectivités traversées. La Banque africaine de développement estime qu’elle permettra de réduire les coûts et les délais d’acheminement des marchandises, tout en stimulant les activités agricoles, agro-industrielles, logistiques, ainsi que celles du bâtiment et des travaux publics. « Ce projet traduit la politique algérienne de diversification hors hydrocarbures, en reliant ses populations, ses mines et ses ports pour une exploitation optimale de ses ressources et la création de richesses », a déclaré Abdoulkader Dileïta, responsable du bureau de la BAD en Algérie. « C’est aussi un atout d’intégration régionale, qui conforte la position de l’Algérie comme charnière entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe », a-t-il ajouté. Le programme comprend enfin des formations destinées aux jeunes et aux femmes dans les métiers du ferroviaire, de la logistique, du tourisme et de l’artisanat, ainsi que plusieurs initiatives de développement économique local. A. N.

9,8 milliards de dollars pour décarboner le secteur électrique algérien

9,8 milliards de dollars pour décarboner le secteur électrique algérien

Ce dernier objectif, rappelons-le, nécessitera la mobilisation de financements internationaux : 24 milliards de dollars entre 2026 et 2035, soit 2,4 milliards de dollars américains annuellement à mobiliser auprès d’institutions spécialisées comme le Fonds vert pour le climat et les mécanismes de financement bilatéraux et multilatéraux. Cette manne servira au financement des actions prioritaires de réduction des gaz à effet de serre en Algérie, à assurer le transfert technologique et le renforcement des capacités nationales dans ce domaine. En effet, ce document CDN décompose ce montant par secteurs prioritaires définis par le texte. Il précise les actions prévues par secteur à mener entre 2026 et 2035. Le CDN souligne que la décarbonation du secteur électrique nécessitera 9,8 milliards de dollars américains, celle des transports 3,7 milliards de dollars, celle des industries grandes consommatrices d’énergie 1,1 milliard de dollars, la réduction des émissions fugitives notamment de méthane 690 millions de dollars. Précisément, concernant la décarbonation du secteur électrique, il s’agit d’augmenter la part du solaire et dans une moindre mesure l’éolien dans le mix électrique. Les actions prévues dans ce secteur identifié comme prioritaire dans le CDN figurent la construction de parcs solaires et éoliens dans les régions à fort potentiel, le développement des infrastructures de transport, l’intégration des systèmes de stockage, la formation et le transfert de compétences. Pour les transports, considérés comme secteur prioritaire, il s’agit d’introduire progressivement les véhicules électriques dans notre pays, accompagnés des infrastructures de recharge et de mécanismes d’incitation financière pour favoriser leur adoption. L’autre action prévue est l’extension et la modernisation des réseaux de transport collectif (métro, tramway, téléphérique, ferroviaire). «Cette initiative vise, lit-on dans le document, à favoriser l’usage des transports à faible émission de CO2.» La réduction des émissions fugitives notamment de méthane figure parmi les priorités. Il s’agit de la réduction des émissions fugitives notamment de méthane lors de la production, le transport et le stockage du gaz ainsi que la limitation des gaz brûlés en torchères qui constitue à la fois une priorité et un engagement de l’Algérie. L’Algérie a fourni des efforts de réduction du torchage du gaz. Il reste à poursuivre ses efforts dans ce domaine pour éliminer quasiment cette pratique en récupérant les gaz brûlés et en les valorisant. Avec ses moyens propres, 300 millions de tonnes de CO2 seront évitées entre 2026 et 2035 et 700 millions de tonnes de CO2 avec le soutien financier international. Ce programme ambitieux se trouve renforcé avec cette volonté de l’UE d’investir 25 milliards de dollars en Afrique du Nord, notamment à partir d’Algérie en vue de s’approvisionner en électricité verte et en hydrogène vert. Dans ce grand chantier, l’Algérie part avec des atouts indéniables : l’excédent de sa production d’électricité, contrairement au Maroc et à la Tunisie, ses infrastructures gazières pouvant être adaptées à l’hydrogène vert, et son programme de développement des énergies renouvelables. Mais la partie algérienne, pour pouvoir accéder durablement au marché européen, devra garantir la transparence, maintenir la compétitivité de son énergie verte, soutenir et intensifier les programmes de développement de l’énergie solaire, et accélérer la production d’hydrogène afin d’exporter une énergie bas carbone moins chère que celle produite en Europe, prévient un expert. K. R.

« Obsession » : Le film d’horreur fauché qui électrise le box-office mondial

« Obsession » : Le film d’horreur fauché qui électrise le box-office mondial

Pas de stars, moins d’un million de dollars de budget et un carton planétaire : avec déjà plus de 430 millions de dollars de recettes, « Obsession » pourrait devenir le film le plus rentable de l’histoire et a fait de son jeune réalisateur la nouvelle sensation d’Hollywood. Depuis son avant-première au festival de Toronto l’an dernier et sa sortie sur les écrans début mai, ce thriller affole les compteurs, porté par le bouche-à-oreille et l’appétence de la génération Z pour les films d’horreur. « En termes de ratio entre les recettes mondiales au box-office et son budget, +Obsession+ est en passe de devenir le plus grand succès de tous les temps, ce qui est extraordinaire », déclare à l’AFP Bruce Nash, fondateur du site spécialisé The Numbers. Il a déjà dépassé le thriller surnaturel « Projet Blair Witch », sorti en 1999, qui avait engrangé environ 250 millions de dollars pour un budget total de 600.000 dollars, selon cet expert. Pour son premier film, le youtubeur américain Curry Barker, 26 ans, s’est par ailleurs invité dans le top 10 des plus gros succès mondiaux de 2026, aux côtés notamment de « Backrooms », signé par un autre youtubeur de 20 ans, Kane Parsons, et qui a rapporté 360 millions de dollars pour un budget d’environ 10 millions. Ces réalisateurs « représentent l’avenir du cinéma », a récemment déclaré à l’AFP et à d’autres journalistes Christopher Nolan, le cinéaste oscarisé d' »Oppenheimer », qui a salué deux films « révélations ». « Incroyable » Face à un tel hommage, Curry Barker n’a pas caché son incrédulité. « C’était tellement incroyable, mon cerveau n’arrivait pas à intégrer l’information », a-t-il dit. Il n’y a pas si longtemps, ce grand collectionneur de lunettes de soleil cuisinait des burgers à Los Angeles et acceptait tous les petits boulots possibles dans le cinéma ou la télévision pour joindre les deux bouts. Il avait ainsi décroché un petit rôle dans la série « Philadelphia » et occupé un poste de responsable des protocoles liés au Covid pendant la pandémie sur une autre production. En parallèle, il s’est fait la main sur TikTok et Instagram, et a réalisé des courts-métrages d’horreur comme « The Chair » sur la chaîne YouTube « That’s a Bad Idea », qu’il a cofondée avec son complice Cooper Tomlinson. « Avec ces formats, vous apprenez le sens du timing, vous découvrez des astuces comme la manière de capter l’attention dans les trois premières secondes », a-t-il récemment confié au podcast The Big Picture. « Obsession », dont il a aussi signé le scénario, reprend la trame d’un « teen movie » américain, avec un jeune homme secrètement amoureux d’une collègue et qui n’ose pas lui avouer ses sentiments. Sans y croire, il utilise un soir un objet ésotérique, forme le voeu que son amie l’aime « plus que tout au monde » et va se trouver confronté à une passion soudaine, dévorante et ultra-violente. Le film, qui peut se lire comme une réflexion sur la toxicité des relations et le consentement, s’est aussi transformé en mine d’or pour Focus Features, filiale du studio hollywoodien Universal, qui a racheté les droits de distribution pour 15 millions de dollars. Curry Barker, lui, croule à présent sous les projets : un deuxième long-métrage, « Anything But Ghosts », dans lequel il joue, et la réalisation du remake du film d’horreur mythique de 1974 « Massacre à la tronçonneuse ». « Il faut que je prenne beaucoup de décisions et c’est une vraie source de stress. Je ne sais pas ce que je vais faire ensuite », a-t-il confié au Hollywood Reporter.

