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Incubateurs d'entreprises : Suivi

Incubateurs d'entreprises : Suivi

  • Une commission intersectorielle pour le suivi des incubateurs a été installée jeudi dernier au siège du ministère.
  • La commission doit coordonner les initiatives pour améliorer les performances des structures d'accompagnement et des start-up.
  • Le premier chantier porte sur l'évaluation avec la définition d'objectifs et d'indicateurs communs.
  • L'instance favorise la complémentarité entre structures publiques et privées par des échanges d'expériences.
  • Le réseau universitaire compte 134 incubateurs d'entreprises selon les données du secteur.

Une commission intersectorielle chargée du suivi des incubateurs d’entreprises a été installée jeudi dernier, au siège du ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises. La cérémonie a été présidée par le ministre Noureddine Ouadah.

Réunissant des représentants des départements ministériels concernés et des groupements de l’écosystème de l’innovation, cette instance doit coordonner les initiatives consacrées aux structures qui accompagnent les porteurs de projets.

L’objectif affiché est d’améliorer leurs performances et, par ce biais, l’appui apporté aux start-up, selon le communiqué du ministère.

Le premier chantier porte sur l’évaluation. La commission travaillera à des objectifs et à des indicateurs communs pour évaluer les résultats des incubateurs et la qualité de leur accompagnement. Le ministère inscrit également leur rentabilité parmi les objectifs de cette démarche.

Ces critères communs concernent des structures aux profils différents, implantées notamment dans les universités ou gérées par des acteurs privés. Ils doivent permettre aux départements concernés de partager leurs informations et de mieux utiliser les programmes mis en place dans chaque secteur.

Ce suivi porte à la fois sur le travail de chaque incubateur et sur les liens qu’il entretient avec les autres structures d’accompagnement.

L’évaluation des incubateurs figurait déjà parmi les priorités du ministère. En juin dernier, celui-ci avait ouvert la deuxième édition de son système d’évaluation pour 2026, fondé sur des indicateurs de performance et des normes internationales. Quelques mois plus tôt, en janvier, cinq incubateurs avaient été distingués à l’échelle nationale.

Dans ce contexte, la nouvelle commission intervient avec une mission de coordination entre secteurs. L’harmonisation des critères peut donner une lecture commune des résultats obtenus par les structures d’accompagnement et faciliter le partage de leurs pratiques.

Les relations entre structures publiques et privées constituent un autre volet de ses missions. La commission est chargée de favoriser leur complémentarité par une coordination sur le terrain et des échanges d’expériences à l’échelle nationale.

Les services qu’un incubateur peut offrir montrent l’intérêt de cette coopération. Le portail national des start-up mentionne les espaces de travail, les formations, l’appui administratif et comptable, le mentorat et les contacts avec des investisseurs ou des clients.

Ces ressources répondent à des besoins différents au cours de la création et du développement d’une entreprise. Mettre en relation les dispositifs existants peut aider un porteur de projet à trouver l’accompagnement adapté à son stade d’avancement.

Le réseau universitaire occupe une place importante dans ce paysage. En octobre de l’année écoulée, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait état, dans son secteur, de 134 incubateurs d’entreprises et de 256 start-up universitaires entrées en activité sur les marchés national et international.

En février de cette année, il a mis en service une plateforme reliant les étudiants aux incubateurs et aux centres de développement de l’entrepreneuriat des établissements universitaires.

Ce réseau constitue l’un des espaces où le partage d’informations, l’orientation des porteurs de projets et la valorisation des expériences d’incubation peuvent prendre forme. Il illustre aussi la diversité des programmes que la nouvelle commission est appelée à rapprocher.

D’autres instruments soutiennent l’activité des incubateurs. Le label « incubateur » rend les structures éligibles à des aides de l’Etat, notamment à des exonérations fiscales et à des subventions, selon le portail du ministère chargé des start-up. Sa délivrance relève du Comité national de labellisation, dont la composition a été renouvelée en mars. Ce comité attribue également les labels « projet innovant », « startup » et « accélérateur ».

Par ailleurs, en mai, le ministère a lancé la deuxième édition de Kick Start, programme d’appui aux incubateurs. La commission installée, jeudi, intervient donc dans un écosystème doté de plusieurs outils, de la labellisation aux programmes de soutien et d’évaluation. La cohérence de ces actions sera à même de renforcer l’efficacité des incubateurs et de contribuer à la pérennité des start-up qu’ils accompagnent.

T. A. L.

Source : Ecotimes

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