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Équipe du Sénégal le TAS doit trancher pour le titre de la CAN 2025
Le titre de la CAN 2025 pourrait-il encore changer de mains ? C’est la question que se posent les passionnés du football africain alors que l’affaire de l’équipe nationale du Sénégal revient sur le devant de la scène devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Après avoir remporté la finale sur le terrain avant de perdre officiellement le titre à la suite d’une décision administrative en faveur du Maroc, le dossier entre dans une nouvelle phase à Lausanne, où le tribunal entend les différentes parties dans une procédure qui pourrait contribuer à mettre fin à l’un des dossiers les plus controversés du football africain. L’équipe nationale du Sénégal face à une étape décisive Les origines de cette affaire remontent à la finale de la CAN 2025, disputée le 18 janvier dernier à Rabat entre le Sénégal et le Maroc, une rencontre marquée par plusieurs événements ayant suscité une vive polémique. Dans le temps additionnel, l’arbitre a accordé un penalty au Maroc, mais Brahim Díaz n’est pas parvenu à le transformer. Les joueurs sénégalais ont ensuite quitté la pelouse pour protester contre la décision arbitrale. Après une courte interruption, les joueurs du Sénégal ont regagné le terrain pour poursuivre la rencontre. Le match est allé jusqu’aux prolongations, au terme desquelles le Sénégal s’est imposé sur le score de 1-0. La décision de la CAF a changé l’issue de la finale Malgré la victoire du Sénégal sur le terrain, l’affaire a pris une nouvelle tournure après la décision de la Commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF). Le 17 mars, la commission a décidé de déclarer le Sénégal perdant sur le score de 3-0 et d’attribuer le titre de la CAN 2025 au Maroc, en s’appuyant sur les dispositions du règlement relatives à la sortie du terrain avant la fin officielle d’un match sans l’autorisation de l’arbitre. La Fédération sénégalaise de football a contesté cette décision et a décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport, dans l’espoir d’obtenir son annulation et de récupérer le titre que la partie sénégalaise considère comme acquis à son équipe. Le TAS entend les différentes parties À Lausanne, la formation arbitrale entend les représentants des fédérations sénégalaise et marocaine ainsi que ceux de la CAF, dans le cadre d’une audience à huis clos consacrée au recours introduit par la partie sénégalaise. La formation arbitrale est composée du Français Gérald Simon, de l’Italien Luigi Fumagalli et de l’Allemand Ulrich Haas. Elle doit examiner les arguments présentés par les différentes parties avant d’entamer ses délibérations. Le tribunal a précisé qu’aucune décision définitive ne sera rendue à l’issue de l’audience de jeudi. Le sort du titre de la CAN 2025 restera donc en suspens jusqu’à l’achèvement de l’examen du dossier et l’adoption d’une décision. Le différend entre le Sénégal et le Maroc dépasse le terrain La polémique ne s’est pas limitée aux aspects sportifs de l’affaire. Le dossier a également pris une dimension institutionnelle et politique, puisque le gouvernement sénégalais a demandé l’ouverture d’une enquête internationale sur ce qu’il a présenté comme des soupçons de corruption au sein de la CAF. Ces accusations restent toutefois des allégations formulées par les autorités sénégalaises et ne peuvent être considérées comme des faits établis en l’absence de conclusions d’une enquête ou de décisions officielles. Quand le titre de la CAN 2025 sera-t-il définitivement tranché ? Tous les regards sont désormais tournés vers le Tribunal arbitral du sport à Lausanne pour connaître l’issue du recours déposé par la Fédération sénégalaise. Même si aucune décision ne sera annoncée à l’issue de l’audience, le début des délibérations constitue une nouvelle étape vers le règlement du litige. Le sort du titre de la CAN 2025 dépendra ainsi de la décision que rendra le TAS après examen du dossier de l’équipe nationale du Sénégal et des arguments présentés par les parties marocaine et africaine.
L’ESPAGNE A PRIS CONSCIENCE DU DANGER DU JEU PERVERS DU MAKHZEN : Ceuta et Melilla, des lignes rouges !
L’Espagne prend, chaque jour un peu plus conscience du danger du jeu pervers du Makhzen qui n’hésite pas à faire montre de signes hypocrites de bonne volonté tout en menant des actions hostiles contre sa sécurité. Dans ce contexte, Pedro Pitarch Bartolomé, ancien commandant de l’Eurocorps n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour affirmer que : « L’invasion de Ceuta était un acte hostile de guerre hybride avec des violations de frontières organisées depuis Rabat ». Plus critique il a rappelé, dans une tribune intitulée : « L’expérience marocaine », reprise par le grand quotidien espagnol « La Razón », que l’assaut sur Ceuta relance le débat sur la stratégie du Maroc dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. L’ancien commandant de l’Eurocorps a remis en question les actions du gouvernement espagnol et prévient que ce qui s’est passé pourrait être un avant-goût de scénarios futurs. Il fait préciser dans ce cadre que la prise de conscience des dangers du jeu pervers du Maroc est générale du côté espagnol. La thèse principale de l’ ancien commandant repose sur l’ampleur de l’afflux migratoire de clandestins. Il soutient qu’une mobilisation d’une telle ampleur et aux profils si divers a forcément été préméditée. « Sa préparation a forcément été forcée et préalablement détectée par les services de renseignement (CNI et CIFAS, entre autres) », a-t-il affirmé. Il soulève une question concernant les actions des institutions espagnoles : « à moins qu’elles ne soient toutes considérées comme de parfaits idiots et qu’il faille les dissoudre », a-t-il ironisé. L’ancien commandant estime que les faits permettent d’émettre l’hypothèse que le gouvernement n’a pas accordé suffisamment d’attention, de prévention et de dissuasion « face à une violation massive de la souveraineté nationale et à une attaque contre la sécurité et les biens du peuple de Ceuta, ainsi que contre l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Il faut rappeler que par le passé, le Maroc a toujours usé de la pression migratoire dans les épisodes de tension dans ses relations avec l’Espagne ce qui devait mettre en état de veille constante et de vigilance les services de sécurité espagnols. Pour Pitarch, le retour de milliers de migrants au Maroc est la preuve que les auteurs de l’attentat agissaient sur ordre. « La retraite ordonnée qui a suivi confirme que ces individus ou leurs chefs obéissaient à des ordres supérieurs qui, de toute évidence, ne pouvaient venir que de Rabat », affirme-t-il. Et de nombreux récits de témoins des faits avaient fait état de la présence de gendarmes et de policiers marocains dans la masse des clandestins revenant au Maroc. Il a abordé dans sa tribune, l’impact de cette affaire sur les relations de son pays avec l’espace de l’UE, affirmant que le manque de fermeté du gouvernement espagnol pour empêcher et stopper par tous les moyens cet afflux massif a tiré la sonnette d’alarme au sein de l’Union européenne ce qui a conduit plusieurs pays comme l’Italie, la France, la Finlande, le Danemark, la Suède et l’Autriche entre autres, à exprimer leur mécontentement et leur rejet de la gestion des frontières espagnoles dans le cadre de l’accord de Schengen sur la libre circulation au sein du continent ». L’ancien commandant n’a pas manqué de citer dans son analyse les réactions des États-Unis et Israël.Il a affirmé à ce sujet qu’il est difficile d’imaginer que Rabat ait pu organiser une telle invasion hybride sans la connaissance préalable de ces deux pays », qu’il décrit comme « des pays entretenant des liens stratégiques étroits avec le Maroc. Dans sa tribune, il affirme que dans les médias et sur les réseaux sociaux, une « frustration publique croissante et pernicieuse » se manifeste face à ce qu’il considère comme un « manque de réaction face à un outrage aussi grave ». Dans ce contexte, il note la suspicion que la réaction aurait été différente sous le règne de Juan Carlos Ier. « On soupçonne de plus en plus qu’avec Juan Carlos sur le trône, cela ne serait pas allé aussi loin », souligne-t-il. Pitarch conclut tout en appelant à une réaction face à la situation et réitère l’avertissement qui donne son titre à son analyse : « ne nous laissons pas tromper, et ne nous laissons pas tromper nous-mêmes, car ceci n’a été rien de plus qu’une répétition de ce qui va arriver. » La tribune de Pitarch n’est pas la voix voyant dans la dernière invasion de Ceuta une manœuvre du Maroc. La ministre espagnole de la Défense a déjà déclaré que Ceuta et Melilla est une ligne rouge, mettant en garde contre toute velléité marocaine de s’en emparer. D’anciens gradés de l’armée espagnole ont abondé dans le même sens. Force est de constater qu’il y a un consens dans les milieux militaires et sécuritaires sur la thèse d’un complot marocain visant à occuper les villes autonomes espagnoles. Sur le plan politique aussi, la classe politique dans toutes ses composantes a crié au complot et s’est engagée à défendre la souveraineté espagnole sur les enclaves de Ceuta et Mellila. Vendredi des milliers de citoyens habitant Ceuta ont manifesté dans l’enclave pour condamner l’agression perpétrée par le Maroc et pour appeler à expulser tous les migrants Marocains. Cela intervient au moment ou une visite du roi Felipe est programmée dans les tous prochains jours. Slimane B.