Box-office : « Spider-Man : Brand New Day » détrône « Avengers: Endgame »

Box-office : « Spider-Man : Brand New Day » détrône « Avengers: Endgame »

Avec des recettes historiques de 360 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation en Amérique du Nord, le nouveau volet des aventures de Peter Parker s’impose comme le plus gros démarrage de l’histoire du cinéma américain. Balayant le précédent record détenu par l’équipe des Avengers depuis 2019, ce succès retentissant redonne un souffle d’espoir inespéré à l’industrie des salles obscures. L’homme-araignée a tissé une toile bien trop robuste pour Iron Man, Thor et Captain America. Selon les chiffres actualisés publiés ce lundi, « Spider-Man: Brand New Day » a pulvérisé les compteurs lors de son week-end de lancement nord-américain, récoltant 360 millions de dollars. Il dépasse ainsi le mastodonte « Avengers: Endgame », qui détenait jusqu’alors la couronne absolue avec 357 millions de dollars amassés lors de sa sortie en 2019. Ce triomphe financier résonne comme une véritable victoire pour les défenseurs de l’expérience sur grand écran. Tom Rothman, le président de Sony Pictures — studio qui co-produit le film avec Marvel —, n’a pas boudé son plaisir lors d’un échange avec le magazine Variety : « Alors, je suppose que le cinéma n’est pas mort, finalement ? « Spider-Man » rassemble les gens au-delà des cultures et des générations. Les gens peuvent bien cracher sur l’exploitation en salles autant qu’ils veulent, mais ça, c’est une chose que seuls les films – et les salles de cinéma – peuvent faire ». À l’échelle internationale, l’engouement est tout aussi foudroyant. Le long-métrage signe le deuxième meilleur démarrage mondial de tous les temps avec 932 millions de dollars. Sur ce terrain, il reste en deuxième position derrière « Endgame », qui avait engrangé le chiffre colossal de 1,2 milliard de dollars dès ses premiers jours d’exploitation. Côté scénario, ce nouvel opus nous plonge dans les tourments d’un Peter Parker profondément esseulé. Toujours incarné par Tom Holland, le jeune héros tente de survivre après avoir vu son identité littéralement effacée de la mémoire de l’humanité entière. En plus de cette épreuve psychologique, il se retrouve confronté à une étrange mutation physique et à l’émergence de nouvelles menaces. Pour porter cette intrigue plus sombre, le film s’appuie sur une distribution de haut vol, réunissant Zendaya, Mark Ruffalo, Florence Pugh et Sadie Sink. La qualité est au rendez-vous, puisque le public et la presse semblent sur la même longueur d’onde. Le film est globalement jugé comme une grande réussite, affichant une note de 90 % de la part des critiques et un score d’approbation quasi parfait de 98 % du côté des spectateurs sur le site de référence Rotten Tomatoes. Une excellente nouvelle pour les cinéphiles : ce blockbuster événement est actuellement à l’affiche dans les salles de cinéma algériennes.

Algérie-Brésil : 2,3 milliards de dollars d’échanges en huit mois

Algérie-Brésil : 2,3 milliards de dollars d’échanges en huit mois

Cette position a d’ailleurs été réaffirmée le 22 septembre dernier par le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’Élevage, qui classe également l’Algérie au troisième rang des partenaires commerciaux du Brésil dans le monde arabe. En 2025, les échanges entre les deux pays avaient dépassé 3,6 milliards de dollars. Ainsi, entre janvier et août 2026, les exportations brésiliennes vers l’Algérie ont progressé de 6,6%, pour atteindre environ 1,6 milliard de dollars. Dans le même temps, les achats brésiliens de produits algériens ont reculé de 22,7%, à 728,8 millions de dollars. Cette évolution a porté l’excédent commercial brésilien à 905,6 millions de dollars, en hausse de 53,3%. La baisse des importations brésiliennes s’explique notamment par le recul des achats d’engrais azotés et de produits pétroliers raffinés algériens. La structure des exportations brésiliennes reste toutefois largement dominée par les produits agricoles et agroalimentaires. En 2024, le sucre de canne représentait à lui seul près de 953 millions de dollars, devant le maïs avec 407 millions, le soja avec 336 millions et les viandes avec 206 millions. Ces quatre catégories concentraient ainsi plus de 80% des ventes brésiliennes vers l’Algérie. En 2026, le sucre reste en tête, avec 445,6 millions de dollars sur les huit premiers mois, malgré un recul de 23,6%. Le minerai de fer s’est en revanche fortement distingué, avec 442,9 millions de dollars, soit une progression de 72,5%. Une évolution qui contribue à diversifier progressivement la composition des échanges. Côté algérien, les hydrocarbures demeurent au cœur des ventes vers le marché brésilien. Le pétrole brut a généré 532,6 millions de dollars entre janvier et août 2026, un niveau quasiment stable sur un an. Les engrais azotés ont rapporté 119,7 millions de dollars, tandis que les produits pétroliers raffinés ont atteint 66,2 millions. À eux trois, ces produits représentent près de 99% des exportations algériennes vers le Brésil sur la période. Ces données mettent en évidence un potentiel important de diversification. Pour Alger, l’enjeu consiste notamment à accroître la présence des produits industriels et agricoles algériens sur le marché brésilien, tout en renforçant les exportations d’engrais et de produits à plus forte valeur ajoutée. L’intérêt brésilien pour le marché algérien ne se limite toutefois plus aux grands produits d’exportation. Les autorités brésiliennes identifient désormais plusieurs créneaux susceptibles d’élargir les échanges, notamment les équipements agricoles, les viandes, les bovins vivants, les semences, les produits vétérinaires, le coton, le riz, les légumineuses et les équipements agroalimentaires. Pour l’Algérie, cette dynamique peut également ouvrir la voie à des partenariats industriels. La coopération avec les entreprises brésiliennes pourrait notamment concerner la production d’aliments pour bétail, l’élevage, les équipements agricoles, les semences et la transformation agroalimentaire. Avec un cadre de coopération économique et agricole déjà établi entre les deux pays, le prochain enjeu sera donc moins celui du volume des échanges que celui de leur diversification. L’objectif serait de transformer une relation encore largement fondée sur les matières premières et les produits agricoles en un partenariat intégrant davantage d’investissements, de transfert technologique et de production conjointe. K. B.

