La justice syrienne a condamné mardi l’ancien président Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, le reconnaissant coupable de crimes commis durant le conflit syrien, notamment de meurtres prémédités, de torture et de crimes contre l’humanité.
Son frère, Maher al-Assad, ainsi que l’ancien responsable de la sécurité politique à Deraa, Atef Najib, ont également été condamnés à mort. Najib, qui était présent au procès, a été reconnu responsable de la répression des manifestations à Deraa au début du soulèvement de 2011.
Selon le juge, Bachar al-Assad est considéré comme le responsable moral des crimes commis contre le peuple syrien, même lorsqu’il ne les a pas perpétrés directement. Les témoignages et les éléments de l’enquête ont également établi l’implication d’Atef Najib dans les interrogatoires et les arrestations menés après le début des manifestations à Deraa.
Le procès de Najib s’était ouvert le 26 avril 2026 à Damas. Huit audiences ont ensuite été consacrées à l’examen de l’affaire. Les autorités syriennes présentent cette procédure comme une étape importante vers la justice transitionnelle et la reddition de comptes pour les crimes commis pendant le conflit.
R.I



























