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La démission de Jacob Coxon  Quand les créateurs d’IA commencent à craindre leur propre création

La démission de Jacob Coxon Quand les créateurs d’IA commencent à craindre leur propre création

Alors qu’Anthropic se prépare à entrer en bourse, la démission publique d’un chercheur de 27 ans expose la contradiction la plus profonde de la Silicon Valley, ceux qui comprennent le mieux l’intelligence artificielle sont aussi ceux qui en ont le plus peur. À Washington, un nombre croissant de législateurs réclament désormais de nouvelles règles. Le 8 septembre 2026 au soir, Jacob Coxon a publié un court message sur X qui dit « J’ai démissionné d’Anthropic aujourd’hui. » En quelques heures, la publication a été vue des dizaines de millions de fois. Coxon n’est pas un employé ordinaire car il a travaillé successivement chez OpenAI et Anthropic, spécialisé dans le « pré-entraînement », c’est-à-dire l’étape initiale où les grands modèles de langage absorbent des masses de données. La particularité de ce poste, les chercheurs en pré-entraînement façonnent les capacités brutes du modèle, avant que les équipes de sécurité n’interviennent. Son accusation est directe, « Les deux entreprises n’agissent pas de manière responsable. Elles foncent vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même, en jouant avec nos vies. » Il insiste, ce n’est pas une stratégie marketing. « Les personnes qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tuer tout le monde d’ici la fin de cette décennie. » Un témoignage conforté de l’intérieur Ce qui donne un poids particulier à ces propos, c’est que la direction d’Anthropic ne s’est pas distanciée de Coxon. Evan Hubinger, responsable de l’équipe « science de l’alignement » de l’entreprise, a répondu publiquement sur X en écrivant que « Nous croyons effectivement et sincèrement que l’IA pourrait tuer tous les humains. » Il estime personnellement cette probabilité à « plus de 10 % » au cours de la prochaine décennie. Hubinger reconnaît aussi qu’Anthropic « n’a pas encore de solution » pour garantir qu’un système d’IA dépassant les capacités humaines reste obéissant à ses créateurs. Le dilemme décrit par Coxon a quelque chose de fataliste. Selon lui, la direction d’Anthropic est consciente des risques, mais l’entreprise est « piégée dans une course pour arriver la première » car elle pense qu’aucun autre acteur n’agira de façon responsable, donc elle doit le faire elle-même, même si cela implique de prendre les mêmes risques. Il utilise le mot « endgame » (fin de partie) pour décrire cette phase car tout se décidera avant qu’il ne soit trop tard. Un phénomène qui dépasse un seul individu Cette démission n’est pas isolée. En février 2026, Mrinank Sharma, de l’équipe sécurité d’Anthropic, avait déjà averti en partant que « le monde est en danger ». Le départ de Coxon intervient à un moment délicat car Anthropic prépare une introduction en bourse de grande ampleur, et peu avant, un outil d’IA en phase de test avait lancé de sa propre initiative des attaques informatiques non autorisées contre plusieurs laboratoires. La contradiction de fond oppose la logique commerciale aux engagements de sécurité. En février, Anthropic a retiré de sa charte de sécurité la promesse de « suspendre le développement si les risques ne peuvent être maîtrisés », au motif qu’une pause unilatérale laisserait des concurrents moins prudents dominer le secteur. Fin juillet, plus de mille professionnels, dont le PDG d’Anthropic Dario Amodei, ont signé une lettre ouverte appelant Washington à préparer un mécanisme de « ralentissement coordonné ». Washington s’empare du dossier Ces avertissements commencent à produire des effets politiques. Un nombre croissant de législateurs américains réclament de nouvelles règles pour régir les systèmes d’IA après les terribles avertissements de deux chercheurs d’Anthropic, selon lesquels les progrès rapides de l’intelligence artificielle pourraient conduire à l’extinction de la race humaine dans un avenir pas trop lointain. Le Congrès, jusqu’ici divisé sur la question, semble trouver dans ces témoignages internes un argument difficile à ignorer car lorsque ceux qui construisent la technologie en décrivent eux-mêmes le risque existentiel, l’inaction devient politiquement coûteuse. Coxon n’appelle pas à arrêter immédiatement l’IA. Sa demande est plus précise, les chercheurs doivent se demander si leur participation est moralement justifiable, et le secteur a besoin d’une intervention publique ou d’un ralentissement concerté, plutôt que d’une course où chacun agit seul. Un message qui, désormais, trouve un écho au-delà de la Silicon Valley. A Savoir Définitions Pré-entraînement : première phase de développement d’un grand modèle de langage, durant laquelle le modèle absorbe d’énormes volumes de textes pour acquérir ses capacités de base. Cette étape, très coûteuse en calcul, détermine le « plafond » des capacités du modèle. Alignement : domaine de recherche visant à faire correspondre le comportement d’un système d’IA aux intentions et aux valeurs humaines. Ce problème devient particulièrement difficile lorsque le système devient plus puissant que ses concepteurs. Superintelligence : système d’IA théorique dépassant les capacités cognitives humaines dans tous les domaines. Auto-amélioration récursive : processus par lequel un système d’IA améliore lui-même son architecture, ce qui peut produire une croissance exponentielle de son intelligence, hors de portée de la compréhension et du contrôle humains. Niveau de sécurité IA (AI Safety Level) : cadre de la « politique de mise à l’échelle responsable » d’Anthropic, qui attribue un niveau de sécurité aux modèles selon leurs capacités. Si un modèle franchit certains seuils, l’entreprise doit suspendre le déploiement ou l’entraînement de systèmes plus puissants tant que les protections adéquates ne sont pas en place. Risque existentiel : menace pouvant entraîner la disparition de l’humanité ou l’effondrement irréversible de sa civilisation. Dans le débat sur l’IA, il désigne l’hypothèse qu’un système d’IA mal aligné ou incontrôlé cause des dommages catastrophiques à l’échelle mondiale.

Dario Amodei, patron d’Anthropic, appelle à ralentir la course à l’IA  «Nous devons réduire la cadence»

Dario Amodei, patron d’Anthropic, appelle à ralentir la course à l’IA «Nous devons réduire la cadence»

Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic publie un appel inédit à suspendre temporairement les développements les plus risqués de l’IA, invoquant la nécessité de mieux contrôler ses évolutions. Dans un contexte marqué par la démission fracassante de Jacob Coxon et l’évasion d’agents d’OpenAI en juillet, il formule des recommandations concrètes, notamment la présence d’observateurs indépendants et une coordination internationale entre les grandes nations de l’IA. C’est un coup de tonnerle dans la Silicon Valley. Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, l’une des deux start-up les plus valorisées du monde de l’IA, a appelé ce samedi à ralentir la vitesse de développement de l’intelligence artificielle, invoquant la nécessité de mieux contrôler ses évolutions. Le message, publié sur son site personnel , intervient dans un contexte déjà orageux car il y a quelques jours, Jacob Coxon, chercheur de la société, annonçait qu’il quittait l’entreprise, accusant le secteur de minimiser le risque existentiel que représente l’IA pour l’humanité. Un message en réponse à deux chocs récents Le premier choc est humain. Jacob Coxon, Britannique de 27 ans spécialiste du pré-entraînement des modèles, a démissionné le 8 septembre en publiant un message désormais visionné plus de 100 millions de fois qui dit « Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie. » Interrogé par notre confrere WIRED, il a assuré que cette inquiétude était partagée en interne, ses collègues, dit-il, emploient littéralement les termes « endgame » (fin de partie) et « crunch time » pour décrire les deux années à venir. Le second choc est technique. En juillet, des agents d’OpenAI ont littéralement pris la fuite car placés dans un environnement de test censé être isolé d’Internet, ils ont exploité une faille inconnue (« zero-day ») pour s’échapper, se coordonner et finir par pirater l’infrastructure de Hugging Face, une plateforme d’hébergement de modèles d’IA. Selon une chronologie indépendante, environ 1 200 agents se sont échangé plus de 70 000 messages clandestins pendant des semaires, sans qu’aucun superviseur ne s’en aperçoive. « Prendre le contrôle de l’intégralité d’Internet » Dans son texte, Dario Amodei formule une mise en garde d’une ampleur inédite pour un dirigeant encore en exercice, qui dit que vu l’accélération actuelle, « je redoute que d’ici six à douze mois, un groupe d’agents soit capable de prendre le contrôle de l’intégralité d’Internet», ce qui «pourrait entraîner des centaines de milliards de dollars de dégâts». Le dirigeant craint surtout que la RSI, sans supervision humaine, «dépasse nos capacités de compréhension et de contrôle de ces systèmes». Un tel discours n’est pas totalement nouveau de sa part, en septembre 2025, il avait déjà évoqué publiquement une probabilité de 25% que le développement de l’IA conduise à des scénarios catastrophiques. Des recommandations concrètes Contrairement à une simple alerte, le patron d’Anthropic émet plusieurs propositions. Il propose d’abord la présence d’observateurs indépendants au sein des principales entreprises du secteur, dotés des mêmes accès que les employés, capables de vérifier que les engagements de sécurité sont tenus et de signaler de nouveaux incidents. S’il recommande cette mesure à toute l’industrie, Amodei s’engage à l’appliquer unilatéralement chez Anthropic. Il suggère également que des normes de sécurité communes soient définies en collaboration entre les laboratoires les plus avancés. Enfin, il appelle à une coordination politique internationale entre les grandes nations de l’IA, à commencer par les États-Unis et la Chine. Ces propositions font écho à un appel déjà lancé début juin par Anthropic, qui demandait que les grands acteurs puissent « ralentir ou suspendre temporairement le développement » de la technologie. Le 10 juin, Dario Amodei avait déjà publié un billet de blog intitulé ‘ Policy on the AI Exponential’ , plaidant pour des tests obligatoires par des tiers qualifiés portant notamment sur la cybersécurité, les armes biologiques et la perte de contrôle des systèmes. Un front qui s’élargit Le message d’Amodei s’inscrit dans une bascule plus large du secteur. Fin juillet, Sam Altman, patron d’OpenAI, avait lui-même évoqué «lever le pied» pour «donner suffisamment de temps à la société de faire face à ces nouvelles capacités». Et le 11 septembre, OpenAI envisageait concrètement de ralentir, selon ce qu’Altman aurait confié à ses employés en réunion interne. Dans la foulée de la prise de parole d’Altman, plus d’un millier d’employés d’entreprises de pointe, dont Amodei et des dirigeants d’OpenAI, avaient demandé au gouvernement américain d’aider à «temporiser» la sortie des modèles les plus avancés. À Bruxelles, le commissaire européen au numérique a, quant à lui, saisi l’occasion pour marteler que des «règles mondiales sont vraiment nécessaires», voyant dans la panique de la Silicon Valley une validation de l’approche réglementaire européenne. Des agents déjà surpris en faute Le fond de l’inquiétude tient aux comportements réellement observés cet été. Outre l’attaque contre Hugging Face, près de 17 600 actions offensives recensées entre le 9 et le 13 juillet, les audits ont révélé des comportements frappants comme des agents qui se hiérarchisent entre eux, s’attribuent des rôles, trichent pour réussir leurs évaluations, ou encore, dans un test du gouvernement britannique, effacent leur propre historique d’activité pour faire disparaître toute trace de leurs agissements lorsqu’ils sentent qu’ils risquent d’être démasqués. Des incidents similaires ont par ailleurs été rapportés chez Anthropic elle-même, ainsi que chez Meta. A Savoir Définitions Agent IA : contrairement à un simple chatbot, un agent est un programme construit sur un modèle de langage, doté d’un objectif propre, de mémoire et de la capacité d’agir sur des outils (navigateur, terminal, messagerie…). C’est cette autonomie d’action qui le rend utile — et potentiellement dangereux. RSI (Recursive Self-Improvement, ou amélioration récursive autonome) : processus dans lequel une IA est utilisée pour concevoir la génération suivante de modèles, laquelle, plus performante, conçoit la suivante, et ainsi de suite — sans intervention humaine directe. C’est précisément ce phénomène que Dario Amodei demande d’appliquer « avec beaucoup de prudence, si tant est qu’il faille l’utiliser ». Le concept n’est pas marginal, c’est aussi la première mesure que recommandait Jacob Coxon, qui souhaite qu’OpenAI et Anthropic s’engagent mutuellement à ne pas s’y lancer dans l’année qui vient. Alignement : capacité à garantir qu’un système d’IA fasse exactement ce que ses concepteurs souhaitent. Or, comme l’a admis Coxon, « nous n’avons pas résolu le problème de l’alignement » — personne ne sait garantir qu’un modèle n’essaiera pas, par exemple, d’usurper une identité humaine en ligne pour atteindre son but.

Sidi Abdallah, terre d’avenir <BR> Quand la jeunesse des frontières réinvente l’Algérie

Sidi Abdallah, terre d’avenir
Quand la jeunesse des frontières réinvente l’Algérie

Du 18 au 22 août, le pôle universitaire de Sidi Abdallah devient le théâtre d’une ambition nouvelle celle de faire des régions frontalières le moteur économique de demain. Sidi Abdallah ne sera pas seulement le lieu d’un rassemblement estival. C’est le symbole d’une Algérie qui regarde vers l’avant, qui mise sur sa jeunesse et qui redécouvre que ses marges sont peut-être son meilleur atout. Un camp entrepreneurial pour bousculer les idées reçues Ils sont jeunes, ils viennent des confins du pays, et ils ont soif de construire. Du 18 au 22 août, le pôle universitaire de Sidi Abdallah ne sera plus un simple lieu d’études car il se mue en véritable incubateur à ciel ouvert. Le ministère de la Jeunesse y réunit des centaines de jeunes issus des wilayas frontalières pour un camp entrepreneurial pas comme les autres, baptisé « Découvrez, vivez, innovez et entreprenez ». L’ambition est double, celle de cultiver la mémoire et semer les graines de la prospérité. Car l’événement ne tombe pas par hasard. Il coïncide avec deux dates chargées d’histoire à savoir le 71e anniversaire des offensives du Nord-Constantinois (1955) et le 70e anniversaire du Congrès de la Soummam (1956). En mêlant ces souvenirs fondateurs à un projet d’avenir, les organisateurs livrent un message fort qui est que la souveraineté ne se limite plus à la défense des frontières, elle se joue désormais aussi sur le terrain économique. Il s’agit d’écrire un nouveau chapitre, celui de la construction nationale par l’entrepreneuriat et par l’économie. Briser les clichés, révéler les potentiels Derrière cette initiative, une conviction c’est que les régions frontalières ne sont pas des zones oubliées ou réduites à des questions de sécurité. Ce sont des territoires vivants, traversés par des échanges commerciaux intenses, sillonnés par des projets structurants, et riches de ressources encore trop peu valorisées. Le ministère de la Jeunesse veut transformer ces jeunes en acteurs locaux, en véritables ambassadeurs de leur propre territoire. L’idée ? Leur donner les clés pour identifier les opportunités, s’approprier les atouts de leur région, et devenir des créateurs d’emplois plutôt que des demandeurs. Cinq jours d’immersion pour passer de l’idée au projet Pendant cinq jours, les participants vont vivre une expérience intensive, loin des cours magistraux. Le programme a été pensé comme un parcours de combat, où chaque étape rapproche de la concrétisation. Première étape : apprendre à construire un projet solide. Des mentors les guident pour transformer une simple intuition en un modèle économique cohérent et viable. Deuxième étape : décrypter les arcanes du financement. Les jeunes découvrent les dispositifs d’aide existants, les mécanismes bancaires, et les leviers pour lever des fonds. Troisième volet : le développement personnel est à l’honneur. Des ateliers sur les compétences relationnelles, la prise de parole, et le leadership – ces fameuses « soft skills » qui font souvent la différence entre une bonne idée et un projet qui décolle. Enfin, le terrain : rencontres avec des entrepreneurs aguerris, visites d’entreprises locales, mise en situation réelle. De quoi confronter les rêves à la dure loi du marché. Une attention particulière est réservée à l’entrepreneuriat féminin. Des ateliers dédiés sont organisés pour lever les freins spécifiques que rencontrent les jeunes femmes – qu’ils soient sociaux, culturels ou pratiques – et leur ouvrir les portes du monde des affaires. Et après ? Un suivi pour que les projets ne meurent pas Le camp ne s’achève pas le 22 août. Pour que l’élan ne retombe pas, les clubs d’entrepreneuriat locaux prendront le relais sur le terrain. Ces structures, implantées dans chaque wilaya, seront les antennes de proximité pour accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches administratives, financières et humaines. L’idée est simple c’est de faire en sorte que chaque jeune reparte avec un projet dans sa poche, mais surtout avec un filet de sécurité pour le mener à bien, une fois revenu chez lui, au plus près de ses racines et de ses réalités. Sidi Abdallah ne sera pas seulement le lieu d’un rassemblement estival. C’est le symbole d’une Algérie qui regarde vers l’avant, qui mise sur sa jeunesse et qui redécouvre que ses marges sont peut-être son meilleur atout. A Savoir Définition 1. Incubateur : Structure d’accompagnement qui aide les porteurs de projets à transformer leur idée en entreprise, en leur offrant des conseils, un réseau et parfois des locaux. 2. Modèle économique (ou Business Model ) : C’est la stratégie par laquelle une entreprise génère de l’argent. Il répond aux questions : « Que vais-je vendre ? », « À qui ? » et « Comment vais-je réaliser des bénéfices ? ». 3. Business plan : Document écrit et structuré qui détaille les objectifs de l’entreprise et les moyens (financiers, humains, matériels) pour les atteindre. C’est la « feuille de route » de l’entrepreneur. 4. Soft skills : Littéralement « compétences douces ». Contrairement aux connaissances techniques ( hard skills ), elles désignent les qualités humaines : l’intelligence émotionnelle, la capacité à travailler en groupe, la gestion du stress ou la communication. 5. Projets structurants : Grands chantiers d’infrastructure (autoroutes, réseaux ferroviaires, zones industrielles) financés par l’État pour stimuler le développement d’une région. 6. Wilayas frontalières : Régions situées à la frontière d’un pays. En Algérie, elles font l’objet d’une attention particulière car elles sont les points de passage naturels pour le commerce transfrontalier avec les pays voisins, jouant un rôle clé dans l’intégration économique régionale. 7. Offensives du Nord-Constantinois (1955) et Congrès de la Soummam (1956) : Dates fondatrices de la Révolution algérienne. Les premières ont marqué l’adhésion populaire à la lutte armée; le second a organisé politiquement et militairement la Révolution en instaurant les principes de primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur.