Character.AI en faillite : Disney pourrait racheter l’entreprise pour pièces

Character.AI en faillite : Disney pourrait racheter l’entreprise pour pièces

Au cours de sa courte vie, l’entreprise a perdu des employés clés et a dû faire face à de multiples défis juridiques. Character.AI Character.AI, une startup controversée d’IA générative qui permet aux utilisateurs de créer leurs propres personnages de chatbot, a déposé le bilan selon le chapitre 11. L’entreprise, qui a perdu des talents clés au profit de Google et dont l’ancien PDG a été recruté par Disney, a autorisé Disney à formuler la première offre sur ses actifs pour 20 millions de dollars, sous réserve d’offres supérieures. Character prévoit que la vente sera conclue d’ici le début décembre. Dans son billet de blog, Character a déclaré avoir déposé une protection au titre du chapitre 11 afin de faciliter la vente de l’entreprise et de ses actifs, en énumérant des passifs compris entre 50 et 100 millions de dollars. En tant que premier enchérisseur « stalking horse », Disney achèterait certains actifs et assurerait le soutien à la transition en utilisant le personnel qu’il avait précédemment recruté chez Character.AI. Les services de la plateforme se poursuivront, mais pourraient être interrompus si aucun acheteur n’est trouvé. Character.AI permet aux utilisateurs de créer des personnages et leur personnalité, tout en définissant des paramètres spécifiques tels que le nom, la voix, la description et le message de bienvenue. Ceux-ci peuvent ensuite être publiés dans la communauté pour que d’autres puissent discuter avec eux, ou placés dans des scénarios spécifiques. Ils peuvent être basés sur des sources médiatiques fictives ou totalement originaux. Le site, qui est apparu pour la première fois en 2022, a rencontré des problèmes typiques d’une entreprise d’IA de ce genre. La Pennsylvanie a poursuivi Character pour des chatbots faisant semblant d’être des médecins, et l’entreprise a été enquêtée par le Texas sur ce que le procureur général de l’État a qualifié de revendications sur la santé mentale « trompeuses ». Disney a adressé une ordonnance de cesse et d’abstention à l’encontre de l’entreprise concernant l’utilisation de ses personnages de dessins animés, et a interdit aux adolescents de discuter avec ses chatbots l’année dernière. Bien qu’il l’ait autrefois accusé d’avoir nui à sa marque, Disney a l’année dernière embauché l’ancien PDG de l’entreprise, Karandeep Anand, comme directeur technologique. Avant cela, Google avait dépensé 2 milliards de dollars pour attirer une grande partie des talents de Character, en particulier les co-fondateurs Noam Shazeer et Daniel De Freitas.

La crise alimentaire au Yémen pourrait devenir « absolument dévastatrice », selon le PAM

La crise alimentaire au Yémen pourrait devenir « absolument dévastatrice », selon le PAM

La crise de la faim au Yémen menace de devenir « absolument dévastatrice », a averti vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM), craignant « une crise de sécurité alimentaire bien plus vaste ». « La faim au Yémen s’accélère aujourd’hui sous nos yeux », a déclaré Matthew Hollingworth, directeur exécutif adjoint du PAM, lors d’une conférence de presse à Genève, soulignant que « l’impact de ce dernier regain d’insécurité sur la situation de sécurité alimentaire risque d’être absolument dévastateur ». « Nous renforçons notre action (…) mais nous le faisons avec des ressources et des accès très limités », a ajouté M. Hollingworth, qui s’exprimait depuis Rome, disant craindre « une crise de sécurité alimentaire bien plus vaste, au-delà de ses frontières ». « C’est un nombre record pour cette année en seulement quelques semaines, et les prix des denrées alimentaires augmentent fortement dans tout le pays », a-t-il relevé, ajoutant que le pays était particulièrement vulnérable parce qu’il importe environ 90 % de la nourriture qu’il consomme. Le PAM a indiqué avoir besoin de 109 millions de dollars pour fournir une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence à jusqu’à 1,5 million de personnes. Ses besoins sont également estimés à 158 millions pour maintenir ses opérations régulières (aide alimentaire, transferts d’argent, soutien nutritionnel et repas scolaires) pour 2,4 millions de personnes jusqu’en mars 2027. « Si le monde ne se mobilise pas rapidement pour aider le Yémen, les perspectives vont devenir très sombres », a prévenu M. Hollingworth. (APS)

Exportations hors hydrocarbures : Près de 4 milliards de dollars en huit mois

Exportations hors hydrocarbures : Près de 4 milliards de dollars en huit mois

En effet, ces chiffres traduisent une reprise des exportations algériennes vers les marchés extérieurs, indique-t-il, affirmant que les exportations hors hydrocarbures devraient atteindre 5 milliards de dollars à la fin de l’année en cours. Zohir Moussaoui a toutefois nuancé : l’enjeu ne réside pas seulement dans la réalisation de chiffres élevés, mais dans le maintien de la dynamique et la consolidation de sa continuité. L’objectif est de permettre à ces exportations de contribuer à réduire le déficit de la balance commerciale ou, à tout le moins, de compenser une part importante de la valeur des importations. L’agroalimentaire : 213 millions de dollars, soit +15% Parmi les secteurs les plus dynamiques, les industries agroalimentaires ont exporté pour 213 millions de dollars durant les huit premiers mois de 2026, soit une progression de 15% sur un an. Les produits concernés comprennent les biscuits, le chocolat, les fromages, l’huile d’olive, les conserves, la margarine, les sauces et les épices. Les produits algériens de confiserie et de biscuiterie ne répondent plus seulement à la demande intérieure : ils sont désormais commercialisés dans près de 30 pays. Moussaoui a rappelé que l’Algérie importait auparavant pour 28 millions de dollars de biscuits, avant que l’offre locale ne se diversifie et que plusieurs marques nationales ne gagnent en qualité et en compétitivité. À l’heure actuelle, les produits algériens sont exportés vers les marchés asiatiques, américains, européens et africains, et l’ambition est d’élargir encore cette présence. Cette montée en puissance s’appuie sur une production nationale qui couvre désormais une large part des besoins. Le responsable a affirmé que l’Algérie avait atteint l’autosuffisance pour plusieurs produits, notamment les boissons, les pâtes alimentaires, les biscuits et les confiseries, ainsi que certaines préparations alimentaires comme les sauces. Dans un contexte de hausse progressive des prix sur les marchés mondiaux, cette disponibilité locale constitue, selon lui, une valeur ajoutée : elle répond aux besoins des consommateurs et réduit la dépendance aux importations. H. O.

