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Colère des locataires de l'OPGI d'Annaba face au paiement des loyers

Colère des locataires de l'OPGI d'Annaba face au paiement des loyers

  • Une instruction du ministère de l'Habitat suscite le mécontentement de centaines de locataires de l'OPGI dans la wilaya d'Annaba.
  • Les résidents s'insurgent contre l'obligation de payer entièrement et au comptant leurs arriérés de loyers.
  • Cette mesure supprime la possibilité de régler les impayés par tranches ou selon un échéancier adapté aux capacités financières.
  • Les locataires aux revenus modestes s'inquiètent de cette situation critique qui menace lourdement leur pouvoir d'achat.
  • L'instruction ministérielle imposant le paiement cash n'a fait l'objet d'aucune publication officielle ni d'affichage dans les antennes.

À en croire les agents des antennes de l’OPGI de la wilaya d’Annaba, une instruction parvenue du ministère de l’Habitat a provoqué une vague de mécontentement de plusieurs centaines de locataires des logements de l’Office de promotion et de gestion immobilières (OPGI). Plusieurs résidents de la ville, furieux, se sont plaints aux journalistes de la wilaya de l’obligation imposée pour payer entièrement les arriérés des mois en retard . « Monsieur, s’il vous plaît, écoutez : les mois derniers je pouvais payer par tranche selon mes capacités, l’agence de oued forcha de Annaba m’oblige de régler tout le montant. Je ne peux pas payer toute la somme avec la cherté de la vie aujourd’hui. Il veulent que mes enfants meurent de faim, je gagne que 35.000 par mois. Dites-moi comment je pourrais faire ? », dénonce un père de famille en colère. Selon les constatations faites sur place, cette instruction qui force les locataires à payer cash, comptant en une seule fois, sans crédit ni échéancier, n’a été publiée nulle part ni épinglée dans les affiches des antennes de l’OPGI. Les locataires cherchent désespérément à lire cette note pour se rassurer au moins . «Pour mon cas monsieur, je suis veuve et je touche une retraite de mon mari décédé d’un montant de 28.000 dinars, j’ai 4 enfants. Je suis dans l’impossibilité de payer une somme de 10.000 DA pour les mois en retard. Avant, je pouvais régler avec un échéancier pour diminuer ma dette, sinon réduire les arriérés de loyers . Maintenant, je ne sais plus comment faire. Je suis dans une situation critique monsieur», nous confie une femme au foyer. La population au revenu faible espère une résolution à leur drame qui menace actuellement leur pouvoir d’achat.

Source : La Nouvelle République

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