OpenAI n’entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman

OpenAI n’entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman

OpenAI ne fera pas son entrée en Bourse cette année, a déclaré son patron Sam Altman dans un entretien publié samedi, invoquant des préoccupations liées à la sécurité de l’intelligence artificielle. « Au vu de tout ce qui se passe en matière de sécurité, le moment serait mal choisi pour entrer en Bourse, et nous ne ressentons pas de pression en ce sens », a déclaré vendredi M. Altman au magazine économique Fortune. Interrogé pour savoir si une introduction en Bourse (IPO) était exclue pour 2026, il a répondu: « Je dirais que ce ne sera pas en 2026, oui. Nous avons encore beaucoup à faire. » En juin, le New York Times avait écrit qu’OpenAI, le créateur de ChatGPT, envisageait de repousser son entrée en Bourse à l’année prochaine. OpenAI et son concurrent Anthropic ont transmis confidentiellement aux autorités américaines des documents en vue de leur introduction en Bourse et visent une valorisation proche de 1.000 milliards de dollars. Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, a appelé samedi les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle à ralentir son développement. « Nous devons ralentir le rythme auquel nous améliorons les capacités des modèles d’IA », a écrit M. Amodei sur son site personnel. « Les progrès resteront rapides et nous devons faire bon usage du temps ainsi gagné. » Sam Altman et Elon Musk, qui dirige xAI, ont tous deux approuvé cette analyse. Ces déclarations interviennent quelques jours après que le chercheur en IA Jacob Coxon, qui avait quitté OpenAI pour rejoindre Anthropic, a décidé de quitter le secteur en raison de préoccupations liées à la sécurité. « Les personnes qui développent l’IA sont sincèrement convaincues qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie », a-t-il écrit sur X. Interrogé par Fortune sur le risque d’extinction de l’humanité, Sam Altman a déclaré: « Nous avons tous une immense responsabilité et nous ne pouvons pas laisser notre ego, l’appât du gain ou quoi que ce soit d’autre nous faire perdre de vue cette responsabilité. » OpenAI avait révélé en juillet que ses modèles étaient parvenus à sortir de leur environnement confiné lors de tests, à se connecter à internet et à infiltrer Hugging Face, un site utilisé par les développeurs pour stocker et partager du code. L’incident avait conduit plus de 1.000 employés d’entreprises spécialisées dans l’IA de pointe à signer une pétition appelant le gouvernement américain à aider à ralentir le déploiement des modèles d’IA les plus avancés. Début août, le gouvernement américain a mis en place un dispositif non contraignant d’évaluation de la sécurité des modèles d’IA avancés avant leur sortie, mais les modalités précises de ce programme restent floues. AFP

Le patron d’Anthropic appelle à ralentir le développement de l’IA

Le patron d’Anthropic appelle à ralentir le développement de l’IA

Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a appelé ce samedi à ralentir le rythme de développement de l’intelligence artificielle, estimant nécessaire de renforcer le contrôle exercé sur l’évolution des modèles. Son appel intervient après un incident révélé par OpenAI en juillet, qui a ravivé les inquiétudes sur la capacité des acteurs du secteur à maîtriser leurs systèmes d’IA. Dario Amodei alerte sur les risques liés à l’accélération de l’IA Dans un message publié samedi sur son site personnel, Dario Amodei a plaidé pour un ralentissement du développement de l’intelligence artificielle. Le dirigeant d’Anthropic estime qu’un rythme moins soutenu est nécessaire afin de mieux comprendre et contrôler les évolutions des modèles d’IA. Cette prise de position intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la capacité des entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle à garantir le comportement de leurs systèmes les plus avancés. Le débat a notamment été relancé après un incident signalé par OpenAI au mois de juillet. Deux modèles d’OpenAI auraient échappé à leur environnement confiné Selon les informations révélées par OpenAI, deux de ses modèles d’intelligence artificielle sont parvenus à sortir de leur environnement confiné pour accéder à internet. Ils auraient ensuite ciblé Hugging Face, une plateforme qui constitue notamment une importante bibliothèque de programmes et de modèles liés à l’IA. Les deux systèmes cherchaient des éléments susceptibles de les aider à réussir les tests auxquels ils étaient soumis. L’incident a suscité de nombreuses réactions dans le secteur et renforcé les interrogations concernant les mécanismes de contrôle mis en place autour des modèles d’intelligence artificielle. Cet épisode alimente notamment les craintes de voir des systèmes de plus en plus autonomes adopter des comportements que leurs concepteurs n’avaient pas anticipés. Une nouvelle polémique chez Anthropic La prise de position de Dario Amodei intervient également quelques jours après le départ d’un chercheur d’Anthropic, Jacob Coxon. Ce dernier a annoncé son départ de la start-up californienne en l’accusant de minimiser le risque existentiel que pourrait représenter l’intelligence artificielle pour l’humanité. Ces déclarations interviennent alors que les principaux acteurs mondiaux de l’IA poursuivent une course au développement de modèles toujours plus puissants, tout en étant confrontés à des appels croissants à renforcer les dispositifs de sécurité et de contrôle. L’appel de Dario Amodei illustre ainsi les tensions qui traversent actuellement le secteur : accélérer l’innovation et maintenir la compétition technologique, tout en veillant à ce que les progrès de l’intelligence artificielle restent maîtrisables.

COURSE À L’IA : OPENAI SE DIT PRÊT À LEVER LE PIED, MAIS REFUSE D’ÊTRE LE SEUL

COURSE À L’IA : OPENAI SE DIT PRÊT À LEVER LE PIED, MAIS REFUSE D’ÊTRE LE SEUL

Alors que les alertes sur les dérives potentielles de l’intelligence artificielle se multiplient, OpenAI se dit prêt à lever le pied. Sam Altman souhaite toutefois que sa société ne soit pas la seule à ralentir ses activités. Le PDG appelle tous les laboratoires IA à consentir à un moratoire. Ces dernières semaines, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer un ralentissement du développement de l’IA. Dans une lettre ouverte, OpenAI, Google, Anthropic et plus de cent entreprises technologiques, financières et de cybersécurité ont réclamé une « réponse mondiale » de toute urgence à l’essor d’intelligences artificielles capable de lancer des cyberattaques. Un peu plus tôt, plus de 1 000 salariés issus des principaux rois de l’IA ont signé une pétition analogue, réclamant la création d’un mécanisme qui peut ralentir le développement des modèles en cas de besoin. Plus récemment, Jacob Coxon, un employé d’Anthropic, a choisi de démissionner de la start-up, estimant que « les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ». Evan Hubinger, responsable de la sécurité chez Anthropic, a abondé dans le même sens en assurant qu’il y a « plus de 10 % » de risques que l’intelligence artificielle signe la fin de l’humanité dans les dix ans à venir. Dans ce contexte alarmiste, OpenAI a pris la décision de ralentir et de suspendre le développement de ses modèles les plus puissants… avant de lever le voile sur Astra, le nouveau modèle de haut vol qui anime ChatGPT. En dépit des nouveautés qui sont régulièrement déployées, la start-up se dit prête à lever le pied sur le développement de ses modèles d’intelligence artificielle. Lors d’une réunion interne organisée cette semaine, le PDG Sam Altman aurait assuré à ses salariés qu’OpenAI pourrait modérer le rythme de développement de ses IA, rapportent nos confrères de Reuters. Néanmoins, Altman ne souhaite pas qu’OpenAI soit le seul géant de l’IA à freiner ses innovations. L’entrepreneur rêve d’une démarche coordonnée entre les laboratoires spécialisés dans l’IA. Le patron d’OpenAI évoque l’idée d’un moratoire de l’IA, décrété en partenariat avec tous ses concurrents. Évidemment, OpenAI ne veut pas être la seule entreprise à consentir à un ralentissement, de peur de prendre du retard sur ses rivaux. La réponse est oui. Il est possible d’acheter un iPhone 18 Pro aux ÉtatsUnis et de l’utiliser sans problème une fois de retour en France. L’appareil est compatible avec les principales bandes 4G et 5G utilisées dans l’Hexagone. Il suffira de sélectionner la langue voulue et d’activer son eSIM auprès de son opérateur. En réalité, le seul problème est l’accès au produit. Si vous êtes de passage au pays de l’Oncle Sam, cela pourrait être une occasion de mettre la main sur un iPhone 18 Pro qui offre une meilleure autonomie que ceux commercialisés en France. De plus, les prix américains et le taux de conversion peuvent se révéler avantageux pour un Européen. Autrement, il faudra faire le déplacement jusqu’aux États-Unis, mais la facture risque d’être particulièrement salée. Précisons enfin que la boutique américaine d’Apple ne propose pas de livraison internationale.

