La succession de Patrice Motsepe pour 2029 n’est pas encore officiellement ouverte, mais les grandes manœuvres ont commencé. Les noms circulent, les alliances se dessinent. Patrice Motsepe a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat. Il conserve cependant des partisans et des relais au sein du football africain. Avant de partir, pourra- t-il contribuer à installer un successeur qui ne soit pas le candidat des réseaux d’influence déjà en place et qui osera défendre une autre vision du football africain ? Samuel Eto’o, Ahmed Yahya, Yacine Idriss Diallo sont-ils des potentiels candidats ou des leurres ?
Ces noms sont évoqués. Mais sont-ils les véritables acteurs de la bataille à venir ou les figures visibles d’un jeu qui se négocie ailleurs ? Un autre nom mérite attention : celui de Me Augustin Senghor. Fort d’une longue expérience du football africain, l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football connaît les rouages des institutions et les équilibres entre les zones. Il pourrait incarner une conception plus autonome de la gouvernance africaine. En 2021, il avait déjà brigué la présidence de la CAF, avant de se retirer.
Et puis, il y a l’Ivoirien Jacques Anouma. Il avait voulu affronter Issa Hayatou et figurait encore parmi les prétendants en 2021. Depuis, silence. Prépare-t-il un retour ? Rien ne permet de l’affirmer. Mais son nom mérite d’être cité. Dans cette bataille, les rôles de Fouzi Lekjaa et de Hany Abou Rida, ainsi que leurs relations avec Gianni Infantino, méritent examen. Cependant, la question dépasse les ambitions personnelles. Qui décidera de l’avenir du football africain : les Africains eux- mêmes ou les réseaux d’influence du football mondial ?
Senghor a l’expérience. Anouma connaît les arcanes du pouvoir. D’autres peuvent encore se manifester, les dirigeants sincèrement dévoués au développement du football dans notre continent ne manquent pas. Les cartes restent cachées. Qui sortira du bois ?
– AB. LAHOUARI




