Conseil : Infantino s’excuse encore une fois et appelle à l’unité

Conseil : Infantino s’excuse encore une fois et appelle à l’unité

Profitant de la réunion du Conseil de la FIFA, jeudi 15 octobre à Zürich, le président Gianni Infantino appelle à l’unité et souligne son engagement au service des associations membres de la FIFA en portant à 6,35 milliards de dollars l’investissement dans le développement du football. Le Conseil de la FIFA s’est réuni au siège de la FIFA à Zurich, en Suisse, pour sa première réunion depuis le succès retentissant de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, appelant à l’unité et réaffirmant que « le football est pour tous, partout », tout en présentant ses excuses pour les erreurs commises concernant la proposition retirée de FIFA Forward Enterprise (FFE). Suite aux retombées commerciales exceptionnelles et sans précédent de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 à 48 équipes, l’administration de la FIFA a présenté au Conseil de la FIFA une proposition appelée Programme de Solidarité des Excédents de la FIFA, qui utiliserait une partie des réserves de la FIFA pour plus que doubler le niveau de financement prévu pour la période 2027-2030, le portant à 6,35 milliards de dollars. Sur la base d’une prévision d’excédent de cycle non auditée comprise entre 5,2 et 5,6 milliards de dollars pour la période 2023-2026, et reflétant l’obligation légale pour la FIFA d’équilibrer ses recettes et ses dépenses sur le cycle de quatre ans, l’administration de la FIFA a proposé de maintenir des réserves fixes de 1,7 milliard de dollars pour faire face aux imprévus. Les allocations par association membre de la FIFA atteindront 25 millions de dollars américains, tandis que les distributions aux confédérations, aux associations zonales/régionales et aux autres parties prenantes devraient augmenter considérablement leurs droits au titre du programme Forward 4.0, les modalités de distribution étant alignées sur le développement du football féminin et des jeunes, les projets de football à long terme et les infrastructures footballistiques. Le plan, y compris les critères d’éligibilité, de candidature, d’approbation, de décaissement, de contrôle et d’audit, sera finalisé par les comités compétents de la FIFA, puis par le Conseil de la FIFA lors de sa prochaine réunion en décembre 2026, et sera inclus dans le Rapport annuel 2026. L’ensemble de ces éléments sera soumis à l’approbation du 77 e Congrès de la FIFA en mars 2027, conformément aux pratiques de gouvernance établies. L’appât financier, l’autre carte d’Infantino ‘’Comme cela a été dit à maintes reprises depuis 2016, l’argent de la FIFA, y compris ses réserves, appartient aux 211 associations membres de la FIFA, et la proposition d’augmenter les investissements dans l’ensemble des associations membres de la FIFA, des confédérations et des autres parties prenantes à 6,35 milliards de dollars vise à renforcer notre engagement indéfectible à soutenir davantage le développement et l’accès au football dans le monde entier grâce aux résultats financiers exceptionnels de la Coupe du Monde de la FIFA 2026’’ , a déclaré le président Infantino. ‘’En dix ans de présidence de la FIFA, nous sommes passés d’un million de dollars par association membre à 25 millions de dollars, partout dans le monde. Je tiens également à remercier toutes les personnes qui ont formulé des suggestions ces derniers mois concernant la répartition des fonds de la FIFA entre nos 211 associations membres. C’est dans un esprit d’unité et dans l’intérêt supérieur du football que nous devons aborder l’avenir.’’ Le Conseil de la FIFA a examiné la proposition relative à la FFE qui avait suscité des critiques de la part de diverses parties prenantes ces derniers mois. Tout en présentant ses excuses pour les erreurs commises dans la conduite et la communication du projet, et en réaffirmant que l’initiative FFE était définitivement abandonnée et ne réapparaîtrait sous aucune forme, le président de la FIFA a insisté sur le fait que l’objectif était d’accroître les investissements dans le football et de les canaliser plus efficacement, sous réserve de l’approbation du Conseil de la FIFA et des associations membres de la FIFA. Des avocats externes ont informé le Conseil de la FIFA du contexte juridique du projet FFE, dont les détails restent confidentiels en raison de procédures judiciaires en cours aux États-Unis. ‘’Nous avons tenu des discussions concernant le projet FIFA Forward Enterprise, où chacun a eu l’occasion de poser des questions et d’exprimer son point de vue’’, a déclaré M. Infantino. Un groupe de travail pour examiner le cadre de gouvernance Le Conseil de la FIFA a convenu de créer un groupe de travail qui comprendra des membres de toutes les confédérations afin d’examiner en détail le cadre de gouvernance de la FIFA, tandis que le Comité de responsabilité sociale du football de la FIFA a été chargé d’évaluer le Prix FIFA pour la paix, une décision devant être prise lors de la prochaine réunion du Conseil en décembre 2026. Suite à la décision prise par la Commission de discipline indépendante de la FIFA de suspendre, pour une période probatoire d’un an, la suspension d’un match infligée à Folarin Balogun (États-Unis) après son expulsion contre la Bosnie-Herzégovine lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026, il a été convenu qu’un examen des procédures disciplinaires de la FIFA serait entrepris par la Commission juridique de la FIFA et qu’une présentation serait également faite lors de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA en décembre 2026.

MiniMax double sa mise sur le cloud  Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

MiniMax double sa mise sur le cloud Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

Derrière les chiffres, il y a des histoires. Celle de MiniMax, start-up chinoise de l’IA générative, qui vient de multiplier par plus de trois son budget cloud avec Alibaba. Pourquoi? Parce que ses modèles, comme Hailuo AI, qui crée des vidéos en un clin d’œil, sont devenus les compagnons numériques de millions d’utilisateurs. Mais cette course à la puissance de calcul, ce n’est pas qu’une affaire de serveurs. C’est une promesse pour rendre l’intelligence artificielle plus rapide, plus accessible, et plus proche de nos vrais besoins. Voici comment ils s’y prennent, et ce que ça change pour nous, simples humains avec nos téléphones, nos projets et nos curiosités. Vous vous souvenez sûrement de MiniMax, cette start-up qui cartonne dans l’intelligence artificielle? Eh bien, ils viennent de sortir le carnet de chèques en grand avec Alibaba Cloud. Imaginez un peu, ils ont fait x3,2 sur leur budget cloud pour passer à 1,2 milliard de dollars sur trois ans. Pourquoi autant? Tout simplement parce que faire tourner et entraîner des intelligences artificielles de pointe, cela demande une puissance de calcul absolument phénoménale. Et ce n’est pas tout, leur budget pour les API, les petits outils qui permettent à d’autres applications de se brancher sur leur technologie, a carrément été multiplié par vingt. Mais rassurez-vous, ils ne jettent pas l’argent par les fenêtres. S’ils investissent autant, c’est parce que cela marche du tonnerre pour eux. Rien qu’au dernier semestre, ils ont engrangé plus de 116 millions de dollars de chiffre d’affaires, avec une explosion de 700% de leurs ventes auprès des entreprises. Vous vous doutez bien qu’avec le succès fou de leur application Hailuo AI, ils ont besoin de serveurs ultra-solides pour que rien ne plante au moment où l’on souhaite générer du contenu. Bref, ils se donnent les moyens de jouer dans la cour des grands aux côtés des géants du secteur, et à voir leur croissance, ils ont sacrément raison de foncer. Vous imaginez, vous, travailler sur des projets qui demandent autant de ressources? hum, un rève… A Savoir Définition Plafond d’achat cloud : montant maximum qu’une entreprise s’engage à dépenser auprès d’un fournisseur de services informatiques distants (cloud). Cela inclut le stockage, la puissance de calcul et les outils logiciels. Inférence en temps réel : capacité d’un modèle d’IA à analyser une donnée et à fournir une réponse instantanément, sans délai perceptible. C’est essentiel pour les chatbots ou les assistants vocaux. API (Application Programming Interface) : interface qui permet à deux logiciels de communiquer entre eux. Ici, elle donne accès aux modèles de MiniMax pour les intégrer dans d’autres services. B2B (Business to Business) : ventes réalisées auprès d’autres entreprises, par opposition au B2C (Business to Consumer) qui cible le grand public. Hailuo AI : application développée par MiniMax, reconnue pour ses outils de génération de vidéo, d’audio et de texte. Elle compte parmi les solutions d’IA générative les plus téléchargées en Chine.