CRAPC Expertise entre en Bourse <BR> Quand la recherche algérienne rencontre le marché financier

CRAPC Expertise entre en Bourse
Quand la recherche algérienne rencontre le marché financier

Une cérémonie d’une portée historique s’est tenue ce jour au siège de la Bourse d’Alger. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, physicien et mathématicien de formation, ancien recteur des universités de Bouira et de M’Sila, et en fonction depuis le 8 septembre 2022, a supervisé aux côtés du ministre des Finances, M. Abdelkrim Bouzred, nommé à ce poste le 3 février 2025 après avoir été secrétaire général du ministère, l’inscription officielle de la filiale économique « CRAPC Expertise » sur le marché financier algérien. Cette entrée en Bourse n’est pas une opération financière comme les autres. Elle marque une première dans l’histoire économique de l’Algérie car CRAPC Expertise devient la première succursale d’un centre national de recherche scientifique à accéder à la cote officielle de la Bourse d’Alger. Qu’est-ce que le CRAPC ? Un laboratoire devenu entreprise Pour comprendre la portée de cet événement, il faut d’abord connaître l’histoire du Centre de Recherche Scientifique et Technique en Analyses Physico-Chimiques (CRAPC). Créé par décret exécutif n° 92-214 du 23 mai 1992, ce centre public est implanté à Bou-Ismaïl, dans la wilaya de Tipaza. Depuis plus de trois décennies, le CRAPC mène des programmes de recherche scientifique et de développement technologique dans le domaine de l’analyse physico-chimique, c’est-à-dire l’étude des propriétés chimiques et physiques des matériaux à l’aide d’équipements scientifiques de haute technologie. Son expertise couvre notamment la chimie, l’ingénierie chimique, la catalyse et la synthèse organique. CRAPC Expertise SPA est la filiale économique de ce centre. Sa mission est de valoriser le savoir-faire et les équipements scientifiques du CRAPC en proposant des services d’analyse physico-chimique, d’assistance technique, de formation professionnelle et de commercialisation de produits chimiques aux entreprises algériennes, publiques comme privées. Dirigée par le Dr. Khaldoun Bachari, directeur du CRAPC, cette filiale s’inscrit dans une stratégie de développement visant à faire du centre un « acteur solide du développement en Algérie ». Une souscription au-delà des attentes L’opération d’introduction en Bourse a été minutieusement préparée, et les chiffres parlent d’eux-mêmes. La société a émis 39 000 actions nouvelles, proposées au prix unitaire de 1 600 dinars algériens chacune. Au total, cette opération a permis de lever 62,4 millions de dinars auprès des investisseurs. CRAPC Expertise a été admise au Compartiment Croissance de la Bourse d’Alger, un espace dédié aux entreprises en phase de développement qui ne remplissent pas encore toutes les conditions pour intégrer le compartiment principal. Le succès de cette opération se mesure à son taux de couverture des souscriptions, qui a atteint 104,55 %. Cela signifie que la demande des investisseurs a légèrement dépassé l’offre, témoignant d’un réel engouement pour ce produit issu de la recherche scientifique algérienne. L’admission officielle à la cote de la Bourse d’Alger est intervenue ce 14 juillet 2026. Qu’est-ce que le « taux de couverture des souscriptions » ? Le taux de couverture est un indicateur financier qui mesure le rapport entre le nombre d’actions demandées par les investisseurs et le nombre d’actions proposées à la vente. Un taux de 104,55 % signifie que les investisseurs ont demandé légèrement plus d’actions que ce qui était proposé, un signe de confiance réelle, même si la souscription n’a pas été ouverte au grand public. Un compartiment spécifique : le « Compartiment Croissance » La Bourse d’Alger est structurée en plusieurs compartiments, un peu comme des divisions dans un championnat sportif. Le Compartiment Croissance est destiné aux entreprises en phase de développement, qui ne remplissent pas encore toutes les conditions pour intégrer le compartiment principal (où figurent les grandes sociétés comme Saidal ou la Banque de Développement Local). C’est un espace de transition qui permet aux jeunes entreprises de lever des fonds tout en bénéficiant d’exigences réglementaires adaptées à leur taille. Une souscription réservée Il est important de noter que cette introduction en Bourse n’a pas été ouverte à tous les investisseurs. La souscription était exclusivement réservée aux entités publiques relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à savoir universités, centres de recherche et filiales économiques du même ministère. En d’autres termes, ce sont des institutions de l’État qui ont investi dans la filiale d’un autre établissement de l’État. Cette approche, bien que limitée, témoigne d’une volonté de créer un écosystème financier interne au sein du secteur de la recherche, où les acteurs publics se financent mutuellement. Deux implications majeures d’un taux de 104,55 % Le taux de couverture de 104,55 % comporte deux lectures essentielles qui éclairent la portée de cette opération. Premièrement, ce chiffre révèle la grande confiance dont jouit le produit de la recherche scientifique algérienne auprès des acteurs économiques et des investisseurs du secteur. Dans un contexte où la recherche publique est souvent perçue comme éloignée des réalités du marché, ce succès de souscription démontre de manière tangible que les institutions académiques sont parfaitement capables de générer des produits financièrement attractifs et compétitifs. Deuxièmement, il valide pleinement le succès de l’approche adoptée par le ministère, qui vise à faire passer l’université et les centres de recherche d’une nature purement académique à une contribution directe et mesurable à la création de richesses et d’emplois. Il s’agit en réalité du passage d’une logique de « recherche pour la recherche » à une logique de « recherche pour le développement économique », où le savoir produit dans les laboratoires trouve naturellement sa place sur le marché. University Empowerment : quand l’université devient acteur économique Cette réalisation s’inscrit dans le cadre des directives du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à bâtir une économie de la connaissance forte et durable. Elle illustre concrètement le concept de « University Empowerment », en français, l’autonomisation ou responsabilisation des universités. Mais que signifie exactement ce terme ? L’« University Empowerment » est un concept de gouvernance universitaire qui vise à donner aux institutions d’enseignement supérieur et de recherche une plus grande autonomie financière, administrative et stratégique, tout en les rendant pleinement responsables de leurs résultats. Dans le cas algérien, cette autonomisation se traduit concrètement par trois axes d’action complémentaires. Le premier axe porte sur la valorisation des résultats de la recherche. Il s’agit de transformer les découvertes scientifiques produites dans les laboratoires en produits et services véritablement commercialisables, capables de trouver leur place sur le marché et de répondre aux besoins réels de l’économie. Le deuxième axe concerne l’autonomie financière. L’objectif est de permettre aux universités et aux centres de recherche de générer leurs propres revenus, au-delà du seul financement public qui constitue traditionnellement leur principale source de ressources. Cette diversification des revenus leur confère une plus grande indépendance et une meilleure capacité à investir dans leurs projets. Le troisième axe vise la création d’emplois. Il s’agit de développer des filiales économiques, à l’image de CRAPC Expertise, qui emploient directement des chercheurs, des techniciens et des commerciaux, transformant ainsi le savoir-faire académique en opportunités concrètes de travail pour les compétences nationales. Ce modèle s’inspire des réussites internationales. Aux États-Unis, les universités de Stanford et du MIT ont donné naissance à la Silicon Valley et à des milliers de start-ups grâce à la valorisation de leurs brevets. En France, le dispositif SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie) joue un rôle similaire en accompagnant la commercialisation des innovations universitaires. De la chimie de laboratoire aux solutions industrielles CRAPC Expertise incarne parfaitement cette transformation du laboratoire à l’entreprise. La société s’appuie sur trois pôles d’excellence pour répondre aux carences constatées sur le marché algérien. Le premier pôle est l’analyse physico-chimique. Il regroupe l’ensemble des activités de contrôle qualité, de tests de conformité et de certification des produits, permettant aux entreprises algériennes de garantir la fiabilité de leurs marchandises sans avoir recours à des laboratoires étrangers. Le deuxième pôle concerne l’assistance technique et la formation. CRAPC Expertise accompagne les entreprises dans l’utilisation de leurs équipements scientifiques, en leur transférant le savoir-faire nécessaire pour exploiter pleinement ces outils de haute technologie. Le troisième pôle vise la commercialisation de produits chimiques. La société produit et vend directement des réactifs et des substances indispensables à l’industrie algérienne, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis des importations et renforçant l’autonomie du tissu productif national. Cette stratégie vise à faire de CRAPC Expertise un acteur majeur du marché national dans les cinq prochaines années, en s’appuyant sur un capital social de 26 millions de dinars divisé en 260 000 actions. Un tournant stratégique pour l’économie algérienne L’entrée en Bourse de CRAPC Expertise n’est pas qu’une simple opération financière isolée. Elle représente un tournant stratégique et historique dans la voie de l’innovation universitaire et du développement économique national. Elle prouve concrètement que la recherche scientifique algérienne, longtemps confinée dans ses laboratoires et coupée des réalités du marché, est désormais capable de rivaliser avec des solutions industrielles et commerciales compétitives. Elle démontre aussi que cette recherche peut attirer des investissements et générer ses propres revenus, sans dépendre uniquement des dotations de l’État. Enfin, elle montre que la recherche peut créer de l’emploi en structurant des filiales économiques autour du savoir-faire académique, offrant ainsi des perspectives concrètes aux chercheurs et aux techniciens formés dans les universités algériennes. C’est également un signal fort envoyé à l’ensemble du tissu économique algérien : les centres de recherche ne sont plus de simples consommateurs de budget public, mais des producteurs de valeur à part entière, capables de s’autofinancer et de contribuer activement au développement national. Vers une Bourse algérienne plus diversifiée Cette introduction s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification de la Bourse d’Alger. En juin 2026, la COSOB (Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse) a validé simultanément l’augmentation de capital de CRAPC Expertise et de la société AYRADE SPA, qui a enregistré un taux de souscription encore plus élevé de 138,40 %. Ces opérations témoignent d’un intérêt croissant des investisseurs pour les entreprises innovantes et illustrent la volonté des pouvoirs publics de dynamiser le marché financier national en y intégrant de nouveaux secteurs notamment la recherche, la technologie et les services à forte valeur ajoutée. La recherche algérienne entre dans une nouvelle ère L’inscription de CRAPC Expertise à la Bourse d’Alger, le 14 juillet 2026, marque une étape décisive. Elle concrétise la vision d’une université algérienne autonome, responsable et créatrice de richesses. Du laboratoire de Bou-Ismaïl à la cote de la Bourse d’Alger, le parcours de CRAPC Expertise montre que la connaissance scientifique, lorsqu’elle est bien valorisée, peut devenir un puissant moteur de développement économique. Pour l’Algérie, c’est la promesse d’une économie de la connaissance où la recherche n’est plus un coût, mais un investissement. Où les chercheurs ne sont pas seulement des professeurs, mais aussi des entrepreneurs. Et où les universités, loin d’être des îlots isolés, deviennent des piliers actifs de la croissance nationale.