Affaire Maroc -Sénégal : Le président du TAS a pris la parole en marge de l’audience
Après près d’une année d’imbroglio judiciaire sans précédent, le Tribunal arbitral du sport (TAS) se penche ce jeudi sur l’affaire de la finale de la CAN 2025, qui avait opposé le Maroc au Sénégal. Une audience très attendue, alors qu’aucun verdict n’est toutefois prévu dans la journée. Le président par intérim du TAS, l’Américain Michael Lenard, a pris la parole ce jeudi matin pour faire le point sur la procédure et le calendrier de l’affaire de la finale de la CAN 2025 qui tient en haleine les supporters des deux pays, mais aussi l’ensemble du football africain. « Je sais bien que l’attente des supporters marocains et sénégalais ainsi que celle de tous les fans africains est très longue. Nous avons établi le calendrier pour la procédure avec l’accord de toutes les parties impliquées », a expliqué le président du TAS, avant d’ajouter : « Le calendrier de l’audience d’aujourd’hui a été fixé dans une entente entre toutes les parties. L’objectif du TAS, qui est la dernière instance à statuer en matière de justice sportive, est de pouvoir fournir une décision motivée dans les plus brefs délais après l’audience de ce jour. » L’audience de ce jeudi réunit les différentes parties concernées par ce dossier, à savoir le Sénégal , l e Maroc et la Confédération africaine de football (CAF) . Chaque partie est représentée par des avocats. Le président du TAS a par ailleurs expliqué dans le détail le déroulement de cette journée d’audience : « L’audience a commencé avec les représentants de toutes les parties, le Sénégal, le Maroc et la CAF. Toutes les parties sont représentées par des avocats. Nous avons un horaire qui est assez strict, qui a été décidé avec l’accord des parties elles-mêmes. La journée d’audience devrait nous emmener jusqu’à 15h, 15h30 ou 16h. Je ne pense pas que l’on aille au-delà de 16h. Vous connaissez la composition du tribunal, ce sont trois professeurs: Gérald Simon pour le France, Ulrich Haas pour l’Allemagne et Luigi Fumagalli pour l’Italie. Nous, le TAS, sommes là pour essayer de résoudre ce litige qui dure depuis plusieurs mois. Notre objectif est de rendre une décision le plus vite possible après l’audience. » Pas de verdict attendu ce jeudi Si l’audience doit s’achever donc aux alentours de 16h00, le président du TAS a clairement indiqué qu’une décision ne devrait pas intervenir immédiatement. Il faudra vraisemblablement patienter quelques jours, voire plusieurs semaines, avant avant de connaître l’issue définitive de cette procédure. « Je ne pense pas que ce sera aujourd’hui, ni demain. J’en suis à peu près sûr. En revanche pour la suite, il faudra peut-être attendre cet après-midi pour avoir d’autres informations du tribunal pour que je puisse peut-être vous donner plus de précisions. Mais ça devrait durer quelques jours voire quelques semaines si jamais les arbitres veulent rédiger une décision complète avec les motifs juridiques. » Cette prudence s’explique notamment par la possibilité pour les trois arbitres de rédiger une décision complète, accompagnée de ses motivations juridiques. Pour rappel, le Sénégal avait remporté la finale de la CAN 2025 sur le terrain, au terme d’une rencontre particulièrement rocambolesque, sur le score de 1-0. Le titre sénégalais avait dans un premier temps été validé par la commission juridique de la CAF . Mais cette décision a ensuite été annulée par le jury d’appel de l’instance africaine, qui a décidé d’attribuer le trophée au Maroc sur tapis vert. Le Sénégal a alors saisi Tribunal arbitral du sport pour contester cette décision. L’audience de ce jeudi constitue donc l’étape finale dans ce dossier, dont l’issue déterminera définitivement déterminer le détenteur du trophée de la CAN 2025.
Le Sénégal peut-il récupérer son titre ? le TAS fait une annonce décisive sur la finale de la CAN 2025
Le feuilleton judiciaire autour de la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025 est loin d'être terminé. Plus d'un an après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre au Sénégal, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé une étape décisive dans ce dossier particulièrement sensible. Dans un communiqué publié ce vendredi 24 juillet, la juridiction basée à Lausanne, en Suisse, a confirmé que l'audience consacrée au recours introduit par la Fédération sénégalaise de football se tiendra le 8 octobre 2026. Cette procédure oppose officiellement la Fédération sénégalaise à la CAF ainsi qu'à la Fédération royale marocaine de football. Une décision de la CAF qui a provoqué une vive polémique L'origine de cette affaire remonte au mois de mars dernier, lorsque la commission d'appel de la CAF avait créé la surprise en infligeant une lourde sanction au Sénégal. L'instance continentale avait décidé de déclarer les Lions de la Teranga battus sur tapis vert (3-0) et de leur retirer le titre de champion d'Afrique. La CAF avait motivé cette décision par le fait que plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse dans les dernières minutes du temps réglementaire afin de protester contre un penalty accordé au Maroc lors de la finale disputée à Rabat. Cette décision a immédiatement suscité de nombreuses réactions dans le monde du football africain. Plusieurs observateurs ont dénoncé une sanction disproportionnée, tandis que la Fédération sénégalaise a contesté la validité de cette décision, estimant que son équipe avait remporté la rencontre sur le terrain grâce au but inscrit par Pape Guèye durant les prolongations. Le Sénégal demande la restitution de son titre Face à cette situation, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport afin d'obtenir l'annulation de la décision de la CAF. Son objectif est clair : faire reconnaître le résultat sportif de la finale et récupérer officiellement le trophée continental. Le TAS a précisé que le dossier suivra la procédure classique prévue par son règlement. Les différentes parties ne sont pas parvenues à s'entendre sur une procédure accélérée. Selon plusieurs médias sénégalais, les représentants marocains auraient refusé d'écourter les délais d'instruction de l'affaire. Une audience à huis clos Le Tribunal arbitral du sport a également indiqué que l'audience du 8 octobre se déroulera à huis clos. Aucun des protagonistes n'a demandé qu'elle soit ouverte au public. À l'issue des plaidoiries, les arbitres entreront en délibéré afin d'examiner l'ensemble des éléments du dossier. Le TAS souligne toutefois qu'aucune date n'a encore été fixée pour le prononcé de la décision finale. Le verdict ne sera donc pas rendu le jour de l'audience. Le TAS appelle à la prudence Dans son communiqué, la juridiction sportive internationale invite enfin les médias et les supporters à faire preuve de prudence face aux nombreuses informations circulant sur cette affaire. Le TAS rappelle que seules les communications publiées sur ses canaux officiels doivent être considérées comme fiables. L'audience du 8 octobre pourrait constituer un tournant majeur dans l'un des dossiers les plus controversés de l'histoire récente du football africain. Son issue sera particulièrement suivie, tant par les instances dirigeantes que par les supporters des deux sélections, puisqu'elle pourrait définitivement trancher la question du vainqueur officiel de la CAN 2025.
De Kigali à Libreville : Le «Pegasus» marocain, un outil d’espionnage des responsables africains
La réapparition en exil d’un ancien responsable des renseignements marocains et ses révélations dans un entretien accordé au journal français «Le Canard enchaîné» du mercredi 9 septembre dernier, ont remis l’espionnage marocain via le logiciel «Pegasus» au premier plan. Cette fois, les accusations viennent de l’intérieur même de l’appareil sécuritaire marocain. Par Mahi L. Mehdi Hajjawi, ancien numéro deux de la Direction générale marocaine des études et de la documentation (DGED), affirme que l’utilisation de Pegasus ne s’est pas limitée aux journalistes, activistes et opposants, mais s’est étendue à des responsables politiques étrangers, notamment à de hauts dirigeants africains. Selon Hajjawi, les opérations de surveillance électronique étaient notamment pilotées par Fouad Ali El Himma, conseiller proche du roi Mohammed VI, et Abdellatif Hammouchi, patron des services de sécurité et de renseignement intérieur. Il affirme qu’ils étaient «prêts à écouter même le diable si nécessaire», formule qui illustre, selon son récit, l’ampleur du cercle des cibles. Hajjawi affirme également que des techniciens de la société israélienne NSO Group ont présenté Pegasus à Hammouchi à Rabat en février 2017 et que celui-ci aurait demandé à tester le logiciel sur son propre téléphone. Convaincu de son efficacité, le Maroc aurait ensuite commencé à l’utiliser à grande échelle. Hajjawi évoque notamment une opération d’écoute visant des chefs d’État africains lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine à Kigali, en mars 2018. Si elle était confirmée, une telle opération constituerait une révélation particulièrement grave, témoignant d’un profond manque de respect à l’égard des dignitaires africains et compromettant la confidentialité des travaux de l’Organisation continentale. Cette accusation revêt une importance particulière dans le contexte du retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Les sommets de l’UA constituaient alors des espaces décisifs pour les rapports de force autour du Sahara occidental et du positionnement de Rabat au sein de l’organisation. Connaître à l’avance les positions, alliances et discussions confidentielles des chefs d’État et des délégations pouvait ainsi présenter une valeur stratégique considérable. Du récit de l’ancien espion aux preuves numériques Le témoignage de Hajjawi intervient alors que plusieurs enquêtes indépendantes ont déjà établi l’utilisation de Pegasus par le Maroc. En juillet 2026, Forbidden Stories et plusieurs médias internationaux, avec l’appui du Security Lab d’Amnesty International, ont publié de nouveaux éléments sur l’utilisation du logiciel par les services marocains. Ces enquêtes indiquent que la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a commencé à exploiter Pegasus en 2017 contre des cibles au Maroc et à l’étranger. Des documents internes de NSO Group ont par ailleurs identifié le Maroc sous le nom de code «Morgan», identité confirmée par d’anciens employés de l’entreprise. Des sources issues du renseignement marocain, dont un ancien agent désigné sous le pseudonyme «Safir», ont également décrit le fonctionnement du logiciel au sein des services marocains. Selon ces témoignages, la DGST, notamment son unité chargée des opérations électroniques, constituait le principal utilisateur du programme. Dès 2021, le Projet Pegasus avait révélé une base de données de plus de 50 000 numéros de téléphone sélectionnés comme cibles potentielles. Elle comprenait les numéros de nombreux responsables politiques dans le monde, dont 14 chefs d’État et de gouvernement, parmi lesquels plusieurs dirigeants africains. Des responsables algériens, sahraouis et africains parmi les cibles Parmi ces données figuraient les numéros de hauts responsables algériens et sahraouis, ainsi que ceux d’activistes et de journalistes, sélectionnés comme cibles potentielles et associés au client marocain, selon les éléments du Projet Pegasus. Les registres témoignaient ainsi d’un intérêt particulier pour des responsables occupant des fonctions importantes au sein de leurs institutions respectives. Plusieurs hauts responsables français figuraient également parmi les numéros sélectionnés par le Maroc. En Afrique du Sud, le numéro du président Cyril Ramaphosa apparaissait dans la base de données comme une personne d’intérêt potentiel. Ramaphosa présidait par ailleurs l’Union africaine de février 2020 à février 2021, ce qui conférait à cette sélection une dimension particulière. La présence de son numéro a été confirmée, sans toutefois qu’une analyse forensique de son téléphone permette d’établir une infection effective. Amnesty International souligne toutefois qu’un numéro figurant dans la base ne signifie pas automatiquement que le téléphone a été piraté. Seule une analyse forensique de l’appareil permet d’établir une infection. La présence de ces numéros constitue néanmoins un indicateur important de ciblage potentiel. Le Gabon : le cas africain le plus documenté L’un