MiniMax double sa mise sur le cloud <BR> Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

MiniMax double sa mise sur le cloud
Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

Derrière les chiffres, il y a des histoires. Celle de MiniMax, start-up chinoise de l’IA générative, qui vient de multiplier par plus de trois son budget cloud avec Alibaba. Pourquoi? Parce que ses modèles, comme Hailuo AI, qui crée des vidéos en un clin d’œil, sont devenus les compagnons numériques de millions d’utilisateurs. Mais cette course à la puissance de calcul, ce n’est pas qu’une affaire de serveurs. C’est une promesse pour rendre l’intelligence artificielle plus rapide, plus accessible, et plus proche de nos vrais besoins. Voici comment ils s’y prennent, et ce que ça change pour nous, simples humains avec nos téléphones, nos projets et nos curiosités. Vous vous souvenez sûrement de MiniMax, cette start-up qui cartonne dans l’intelligence artificielle? Eh bien, ils viennent de sortir le carnet de chèques en grand avec Alibaba Cloud. Imaginez un peu, ils ont fait x3,2 sur leur budget cloud pour passer à 1,2 milliard de dollars sur trois ans. Pourquoi autant? Tout simplement parce que faire tourner et entraîner des intelligences artificielles de pointe, cela demande une puissance de calcul absolument phénoménale. Et ce n’est pas tout, leur budget pour les API, les petits outils qui permettent à d’autres applications de se brancher sur leur technologie, a carrément été multiplié par vingt. Mais rassurez-vous, ils ne jettent pas l’argent par les fenêtres. S’ils investissent autant, c’est parce que cela marche du tonnerre pour eux. Rien qu’au dernier semestre, ils ont engrangé plus de 116 millions de dollars de chiffre d’affaires, avec une explosion de 700% de leurs ventes auprès des entreprises. Vous vous doutez bien qu’avec le succès fou de leur application Hailuo AI, ils ont besoin de serveurs ultra-solides pour que rien ne plante au moment où l’on souhaite générer du contenu. Bref, ils se donnent les moyens de jouer dans la cour des grands aux côtés des géants du secteur, et à voir leur croissance, ils ont sacrément raison de foncer. Vous imaginez, vous, travailler sur des projets qui demandent autant de ressources? hum, un rève… A Savoir Définition Plafond d’achat cloud : montant maximum qu’une entreprise s’engage à dépenser auprès d’un fournisseur de services informatiques distants (cloud). Cela inclut le stockage, la puissance de calcul et les outils logiciels. Inférence en temps réel : capacité d’un modèle d’IA à analyser une donnée et à fournir une réponse instantanément, sans délai perceptible. C’est essentiel pour les chatbots ou les assistants vocaux. API (Application Programming Interface) : interface qui permet à deux logiciels de communiquer entre eux. Ici, elle donne accès aux modèles de MiniMax pour les intégrer dans d’autres services. B2B (Business to Business) : ventes réalisées auprès d’autres entreprises, par opposition au B2C (Business to Consumer) qui cible le grand public. Hailuo AI : application développée par MiniMax, reconnue pour ses outils de génération de vidéo, d’audio et de texte. Elle compte parmi les solutions d’IA générative les plus téléchargées en Chine.

Meta sommée de payer 25 milliards de dollars dans une affaire de vie privée au Nouveau-Mexique

Meta sommée de payer 25 milliards de dollars dans une affaire de vie privée au Nouveau-Mexique

L’affaire trouve son origine dans le scandale Cambridge Analytica, vieux d’environ dix ans. Finn Gomez/Getty Images Si vous pensiez que les coups portés par Meta à la suite du scandale Cambridge Analytica concernant l’extraction de données étaient derrière nous, détrompez-vous. Mercredi, un juge du Nouveau-Mexique a ordonné à l’entreprise de payer l’État 25 milliards de dollars au titre de pénalités, ayant jugé que l’entreprise avait émis des déclarations trompeuses sur la vie privée des consommateurs dans l’État. « Cela faisait longtemps qu’il était temps de tenir les grandes entreprises technologiques pour responsables », a déclaré le procureur général du Nouveau-Mexique, Raúl Torrez, lors d’une conférence de presse (via Reuters ). L’affaire, déposée en 2021, ne portait pas directement sur les données récoltées par Cambridge Analytica. Elle visait plutôt les déclarations de Facebook au fil des années concernant les données des utilisateurs, les paramètres de confidentialité et la modération du contenu. En septembre, un jury de Santa Fe a conclu que Meta avait violé la loi du Nouveau-Mexique sur les pratiques déloyales en trompant les résidents sur ces questions. Le jury a dénombré un chiffre stupéfiant de 43 millions de violations. À raison de jusqu’à 5 000 dollars par violation, la pénalité maximale s’élevait à environ 219 milliards de dollars. L’État a demandé entre 35 et 40 milliards de dollars, l’avocate générale du Nouveau-Mexique, Randi McGinn, déclarant que le tribunal « devrait parler à Meta dans le seul langage qu’elle comprend, qui est l’argent, et la valeur de son cours en bourse ». Meta a demandé pas plus que 3,45 milliards de dollars. Le juge Francis Mathew s’est finalement arrêté à 25 milliards. Il n’a pas mâché ses mots dans sa décision, décrivant l’enquête post-scandale promise par Facebook comme « intentionnellement inefficace », tout en notant « la nature intentionnelle et systématique des déclarations répétées de Facebook ». Cet action en justice est distincte de celle que l’entreprise a récemment réglée avec presque tous les autres États américains concernant des préoccupations relatives à la sécurité des enfants. Cela comprenait près de 459 millions de dollars spécifiquement pour des allégations liées à la collecte de données Cambridge Analytica. Le Nouveau-Mexique a ignoré cet accord, ce qui a ouvert la porte à ce procès. L’argent ira au système scolaire du Nouveau-Mexique, avec des intérêts calculés à 15 pour cent par an jusqu’à ce que la pénalité soit entièrement payée. Meta a dit qu’elle ferait appel, son directeur juridique C.J. Mahoney qualifiant cela de « une taxe sur la liberté d’expression ».