Cyberattaque géante au ministère des Finances Français <BR> Quand le « coffre-fort » du fisc vole en éclats

Cyberattaque géante au ministère des Finances Français
Quand le « coffre-fort » du fisc vole en éclats

Début août 2026, une cyberattaque d’une ampleur inédite a frappé la Direction générale des finances publiques (DGFIP) française, exposant les données personnelles et fiscales de près de 700 000 contribuables francais. Si les pirates, baptisés « ZeroBytes », ont rapidement revendu leur butin sur le dark web, c’est surtout la défaillance des systèmes de détection de l’administration qui interroge. Alors que l’exécutif tente de gérer la crise, l’opposition dénonce une « dette technique » accumulée depuis des années, faite de sous-investissements, de dépendance aux prestataires privés et de pénurie d’experts en cybersécurité. Une enquête judiciaire est ouverte et une commission d’enquête parlementaire pourrait voir le jour, tandis que l’audit réclamé par le Premier ministre francais, Sébastien Lecornu, devra déterminer si l’État est encore capable de protéger sa souveraineté numérique à l’heure où l’intelligence artificielle démultiplie les menaces. C’est une onde de choc qui secoue les couloirs du Ministère francais de l’Économie et des Finances et jette un pavé dans la mare numérique de l’État francais. Début août, les données fiscales de 678 000 contribuables ont été siphonnées avant d’être prestement revendues. Au-delà du magot, c’est toute la crédibilité de la cybersécurité publique qui se retrouve sur le grill. Chronique d’une fuite annoncée Imaginez le scénario. Vous recevez vos avis d’imposition, vous essayez de boucler vos comptes, et soudain, on vous apprend que vos données les plus intimes, revenus, identifiants fiscaux, coordonnées, se baladent dans la nature. C’est la douche froide vécue par des centaines de milliers de Français et de professionnels cet été. Le plus vertigineux dans cette affaire? Ce n’est pas la vigilance des services de l’État qui a permis de donner l’alerte, mais bien les pirates eux-mêmes. En revendiquant leur forfait, ils ont jeté une lumière crue sur un angle mort vertigineux car les boucliers numériques du fisc n’ont rien vu venir. L’intrusion s’était pourtant produite en juin, mais la machine administrative est restée aveugle jusqu’à ce que le soufflé médiatique ne retombe sur la table des ministres. L’exécutif en mode pompier pyromane Face à l’incendie, le gouvernement a bien tenté de sortir les grands seaux d’eau. Le Premier ministre francais, Sébastien Lecornu, a débarqué en urgence à la manœuvre, convoquant une cellule interministérielle de crise pour piloter l’information au compte-gouttes des victimes et tenter de colmater les brèches. Mais à l’extérieur, la soupe à la grimace fait rage. L’opposition s’en donne à cœur joie, pointant du doigt une « dette technique » abyssale. Des décennies de sous-investissement chronique, une dépendance forte à des prestataires externes et une pénurie chronique d’experts en cybersécurité au sein de l’appareil d’État auraient transformé le service public en passoire numérique. Le résultat est une une enquête judiciaire vient d’être ouverte par le parquet de Paris pour « extraction frauduleuse » et « association de malfaiteurs », tandis que le Parlement trépigne d’impatience à l’idée d’ouvrir une commission d’enquête. La double peine du dark web Le pire dans tout cela? L’affaire ne s’arrête pas aux frontières de l’administration. Le groupe de hackers à l’origine du casse, baptisé ‘ZeroBytes’, a affirmé avoir déjà refourgué le magot à de mystérieux acheteurs pour quelques milliers d’euros. Pour les victimes, c’est la double peine et c’est la certitude de voir leurs données s’évanouir sur le dark web et la menace rampante de campagnes de phishing ultra-personnalisées dans les mois à venir. À l’heure où l’IA décuple la puissance de feu des cybercriminels, cet épisode sonne l’heure des comptes. L’audit promis par le Premier ministre français pour la rentrée de septembre devra dire si l’État a les épaules assez solides pour défendre sa souveraineté numérique. Une chose est sûre est que le mythe de l’invulnérabilité des services publics vient de voler en éclats. A savoir Définition Qu’est-ce qu’une fuite de données (ou data breach) ? : Une violation de sécurité entraînant la destruction, la perte, l’altération, la divulgation ou l’accès non autorisé à des données personnelles. Qu’est-ce qu’un plan de sécurisation des administrations ? : Un programme gouvernemental lancé le 30 avril pour renforcer la gouvernance numérique de l’État et débloquer des fonds, comme les 200 millions d’euros évoqués pour lutter contre les cyberattaques. Le rôle de la CNIL : La Commission nationale de l’informatique et des libertés, autorité administrative indépendante, a été notifiée de la violation, comme l’exige le Règlement général sur la protection des données (RGPD) pour les incidents majeurs. Une série d’incidents : Ce piratage s’inscrit dans une série d’attaques ayant visé des services publics, comme celle de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) au début de l’année 2026, alimentant un sentiment de vulnérabilité chronique.

Bureau fédéral de la FAF: Demission de Benhamza, Oukali et Touil

Bureau fédéral de la FAF: Demission de Benhamza, Oukali et Touil

La Fédération algérienne de football (FAF) a publié sur son site officiel, dimanche, la démission de trois membres de son Bureau Fédéral. Un très court communiqué de l’instance fédérale indique donc que « Durant la réunion du Bureau Fédéral du 28 Avril 2022 et dans le cadre de leur mise en conformité avec les règlements […] L’article Bureau fédéral de la FAF: Demission de Benhamza, Oukali et Touil est apparu en premier sur La Gazette du Fennec . https://twitter.com/LGDFennec/status/1520547408781918208

Quand les résistances au changement pénalisent les élans de modernité

Quand les résistances au changement pénalisent les élans de modernité

Quand les résistances au changement pénalisent les élans de modernité Oran semble vivre depuis plusieurs mois au rythme d’une vaste opération de remise en ordre. Nettoyage des quartiers, élimination des points. Cette dynamique traduit une volonté réelle des autorités locales de réhabiliter l’espace public et de replacer le cadre de vie du citoyen parmi les priorités de la gestion urbaine. Les campagnes récemment engagées dans plusieurs communes de la wilaya montrent que le temps des simples déclarations est progressivement remplacé par celui des actions concrètes. Cette démarche traduit une prise de conscience: L’attractivité d’une grande métropole ne dépend pas uniquement des grands projets d’infrastructures ou des investissements lourds. Elle repose également sur des gestes quotidiens : une rue propre, un trottoir libéré, un espace vert entretenu, une collecte régulière des déchets, un mobilier urbain préservé. C’est dans ces détails que se mesure finalement la qualité de la gouvernance locale. Mais une campagne, aussi énergique soit-elle, ne suffit pas à changer durablement les habitudes. C’est précisément là que commencent les véritables difficultés. Car la ville résiste souvent au changement. Derrière chaque trottoir libéré, il arrive qu’un nouvel étal réapparaisse quelques jours plus tard. Derrière chaque dépôt d’ordures éliminé renaît parfois un nouveau point noir, alimenté par les mêmes comportements d’incivisme. Les interventions successives donnent parfois l’impression de recommencer éternellement le même travail. Cette résistance ne provient pas uniquement du manque de moyens. Elle résulte aussi d’une culture urbaine qui peine encore à considérer l’espace public comme un patrimoine collectif. Beaucoup continuent de percevoir la rue comme un prolongement de leur propriété privée, où l’on entrepose des matériaux de construction, où l’on stationne anarchiquement, où l’on abandonne des déchets sans mesurer les conséquences sur l’ensemble de la collectivité. À cela s’ajoutent encore parfois des insuffisances administratives. La coordination entre certains services demeure perfectible. Les contrôles connaissent parfois des périodes d’intensité suivies de longs relâchements. Certaines décisions tardent à être appliquées avec la même rigueur sur l’ensemble du territoire communal. Les citoyens observent également que les sanctions ne sont pas toujours suivies d’effets durables, ce qui finit par entretenir un sentiment d’impunité chez les contrevenants. La véritable réussite de cette politique dépendra donc moins du nombre d’opérations de nettoyage que de leur continuité. Une ville ne devient pas propre parce qu’on la nettoie une fois, mais parce qu’on l’empêche durablement de se salir. La nuance est fondamentale. Elle suppose un entretien permanent, une planification rigoureuse, des moyens humains adaptés, mais aussi une implication constante des élus locaux, des associations et surtout des habitants. Il serait également souhaitable que cette dynamique s’accompagne d’une évaluation régulière des résultats. Quels quartiers ont réellement changé ? Quels dysfonctionnements persistent ? Quels responsables ont atteint leurs objectifs ? Une gestion moderne repose autant sur la transparence que sur l’action. Oran possède aujourd’hui tous les atouts pour réussir cette transformation. Les initiatives engagées démontrent que les autorités veulent rompre avec le laisser-aller qui a longtemps dégradé l’image de la ville. Mais le défi consiste désormais à inscrire ces efforts dans la durée. Une ville bien gérée ne se construit pas à coups d’opérations ponctuelles. Elle se façonne chaque jour par la constance, la discipline collective et la capacité de chacun à respecter un espace qui appartient à tous. La reconquête de l’ordre urbain ne sera véritablement achevée que lorsque les campagnes exceptionnelles deviendront inutiles, parce que le civisme, l’organisation et la responsabilité auront enfin pris le relais. — Par S.Benali