des développements les plus significatifs concerne le Gabon. Dans une enquête publiée en juillet 2026 sous le titre «Comment le Maroc aurait espionné un allié africain», Forbidden Stories a révélé le ciblage potentiel de personnalités gabonaises durant la crise de succession qui a suivi la maladie du président Ali Bongo. Le 5 mars 2019, les numéros d’une dizaine de personnalités influentes ont été ajoutés à la liste des cibles potentielles de Pegasus. Parmi elles figuraient Noureddin Bongo Valentin, fils du président Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga, son directeur de cabinet, deux membres de la «Young Team», ainsi que Jean Ping et Dieudonné Minlama Mintogo, tous deux anciens candidats à l’élection présidentielle. Le ciblage potentiel concernait donc à la fois des personnalités proches du pouvoir et des figures de l’opposition. Le contexte politique donne à cette affaire une portée particulière. En mars 2019, le Gabon traversait une grave crise de succession. Ali Bongo avait subi un accident vasculaire cérébral en octobre 2018, avait été soigné en Arabie saoudite puis transféré à Rabat, tandis qu’une tentative de coup d’État avait échoué en janvier 2019. Une lutte de pouvoir se déroulait alors au sein de l’appareil d’État. Forbidden Stories cite une source sécuritaire proche du Maroc selon laquelle il était crucial pour Rabat de savoir ce qui se passait au sein du cercle dirigeant gabonais, alors que «le pays était en pleine turbulence». Le Maroc cherchait ainsi à anticiper les évolutions internes du pouvoir, dans un contexte où les deux régimes entretenaient depuis longtemps des liens étroits sur les plans économique, politique et sécuritaire. Selon «Safir», Rabat envoyait régulièrement des agents de renseignement au Gabon. Il évoque environ vingt agents marocains déployés tous les six mois dans le cadre d’un système de rotation et d’une coopération sécuritaire étroite, affirmant : «Au Gabon, c’est nous qui les formons». Les enquêtes ont également retracé les déplacements d’un agent marocain, identifié comme Farid S., entre Libreville et Herzliya, en Israël, où NSO Group avait son siège. Le paradoxe est manifeste : le Gabon n’était pas un adversaire du Maroc. Les deux pays entretenaient au contraire des relations politiques et sécuritaires étroites, Libreville soutenant la position marocaine sur le Sahara occidental. Des militaires gabonais étaient formés au Maroc et le président actuel, Brice Clotaire Oligui Nguema, est diplômé de l’Académie militaire de Meknès et a été attaché militaire à Rabat. Pourtant, des personnalités situées au cœur du pouvoir gabonais, ainsi que des opposants, apparaissaient parmi les cibles potentielles. «Écouter même le diable» De Kigali à Libreville, les éléments disponibles dessinent un même phénomène : l’utilisation des technologies de renseignement pour collecter des informations politiques au-delà des frontières. Le cas gabonais, mis en regard des déclarations de Hajjawi sur le sommet de Kigali, suggère que le cyberespionnage pouvait dépasser la surveillance des opposants et journalistes pour viser les cercles décisionnels d’États étrangers, y compris ceux considérés comme des alliés. La question centrale n’est donc pas seulement de savoir qui a été ciblé, mais à quelles fins les informations obtenues pouvaient être utilisées. Dans un continent où se croisent enjeux sécuritaires, énergétiques, économiques, ressources naturelles, rivalités géopolitiques et question du Sahara occidental, l’accès aux communications privées de dirigeants peut devenir un instrument d’influence, voire, potentiellement, de pression politique. Les déclarations de Hajjawi doivent être considérées avec la prudence nécessaire, compte tenu de son statut d’ancien responsable en conflit avec sa hiérarchie. Mais elles prennent une importance particulière lorsqu’elles sont confrontées aux enquêtes journalistiques et techniques indépendantes ayant documenté l’utilisation de Pegasus par le Maroc et la présence de responsables étrangers et africains parmi les cibles potentielles. Une question fondamentale demeure ainsi posée : Pegasus était-il pour les services marocains un simple outil de renseignement ou s’inscrivait-il dans une stratégie plus large d’influence politique et diplomatique en Afrique ? Si l’espionnage de dirigeants africains lors d’un sommet officiel de l’Union africaine venait à être confirmé, il ne pourrait plus être considéré comme une simple affaire bilatérale. Il porterait directement atteinte à la confiance entre États membres et à la sécurité des délibérations de l’Organisation. Dans un tel scénario, l’Union africaine aurait le devoir de faire toute la lumière sur ces faits à travers une investigation indépendante, afin d’établir les responsabilités et de déterminer si la sécurité et la confidentialité de ses sommets ont été compromises. Une telle démarche serait essentielle pour préserver la confiance entre les États membres et garantir que les dirigeants africains puissent se réunir et échanger librement, à l’abri de toute surveillance étrangère. Car si, comme le suggère cette affaire, il fallait désormais «écouter même le diable», la question essentielle serait de savoir qui écoute qui, pourquoi, et surtout à quelles fins. M. L.
De l’argent à l’influence: Que révèlent les documents sur le réseau de corruption marocain en Afrique ?
Alors que la projection préliminaire du documentaire «My Home of Wind and Sand», qui retrace le parcours de la militante sahraouie Najla Mohamed-Lamin et les souffrances du peuple sahraoui, s’était déroulée sans incident le 29 septembre au Festival du film de Zurich, la première mondiale officielle du documentaire, organisée le lendemain 30 septembre et précédée d’un débat animé par l’activiste suédoise Greta Thunberg, a basculé au cœur d’une vive controverse. Cette deuxième rencontre s’est ainsi transformée en une nouvelle occasion d’interroger la notion d’influence politique et sa capacité à peser sur l’espace public international. Par Maya L. La salle, d’une capacité d’environ 300 personnes, affichait complet en ligne. Pourtant, lors de l’ouverture de l’activité, une quarantaine de personnes seulement ont assisté aux débats, laissant 260 sièges vacants. Un porte-parole du Festival du film de Zurich a confirmé que la demande de billets était exceptionnellement élevée et anormale, et que certaines réservations portaient sur un grand nombre de places, ce qui a ultérieurement incité les organisateurs à limiter les réservations à quatre billets par personne. Il a toutefois précisé que la direction du festival n’était pas en mesure de déterminer si ces réservations résultaient d’une opération coordonnée et délibérée. Greta Thunberg, elle, n’a pas hésité à faire porter au régime d’occupation marocain la responsabilité de ce qu’elle a qualifié de tentative d’entrave au débat sur la cause sahraouie. Elle a estimé que ces sièges vides confirmaient l’existence d’une volonté d’étouffer toute voix évoquant la cause du peuple sahraoui. Au cours de la discussion, elle a établi un lien entre la question sahraouie, la justice climatique et la justice sociale, appelant à dépasser la solidarité symbolique pour adopter des mesures concrètes visant à faire entendre la voix des Sahraouis auprès de l’opinion publique internationale. Cet incident ne prouve pas, en soi, la responsabilité d’une entité spécifique dans ces réservations massives, le Festival de Zurich n’ayant pas été en mesure d’affirmer l’existence d’une action organisée malgré de fortes suspicions. Il remet cependant au premier plan une question plus vaste : comment se construisent les réseaux d’influence internationale, et comment l’argent, les relations et les avantages personnels peuvent-ils se transformer en instruments de corruption pour infléchir les positions politiques ? Dans le cas du Makhzen, cette question revêt une importance particulière à la lumière d’une série de documents publiés ces dernières années sous le nom de «Morocco-Leaks». Ces documents contiennent des correspondances attribuées à des responsables du ministère marocain des Affaires étrangères et à des diplomates marocains, traitant notamment de la gestion des relations avec les dirigeants africains et des tentatives d’influence sur les positions relatives au Sahara occidental. Cinq mille euros pour chaque «ami» L’un des documents les plus édifiants est une note datée du 5 mai 2014, attribuée à Moha Ouali Tagma, alors directeur des affaires africaines au ministère marocain des Affaires étrangères. La note porte sur les préparatifs du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba et propose la remise d’«enveloppes individuelles d’une valeur de 5 000 euros à chaque ami». La liste comprend les noms de représentants de 25 pays africains. Ce qui frappe dans la formulation c’est qu’il ne s’agit pas d’un soutien marocain officiel accordé à des États ou de contributions versées à des institutions gouvernementales, mais de sommes d’argent individuelles destinées à des personnes précises. Là réside toute la portée du document : il offre, du moins sous sa forme publiée, l’illustration d’une conception de la diplomatie fondée sur l’établissement de relations de corruption personnelle avec des responsables et des délégations au moyen d’avantages financiers directs. Sénégal : 140 000 dirhams pour financer les frais du Hadj Parmi les dossiers qui méritent de s’y arrêter figure également celui concernant un ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères. Un document publié dans le cadre de Morocco-Leaks, daté du 9 septembre 2014 et attribué à l’ambassade du Maroc à Dakar, fait état d’un montant de 140 784 dirhams marocains (soit environ 8,2 millions de francs CFA à l’époque). Le document indique que cette somme a été remise «de main à main» par l’ambassadeur du Maroc au Sénégal au ministre sénégalais des Affaires étrangères, afin de «couvrir les frais du pèlerinage à La Mecque pour trois personnes». La correspondance inscrit cette assistance dans le contexte des relations politiques entre Rabat et Dakar, mentionnant notamment le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique ainsi que plusieurs dossiers liés aux relations maroco-sénégalaises. L’argent comme instrument d’influence Les documents publiés révèlent, en outre, une multiplicité de leviers susceptibles d’être actionnés pour façonner l’influence : versements d’argent liquide à titre personnel, prise en charge de frais de déplacement ou de cérémonies religieuses, contributions à des conférences, cadeaux et privilèges individuels, établissement de contacts directs avec des hauts responsables, ou encore obtention d’informations et d’appuis au sein des institutions. Dans ce schéma, l’influence politique ne prend pas nécessairement la forme d’un marché explicite du type «argent contre vote». Dans le domaine des relations internationales, l’influence peut s’avérer bien plus complexe : tisser un réseau de relations personnelles, créer des canaux de communication informels, accorder des faveurs et des privilèges, puis mobiliser ces liens lorsqu’un enjeu politique surgit au sein d’une organisation régionale ou internationale. Sous cet angle, le terme «amis» employé dans l’un des documents prend toute sa dimension, car il suggère que l’objectif n’était pas seulement de dialoguer avec des gouvernements, mais de structurer des réseaux de corruption individuelle au sein des délégations et des institutions. Des «amis» au réseau d’influence L’argent n’a évidemment pas été le seul vecteur utilisé par le Maroc pour bâtir ses relations africaines. Depuis son retrait de l’Organisation de l’unité africaine en 1984, Rabat s’est attachée à développer un vaste réseau de relations bilatérales avec les États africains, englobant les investissements, l’aide au développement, les bourses d’études, les visites royales, la coopération sécuritaire et militaire, la diplomatie religieuse, les conférences et les projets économiques. Lorsque le Maroc a réintégré l’Union africaine en janvier 2017, il disposait déjà d’un dense maillage de relations bilatérales avec les États membres et avec de individus et hauts fonctionnaires influents. Les documents de Morocco-Leaks mettent toutefois en lumière un autre aspect de cette politique : la volonté de convertir ces connexions personnelles en leviers d’influence au sein même des instances de l’Union africaine par la cooptation de responsables