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Bid Round 2026 : ALNAFT mène une offensive internationale pour valoriser le potentiel minier en hydrocarbures

Bid Round 2026 : ALNAFT mène une offensive internationale pour valoriser le potentiel minier en hydrocarbures

  • L’ALNAFT prépare le lancement du Bid Round Algeria 2026 en proposant sept blocs de classe mondiale dans des bassins prospectifs.
  • Une plateforme numérique a été mise en place pour faciliter l'accès rapide et sécurisé des investisseurs aux informations.
  • Près de soixantaine de sociétés ont manifesté leur intérêt, entraînant la prolongation de l'accès aux salles de données jusqu'au 30 novembre 2026.
  • L’ALNAFT promeut activement cet appel d'offres lors d'événements internationaux comme l’African Energy Week 2026.
  • L'Algérie recherche des partenariats durables axés sur le transfert de technologies, la formation et le renforcement des compétences nationales.

L’arrivée de nouvelles compagnies étrangères dotées de nouvelles technologies devient ainsi plus que nécessaire pour la valorisation et l’exploitation de ce vaste potentiel minier.

À cet effet, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) s’est lancée dans une vaste campagne de promotion à l’international afin d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers, tout en leur expliquant les avantages et les bienfaits d’investir en Algérie, qui se positionne déjà comme un leader régional dans le domaine des hydrocarbures.

En effet, après avoir lancé l’appel d’offres international (BID Round Algeria en 2024), le premier depuis celui de 2014, déclaré infructueux, qui s’est soldé par la signature de cinq contrats d’hydrocarbures entre Sonatrach et plusieurs sociétés pétrolières étrangères, ALNAFT se prépare activement au lancement d’un deuxième appel d’offres international (BID Round Algeria 2026) en proposant sept blocs de classe mondiale. Il s’agit des périmètres suivants : Illizi Centre I ; El M’zaïd Nord (Ouargla) ; El Borma II (Ouargla) ; Bordj Omar Driss Est I ; El Hadjira 3 (Touggourt) ; El Benoud Est (El Bayadh) et Touggourt Sud. Ils s’étendent sur des zones d’hydrocarbures existantes, notamment les bassins hautement prospectifs d’Illizi et de Berkine.

Pour la réussite de cet appel d’offres, l’Agence a innové dans la manière dont elle a présenté ce «Bid Round 2026». Toute une plateforme numérique a été mise en place pour faciliter l’accès des investisseurs aux connaissances sur les différents blocs proposés, permettant un accès rapide et sécurisé aux informations.

Une démarche qui a permis à un bon nombre de sociétés et de compagnies étrangères d’y accéder et d’afficher un intérêt particulier pour investir en Algérie, notamment durant cette conjoncture où les routes d’approvisionnement traditionnelles en énergie connaissent des perturbations, en particulier avec la fermeture du détroit d’Ormuz.

Cette situation est favorable à l’Algérie, qui se présente comme un pont énergétique entre l’Afrique et l’Europe, un continent qui dépend énergétiquement de l’étranger et notamment des pays du Golfe. En effet, le lancement d’un deuxième appel d’offres international par l’Algérie durant cette période lui donnera davantage de visibilité à l’international.

Engouement des investisseurs étrangers

D’ailleurs, depuis l’ouverture des salles de données (Data Rooms) en avril dernier, une soixantaine de sociétés ont manifesté leur intérêt pour ce Bid Round. C’est un bon signe pour la réussite de cet appel d’offres et notamment sur l’attractivité de l’investissement en Algérie.

Face à cet engouement, ALNAFT a décidé de prolonger les délais de clôture de cet appel d’offres. En effet, l’accès aux salles de données (Data Rooms) est prolongé jusqu’au 30 novembre 2026, tandis que la date limite de soumission et d’ouverture des offres est reportée au 25 janvier 2027.