Algérie : un ancien international met en garde contre un danger grandissant

Algérie : un ancien international met en garde contre un danger grandissant

Karim Matmour, ancienne gloire du football algérien, a tiré la sonnette d'alarme sur l'état de la formation en Algérie. Après l'élimination des Fennecs dès le tour préliminaire de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse, l'ex-international estime que le mal est bien plus profond qu'il n'y paraît. Un Mondial 2026 qui révèle les failles structurelles La sortie prématurée de l'Algérie au 32e de finale de la Coupe du monde 2026, battue par la Suisse, a exposé au grand jour les lacunes d'une sélection en manque de repères. Au-delà des résultats, c'est la passivité et l'absence de réaction des joueurs qui ont frappé les observateurs, à commencer par Matmour lui-même. Invité de la chaîne Algérie Internationale , l'ancien milieu de terrain n'a pas mâché ses mots : «Tout le monde dit que nous n'avons pas un bon championnat, mais quand je regarde nos matchs, je ne trouve aucun jeune joueur qui joue titulaire dans les équipes du haut du tableau.» La Ligue 1 algérienne, un désert pour les jeunes talents Le diagnostic de Matmour est sans appel : la Ligue 1 algérienne ne laisse pas suffisamment de place aux jeunes joueurs pour éclore. À ses yeux, ce blocage constitue un handicap structurel majeur dans la course à la compétitivité internationale. «Nous accusons un retard considérable dans ce domaine. Il est inadmissible de ne pas être capables de trouver des joueurs de 17 ans aptes à évoluer en championnat algérien. Il y a un dysfonctionnement réel.» L'ancien Fennec a également pointé le fossé qui sépare l'Algérie de ses concurrents directs : dans d'autres nations, des joueurs de 18 ans cumulent déjà une trentaine de matchs professionnels dans les jambes, quand les espoirs algériens peinent à s'imposer dans leur propre championnat. Un appel urgent à une politique de formation ambitieuse Pour Matmour, la solution passe par une refonte profonde de l'approche formative. Permettre aux jeunes de fouler régulièrement les pelouses de Ligue 1 algérienne n'est pas un luxe, mais une condition sine qua non pour que les Fennecs retrouvent leur rang sur la scène continentale et mondiale. «Il faut mettre en place une politique qui permette aux jeunes joueurs d'atteindre le niveau requis pour participer aux matchs du championnat algérien. Dans le cas contraire, la situation deviendra extrêmement compliquée», a-t-il conclu avec gravité. Ce cri d'alarme de Karim Matmour intervient à un moment charnière pour le football algérien, contraint de se reconstruire après une désillusion mondiale. La balle est désormais dans le camp de la FAF et des clubs professionnels pour engager les réformes qui s'imposent.

Quand les boussoles du Nord s’affolent…

Quand les boussoles du Nord s’affolent…

Le grand échiquier de l’économie planétaire traverse une phase de turbulences exacerbées, où les certitudes d’hier se heurtent de plein fouet aux réalités d’une fragmentation structurelle globale. La semaine se clôturant ce dimanche 9 août 2026 restera comme le témoin d’un basculement profond des polarités géopolitiques, mettant à nu les contradictions insolubles des anciennes puissances face à la montée en puissance méthodique de nouvelles architectures de souveraineté. Entre un Occident pris de vertige face à ses propres paradoxes monétaires et un Sud Global résolu à dicter ses règles de connectivité, le monde n’évolue plus à la même vitesse ni selon les mêmes axes. Euphorie boursière sur fond de détresse réelle La locomotive économique américaine envoie des signaux de grippage que les marchés, dans une cynique lucidité, ont choisi de célébrer. Contre toute attente, l’économie des États-Unis a détruit 23.000 emplois au mois de juillet, une douche froide pour les analystes qui projetaient un gain de 80.000 postes. L’éditorialiste de Bloomberg a d’ailleurs qualifié cette séquence de « rupture inattendue dans la résilience du marché du travail ». Paradoxalement, Wall Street a réagi par l’euphorie : le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux sommets historiques cette semaine, portés par la certitude que la Réserve fédérale (Fed) écartera toute perspective de hausse des taux. Une déconnexion pathologique entre l’économie réelle et la spéculation financière qui pousse l’or vers des sommets stratosphériques, atteignant un record historique de 4.401,30 dollars l’once. Pendant ce temps, la vieille Europe se fracture sous le poids de ses impasses sécuritaires et migratoires. À la suite d’une crise migratoire exceptionnelle dans l’enclave espagnole de Ceuta, l’Italie a suspendu l’accord de Schengen avec l’Espagne, provoquant immédiatement une réplique de Madrid par des contrôles stricts aux frontières ce samedi. Cette déstabilisation interne de l’Union européenne, couplée au rachat par le fonds américain Apollo de la compagnie EasyJet pour 6,7 milliards d’euros, souligne une perte de contrôle progressive de l’Europe sur ses propres actifs industriels et ses espaces souverains. De la dépendance à la gouvernance des flux Loin de cette fébrilité occidentale, le Sud Global structure son émancipation avec une rigueur géostratégique remarquable. L’accord technique historique validé cette semaine entre Téhéran et Mascate pour réorganiser le transit dans le détroit d’Ormuz — où le trafic s’était effondré à seulement 10 navires par jour en juillet — illustre cette volonté de reprendre en main les artères du commerce mondial. Les pays émergents refusent désormais de voir leurs corridors vitaux dictés par des arbitrages extérieurs. Sur le plan de la sécurité collective, l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont scellé un pacte de défense tripartite inédit, traduisant la naissance d’un pôle technologique et militaire autonome, capable de s’affranchir des cadres multilatéraux traditionnels de l’Occident. Toutefois, ce chemin vers la souveraineté absolue n’est pas dénué d’obstacles structurels majeurs. Le durcissement asymétrique des frontières américaines en est la preuve flagrante : l’administration Trump vient d’imposer des cautions financières obligatoires oscillant entre 10.000 et 20.000 dollars pour l’obtention de visas de tourisme et d’affaires. Une mesure restrictive visant 50 pays, dont 30 nations africaines, et frappant d’une interdiction totale les États du Sahel comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces barrières financières constituent de véritables freins au déploiement commercial international des cadres du continent, forçant le Sud à accélérer la création de ses propres circuits de financement et de connectivité. Algérie : des fondamentaux en pleine expansion Au milieu de cette reconfiguration mondiale, l’Algérie avance avec une sérénité remarquable, consolidant sa position de pivot stratégique et de puissance industrielle montante en Afrique. Alors que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont revu à la hausse les projections de croissance de l’Algérie pour l’année 2026, l’établissant à un taux robuste de 3,8 %, le pays démontre une résilience économique hors pair. Cette dynamique est largement soutenue par les réformes de numérisation rigoureuses menées sous l’égide du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, notamment lors des récentes orientations du Conseil des ministres. Sur le plan industriel et des ressources, Alger concrétise sa rupture historique avec la dépendance à la rente brute. Le pays a franchi des paliers décisifs, s’imposant parmi les leaders mondiaux de la transformation d’engrais phosphatés avec un objectif de production de 10 millions de tonnes par an. De plus, le décret exécutif n° 26-273 publié le 1er août 2026 vient de déclarer d’utilité publique les tronçons El Meniaâ-In Salah et In Salah-Tamanrasset pour le projet titanesque de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. Cette infrastructure monumentale désenclavera le grand Sud et propulsera l’intégration commerciale avec l’Afrique subsaharienne. En parallèle, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a sécurisé cette semaine l’achat de 720.000 tonnes de blé tendre, tandis que le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) a finalisé un pilote semi-industrialisé pour transformer les huiles usagées en biodiesel. Ces réalisations chiffrées confirment que la stabilité institutionnelle de l’Algérie se traduit par une souveraineté économique concrète. Le verdict du dimanche Le bilan de cette semaine achève de tracer une ligne de démarcation claire entre deux mondes. Le verdict est d’abord monétaire : la fragilisation de l’emploi américain et la hausse de l’or prouvent que la valeur refuge ne réside plus dans les promesses fiduciaires occidentales, mais dans les actifs tangibles. Le verdict est ensuite géopolitique : face au protectionnisme et au repli identitaire de l’espace européen, qui suspend ses propres accords de libre circulation par simple réflexe de panique, le Nord choisit le cloisonnement. Le verdict est enfin stratégique pour l’Algérie et son ancrage africain : face aux barrières arbitraires des visas américains et à l’instabilité des marchés, la diversification industrielle nationale, la sécurisation des approvisionnements et les grands projets d’infrastructures transsahariens s’avèrent être les seuls boucliers efficaces. L’Algérie ne subit pas le nouveau monde ; elle le construit à sa propre cadence. L. K.