de l’organisation, parfois instrumentalisés de manière flagrante au service des intérêts marocains, notamment sur le dossier du Sahara occidental ou lors des compétitions électorales. Quand les interrogations gagnent l’Europe Les questions relatives aux pratiques de corruption attribuées au Maroc ne se limitent pas au continent africain. Dans le cadre des affaires dites du «Qatar-gate» et du «Morocco-gate» au sein du Parlement européen, un réseau de relations impliquant des responsables, des figures politiques et des parlementaires a fait l’objet d’enquêtes judiciaires en Belgique. Le nom de l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri y est apparu comme l’une des figures centrales mises en cause. Si cette affaire diffère des documents Morocco-Leaks par sa nature et ses éléments de preuve, elle n’en reste pas moins significative à un autre titre. Elle démontre que les accusations de tentatives d’influence illicite associées au Maroc ont atteint une institution européenne et donné lieu à des procédures judiciaires officielles mettant en cause plusieurs décisions prises par cette instance sensée être démocratique et soucieuse de démocratie. Le positions prises par cette dernière depuis plus d’une décennie sur la question sahraouie trahit une régression très visible. De la diplomatie à la «diplomatie de services» Dans son discours officiel, Rabat présente ses relations africaines comme un partenariat Sud-Sud, axé sur la coopération économique, le développement et la solidarité continentale. Cependant, les documents fuités de la diplomatie marocaine dessinent une réalité bien plus complexe en coulisses. On y voit apparaître l’usage d’expressions telles que «les amis», l’octroi de liquidités, de faveurs personnelles et de contacts directs avec des décisionnaires comme rouages essentiels de l’action diplomatique marocaine. C’est ici que surgit une question qui dépasse le seul cadre marocain : à partir de quel moment la diplomatie cesse-t-elle d’être la construction légitime de relations internationales fondées sur des intérêts partagés, le droit et l’intégrité, pour basculer dans des pratiques d’influence illégitimes reposant sur la corruption, le compromis et le chantage ? Les subventions, investissements, aides et accords de coopération économique constituent des instruments conventionnels de la vie internationale. En revanche, lorsque des fonds ou des avantages personnels sont orientés vers des décideurs dans le but d’infléchir leurs arbitrages, l’action bascule dans un tout autre registre, rendant les exigences de transparence et d’investigation d’autant plus impérieuses. Entre document et incrimination L’existence de documents fuités faisant état de scandales ou de pratiques non conventionnelles ne vaut pas, en soi, preuve irréfutable de leur contenu. L’attribution d’une note à un responsable ou à une institution ne suffit pas, à elle seule, à établir juridiquement la matérialité des faits ni la responsabilité pénale des personnes citées. Pour autant, cela ne saurait justifier de faire abstraction de ces pièces et de ce qu’elles révèlent. Dès lors que des correspondances comportent des dates précises, des noms de responsables, des montants financiers, des lieux de rencontre ainsi que des directives ou des propositions liées à la conduite d’affaires politiques, elles, constituent une matière qui mérite d’être examinée, recoupée avec des sources indépendantes et portée à la connaissance du public au nom de la transparence, voire soumise à l’attention des autorités judiciaires compétentes. C’est à cette lumière que l’événement de Zurich prend un relief nouveau. La scène observée lors de l’initiative soutenue par Greta Thunberg, une billetterie affichant complet, une salle quasi vide, des soupçons de réservations groupées et les accusations portées par la militante suédoise à l’encontre du Maroc quant à une volonté d’étouffer le débat, ne démontre pas, à elle seule, l’existence d’une opération orchestrée par Rabat. Toutefois, les circonstances de l’incident orientent les soupçons vers le Makhzen et particulièrement vers l’ambassade du Maroc en Suisse, d’autant que cette dernière a refusé de répondre aux demandes d’explication adressées par les organisateurs. Mis en perspective avec les documents attribués à la diplomatie marocaine, les enquêtes judiciaires européennes liées au «Morocco-gate» et divers autres faits documentés, cet incident cesse de n’être qu’un fait isolé. Il soulève une interrogation plus fondamentale sur l’étendue, les mécanismes et les instruments de la corruption politique marocaine. En définitive, la question n’est pas seulement de savoir qui détient les capitaux ou les réseaux, mais quel usage en est fait dans l’arène politique internationale : ces ressources servent-elles à bâtir des partenariats transparents et assumés, ou à structurer des réseaux d’influence occultes, capables d’orienter les décisions et les positions à l’abri de tout contrôle démocratique ? C’est la question que laissent dans leur sillage les documents de Morocco-Leaks et que vient de réactiver l’épisode de Zurich : de l’argent à l’influence, où s’arrête la diplomatie et où commencent la corruption, l’achat de consciences et le chantage politique ? M. L.
Algérie : Des nouvelles de Youcef Atal
Gravement blessé avec Al Sadd SC le 24 janvier 2026 à l’occasion de de la Supercoupe Qatar-Émirats face à Shabab Al-Ahli, Youcef Atal a été opéré du tendon d’Achille quelques jours plus tard. Le latéral droit, officiellement sans club, espère certainement retrouver la compétition officielle incessamment. Pour l’instant, il s’entraîne avec Al Sadd SC même si son contrat avec cette formation a expiré en juin dernier. Quel avenir pour Atal ? C’est la question que beaucoup se posent. Surtout qu’il est encore jeune (30 ans) . Est-ce qu’il pourra retrouver la plénitude de ses capacités après une blessure qui a eu raison de plusieurs footballeurs ? C’est la grosse interrogation. Une chose est sûre : le Fennec compte bien se battre pour revenir au premier plan. S’il satisfait aux entraînements, il pourrait être reconduit En effet, l’international algérien, champion d’Afrique en 2019, essaie de retrouver des sensations. Il est toujours à Doha où il s’entraîne avec Al Sadd SC . Est-ce juste une période transitoire pour se remettre en forme ou pour rempiler avec Al Zaeem ? Rien ne semble clair. Toutefois, on peut mentionner qu’ Atal a pris part, le 03 octobre dernier au stade Jassim Bin Hamad (Doha) , à la rencontre amicale contre Al Shaqab SC (6-0) . Il avait fait son entrée en jeu en seconde période. Cette participation requérait une assurance spécifique souscrite par le club pour prévenir une éventuelle blessure ou incident durant le match. Surtout pour un footballeur réputé pour sa fragilité physique. Cela laisse croire qu’ Al Sadd SC envisage peut-être d’offrir un nouveau contrat à Atal qui n’est – pour l’instant – inscrit sur aucune liste des compétitions jouées par les Qataris . La donne pourrait changer d’ici le mercato d’hiver. Pour rappel, le Dz avait fait 9 apparitions dans toutes les épreuves avant de passer sur le billard. Atal était parvenu à retrouver la sélection sous les ordres de Vladimir Petkovic en transitant par l’ EN A’ de Madjid Bougherra lors de la Coupe arabe FIFA 2025 avant de disputer même la CAN 2025 au Maroc . C’était avant que le tendon d’Achille ne se rompt.
Développements inattendus dans le dossier de la finale de la CAN
Dans un nouveau rebondissement illustrant l’ampleur des tensions qui ont entouré la finale de la Coupe d’Afrique des nations, la Commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé une série de sanctions sévères à la suite des incidents controversés ayant marqué la finale opposant le Maroc au Sénégal le 18 janvier dernier . Une rencontre qui s’est transformée d’une fête du football en une affaire sportive ayant suscité une large polémique sur le continent et au-delà. Dans un communiqué officiel, la Commission de discipline a annoncé de lourdes sanctions à l’encontre du staff technique et de plusieurs joueurs sénégalais . L’entraîneur Pape Thiaw a été suspendu pour cinq matchs complets , assortis d’une amende de 100 000 dollars . Deux joueurs majeurs, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr , ont également écopé de deux matchs de suspension chacun , tandis que la Fédération sénégalaise de football a été condamnée à une amende de 615 000 dollars , une décision jugée par de nombreux observateurs comme l’une des plus lourdes de l’histoire des compétitions africaines . Du côté marocain, les sanctions n’ont pas été moins sévères. La Commission a décidé de suspendre Achraf Hakimi pour deux matchs , dont un avec sursis, tandis que Ismaël Saibari a écopé de trois matchs de suspension fermes , accompagnés d’une amende de 100 000 dollars . La Fédération royale marocaine de football a également été sanctionnée par une amende de 300 000 dollars , à laquelle s’ajoute une pénalité supplémentaire de 200 000 dollars , en raison d’un comportement jugé antisportif des ramasseurs de balles durant la rencontre. Par ailleurs, la Commission de discipline de la CAF a annoncé le rejet officiel du recours introduit par la Fédération marocaine , affirmant que les décisions rendues sont définitives, juridiquement valables et non susceptibles d’appel ou de modification . La finale avait été marquée par une série d’événements ayant provoqué une vague de critiques contre la CAF , notamment en raison de décisions arbitrales très controversées , considérées par plusieurs observateurs comme favorables au Maroc. Parmi elles, l’ annulation d’un but jugé valable en faveur du Sénégal et l’ attribution d’un penalty au pays hôte , ce qui avait poussé le sélectionneur des “Lions de la Teranga” à protester vivement et à demander à ses joueurs de quitter le terrain, un geste sans précédent dans une finale continentale . La rencontre a également été marquée par une forte tension devant les buts du gardien sénégalais Édouard Mendy , où les caméras ont filmé des tentatives de joueurs et de ramasseurs de balles de s’emparer de sa serviette , une scène largement relayée sur les réseaux sociaux et devenue virale, portant atteinte à l’image de l’organisation et de l’esprit sportif de la compétition. Ces événements ont fait de cette finale de la CAN l’une des plus controversées de l’histoire du tournoi , relançant de nombreuses interrogations sur l’arbitrage, la discipline et la crédibilité de la CAF dans la gestion des matchs décisifs .
Organisation de la CAN : La CAF va faire machine-arrière
En décembre dernier, Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), avait annoncé que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) allait se jouer tous les quatre ans laissant tomber son ancien cycle biennal. Ainsi, la CAF a prévu de faire jouer le tournoi en 2027 puis en 2028 avant d’attendre jusqu’en 2032. Le plan n’a pas fait l’unanimité. Face aux contestations et au scepticisme, l’instance confédérale compte revenir à la périodicité initiale. La réforme n’a pas plu à tout le monde avec tous les risques sportifs, économiques ainsi que l’image et de visibilité pour le football africain. La FIFA et Gianni Infantino voulaient dégager le calendrier et éviter les tracas que provoquent constamment la tenue de la compétition africaine. Notamment quand elle se joue en hiver avec les tensions entre les clubs et les sélections pour la libération des joueurs dans les bons délais. Le ComEx de la CAF devrait trancher incessamment Finalement, l’ Afrique va essayer de rester maître de son destin. Ce vendredi, Motsepe a révélé que « nous étudions la possibilité de revenir à une CAN tous les deux ans. Cette question est actuellement à l’examen. » Selon toute vraisemblance, la décision sera approuvée unanimement. Il reste à voir si la CAF va insister sur le fait de faire jouer l’épreuve en été pour éviter les interférences. Ce qui n’est pas tout le temps évident quand on tient compte du climat à cette période sur continent. Aussi, on peut croire que certaines parties ont usé de leur poids pour que leur sélection puisse enfin gagner le titre africain après des années d’attentes. Surtout que la décisions de passer à un cycle quadriennal intervenait à un moment où le Maroc avait toutes les chances de son côté pour triompher enfin avant de perdre, sur ses terres et devant son public, la couronne en finale contre le Sénégal .
