Logoالأخبار

Enfance protégée : Foi, loi et conscience nationale

À l’occasion du Mawlid Ennabaoui, le Centre culturel de Djamaâ El-Djazaïr a abrité une conférence de premier plan, organisée en coordination avec l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE). Placée sous le thème de la synergie entre méthodologie prophétique et législation nationale, cette rencontre a mobilisé les plus hautes autorités religieuses et institutionnelles pour ériger la défense des droits de l’enfant en grande cause nationale et sociétale.

Présidant l’ouverture de cette rencontre aux côtés de la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Cherfi, le recteur de Djamaâ El-Djazaïr, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, a mis en avant, lundi soir, l’expérience pionnière de l’Algérie en matière de protection et de promotion de l’enfance, s’appuyant notamment sur un dispositif législatif robuste mis en place par l’Etat.

Dans ce contexte, il a relevé avec pertinence que la loi relative à la protection de l’enfant a fait de la définition des règles et mécanismes de sauvegarde un objectif fondamental. Pour le recteur, cette évolution juridique traduit une volonté politique affirmée de consolider les droits de l’enfant à travers une approche globale et inclusive, associant l’ensemble des forces vives de la nation. Il a ainsi précisé que ce processus législatif constitue une prise de conscience collective de la responsabilité partagée qu’implique la protection de l’enfance.

Cette noble mission mobilise naturellement la famille, l’école, la mosquée, les institutions étatiques, la société civile ainsi que tous les acteurs engagés sur le terrain, car les droits de l’enfant constituent une véritable cause sociétale engageant à la fois le présent et l’avenir de la nation. Dans cette dynamique vertueuse, le rôle de Djamaâ El-Djazaïr, fort de sa dimension religieuse, nationale et civilisationnelle, s’impose parmi les institutions de premier plan. Il contribue activement à l’ancrage d’une culture solide de la prise en charge et de la protection de l’enfance, tout en renforçant la place centrale de la famille au cœur du processus éducatif, a poursuivi le recteur.

Prenant la parole à son tour, la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Cherfi, a souligné avec force les efforts nationaux constants consentis dans les domaines de la prise en charge, de l’accompagnement et de la promotion des droits des plus jeunes. Ces efforts se sont concrétisés, a-t-elle expliqué, par l’adoption de mesures pragmatiques, de programmes adaptés et par la mise en place d’un système national intégré destiné à renforcer les mécanismes de protection et à améliorer significativement le bien-être des enfants.

Mme Cherfi a également rappelé les missions régaliennes assurées par l’ONPPE en matière de protection et de promotion de l’enfance, menées en étroite coordination avec les différents organismes, départements ministériels et acteurs de la société civile. Une synergie institutionnelle et associative qui vise à garantir une prévention optimale contre toutes les formes de violence et à assurer une intervention plus rapide et plus efficace face aux situations de vulnérabilité.

Dans le même sillage, la déléguée nationale a mis en lumière l’importance du guide pratique destiné aux intervenants dans la protection des enfants contre la violence, un outil précieux élaboré par l’ONPPE en coordination avec les secteurs concernés afin d’accompagner efficacement les professionnels sur le terrain.

Au terme de ces travaux riches en enseignements, les participants ont unanimement appelé à la multiplication de rencontres nationales et de journées d’étude dédiées à la protection de l’enfance. Ils ont également plaidé pour une meilleure vulgarisation de la législation en vigueur et pour le renforcement d’une culture citoyenne du signalement face à toute atteinte aux droits de l’enfant.

Il convient de souligner qu’à travers cette initiative inspirée par les symboles du Mawlid Ennabaoui, Djamaâ El-Djazaïr et l’ONPPE ont magistralement placé la protection de l’enfant au carrefour des valeurs spirituelles, de l’éducation et du droit, rappelant avec conviction que la défense de l’enfance dépasse le cadre strict des institutions pour devenir l’affaire de toute la société.

إقرأ أيضا