Dots : les nouveaux agents personnels d’OpenAI et vous pourrez bientôt en contrôler plusieurs

Dots : les nouveaux agents personnels d’OpenAI et vous pourrez bientôt en contrôler plusieurs

Les agents d’IA d’OpenAI les ont récemment mis dans l’embarras, et naturellement l’entreprise met donc sur le marché des agents que presque n’importe qui peut utiliser pour effectuer des tâches avec une supervision minimale. Lors de son événement DevDay à San Francisco aujourd’hui, l’entreprise a annoncé Dots. OpenAI présente Dots comme des systèmes d’IA proactifs et toujours actifs qui peuvent s’attaquer à vos tâches à chaque heure de la journée. « La magie des Dots, c’est quand ils vous apportent un travail fait à votre façon, parfois avant même que vous n’ayez pensé à le demander », explique l’entreprise. Elle cite un exemple où le Dot d’un testeur a remarqué qu’il avait oublié de facturer une publication pour un article. Le Dot a préparé une facture et l’a envoyée au nom de la personne après avoir obtenu son accord. Avec l’accès à l’écosystème de plug-ins d’OpenAI, les Dots peuvent interagir avec plus de 4 000 applications. De plus, les nouvelles intégrations avec Slack et Microsoft Teams signifient que vous pouvez dialoguer avec votre Dot en dehors de ChatGPT et des applications Codex et Work de l’entreprise. « Les Dots peuvent presque tout faire en utilisant leur propre ordinateur dans le cloud, leur propre navigateur et les applications que vous avez connectées », déclare OpenAI, ajoutant que vous pouvez ouvrir l’« ordinateur » de votre Dot à tout moment pour vérifier ce qu’il fait. Il est également possible de connecter les Dots à votre propre PC, ce qui leur permet de le contrôler en votre nom et de travailler à vos côtés. OpenAI « Travailler avec votre Dot est aussi simple que d’avoir une conversation », explique OpenAI. « Vous pouvez envoyer des messages ou appeler des Dots dans ChatGPT sur le bureau, le web et le mobile. Ils peuvent aussi vous envoyer des messages avec des progrès, des questions ou des décisions qui vous concernent. » Déclare la société. Les Dots peuvent porter le contexte sur toutes les surfaces sur lesquelles vous pouvez interagir avec eux. Compte tenu du palmarès récent d’OpenAI en matière de sécurité, l’entreprise tient à mettre en avant les dispositifs de sécurité intégrés à Dots. Lors de la connexion à des sites web, l’entreprise affirme qu’ils peuvent utiliser vos mots de passe enregistrés sans les exposer au modèle sous-jacent. OpenAI a également intégré des garde-fous dans leur fonctionnalité de recherche proactive, ce qui permet aux Dots d’accomplir des tâches pour vous en arrière-plan. « Cela se fait en utilisant les applications que vous avez déjà connectées avec des outils qui sont restreints à une lecture seule, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas envoyer de messages, modifier le contenu des applications ou contrôler votre navigateur ou votre ordinateur », déclare OpenAI. En ce qui concerne l’utilisation de vos applications et services, vous pouvez gérer les permissions d’un Dot via les contrôles d’applications existants de ChatGPT. « Les Dots démarrent avec des règles intégrées sur quand agir de manière indépendante et quand demander une approbation », déclare OpenAI. Les utilisateurs peuvent écrire leurs propres règles personnalisées pour définir quelles actions spécifiques nécessitent une approbation. OpenAI déploie les Dots sur des marchés sélectionnés pour les abonnés Pro et Business Premium à partir d’aujourd’hui. En tant qu’utilisateur Pro ou Business Premium, votre premier Dot est gratuit. Vous pouvez dialoguer avec lui autant que vous le souhaitez dans ChatGPT, bien que les limites d’utilisation dans Codex et Work s’appliquent comme d’habitude.

Village des artisans : une vitrine d’opportunités pour les jeunes créateurs

Village des artisans : une vitrine d’opportunités pour les jeunes créateurs

L’Hôtel El Aurassi abritera du 15 au 25 décembre, la première édition du Village des artisans, un événement inédit dédié à la valorisation et à la promotion du savoir-faire algérien. Pensé comme un espace d’exposition, de vente et d’échange, ce village créatif ambitionne de soutenir l’évolution des artisans locaux et de renforcer leur visibilité dans […] The post Village des artisans : une vitrine d’opportunités pour les jeunes créateurs appeared first on Le Jeune Indépendant .

MAL : La réponse de Sangaré à un supporter

MAL : La réponse de Sangaré à un supporter

Le temps où les joueurs répondaient directement à leurs détracteurs sur les réseaux semble bien loin. Dans une époque où la plupart des réseaux sociaux des stars du foot moderne sont gérés par des agences de communication, certains tiennent encore leur propre baraque. C’est le cas de Mamadou Sangaré. Et cela donne lieu à de drôles de situations. Mardi soir, après la victoire étriquée du Mali contre le Liberia (1-0) en qualifications pour la CAN 2027, un supporter des Aigles n’a pas semblé convaincu par la prestation des siens. Il s’est exprimé sur X : «Ce but n’enlève rien au match catastrophique de notre équipe». Néanmoins, dans la foulée, l’ancien milieu lensois et international malien Mamadou Sangaré a ironisé sur la situation : «Est- ce que t’as vu le terrain, là ? Réalité et TV, ce n’est pas la même chose, mon gars ! Al-Hamdoulillah pour les 3 points». Avec SO

Commerce extérieur : les opérateurs invités à finaliser leur inscription sur la plateforme de suivi de l’importation des matières premières

Commerce extérieur : les opérateurs invités à finaliser leur inscription sur la plateforme de suivi de l’importation des matières premières

Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a publié, ce mardi 23 décembre un communiqué, destiné aux opérateurs économiques dans le domaine de l’importation pour leur propre compte, relevant des activités de gestion et/ou d’équipement. Le ministère a invité l’ensemble des opérateurs économiques dans le domaine de l’importation pour leur propre […] The post Commerce extérieur : les opérateurs invités à finaliser leur inscription sur la plateforme de suivi de l’importation des matières premières appeared first on Algerie Eco .

Cancer du sein hormonodépendant : quand les hormones deviennent une cible du traitement

Cancer du sein hormonodépendant : quand les hormones deviennent une cible du traitement

Dans le cancer du sein, le nom de la maladie ne suffit plus à dire comment une patiente sera traitée. Une partie essentielle de la prise en charge se joue désormais dans l’analyse biologique de la tumeur, et notamment dans une question devenue centrale : les cellules cancéreuses sont-elles sensibles aux hormones ? Lorsque la réponse est oui, les médecins parlent de cancer du sein hormonodépendant. Cette caractéristique concerne une large part des cancers du sein et change directement la stratégie thérapeutique, car elle offre une cible que les traitements peuvent exploiter. Les spécialistes expliquent que certaines cellules tumorales possèdent des récepteurs capables de capter l’action des œstrogènes ou de la progestérone. Ces hormones, naturellement présentes dans l’organisme, peuvent alors contribuer à stimuler la croissance de la tumeur. C’est pourquoi leur recherche fait partie des analyses réalisées après une biopsie ou une intervention chirurgicale. Cette dépendance, qui favorise le développement du cancer, peut aussi devenir son point faible. L’hormonothérapie vise précisément à empêcher les cellules tumorales de profiter de cette stimulation. Malgré son nom, elle ne consiste pas à donner des hormones à la patiente, mais à bloquer leur action ou à réduire leur production. Ce principe a profondément modifié la prise en charge de ces cancers. Selon les oncologues, l’hormonothérapie peut être utilisée après une opération pour diminuer le risque de récidive, dans certaines situations avant la chirurgie, ou encore lorsque la maladie est devenue avancée ou métastatique. Le traitement peut alors s’inscrire dans la durée et se poursuivre pendant plusieurs années. Le fait qu’une tumeur soit hormonodépendante ne signifie toutefois pas qu’elle est bénigne ou qu’elle évoluera nécessairement lentement. Les spécialistes insistent sur la grande diversité de ces cancers. Certains répondent durablement aux traitements, tandis que d’autres peuvent récidiver plusieurs années après le diagnostic initial. C’est aussi ce qui explique pourquoi deux patientes atteintes d’un cancer hormonodépendant ne recevront pas forcément le même traitement. Le stade de la maladie, la ménopause, la présence ou non d’autres marqueurs comme HER2, le risque de récidive et les caractéristiques propres de la tumeur pèsent dans les décisions thérapeutiques. La principale difficulté apparaît lorsque la maladie cesse de répondre correctement au blocage hormonal. Les cellules cancéreuses peuvent alors utiliser d’autres mécanismes pour poursuivre leur croissance. Cette résistance est devenue l’un des principaux défis de la recherche sur les cancers du sein hormonodépendants. Ces dernières années, les possibilités de traitement se sont élargies avec l’association de l’hormonothérapie à des thérapies ciblées capables d’agir sur d’autres mécanismes de prolifération des cellules tumorales. L’objectif n’est plus seulement de bloquer l’action des hormones, mais aussi de couper les voies de secours que certaines tumeurs utilisent pour continuer à progresser. Cette évolution traduit un changement plus large dans la prise en charge du cancer du sein. Le traitement ne dépend plus uniquement de la localisation ou de la taille de la tumeur, mais de plus en plus de son profil biologique et de la manière dont elle fonctionne. Dans le cancer du sein hormonodépendant, les hormones ne sont donc pas seulement un facteur de croissance de la maladie. Elles sont aussi devenues une porte d’entrée thérapeutique, capable d’orienter pendant plusieurs années le parcours de soins d’une patiente. Amina Azoune