Sauce algérienne, origine et histoire d’une recette mentionnée en 1876
Une sauce au nom algérien, une histoire qui remonte au XIXe siècle et une association culinaire qui fait aujourd hui parler d elle jusqu au Japon. La sauce algérienne connaît un regain de popularité sur les réseaux sociaux après qu un célèbre créateur culinaire japonais a décidé de la goûter avec des sushis au saumon. Une expérience gastronomique inattendue qui a suscité la curiosité des internautes japonais et remis sous les projecteurs ce condiment particulièrement apprécié dans les sandwichs, les tacos et les kebabs. L histoire a de quoi surprendre. Alors que cette sauce est aujourd hui étroitement associée à la restauration rapide, son appellation apparaît déjà dans un ouvrage gastronomique publié en 1876. Entre anciennes recettes, influences culinaires maghrébines, commercialisation en Europe et nouvelle popularité au Japon, retour sur le parcours d une préparation dont le nom continue de faire voyager la gastronomie algérienne. Cuisine algérienne numéro 1 au classement des cuisines arabes Une appellation déjà présente dans un ouvrage datant de 1876 Si la popularité actuelle de la sauce algérienne est liée à son utilisation dans les fast-foods, son histoire documentaire est bien plus ancienne. L une des références historiques les plus intéressantes apparaît dans The Book of Menus , un ouvrage publié en 1876 par William Blanchard Jerrold, également connu sous le pseudonyme Fin-Bec. À la page 21, le livre reproduit le menu d un banquet organisé le 3 avril 1875 au Grand Hôtel de Paris. Parmi les plats proposés figure une préparation intitulée « Le Turbot à la sauce algérienne ». Le turbot est un poisson apprécié pour sa chair fine et délicate. Sa présence dans ce menu montre que l appellation était déjà utilisée dans la gastronomie européenne au XIXe siècle, bien avant l apparition des tacos et des sandwichs modernes. Cette découverte constitue un élément historique important, mais elle nécessite une précision : le document prouve l existence de l appellation « sauce algérienne » à cette époque. Il ne permet pas de déterminer avec certitude la composition exacte de la sauce servie avec le turbot, ni de démontrer qu elle était identique à la préparation commercialisée aujourd hui. Au début du XXe siècle, une sauce à base de mayonnaise et d ingrédients variés D autres publications permettent de mieux comprendre les préparations qui portaient cette appellation au début du XXe siècle. Le 18 octobre 1903, le journal français Le Journal du dimanche publie une recette intitulée « Sauce Algérienne ». Sa composition est particulièrement intéressante puisqu elle repose sur une base de jaunes d œufs et d huile, à laquelle sont ajoutés plusieurs ingrédients. La recette comprend notamment : Des jaunes d œufs ; De la moutarde de Dijon ; De l anchois finement haché ; Des câpres ; De l échalote ; Du vinaigre blanc ; Du poivre de Cayenne ; De la noix de muscade ; De l extrait de jus de cresson. Cette préparation se rapproche davantage d une mayonnaise assaisonnée que de la sauce orangée que l on retrouve aujourd hui dans les restaurants rapides. Une autre recette publiée en février 1907 dans La Dépêche républicaine de Franche-Comté confirme l utilisation de cette appellation pour une sauce composée de mayonnaise, de moutarde, d anchois, de câpres, d échalote et d épices. Ces publications montrent que le nom désignait plusieurs préparations gastronomiques au fil des décennies. Elles ne permettent cependant pas d établir une filiation directe et ininterrompue entre les anciennes recettes et la version moderne. Une présence dans les ouvrages consacrés à la cuisine du Maghreb L histoire de cette appellation apparaît également dans des ouvrages consacrés aux traditions culinaires nord-africaines. Parmi les références figure L Afrique gourmande ou l encyclopédie culinaire de l Algérie, de la Tunisie et du Maroc , de Léon Isnard, publié dans les années 1920 par les éditions L. Fouque à Oran. L ouvrage constitue un témoignage intéressant sur la manière dont les cuisines du Maghreb étaient documentées et présentées à cette époque. Une recette de sauce algérienne qui lui est attribuée associe notamment une mayonnaise à une préparation à base de tomate. Cette combinaison présente des similitudes avec certaines caractéristiques des sauces modernes, même si les ingrédients et les proportions peuvent varier considérablement. En juillet 1933, une autre référence apparaît dans la Revue de botanique appliquée et d agriculture coloniale . Le botaniste Auguste Chevalier évoque un menu servi lors d un déjeuner de la Société nationale d acclimatation de France, organisé le 1er juin de la même année. Le repas comprend notamment des papayes cuites au gratin, accompagnées de bulbes de jacinthe des bois et d une sauce algérienne. Ces différents documents permettent de suivre l utilisation du nom dans des contextes gastronomiques variés, sans pour autant résoudre définitivement la question de son origine. La version moderne : une sauce popularisée par la restauration rapide La sauce algérienne que connaissent aujourd hui les consommateurs possède un profil gustatif différent de celui des anciennes recettes publiées dans la presse française. Elle se caractérise généralement par une texture crémeuse, une couleur orangée et un équilibre entre plusieurs saveurs : le piquant du piment, la douceur de certains ingrédients, l acidité de la tomate et le goût prononcé de l oignon. Elle est devenue particulièrement populaire dans les friteries, les kebabs, les tacos et les sandwicheries, notamment en Belgique et en France. La marque belge Nawhal s revendique la création de sa version industrielle moderne et utilise sur son site officiel le slogan « Et Nawhal s créa la sauce Algérienne ! ». L entreprise indique avoir commencé son activité en 2003. Elle met notamment en avant une préparation associant une texture crémeuse, des oignons finement coupés, une légère douceur et un caractère relevé. La marque présente également cette sauce comme une création inspirée de la gastronomie algérienne, notamment des saveurs associées aux mhadjebs, spécialité traditionnelle préparée à base de pâte fine garnie d oignons, de tomates et de piments. Il convient toutefois de distinguer cette revendication commerciale de l histoire plus ancienne de l appellation. Les documents du XIXe et du début du XXe siècle montrent que le nom existait déjà bien avant la création de l entreprise. Quels ingrédients composent la sauce algérienne actuelle ? Il n existe pas une recette unique et universelle. Les compositions varient selon les fabricants, les restaurants et les préparations maison. La plupart des versions modernes reposent néanmoins sur plusieurs ingrédients caractéristiques. Ingrédient Fonction dans la préparation Mayonnaise Apporte le crémeux et la texture Concentré de tomate ou ketchup Donne la couleur et une note acidulée Harissa ou piment Apporte le piquant Oignon Donne du caractère et une texture particulière Ail Renforce les arômes Paprika et cumin Complètent les saveurs épicées Sucre Équilibre l acidité et le piquant Vinaigre ou citron Apporte une touche d acidité C est notamment cet équilibre entre douceur, acidité et piquant qui permet à la sauce de s associer à des aliments très différents. La sauce algérienne fait le buzz au Japon grâce à une association inattendue Tout commence par une publication humoristique sur le réseau social X. Le 24 octobre 2026, un internaute franco-algérien, connu sous le pseudonyme @FraudeurDuFisk, partage une photographie de sushis accompagnés de sauce algérienne. Dans son commentaire, il présente cette association comme une habitude personnelle et plaisante sur la réaction que pourraient avoir les Japonais en découvrant cette manière de déguster leurs spécialités. La publication attire rapidement l attention. Ce qui pouvait sembler être une simple plaisanterie entre amateurs de cuisine devient progressivement un sujet de curiosité pour des internautes japonais. Plusieurs découvrent alors l existence de cette sauce, cherchent à connaître ses ingrédients et s interrogent sur les possibilités de la préparer chez eux. La publication dépasse les 10 millions de vues selon les informations relayées par la presse. Son succès montre notamment comment une association culinaire inhabituelle peut dépasser les frontières grâce aux réseaux sociaux. Mais le phénomène ne s arrête pas à la découverte de cette photographie. Ryuji, le créateur culinaire japonais qui adopte la sauce algérienne Le 29 octobre 2026, l affaire prend une nouvelle dimension lorsque Ryuji, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme @ore825, décide de tester à son tour la sauce algérienne. Ce créateur culinaire japonais dispose d une importante communauté en ligne et s est fait connaître grâce à ses recettes, ses démonstrations et ses expériences gastronomiques. Sa participation donne une visibilité supplémentaire à cette préparation, jusque-là peu connue d une partie du public japonais. Pour son expérience, il choisit notamment deux spécialités japonaises : les sushis au saumon et le negitoro, une préparation composée de thon haché, généralement servie avec du riz. Le résultat semble lui plaire. Ryuji apprécie le caractère crémeux de la sauce, son assaisonnement relevé et la présence des petits morceaux d oignon qui apportent une texture supplémentaire. Il évoque notamment des saveurs qui lui rappellent une sauce aurore, tout en soulignant l intérêt de son association avec le poisson. Le créateur va même plus loin en suggérant de passer certains sushis au chalumeau afin de renforcer les arômes et de donner une dimension supplémentaire à cette combinaison. Dans la foulée, il interpelle l enseigne japonaise Sushiro en lui suggérant de proposer cette association à ses clients. Cette intervention reste une suggestion personnelle du créateur et ne constitue pas l annonce d un partenariat commercial ou d une nouvelle offre de l enseigne. Une saveur algérienne à portée mondiale : le Créponné classé 25e parmi les meilleures douceurs glacées du monde Pourquoi la sauce algérienne accompagne-t-elle aussi bien les sushis ? L expérience menée par Ryuji soulève une question intéressante : comment une sauce généralement utilisée dans les sandwichs et les frites peut-elle fonctionner avec une spécialité japonaise aussi emblématique que le sushi ? Plusieurs éléments peuvent expliquer cette association. D abord, la texture crémeuse de la sauce accompagne facilement le saumon, dont la chair possède une teneur en matières grasses relativement élevée. La douceur de la mayonnaise vient compléter le goût du poisson, tandis que le piment apporte une note plus relevée. Ensuite, l oignon ajoute une dimension croquante et aromatique. Cette texture contraste avec le riz et la tendreté du poisson. Enfin, l acidité de la tomate et du vinaigre permet de contrebalancer la richesse de la préparation. L association n est donc pas aussi improbable qu elle pourrait le sembler au premier abord. Elle s inscrit dans une tendance plus large de la gastronomie contemporaine : mélanger des ingrédients issus de traditions différentes pour créer de nouvelles expériences gustatives. Cela ne signifie pas que cette combinaison remplace les accompagnements traditionnels japonais. Elle constitue plutôt une proposition supplémentaire, destinée aux consommateurs curieux de nouvelles saveurs. Sauce algérienne et sauce samouraï : deux préparations à ne pas confondre La popularité de ces deux sauces dans la restauration rapide entraîne parfois une confusion. Pourtant, leurs compositions et leurs profils gustatifs ne sont pas nécessairement identiques. La sauce algérienne est généralement reconnaissable à sa texture crémeuse, à sa note légèrement sucrée et à la présence d oignons. La sauce samouraï repose également sur une base crémeuse et pimentée, mais sa composition varie selon les fabricants. Caractéristique Sauce algérienne Sauce samouraï Base fréquente Mayonnaise Mayonnaise Saveur dominante Douce, épicée et légèrement piquante Plus relevée selon les versions Tomate Souvent présente Variable Oignon Caractéristique de nombreuses versions Pas systématique Utilisation Sandwichs, tacos, kebabs, frites Sandwichs, kebabs, frites Ces différences peuvent varier d une marque à l autre, mais elles permettent de comprendre pourquoi les deux sauces ne produisent pas exactement le même résultat lorsqu elles accompagnent un plat. Une appellation qui voyage et une gastronomie qui attire la curiosité Le succès rencontré par la sauce algérienne au Japon illustre la capacité des réseaux sociaux à faire circuler les habitudes alimentaires d un pays à l autre. Une publication humoristique, une dégustation réalisée par un créateur culinaire et une vidéo de recette auront suffi à placer un condiment associé à la restauration rapide européenne au centre d une discussion gastronomique au Japon. Pour l Algérie, cette visibilité constitue également une occasion de rappeler la richesse de son patrimoine culinaire et l influence de ses spécialités sur les préparations contemporaines.
