Plus de 400 000 places pédagogiques, 23 nouvelles spécialités et 640 formations mises à jour sont au programme de la nouvelle session de la formation professionnelle. Pour accompagner cette montée en charge, le ministère du secteur a renforcé le suivi au niveau des wilayas afin de garantir la disponibilité des équipements, des formateurs et des conditions nécessaires à l’accueil des stagiaires.
Ces commissions sont chargées d’assurer un suivi quotidien de l’ensemble des opérations liées à la rentrée, a indiqué un communiqué du ministère publié vendredi. Leur mission porte notamment sur l’état de préparation des structures, la disponibilité des équipements ainsi que des moyens pédagogiques et techniques nécessaires au bon déroulement des formations.
Une attention particulière est également accordée aux inscriptions et aux opérations d’orientation. Les commissions devront suivre leur évolution et veiller à leur finalisation dans les délais impartis, afin d’éviter tout retard dans le lancement des cours.
Le volet relatif aux ressources humaines figure également parmi les priorités. Il s’agit de s’assurer de la disponibilité des enseignants et des personnels administratifs, mais aussi de leur répartition en fonction des besoins exprimés par les différents établissements de formation.
Sur le plan pédagogique, le suivi concernera les différentes formules proposées, notamment la formation professionnelle, l’apprentissage et la formation à distance. L’objectif est de garantir que les offres de formation retenues puissent être assurées dans les conditions requises dès le début de la session.
Sur le terrain, les commissions devront procéder à un état des lieux des ateliers, laboratoires, salles de cours, restaurants et autres espaces destinés aux stagiaires. Les réseaux et équipements techniques feront également l’objet de contrôles, au même titre que les opérations d’aménagement, d’équipement et les projets d’investissement en cours.
La disponibilité des matières premières, des fournitures et des consommables nécessaires aux activités pratiques constitue, elle aussi, un point de vigilance. Le ministère entend ainsi prévenir toute rupture susceptible d’entraver le déroulement normal des formations.
Le dispositif de suivi s’étend par ailleurs aux nouvelles structures développées dans le secteur, notamment les centres d’excellence, les centres de développement de l’entrepreneuriat, les espaces « Making-Lab » ainsi que les incubateurs d’entreprises. Ces structures devront être opérationnelles au démarrage de la nouvelle session.
Les conditions d’accueil et de prise en charge des stagiaires seront également passées au crible. L’hébergement, la restauration et le transport devront être assurés dans des conditions satisfaisantes, avec une attention particulière accordée aux stagiaires ayant des besoins spécifiques.
Pour assurer un contrôle rapproché de la situation dans les différentes wilayas, les commissions tiendront des réunions régulières et transmettront quotidiennement leurs rapports à travers la plateforme d’inspection du ministère. Ces remontées permettront de suivre avec précision l’évolution des inscriptions et le niveau de préparation des établissements, tout en identifiant rapidement les éventuelles insuffisances.
Cette rentrée intervient, faut-il le souligner, dans un contexte marqué par l’élargissement de l’offre de formation et la poursuite de la réforme du secteur. Plus de 400 000 places pédagogiques ont été mobilisées, avec l’ouverture de 23 nouvelles spécialités dans plusieurs domaines, notamment l’environnement, l’agriculture, l’industrie et la numérisation.
Les places pédagogiques ont été réparties entre les différents modes de formation, notamment la formation par apprentissage. Les inscriptions pour la nouvelle session ont été fixées du 8 août au 26 septembre, en prévision du démarrage des cours le 4 octobre prochain.
La ministre a également insisté sur la nécessité de s’appuyer pleinement sur le Référentiel national des formations et des compétences (RNFC), considéré comme un outil de référence pour adapter les offres de formation aux besoins des secteurs économiques, notamment au regard des projets structurants et stratégiques que connaît le pays. Dans ce cadre, 640 spécialités ont été mises à jour.
Nacima Arhab a, en outre, souligné l’importance du tableau de bord et de la cartographie des métiers, deux outils destinés à mieux planifier et anticiper les besoins futurs en compétences. L’objectif est d’orienter progressivement l’offre de formation vers les métiers prioritaires et de renforcer son adéquation avec les évolutions du marché de l’emploi.



