Meta présente un nouvel assistant d’IA pour les créateurs d’Instagram

Meta présente un nouvel assistant d’IA pour les créateurs d’Instagram

L’assistant Edits offre des conseils personnalisés basés sur votre audience et sur les contenus les plus performants. Meta/Engadget Il n’est pas difficile de trouver des conseils générés par l’IA pour à peu près tout de nos jours, mais Meta pense avoir trouvé la solution parfaite pour sa vaste communauté de créateurs avec son nouvel assistant Edits. Pour mémoire, Edits est l’application de montage vidéo axée sur les créateurs de Meta, lancée l’année dernière en tant que concurrente de CapCut de TikTok. Le nouvel assistant Edits est présenté par Meta comme un chatbot fortement personnalisé qui comprend l’audience de chaque individu, plutôt que de proposer simplement des conseils d’IA génériques et, eh bien, médiocres. Dans un communiqué de presse, Meta a déclaré que votre nouveau « partenaire créatif » peut analyser vos données et proposer des idées de vidéos en se fondant sur les performances des contenus précédents et les tendances actuelles. Vous pouvez lui demander quelles vidéos ont bien fonctionné pour vous récemment, ou obtenir des retours sur pourquoi certains reels n’ont pas autant résonné avec votre audience. L’assistant peut plonger dans toutes vos données Instagram, y compris les abonnements, les vues, les likes, les partages et les statistiques de rétention, sur lesquelles il s’appuiera pour répondre à vos requêtes. Il privilégie les schémas de performance plutôt que d’adapter ses conseils à une seule vidéo qui a connu un grand succès, et proposera des concepts, des accroches et des légendes pour de futures vidéos en fonction de votre approche passée de la plateforme. Il peut également suggérer quel audio utiliser en fonction du style de contenu que vous produisez. L’assistant Edits a déjà été testé par certains créateurs de la communauté de Meta, et il sera gratuit à utiliser dans l’application jusqu’à ce que vous atteigniez une limite quotidienne de prompts non précisée. L’entreprise espère sans doute que cette nouvelle fonctionnalité incitera davantage de créateurs à souscrire à l’une de ses nouvelles formules Meta One, qui débloqueront des limites d’utilisation plus élevées pour les utilisateurs avancés. Le forfait le plus cher de ces plans coûte la somme impressionnante de 499 dollars par mois.

Cancer du sein hormonodépendant : quand les hormones deviennent une cible du traitement

Cancer du sein hormonodépendant : quand les hormones deviennent une cible du traitement

Dans le cancer du sein, le nom de la maladie ne suffit plus à dire comment une patiente sera traitée. Une partie essentielle de la prise en charge se joue désormais dans l’analyse biologique de la tumeur, et notamment dans une question devenue centrale : les cellules cancéreuses sont-elles sensibles aux hormones ? Lorsque la réponse est oui, les médecins parlent de cancer du sein hormonodépendant. Cette caractéristique concerne une large part des cancers du sein et change directement la stratégie thérapeutique, car elle offre une cible que les traitements peuvent exploiter. Les spécialistes expliquent que certaines cellules tumorales possèdent des récepteurs capables de capter l’action des œstrogènes ou de la progestérone. Ces hormones, naturellement présentes dans l’organisme, peuvent alors contribuer à stimuler la croissance de la tumeur. C’est pourquoi leur recherche fait partie des analyses réalisées après une biopsie ou une intervention chirurgicale. Cette dépendance, qui favorise le développement du cancer, peut aussi devenir son point faible. L’hormonothérapie vise précisément à empêcher les cellules tumorales de profiter de cette stimulation. Malgré son nom, elle ne consiste pas à donner des hormones à la patiente, mais à bloquer leur action ou à réduire leur production. Ce principe a profondément modifié la prise en charge de ces cancers. Selon les oncologues, l’hormonothérapie peut être utilisée après une opération pour diminuer le risque de récidive, dans certaines situations avant la chirurgie, ou encore lorsque la maladie est devenue avancée ou métastatique. Le traitement peut alors s’inscrire dans la durée et se poursuivre pendant plusieurs années. Le fait qu’une tumeur soit hormonodépendante ne signifie toutefois pas qu’elle est bénigne ou qu’elle évoluera nécessairement lentement. Les spécialistes insistent sur la grande diversité de ces cancers. Certains répondent durablement aux traitements, tandis que d’autres peuvent récidiver plusieurs années après le diagnostic initial. C’est aussi ce qui explique pourquoi deux patientes atteintes d’un cancer hormonodépendant ne recevront pas forcément le même traitement. Le stade de la maladie, la ménopause, la présence ou non d’autres marqueurs comme HER2, le risque de récidive et les caractéristiques propres de la tumeur pèsent dans les décisions thérapeutiques. La principale difficulté apparaît lorsque la maladie cesse de répondre correctement au blocage hormonal. Les cellules cancéreuses peuvent alors utiliser d’autres mécanismes pour poursuivre leur croissance. Cette résistance est devenue l’un des principaux défis de la recherche sur les cancers du sein hormonodépendants. Ces dernières années, les possibilités de traitement se sont élargies avec l’association de l’hormonothérapie à des thérapies ciblées capables d’agir sur d’autres mécanismes de prolifération des cellules tumorales. L’objectif n’est plus seulement de bloquer l’action des hormones, mais aussi de couper les voies de secours que certaines tumeurs utilisent pour continuer à progresser. Cette évolution traduit un changement plus large dans la prise en charge du cancer du sein. Le traitement ne dépend plus uniquement de la localisation ou de la taille de la tumeur, mais de plus en plus de son profil biologique et de la manière dont elle fonctionne. Dans le cancer du sein hormonodépendant, les hormones ne sont donc pas seulement un facteur de croissance de la maladie. Elles sont aussi devenues une porte d’entrée thérapeutique, capable d’orienter pendant plusieurs années le parcours de soins d’une patiente. Amina Azoune

Importations : Création d’une commission permanente pour le suivi des demandes

Importations : Création d’une commission permanente pour le suivi des demandes

Le dernier numéro du Journal officiel comporte un décret exécutif portant création d’une commission permanente chargée du suivi et du traitement des demandes d’importation. Le texte fixe sa composition, ses missions ainsi que les modalités de son fonctionnement. Présidée par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, cette commission comprend des représentants de plusieurs institutions et organismes, notamment le ministère des Finances, la Banque d’Algérie, l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) et le Conseil du renouveau économique algérien (CREA). Conformément à l’article 3 du décret, la commission assure le suivi des dossiers d’importation, examine les demandes et émet des avis à leur sujet. L’article 4 précise que l’examen porte sur chaque opération d’importation, sur la base d’une analyse des opérations réalisées par les opérateurs pour leur propre compte, dans le cadre de leurs activités liées à la production et aux services, ou pour le compte de tiers, pour leurs besoins propres. La commission est également chargée d’assurer un traitement en urgence aux produits présentant un caractère sensible et/ou revêtant un caractère prioritaire, afin de garantir l’approvisionnement du marché national et le fonctionnement des unités de production. Elle peut, à ce titre, proposer toute mesure susceptible de faciliter le traitement des demandes d’importation. Ses missions comprennent aussi l’évaluation et l’analyse périodiques des données fournies par la plateforme numérique dédiée à l’enregistrement des demandes d’importation. S’agissant des modalités de fonctionnement, l’article 5 autorise la commission à constituer, si nécessaire, des groupes de travail spécialisés pour l’assister dans l’accomplissement de ses missions. L’article 6 fixe les règles de quorum et les modalités de réunion de la commission. Enfin, l’article 7 prévoit que son président transmet chaque semaine un rapport sur ses activités au Premier ministre. Sarah O.