L'inclusion du Sahara Occidental dans de nouveaux accords UE-Maroc "pas possible"
MADRID- L'inclusion du Sahara Occidental dans de nouveaux accords entre l'UE et le Maroc après les derniers arrêts de la Cour de justice de l'Union (CJUE) qui a annulé définitivement deux accords commerciaux conclus en 2019 n'est plus possible, a affirmé Me Manuel Devers, qualifiant la décision de la Cour de "séisme juridique". "Ce n'est pas possible. Certes, ces arrêts posent pour les dirigeants européens un problème politique. Mais comme la Cour leur rend service dans 90% des cas, ils ne vont pas la démanteler juste parce qu'elle a rendu une décision défavorable au Royaume du Maroc", a-t-il déclaré dans un entretien au site espagnol "El Independiente" en réponse à une question sur l'existence d'une possibilité de nouveaux accords bilatéraux entre le Maroc et les Etats membres incluant les territoires sahraouis. Le 4 octobre, la CJUE a invalidé définitivement deux accords commerciaux conclus entre l'UE et le Maroc en 2019 sur la pêche et l'agriculture. La haute juridiction européenne a conclu que ces accords, "auxquels le peuple du Sahara occidental n'a pas consenti, ont été conclus en méconnaissance des principes de l'autodétermination et de l'effet relatif des traités". Dans un autre arrêt, la Cour a souligné la nécessité que l'indication du pays d'origine qui doit figurer sur les melons et les tomates importés dans l'UE, "ne peut désigner que le seul Sahara occidental, puisque ces produits sont récoltés sur ce territoire", rappelant, une nouvelle fois, qu'"au regard du droit international, le Sahara occidental dispose d'un statut propre et distinct". "C'est un séisme juridique en Europe. Personne n'aurait pensé, lorsque nous avions lancé la procédure, il y a 12 ans, que nous obtiendrions l'annulation de ces accords", a fait remarquer Me Manuel Devers, fils de l'avocat français Gilles Devers, figure du combat sahraoui devant la justice européenne, décédé récemment. Soutenant que cette décision est "sans précédent en droit international" et "même dans l'histoire de la décolonisation", Me Devers a affiché sa détermination à poursuivre le combat de son père et à "retourner devant les tribunaux de l'UE" si nécessaire. "La base de tout accord applicable au territoire du Sahara occidental est le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et donc le consentement des Sahraouis. Tout mécanisme autre que le consentement serait illégal et nous devrions retourner devant les tribunaux de l'UE", a-t-il averti. Il a tenu à rappeler, à ce titre, que le Front Polisario est reconnu, une nouvelle fois, par cette Cour, comme "sujet de droit international, représentant du peuple sahraoui, pouvant agir en justice devant toute les juridictions européennes", soulignant que "la recevabilité de l'affaire est gravée dans le marbre". "S'ils veulent conclure un nouvel accord, nous le contesterons", a-t-il ajouté, même s'il ne croit pas que l'UE va tenter de signer avec le Maroc de nouveaux accords qui incluent le Sahara occidental. "Je ne crois pas que la Cour de justice veuille d'une troisième affaire de ce type. Il en va de même pour le Parlement européen", a-t-il estimé, s'interrogeant sur les chances de la Commission européenne d'obtenir le feu vert du Parlement européen en faveur de nouveaux accords. Me Devers a affirmé par ailleurs que "l"erreur" de l'UE est d'avoir laissé sa politique à l'égard du Sahara occidental entre les mains du Maroc et de la France. "Les dirigeants européens doivent accepter le fait qu'ils doivent développer une relation fonctionnelle avec le Front Polisario", soulignant qu'indépendamment du contrôle effectif des activités de pêche par l'occupant marocain, il peut y avoir des activités d'exportation du territoire sahraoui si les certificats sont délivrés par le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui, ou par une structure reconnue. "Dire qu'il n'y a pas de solution (parce que le Maroc contrôle les eaux sahraouies et 80% du territoire) n'est pas correct. Il existe des solutions techniques. En 12 ans de travail avec les Sahraouis, je sais qu'il y a une volonté claire de la part du Front Polisario de s'assurer que le consentement des Sahraouis soit respecté", a-t-il expliqué. Me Devers a rappelé, à ce sujet, que la Cour a souligné que la mise en œuvre d'un accord entre l'UE et le Maroc étendu à ce territoire "doit recevoir le consentement du peuple du Sahara occidental", affirmant sans ambiguïté que la "population du Sahara Occidental" et le "peuple du Sahara Occidental" ne sont pas la même chose. Commentant le délai de grâce de 12 mois prévu dans l'arrêt de la Cour de justice de l'UE qui a invalidé définitivement l'accord agricole UE/Maroc, Me Devers estime que ce délai est destiné à "permettre à la Commission européenne d'organiser le retrait ordonné de l'union du territoire".
"Marocgate: à quoi joue le Maroc?", le reportage qui épingle le Makhzen
BERLIN - La chaîne de télévision franco-allemande de service public, Arte, vient de diffuser un reportage sur le scandale de corruption au Parlement européen qui "jette le soupçon sur tous ceux qui travaillent avec le Maroc", enfonçant davantage le Makhzen. Suite au scandale de corruption qui éclabousse le Parlement européen depuis décembre dernier, le média franco-allemand a diffusé un reportage intitulé "Marocgate : à quoi joue le Maroc ?" dans lequel il remet en question certaines décisions prises par l’Union européenne (UE), comme dans l’affaire Pegasus, les accords de pêche avec le Maroc ou encore concernant le respect des droits humains dans le royaume. "Comment expliquer par exemple que l’affaire Pegasus ait été étouffée malgré le scandale ?", s’interroge Arte. "L’affaire Pegasus, c’est l’usage excessif par les autorités marocaines d’un logiciel d’espionnage vendu par (l’entité sioniste) a très peu d’Etats, le Maroc en a bénéficié et la justice a parlé de 100.000 personnalités qui ont été espionnées dont bien sûr des personnalités européennes, des parlementaires et des ministres", assure le directeur du Centre d’étude sur le monde arabe à Genève, Hasni Abidi. "Evidement, toutes les chancelleries occidentales ont tout fait pour étouffer cette affaire et certains parlementaires proches des autorités marocaines ont aussi tout fait pour que le Parlement européen ne condamne pas les pratiques marocaines en termes d’espionnage", a-t-il ajouté. Concernant les accords de pêche avec le Maroc que le réalisateur du reportage audiovisuel qualifie d’"affaire embarrassante", Arte se demande pourquoi l’Europe les a signés "alors même qu’ils ne respectent pas la législation internationale et notamment l’autodétermination du Sahara occidental ?". "Les discussions étaient assez dures, assez âpres, notamment parce que cet accord inclut le territoire du Sahara occidental, or l’Union européenne s’aligne en principe sur les points de vue internationaux notamment les Nations unies. On sait que dans le cadre de ces négociations, il y a eu un lobbying assez intense pour influencer les membres de ce Parlement", se rappelle Saskia Bricmont, députée européenne du groupe des Verts et membre de la délégation européenne pour les relations avec les pays du Maghreb. "Avec du recul, l’apparition de ce scandale (Marocgate) et du lien évident avec le Maroc, il est vrai que cette assemblée (le Parlement européen, ndlr) n’a pas adopté avec évidence des résolutions d’urgence qui soient critiques vis-à-vis du Maroc depuis de nombreuses années", a constaté l’eurodéputée. Pour ce qui est du respect des droits humains au Maroc, sujet "longtemps tabou" dans l’hémicycle européen, reconnaît le réalisateur du reportage, Arte affirme que "le temps de l’impunité (du Maroc) est révolu depuis la mi-janvier, quand les parlementaires européens ont adopté avec une majorité écrasante une résolution condamnant les atteintes à la liberté d’expression au Maroc, en citant notamment le cas d’Omar Radi, un journaliste indépendant critique à l’égard du pourvoir et condamné à six ans de prison". Cette condamnation "constitue un tournant dans la pratique du Parlement européen à l’égard du Maroc. Jamais auparavant, le Parlement européen n’a osé franchir ce cap, condamner publiquement et presque avec unanimité le Maroc", constate Hasni Abidi. Très attristée par le scandale qui a nettement entaché la crédibilité de l'institution européenne, Nathalie Loiseau, députée du groupe Renew et membre de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb, déclare au début du reportage: "Vous avez une majorité de parlementaires qui font leur travail de manière extrêmement sérieuse et intègre et qui sont comme moi en colère", ajoutant que si les faits sont confirmés au terme de l'enquête actuellement en cours à Bruxelles, "cela portera préjudice à notre volonté de travailler avec le Maroc". Pour résumer l’état d’esprit qui règne actuellement au sein de l’hémicycle européen, Arte qualifie l’affaire "Marocgate" d’"embarrassante". "L’affaire est embarrassante parce qu’elle éclabousse le Parlement européen et jette le soupçon sur tous ceux qui travaillent avec le Maroc".