Exportations de dattes : l’Algérie leader africain avec 185 000 tonnes

Exportations de dattes : l’Algérie leader africain avec 185 000 tonnes

La filière phœnicicole s’impose désormais comme un pilier majeur des exportations hors hydrocarbures en Algérie. Porté par la richesse de ses palmeraies sahariennes, le pays a franchi un cap significatif en devenant le leader continental des ventes de dattes à l’international, selon les récentes synthèses de la plateforme Trade Map . Une suprématie physique tirée par le Sud Au terme de l’exercice 2025, l’Algérie s’est hissée au premier rang africain avec un volume record de 185 000 tonnes expédiées vers les différents marchés du globe, générant environ 184 millions de dollars de recettes. Cette dynamique repose sur le potentiel des bassins producteurs emblématiques du Sud, à l’image des wilayas de Biskra, El Oued et Ouargla . Derrière le leader algérien, le paysage régional montre des choix stratégiques diversifiés : la Tunisie suit immédiatement sur le plan quantitatif avec 147 000 tonnes, tandis que l’Égypte s’attribue la troisième marche du podium continental grâce à 39 000 tonnes exportées pour un montant de 147 millions de dollars. 🟢 A LIRE AUSSI : Viandes rouges en Algérie : les importateurs déjà mobilisés pour le Ramadan 2027 En bas du Top 5, la Libye et l’Afrique du Sud ferment la marche avec des expéditions s’élevant respectivement à près de 16 000 tonnes (25 millions de dollars) et 6 200 tonnes (26 millions de dollars). Le défi du prix au kilo : l’exemple tunisien et sud-africain Si l’Algérie domine les tonnages, le tableau financier global met en lumière une marge de progression sur le plan de la valorisation. Avec un prix moyen négocié autour de 993 dollars la tonne en 2025 , le produit algérien s’est vendu en deçà de celui de certains compétiteurs voisins. À titre comparatif, la Tunisie a généré un chiffre d’affaires nettement supérieur (347 millions de dollars) tout en expédiant des quantités moindres, en appuyant son positionnement sur une valeur moyenne de 2 360 dollars la tonne, soit plus du double. 🟢 A LIRE AUSSI : Marché noir des devises : l’euro atteint un nouveau taux ce samedi 26 septembre, voici sa valeur De son côté, l’Afrique du Sud, sur un marché d’exportation plus restreint mais ciblé, parvient à valoriser sa production à hauteur de 4 194 dollars la tonne. Cap sur la campagne 2026-2027 L’appareil productif national s’apprête toutefois à maintenir sa cadence. Dans la wilaya de Biskra , véritable cœur phœnicicole du pays, les projections locales tablent sur une récolte supérieure à 4,1 millions de quintaux pour la saison 2026-2027, matérialisant un gain estimé à 100 000 quintaux par rapport au cycle antérieur. La variété noble Deglet Nour représentera à elle seule 2,6 millions de quintaux de ce volume. L’abondance de la ressource offre de nouvelles perspectives de croissance aux opérateurs algériens, dont l’enjeu principal réside désormais dans la capacité à capter davantage de valeur ajoutée à l’export, à travers le conditionnement et un positionnement stratégique plus rémunérateur sur les marchés mondiaux.

Nouveau-Mexique : le jury juge que Meta a trompé les résidents sur la confidentialité des données

Nouveau-Mexique : le jury juge que Meta a trompé les résidents sur la confidentialité des données

L’entreprise continue de payer pour le scandale Cambridge Analytica. davide bonaldo/Shutterstock Un jury du Nouveau-Mexique a jugé que Meta a violé la loi de l’État sur les pratiques déloyales et a trompé les résidents sur leur vie privée et sur la façon dont l’entreprise gère les fausses informations, rapporte Reuters. Le procès résulte d’une poursuite déposée par l’État en 2021 en réponse au scandale Cambridge Analytica de Meta, au cours duquel des données prélevées sur Facebook ont été utilisées pour cibler des publicités politiques lors de l’élection de 2016. La plainte initiale de l’État affirmait que Meta avait mal présenté ce que permettaient les applications tierces d’utiliser avec ses données, qu’il maintenait des paramètres de confidentialité peu clairs ou vagues et qu’il affirmait à tort appliquer les politiques relatives au discours de haine de manière égale pour tout le monde, parmi d’autres problèmes. Reuters écrit que les avocats de Meta ont reconnu que l’entreprise avait commis des erreurs dans la façon dont elle gérait les informations fausses et la vie privée par le passé, mais ils ont nié avoir vendu les données des utilisateurs ou qu’elle en tirait profit grâce au discours de haine. Un juge n’a pas encore rendu de décision sur le montant de l’amende que Meta devra payer. Dans une déclaration à Engadget, un porte-parole de Meta a déclaré : « Nous sommes en désaccord avec le verdict et nous continuerons à nous défendre contre les efforts visant à déformer notre bilan. Les plateformes de Meta sont des forums pour l’expression libre. Nous avons un droit du Premier Amendement à gérer ces plateformes de la manière que nous estimons être au mieux au service des intérêts de notre communauté. Cela signifie privilégier la liberté d’expression, protéger les informations de nos utilisateurs et leur donner le contrôle sur leurs données. » Le scraping et l’utilisation d’informations provenant de 50 millions d’utilisateurs de Facebook, largement sans leur consentement, constituent l’une des nombreuses taches sombres sur le CV de Meta, l’une des raisons pour lesquelles l’entreprise s’en est éloignée en se rebaptisant Meta en 2021. La société a conclu plusieurs accords de règlement en réponse à Cambridge Analytica aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Plus récemment, elle a réglé avec 47 États américains des préoccupations liées à la sécurité des enfants dans un accord de 18 milliards de dollars qui incluait un paiement de 459 millions de dollars pour résoudre spécifiquement les litiges Cambridge Analytica existants, écrit Reuters. Le Nouveau-Mexique et la Floride ont refusé de participer à cette partie de l’accord, ce qui a permis que ce procès ait lieu et qu’un jury tranche finalement contre Meta encore une fois. Note de mise à jour du 26 septembre 2026, 13 h 14, heure de l’Est : Cet article a été mis à jour pour inclure une déclaration de Meta.

Importations : Quand de petites entreprises affichent des milliards de dollars de besoins

Importations : Quand de petites entreprises affichent des milliards de dollars de besoins

Des entreprises comptant zéro à cinq salariés ont demandé, à elles seules, des programmes prévisionnels d’importation représentant 130,32 milliards de dollars pour le second semestre 2026. Des montants qui, rapportés à la taille des structures concernées, interpellent le ministère du Commerce extérieur et déclenchent une vaste opération d’audit. Par Meriem B. Les chiffres ont de quoi surprendre. Pour le seul deuxième semestre 2026, 3 961 opérateurs économiques employant entre zéro et cinq salariés ont introduit des demandes d’importation totalisant 130,32 milliards de dollars. Un volume qui paraît difficilement compatible, à première vue, avec les effectifs déclarés par ces entreprises. Le constat ressort de l’analyse des données de la plateforme numérique dédiée à l’importation des matières premières, des intrants de production et des équipements. Pour le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, ces données font apparaître des « incohérences » qui nécessitent d’être examinées de près. Plus troublant encore, 149 opérateurs ne déclarant aucun salarié ont formulé des demandes d’importation pour 484,58 millions de dollars. Autrement dit, des entreprises sans aucun travailleur déclaré envisagent d’importer des marchandises pour plusieurs centaines de millions de dollars. L’écart devient encore plus spectaculaire pour les entreprises employant un nombre très limité de salariés. 949 opérateurs comptant un seul salarié ont déclaré des besoins d’importation de 21,84 milliards de dollars, tandis que 851 entreprises employant deux salariés ont formulé des demandes atteignant 88,76 milliards de dollars. A elles seules, ces deux catégories représentent plus de 110 milliards de dollars de demandes prévisionnelles. Un niveau qui pose inévitablement la question de la capacité réelle de ces structures à absorber, transformer ou commercialiser les volumes de marchandises correspondant à de tels montants. La situation n’est guère différente pour les entreprises comptant trois à cinq salariés. Les 722 opérateurs employant trois salariés ont demandé 15,52 milliards de dollars d’importations. Ceux comptant quatre salariés ont formulé des demandes de 1,74 milliard de dollars, tandis que les 649 opérateurs employant cinq salariés ont déclaré des besoins évalués à 13,84 milliards de dollars. Des prévisions qui ne peuvent pas tout justifier Le ministère prend toutefois soin de rappeler que les programmes d’importation sont, par définition, prévisionnels. Mais cette notion ne saurait constituer un blanc-seing permettant à une entreprise de déclarer des besoins sans rapport avec son activité. C’est précisément sur ce point que portera l’audit annoncé par les autorités. Les quantités et les valeurs importées seront confrontées à plusieurs indicateurs : nature de l’activité déclarée, capacités de production, nombre de travailleurs, équipements disponibles et volume réel de l’activité économique. L’objectif est donc de déterminer si les montants annoncés correspondent à de véritables besoins économiques ou s’ils traduisent des pratiques destinées à contourner les mécanismes de contrôle encadrant l’importation. L’enjeu dépasse ainsi la seule situation de quelques entreprises. Il touche directement à la gestion des devises et à la rationalisation des importations, dans un contexte où les autorités cherchent à mieux contrôler les flux de marchandises et à orienter les ressources disponibles vers les besoins réels de l’économie nationale. Autre élément particulièrement révélateur : la plateforme numérique, qui s’appuie notamment sur des technologies d’intelligence artificielle, a identifié des schémas de déclaration des travailleurs jugés inhabituels. Certaines entreprises auraient déclaré des salariés auprès de la CNAS entre janvier et le 31 mars 2026, avant de ne plus déclarer aucun travailleur en avril, mai et juin. Puis, de nouvelles déclarations seraient apparues à partir du 1er juillet et jusqu’au 30 septembre, soit précisément durant une période correspondant à l’ouverture et à l’examen des programmes prévisionnels d’importation. Une plateforme qui change la nature du contrôle L’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’analyse des données constitue, à cet égard, un tournant. La plateforme ne se contente plus d’enregistrer les déclarations : elle permet de croiser les informations et de faire ressortir des comportements statistiques atypiques. L’administration dispose ainsi d’un nouvel outil pour repérer des anomalies qui auraient pu passer inaperçues dans un traitement classique des dossiers. Mais la détection d’un « comportement inhabituel » ne constitue pas, en elle-même, une preuve d’infraction. Elle doit être suivie d’un contrôle sur le terrain, d’une vérification des documents comptables et douaniers et, surtout, d’une confrontation avec la réalité économique de l’entreprise. C’est donc l’audit annoncé qui permettra de faire la distinction entre une simple prévision disproportionnée, une erreur déclarative et d’éventuelles pratiques frauduleuses. M. B.