Selon le calendrier de l’Agence, la signature des contrats avec les soumissionnaires retenus est prévue au plus tard le 31 mars 2027. À travers cette décision, ALNAFT adresse un message clair aux investisseurs étrangers : «Les opportunités restent ouvertes : profitez de ce délai supplémentaire pour préparer votre offre et saisir cette occasion».

Sur le terrain, les responsables d’ALNAFT, de Sonatrach et du gouvernement, d’une manière générale, sont mobilisés pour promouvoir l’investissement dans le domaine des hydrocarbures.

Avec cette offensive d’information et de sensibilisation, l’Algérie veut réussir ce «Bid Round 2026», en signant des contrats sur les sept blocs, contrairement au «Bid Round 2024», où un bloc n’a attiré aucun investisseur.

En effet, les responsables d’ALNAFT ont occupé le terrain en profitant des différentes rencontres sur l’énergie à travers le monde pour présenter les opportunités d’investissement en Algérie et, en particulier, ce deuxième appel d’offres international, le deuxième en l’espace de deux ans.

Après une tournée dans les pays du Vieux Continent (Italie, Espagne, Allemagne), le Global Energy Summit à Londres et, dernièrement, le NAPEC 2026 à Oran, ALNAFT présente, à partir d’aujourd’hui, lundi, à l’African Energy Week (AEC) 2026, les opportunités d’investissement en Algérie et promeut le Bid Round Algeria 2026.

La délégation d’ALNAFT participera à une série de sessions stratégiques et techniques lors de l’AEC 2026, mettant en avant le potentiel d’investissement de l’Algérie dans l’amont pétrolier et partageant son expertise en matière d’amélioration de la récupération des hydrocarbures.

À travers ces différentes participations, ALNAFT réaffirme son engagement à promouvoir le potentiel de l’Algérie dans le domaine de l’amont pétrolier, à faire progresser les échanges techniques et à développer des partenariats avec les acteurs internationaux du secteur.

Sa participation à l’African Energy Week 2026 offrira à ALNAFT une plateforme pour discuter, devant près de 1 500 entreprises internationales, du potentiel d’exploration de l’Algérie, du rôle des partenariats internationaux et des opportunités d’investissement.

Les partenariats technologiques

En clair, l’Algérie est à la recherche de partenariats solides et gagnant-gagnant, garantissant un transfert technologique. C’est ce qu’avait d’ailleurs mis en avant Abdelkader Cherfaoui, président d’ALNAFT, lors d’un panel au Salon NAPEC 2026, en présence de compagnies et d’investisseurs américains.

Dans son intervention, il a souligné l’importance des technologies de pointe, du transfert de connaissances et du renforcement des compétences pour améliorer l’exploration et le développement des ressources en hydrocarbures en Algérie, plaidant pour des partenariats durables avec les entreprises américaines.

L’Algérie dispose d’un potentiel important et diversifié en hydrocarbures, dont la valorisation nécessite le recours à des technologies avancées et à une expertise spécialisée, a-t-il indiqué, estimant que le principal défi consiste désormais à explorer et à développer ces ressources avec davantage de précision, d’efficacité et de rapidité.

Le président d’ALNAFT a ainsi insisté sur la nécessité de développer des partenariats à long terme associant technologies, expertise, transfert de connaissances et formation des compétences nationales. «Nous ne cherchons pas un partenariat axé uniquement sur l’importation de technologies pour augmenter la production. Nous voulons aussi un transfert de connaissances et un renforcement des compétences», a-t-il affirmé.

Cette approche vise à inscrire la coopération internationale dans une logique de création de valeur durable, en permettant aux partenaires algériens de tirer pleinement profit des solutions technologiques mobilisées et de renforcer progressivement leur savoir-faire.

En multipliant les démarches de promotion à l’international et en misant sur des partenariats fondés sur le transfert de technologies et le développement des compétences nationales, l’Algérie entend faire du Bid Round Algeria 2026 un levier stratégique pour renforcer l’attractivité de son secteur des hydrocarbures.

H. O.

Source : Ecotimes

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