"Marocgate" : des cadeaux et des vacances à 100.000 euros offerts par Rabat
ROME - Des cadeaux et des vacances dont le coût pouvait atteindre 100.000 euros ont été offerts par le Maroc pour soudoyer des eurodéputés en échange d'un soutien électoral au Parlement européen, selon de nouvelles révélations concernant le "Marocgate", ce retentissant scandale de corruption au sein de l'institution de l'Union européenne (UE). "L'équipe accusée d'avoir mis en place le système de corruption au cœur de Bruxelles travaillait également à l'obtention de votes" en faveur du Maroc, a indiqué le journal italien "Il fatto quotidiano", citant les services secrets belges en charge de l'enquête sur les pots-de-vin au Parlement européen. Un rapport de ces mêmes services souligne que "le groupe -des eurodéputés impliqués dans l'affaire- travaillait en échange d'un soutien électoral orchestré par les autorités marocaines et de sommes d'argent considérables versées clandestinement, en espèces, par le Maroc". Selon les enquêteurs, l'ancien député Antonio Panzeri, l'actuel député Andrea Cozzolino et leur conseiller Francesco Giorgi ont travaillé pour la Dged (Direction générale des études et de la documentation, c'est-à-dire les services secrets marocains), moyennant rémunération dans le but d'influencer les décisions du Parlement européen en faveur du Maroc, notamment sur la question du Sahara occidental. Le groupe a opéré "avec une discrétion qui va au-delà de la simple prudence, évitant d'apparaître trop ouvertement pro-marocain au Parlement européen, utilisant un langage codé et cachant de l'argent dans les appartements", notent les services secrets bruxellois dans le rapport qui a déclenché l'enquête et qui a été révélé par "Il fatto quotidiano". En outre, le mandat d'extradition belge à l'encontre de Maria Dolores Colleoni et Silvia Panzeri, respectivement l'épouse et la fille de Panzeri, désigne Abderrahim Atmoun, ambassadeur de Rabat en Pologne, comme ayant fait des "cadeaux" dont Mme Panzeri a "apparemment bénéficié". Ces mêmes documents mentionnent également des vacances dont le coût peut atteindre "100.000 euros". L'ambassadeur Atmoun était président de la Commission interparlementaire Maroc-UE chargée de l'économie, des relations bilatérales, des droits de l'Homme et de la lutte contre le terrorisme, et c'est là qu'il a commencé à collaborer avec Panzeri, alors député européen et président de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, ainsi que membre de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe. == "Faire chanter l'Europe et le reste du monde" == Le journal italien a fait un lien entre le "Marocgate" et le scandale d'espionnage Pegasus, relevant que derrière l'implication du Maroc, il y a surtout "l'accord euro-méditerranéen" entre l'UE et Rabat. Ainsi, le quotidien indique que l'"Euroscandale" avait mis en évidence certaines pratiques utilisées par les services secrets marocains pour des "actions de persuasion" et le "contrôle" de certains députés européens interceptés avec l'utilisation de Pegasus, ce logiciel espion développé par la société sioniste NSO Group. L'activiste sahraoui Mohamed Dihani a également expliqué au journal italien "Il Messaggero" que "le logiciel espion Pegasus a été utilisé comme bras armé des services secrets marocains pour faire chanter l'Europe et le reste du monde". "Il fatto quotidiano" souligne que le député européen Cozzolino, l'un des protagonistes du scandale -même s'il n'est pas encore mis en examen-, était membre de la commission d'enquête parlementaire portant précisément sur le logiciel espion sioniste. Dans une interview accordée au quotidien "Il Domani", Sophie in't Veld, rapporteur de la commission d'enquête de l'UE sur l'utilisation de Pegasus et de logiciels espions de surveillance équivalents (Pega), a expliqué que la vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, inculpée dans le cadre de cette affaire, a tenté de freiner l'enquête sur Pegasus lors du scandale des écoutes en Grèce. La Grecque, qui a déjà perdu son poste de vice-présidente, reste en détention provisoire. En effet, la Chambre du Conseil de Bruxelles, devant laquelle l'élue socialiste a comparu onze jours après son incarcération, a refusé jeudi la demande d'un placement sous bracelet électronique et a "prolongé la détention préventive d'un mois", a annoncé le Parquet fédéral dans un communiqué. Eva Kaili fait partie d'un quatuor de suspects incarcérés après une inculpation pour "appartenance à une organisation criminelle", "blanchiment d'argent" et "corruption".
CAN-futsal à Laâyoune: Taleb Omar salue la position de l'Algérie
ALGER - L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Abdelkader Taleb Omar, a salué, samedi, la position de l'Algérie rejetant l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de futsal dans la ville occupée de Laâyoune, une position qui n'est pas étrange à l'Etat algérien qui a toujours soutenu les causes justes et le droit des peuples à l'autodétermination et à l'indépendance. Invité au forum de la presse sportive organisé par l'Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA) au Centre de presse du complexe olympique Mohamed Boudiaf, en compagnie du ministre sahraoui de la jeunesse et des sports Moussa Salma, l'ambassadeur sahraoui s'est félicité "de l'allocution éloquente, claire et courageuse prononcée par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans son volet relatif à la question sahraouie, dans laquelle il avait indiqué que celle-ci constituait une question de décolonisation et demeurera ainsi, tout en rejetant catégoriquement la politique du fait accompli". "C'est l'allocution du président d'un Etat pivot en Afrique du Nord, au capital moral et éthique indéniable. Nous sommes fiers du rôle de l'Algérie au double plan régional et international notamment en ce qui concerne le règlement du conflit libyen", a-t-il dit. Pour lui, l'organisation de ce tournoi "s'inscrit dans le cadre de la guerre menée sur tous les fronts par le Maroc pour faire passer le conflit à un niveau supérieur, ce qui ne change rien à la réalité. Cependant, cela témoigne de la nouvelle orientation du régime marocain visant à se rebeller contre le droit international, d'autant que toutes les instances internationales y compris la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye et la Cour de justice de l'Union Européenne (CJUE) avaient affirmé, à maintes reprises, que le Maroc n'avait aucune souveraineté sur les territoires sahraouis. Lire aussi: Futsal /CAN à Laâyoune: Nous allons porter plainte contre tout complice avec l'occupation marocaine Le Maroc comptait organiser la CAN 2020 de Futsal dans la ville occupée de Laâyoune, du 28 janvier au 7 février. Plusieurs pays et organisations ont dénoncé la persistance du Maroc à organiser cette compétition dans la ville sahraouie occupée de Laâyoune, s'opposant vigoureusement à une démarche qui ignore la légalité internationale et les résolutions onusiennes relatives au règlement du conflit au Sahara occidental. La Fédération algérienne de football (FAF) a adressé une lettre au président de la CAF dans laquelle elle "dénonce et s’oppose" à la domiciliation de la CAN de futsal 2020 dans la ville occupée de Laâyoune. La FAF a appelé la CAF à ce que "la domiciliation des événements cités précédemment dans la ville occupée de Laâyoune soit reconsidérée, pour ne pas cautionner la politique du fait accompli, et réitère sa position constante, en adéquation avec les principes que l’Algérie a, de tout temps, défendus".
Vague de dénonciation face à la domiciliation de la CAN de futsal à Laâouyne occupée
ALGER - Plusieurs pays et organisations ont dénoncé la persistance du Maroc à organiser la Coupe d’Afrique des nations 2020 de futsal dans la ville sahraouie occupée de Laâyoune, s'opposant vigoureusement à une démarche qui ignore la légalité internationale et les résolutions onusiennes relatives au règlement du conflit au Sahara occidental. En réaction à la persistance du Maroc, puissance occupante, à maintenir cette compétition continentale à Laâyoune occupée, la Fédération sud-africaine de football (SAFA) a annoncé le retrait de son équipe nationale de ce rendez-vous continental, alors que l'Algérie, à travers sa fédération de football (FAF), a dénoncé cette domiciliation auprès de la Confédération africaine de football (CAF), exprimant également son entière "opposition". Pour la fédération sud-africaine, "la SAFA a décidé de déclarer forfait (...) car le Maroc persiste à organiser le tournoi à Laâyoune, qui se situe dans le Sahara occidental occupé", a indiqué un communiqué de la Fédération, tout en se disant "conscients du risque d’amende qu’inflige la CAF et d'autres répercussions faisant suite à notre décision". "Le Maroc reste une puissance occupante au Sahara occidental, illégalement, et le gouvernement sud-africain ne reconnaît jamais la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental". Cité par des médias, le président de la SAFA, Danny Jordaan, a rappelé "la position claire" de son pays, en indiquant que les équipes sud-africaines "pourraient être présentes dans le championnat et jouer sur le sol marocain dans n'importe quelle ville, mais, a-t-il insisté, nous n'accepterons pas cela sur des terres occupées comme la ville de Laâyoune". Pour sa part, la Fédération algérienne de football a adressé une lettre au président de la CAF dans laquelle elle "dénonce et s’oppose" à la domiciliation de la CAN de futsal 2020 (28 janvier - 7 février) par le Maroc dans la ville sahraouie occupée de Laâyoune. La FAF a appelé la CAF à reconsidérer la domiciliation de cet événement dans cette ville occupée par le Maroc, et à suivre la voie de la légalité internationale, qui lève toute équivoque sur la nature du conflit au Sahara Occidental dont le dossier est traité par les organes de l’ONU comme "une question de décolonisation". Lire aussi: Futsal/CAN-2020: domiciliation du tournoi dans la ville de Laâyoune occupée, une dérive de la CAF "La CAF a toujours été aux avant-postes des valeurs universelles et avait vaillamment lutté contre toute forme de colonisation, à commencer par le régime de l’apartheid en Afrique du Sud", a rappelé la FAF, considérant cette décision, à "connotation politique", prône "la division au sein de la famille de la CAF", instance continentale. De son côté, le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Mustapha Berraf, contacté par le quotidien El Khabar, a apporté son soutien à la FAF dans sa démarche, disant "accorder une grande importance à cette affaire au niveau du COA. On fera tout ce qu'il y a lieu de faire". Le dernier Congrès du Front Polisario, tenu en décembre 2019, a été l’occasion de rappeler la poursuite de la lutte du peuple sahraoui et l’apport décisif que pourrait apporter l’Union africaine (UA) à la libération des territoires occupés. Simultanément, la forte présence des délégations étrangères à ce Congrès a reflété l’élan de solidarité internationale à la cause sahraouie, avec l'ambition de contribuer à l’effort de progresser vers une solution pacifique et constituer "un jalon dans le processus de paix". En outre, une mobilisation accrue des ONG et des défenseurs des droits de l’Homme à travers le monde en soutien au peuple sahraoui dans sa lutte pour l'exercice de son droit à l'autodétermination, son indépendance et l'arrêt du pillage de ses ressources naturelles. Les résolutions de l'ONU, la légalité internationale et les arrêts de justice, tels que ceux de la Cour de Justice européenne (CJUE) attestent que le Maroc et le Sahara occidental sont deux territoires distincts, soulignant que le Maroc n’exerce aucune souveraineté sur le Sahara occidental où il n’est qu’une puissance militaire occupante, au moment où, également, aucun Etat dans le monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Un tournoi de futsal dans la ville de Laâyoune est une "pure décision politique"