Cinéma : Disney face au coût de ses blockbusters

Cinéma : Disney face au coût de ses blockbusters

Le géant du divertissement a concédé que les sorties en salles de The Mandalorian & Grogu et de la version live-action de Vaiana n’ont pas atteint leurs objectifs commerciaux. Une franchise sous-performante au box-office que le groupe tente désormais de relativiser en misant sur l’écosystème global de ses marques. À l’occasion de la présentation de ses derniers résultats financiers trimestriels, la direction de Disney a dressé un bilan sans détours sur l’accueil réservé à ses plus récents blockbusters. Malgré des attentes considérables autour de la première déclinaison cinématographique de la série phare The Mandalorian, le film The Mandalorian & Grogu a terminé sa course au box-office mondial avec environ 345 millions de dollars de recettes. Un score modeste au regard de son budget de production estimé à 165 millions de dollars, qui en fait le plus faible résultat historique pour un long-métrage en prises de vues réelles de la saga Star Wars. Le constat s’avère tout aussi délicat pour la version en prise de vues réelles de Vaiana (Moana). Avec un coût de production avoisinant les 250 millions de dollars, le film n’a généré que 263 millions de dollars à l’échelle internationale, laissant entrevoir un déficit net conséquent pour la branche cinéma du studio une fois les frais de promotion comptabilisés. Pour autant, Disney cherche à nuancer la portée de ces contre-performances en rappelant la nature transversale de son modèle économique. La direction du groupe souligne que ces œuvres cinématographiques continuent de générer une valeur significative sur d’autres segments d’activité. La sortie de The Mandalorian & Grogu a notamment stimulé les ventes de produits dérivés et la fréquentation des attractions consacrées à l’univers Star Wars dans les parcs du groupe, tandis que Vaiana est appelé à devenir un puissant moteur de visionnage et d’engagement lors de sa disponibilité sur la plateforme Disney+.

ALG : Al-Ahly revient à la charge pour Abada.(Salah. T)

ALG : Al-Ahly revient à la charge pour Abada.(Salah. T)

Très solide depuis le début de la saison avec l’USM. Alger, Achraf Abada continue de susciter l’intérêt de plusieurs clubs étrangers. Son statut d’international algérien et sa présence dans le groupe des Verts ont naturellement renforcé sa cote sur le marché. Du côté de l’USM Alger, cette situation ne semble toutefois pas remettre en cause la volonté de conserver le défenseur central. Les dirigeants usmistes ont jusque-là repoussé les différentes sollicitations reçues, considérant Abada comme un élément important du dispositif. Le président Billel Nouioua aurait ainsi affiché à plusieurs reprises son refus de se séparer de son joueur, d’autant plus après le départ de Hocine Dehiri en Libye. Pour la direction des Rouge et Noir, il n’est donc pas question, dans l’immédiat, d’affaiblir davantage un secteur défensif qui constitue l’un des points forts de l’équipe. Une offre de 2 millions de dollars Mais le dossier pourrait connaître une nouvelle évolution avec le retour à la charge d’Al-Ahly du Caire. Après une première tentative jugée infructueuse vers la fin du mois d’août, le club égyptien aurait décidé de relancer les discussions avec l’administration usmiste. Selon les éléments communiqués, la formation cairote aurait formulé une offre estimée à 2 millions de dollars pour tenter de convaincre l’USMA de céder son défenseur. Une proposition qui pourrait cette fois pousser les responsables algérois à étudier plus sérieusement la possibilité d’un transfert. Jusqu’ici, Billel Nouioua a toujours présenté Abada comme un joueur intransférable. Toutefois, l’importance du montant avancé par Al-Ahly pourrait changer les paramètres du dossier et ouvrir la voie à une réflexion au niveau de la direction. D’autant que le club égyptien, particulièrement actif sur le marché, ne semble pas vouloir abandonner cette piste malgré les réticences affichées par son homologue algérien. Abada pas insensible à l’intérêt cairote Reste désormais à connaître la position définitive de l’USMA, mais également celle du principal intéressé. Abada ne serait, en effet, pas opposé à l’idée de rejoindre les rangs d’Al-Ahly, l’un des clubs les plus titrés du continent africain. La perspective d’évoluer au sein d’une formation habituée aux grands rendez-vous continentaux pourrait constituer un argument important pour le défenseur. Sa clause libératoire, qui avoisinerait les 3 millions d’euros, ne semble d’ailleurs pas avoir refroidi les dirigeants égyptiens, décidés à poursuivre leurs démarches. Pour l’heure, aucun accord n’est annoncé et la direction usmiste conserve la main sur le dossier. Mais entre l’intérêt insistant d’Al-Ahly, une offre financière conséquente et la nouvelle dimension prise par Abada depuis son accession au statut d’international, le dossier est loin d’être définitivement refermé. De nouveaux rebondissements pourraient ainsi intervenir dans les prochains jours ou semaines. – SALAH T.