ALGER - La décision marocaine d'organiser la CAN de futsal dans la ville sahraouie de Laâyoune occupée est une "pure décision politique et non un évènement sportif", a déclaré mardi le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraouie(CNASPS), Said Laâyachi. "Ce complot a été préparé depuis longtemps par l'actuel président de la fédération royale marocaine de football, qui a usé de l'argent sal ainsi que de tous les moyens pour écarter le représentant de l'Algérie auprès de la CAF", a ajouté M. Laâyachi, signalant également que l'assistant du président de la CAF est marocain. Selon le président du CNASPS, "il n'y a aucune loi qui permet l'organisation d'une compétition sportive dans un territoire occupé. Cela est contraire aux valeurs et aux idéaux du sport", a-t-il insisté. Il a également expliqué que "le but recherché par le Maroc à travers l'organisation de cette compétition est la banalisation de l'occupation du Sahra Occidental". "Le Maroc vise aussi à travers cette tentative de tromper l'opinion internationale quant à ses tentatives de légitimer l'occupation et faire à une souveraineté prétendue sur le territoire sahraoui", a-t-il ajouté. Lire aussi: CAN à Laâyoune occupée: l'ANPDSF dénonce "l'instrumentalisation politique du sport" Pour le président du CNASPS, le Maroc est en train d'agir au Sahara occidental exactement comme le fait l'occupation israélienne en Cisjordanie en Palestine. "Toutes les manœuvres de l'occupation israélienne au Sahara occidental ont leurs paires en Cijordanie", a-t-i affirmé. L'organisation d'un tournoi de football dans la ville de Laâyoune n'est pas la première action du genre de la part du Maroc dans les territoires sahraouis occupés", a fait observer M. Laayachi. "Le Forum de Crans Montana organisé dans le passé dans la ville de Dakhla occupée s'inscrivait aussi dans la démarche propagandiste du Maroc" a-t-il également dit, rappelant dans le même contexte l'ouverture par certains pays, à l'instar des Iles Comores, la Gambie la Guinée et le Gabon ce qu'ils ont appelé "consulats" dans la ville de Laâyoune occupée. Lire aussi: Futsal: la domiciliation du tournoi à Laâyoune occupée,une atteinte au droit international "Les consulats n'assurent pas une activité diplomatique. Leur rôle est de servir les ressortissants d'un pays. Or, dans le cas de ces pays, ils n'ont pas de ressortissants dans les territoires sahraouis occupés. L'ouverture de ces consulats ne servent qu'à vouloir légitimer l'occupation et faire croire à une ‘souveraineté’ prétendue du Maroc sur le territoire sahraoui", s'est-t-il indigné. Dans ce sens, le président du CNASPS a noté avec "satisfaction" qu'aucun pays important dans le monde n'est intéressé par l'ouverture de tel "consulat" dans les territoires sahraouis."Ces pays respectent les lois internationales et onusiennes, de l'Union africaine et de l'Union européenne, qui reconnaisse que le Sahara occidental est un territoire non autonome inscrit à l'ordre du jour de la 4ème commission de l'Onu chargée de la décolonisation. "Pour empêcher le Maroc d'avancer dans sa logique colonialiste et de faire ce que Israël a fait en Palestine, nous devons nous organiser et s'unir", a -t-il préconisé, appelant les médias à se joindre à cette démarche. Le président du CNASPS a salué, en outre, le soutien inconditionnel de l'Algérie à l'égard de la question sahraoui. "Cette position a été réaffirmée par le président de la République, Abdelamdjid Tebboune", a-t-il insisté.
CAN-2019 de football (Quarts de finale) : la VAR débarque sur fond d’incertitudes
LE CAIRE– L’assistant vidéo à l’arbitrage (VAR), sera utilisée pour la première fois à la CAN-2019 de football en Egypte (21 juin – 19 juillet), à partir des quarts de finale, prévus mercredi et jeudi, au moment où cette technologie avait créé des polémiques en Ligue des champions, à l'occasion de la finale retour de C1 entre le Wydad Casablanca et l'ES Tunis fin mai. Même si la phase de poules et les 1/8es de finale se sont déroulés, relativement, sans erreurs d’arbitrage, l’introduction de la VAR risque de donner lieu à de nouvelles polémiques, même si la Confédération africaine de football (CAF), reste plutôt confiante quant à la réussite de ce nouveau procédé jamais utilisé dans une phase finale de la CAN. " Elle devait être initialement utilisée uniquement en finale, avant que la CAF ne décide de l’appliquer à partir des quarts de finale. C’est une technologie qui nécessite de gros moyens techniques. Je peux vous assurer que tout va bien se passer. Nous avons réceptionné le matériel. Tout se passe dans les meilleures conditions", a rassuré le secrétaire général de la CAF le Marocain Mouad Hajji, au cours d’une conférence de presse tenue au Caire. La VAR a déjà été testée en (off) dans deux matchs en phase de poules de la CAN-2019, ainsi que le 1/8e de finale entre le Maroc et le Bénin (1-1, aux t.a.b : 1-4). Même si la CAF tient à rassurer quant à la fiabilité de la VAR, il n’en demeure pas moins que l’ensemble des huit équipes engagées en quarts de finale l’appréhendent, arguant les mauvaises expériences enregistrées lors des deux dernières finales de la Ligue des champions d’Afrique. Pas plus tard qu’en juin dernier, la finale (retour) de l’édition 2019 entre l’ES Tunis et le WA Casablanca avait été marquée par une grosse polémique. L'arbitre gambien Bakary Gassama, avait refusé d’accorder un but aux Marocains alors que l’EST menait au score (1-0), pour une position d’hors-jeu sans toutefois solliciter l’assistant vidéo à l’arbitrage (VAR), défaillant. Après une interruption de plus d’une heure, les coéquipiers de l’international algérien Youcef Belaïli, ont été déclarés vainqueurs au grand dam de la formation marocaine. Secouée par cette affaire, la CAF a décidé dans la foulée de faire rejouer cette seconde manche sur terrain neutre, à l’issue de la réunion de son Bureau exécutif tenue à Paris. En match aller, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). Lire aussi: Football / CAN 2019 - Huitièmes de finale: l'Algérie domine la Guinée 3-0 et va en quarts Lors de la finale de l’édition 2018, l’arbitre international algérien Mehdi Abid Charef avait été suspendu pour "mauvaise performance" suite à son arbitrage jugé "scandaleux" par les Tunisiens en finale (aller) de la Ligue des champions entre le Ahly du Caire (Egypte) et l’ES Tunis (3-1), disputée le 2 novembre 2018 à Alexandrie. Abid Charef, dont la suspension avait été levée en janvier dernier mais non retenu pour la CAN-2019, avait accordé deux penalties aux Egyptiens, jugées "imaginaires" par l’Espérance, tout en recourant à chaque fois à la VAR, pour sa première utilisation dans une épreuve africaine interclubs.
CAN-2019 de football (Quarts de finale) : la VAR débarque sur fond d’incertitudes
LE CAIRE– L’assistant vidéo à l’arbitrage (VAR), sera utilisée pour la première fois à la CAN-2019 de football en Egypte (21 juin – 19 juillet), à partir des quarts de finale, prévus mercredi et jeudi, au moment où cette technologie avait créé des polémiques en Ligue des champions, à l'occasion de la finale retour de C1 entre le Wydad Casablanca et l'ES Tunis fin mai. Même si la phase de poules et les 1/8es de finale se sont déroulés, relativement, sans erreurs d’arbitrage, l’introduction de la VAR risque de donner lieu à de nouvelles polémiques, même si la Confédération africaine de football (CAF), reste plutôt confiante quant à la réussite de ce nouveau procédé jamais utilisé dans une phase finale de la CAN. " Elle devait être initialement utilisée uniquement en finale, avant que la CAF ne décide de l’appliquer à partir des quarts de finale. C’est une technologie qui nécessite de gros moyens techniques. Je peux vous assurer que tout va bien se passer. Nous avons réceptionné le matériel. Tout se passe dans les meilleures conditions", a rassuré le secrétaire général de la CAF le Marocain Mouad Hajji, au cours d’une conférence de presse tenue au Caire. La VAR a déjà été testée en (off) dans deux matchs en phase de poules de la CAN-2019, ainsi que le 1/8e de finale entre le Maroc et le Bénin (1-1, aux t.a.b : 1-4). Même si la CAF tient à rassurer quant à la fiabilité de la VAR, il n’en demeure pas moins que l’ensemble des huit équipes engagées en quarts de finale l’appréhendent, arguant les mauvaises expériences enregistrées lors des deux dernières finales de la Ligue des champions d’Afrique. Pas plus tard qu’en juin dernier, la finale (retour) de l’édition 2019 entre l’ES Tunis et le WA Casablanca avait été marquée par une grosse polémique. L'arbitre gambien Bakary Gassama, avait refusé d’accorder un but aux Marocains alors que l’EST menait au score (1-0), pour une position d’hors-jeu sans toutefois solliciter l’assistant vidéo à l’arbitrage (VAR), défaillant. Après une interruption de plus d’une heure, les coéquipiers de l’international algérien Youcef Belaïli, ont été déclarés vainqueurs au grand dam de la formation marocaine. Secouée par cette affaire, la CAF a décidé dans la foulée de faire rejouer cette seconde manche sur terrain neutre, à l’issue de la réunion de son Bureau exécutif tenue à Paris. En match aller, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). Lire aussi: Football / CAN 2019 - Huitièmes de finale: l'Algérie domine la Guinée 3-0 et va en quarts Lors de la finale de l’édition 2018, l’arbitre international algérien Mehdi Abid Charef avait été suspendu pour "mauvaise performance" suite à son arbitrage jugé "scandaleux" par les Tunisiens en finale (aller) de la Ligue des champions entre le Ahly du Caire (Egypte) et l’ES Tunis (3-1), disputée le 2 novembre 2018 à Alexandrie. Abid Charef, dont la suspension avait été levée en janvier dernier mais non retenu pour la CAN-2019, avait accordé deux penalties aux Egyptiens, jugées "imaginaires" par l’Espérance, tout en recourant à chaque fois à la VAR, pour sa première utilisation dans une épreuve africaine interclubs.