Guterres: la situation en Palestine occupée est "tout simplement hors de 
contrôle"

Guterres: la situation en Palestine occupée est "tout simplement hors de contrôle"

NEW YORK (Nations unies) - La situation dans toute la Cisjordanie occupée s'est détériorée de manière incontrôlable, alors que l'escalade des attaques sionistes vise à chasser les communautés palestiniennes de leurs terres, a averti jeudi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "En Cisjordanie occupée, les Palestiniens continuent de subir des attaques quotidiennes de la part de colons (sionistes). L’objectif est clairement de chasser les communautés de leurs terres", a déclaré à la presse M. Guterres. Il a déclaré que la situation dans les territoires occupés était "tout simplement hors de contrôle", les occupants sionistes prenant également pour cible les journalistes et les diplomates. Concernant la bande de Ghaza, ravagée par plus de trois ans d'agressions sionistes, le chef de l'ONU a souligné que l'aide humanitaire essentielle reste "fortement restreinte" à l'approche de l'hiver. Dans ce contexte, Guterres a souligné que le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin d’"urgence" de 450 millions de dollars pour nourrir les populations de Ghaza et de Cisjordanie aucours des six prochains mois, précisant que cette somme équivaut à environ 90 minutes de dépenses militaires mondiales. Il a lancé un appel aux donateurs internationaux afin qu’ils augmentent leur contribution, tout en insistant sur la nécessité de mettre fin à l’occupation pour parvenir à une solution viable à deux Etats.

Exportations de ciment : 20 millions de tonnes d’excédent, où en est l’Algérie et ce qui la freine

Exportations de ciment : 20 millions de tonnes d’excédent, où en est l’Algérie et ce qui la freine

Autrefois importatrice, l’Algérie produit aujourd’hui bien plus de ciment qu’elle n’en consomme. Avec un excédent d’environ 20 millions de tonnes par an, les cimentiers se tournent vers l’export, de l’Afrique à l’Europe et aux États-Unis. Mais les ports et la nouvelle taxe carbone européenne freinent encore leur élan. Ciment algérien : pourquoi un tel excédent ? L’Algérie a longtemps importé une grande partie de son ciment. Des investissements massifs dans de nouvelles cimenteries ont depuis inversé la situation. Le pays dispose désormais d’une capacité de production d’environ 41 millions de tonnes par an, selon les chiffres de 2024. La consommation nationale tourne, elle, autour de 23 millions de tonnes par an. L’excédent exportable atteint donc près de 20 millions de tonnes chaque année. D’après nos calculs, le pays pourrait ainsi exporter presque autant de ciment qu’il en consomme. Cet excédent fait du ciment l’un des piliers de la diversification de l’économie. Les exportations hors hydrocarbures ont atteint 5,16 milliards de dollars en 2025, comme l’indiquait notre article sur la zone de libre-échange de Tindouf et les exportations . Les matériaux de construction figurent parmi les principaux produits exportés. Ciment et clinker : de 60 à 747 millions de dollars d’exportations La progression des exportations de ciment a été spectaculaire. Elles sont passées de 60 millions de dollars en 2019 à 747 millions de dollars en 2023, selon le ministre du Commerce de l’époque, Tayeb Zitouni. D’après nos calculs, leur valeur a ainsi été multipliée par plus de douze en quatre ans. L’Algérie est même devenue en 2023 le deuxième exportateur mondial de clinker, derrière le Vietnam, pour environ 439 millions de dollars. Ce produit semi-fini est ensuite broyé par les pays acheteurs pour fabriquer leur propre ciment. Le pays s’est aussi hissé au premier rang des exportateurs de ciment et de clinker en Afrique, et au deuxième rang en Méditerranée. L’Europe absorbe une bonne part de ces ventes. En 2023, la France arrivait en tête des clients avec 172 millions de dollars d’achats, devant l’Italie, avec 113 millions, et la Belgique, avec 89 millions. Le port de Ténès a encore expédié 15 000 tonnes de ciment et de clinker vers l’Europe en septembre 2026, comme le relatait notre article sur l’ exportation depuis le port de Ténès . Exportations de ciment : ce que prépare le gouvernement Le 21 septembre 2026, le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, a réuni les producteurs de ciment. Ils ont fait le bilan des exportations du premier semestre et étudié de nouveaux marchés. L’objectif : renforcer la présence du ciment algérien à l’international. Un an plus tôt, en septembre 2025, le président Abdelmadjid Tebboune avait ordonné de dédier un port aux exportations de ciment. Ce port doit pouvoir accueillir de grands navires, avec la possibilité d’utiliser des silos flottants. Notre article sur le port dédié aux exportations de ciment détaille ce projet. Les exportateurs bénéficient aussi d’une prise en charge de la moitié de leurs frais de transport maritime et aérien, depuis février 2025. Cette aide figure parmi les mesures détaillées dans notre article sur les produits algériens qui dominent les ventes à l’étranger . Des réunions régulières au ministère permettent aussi de lever les blocages propres à chaque filière. Du clinker au ciment : la course à la valeur ajoutée Les autorités veulent désormais exporter davantage de ciment fini et moins de clinker. Il faut « passer de l’exportation du clinker en tant que matière première à l’exportation du ciment », avait plaidé Tayeb Zitouni. Le ciment fini rapporte en effet davantage que le produit semi-fini. Ce choix répond aussi à la demande des acheteurs africains, qui préfèrent le ciment au clinker. Le marché africain reste une priorité affichée par les autorités. Le groupe public GICA, Holcim El Djazaïr et le privé Biskria Ciment comptent parmi les principaux exportateurs du pays. Ports : le principal frein aux exportations de ciment La capacité de production ne se traduit pas automatiquement en exportations. Les cimentiers exportent en réalité bien moins que leur excédent, faute d’installations portuaires adaptées. Charger rapidement de grands navires exige des silos, des quais profonds et des équipements spécialisés. La matinale d'Algérie 360° L'essentiel de l'actualité algérienne chaque matin dans votre boîte mail. Ne pas remplir Je m'abonne Gratuit, désinscription en un clic. Seuls quelques ports disposent d’un tirant d’eau suffisant pour les grands vraquiers, comme Annaba, Skikda, Djendjen et Oran. C’est tout l’enjeu du port dédié voulu par le chef de l’État. Son ouverture devrait permettre de réduire les coûts logistiques et les délais d’attente des navires. Taxe carbone européenne : quel impact sur le ciment algérien ? Depuis le 1er janvier 2026, l’Union européenne applique pleinement son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Les importateurs européens doivent désormais acheter des certificats pour les émissions de CO2 contenues dans certains produits, dont le ciment, l’acier et les engrais. Cette taxe renchérit donc le coût des produits les plus polluants. Le ciment algérien est directement concerné, car l’Europe figure parmi ses premiers clients. Les producteurs capables de prouver des émissions plus faibles, grâce à des données vérifiées par usine, paieront moins. Les autorités misent donc sur un « ciment vert », plus respectueux de l’environnement, pour préserver ces marchés. Acier, céramique : les autres matériaux qui s’exportent Le ciment n’est pas le seul matériau de construction à s’exporter. Le complexe sidérurgique de Tosyali, à Bethioua près d’Oran, a exporté 1,5 million de tonnes de produits en 2025, surtout vers l’Italie et l’Espagne. Ses recettes d’exportation devaient atteindre 1 milliard de dollars cette année-là, puis dépasser 1,5 milliard en 2026, selon un membre de son conseil d’administration. Le complexe exporte du rond à béton, du fil machine, des tubes pour le secteur des hydrocarbures et désormais de l’acier plat. La céramique et le carrelage gagnent aussi du terrain à l’export. L’Algérie se classait ainsi au troisième rang des exportateurs de matériaux de construction vers l’Afrique, avec environ 680 millions de dollars de ventes, selon le ministère du Commerce.