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CM : Le foot débordé par le show et l’extravagance (Malik Mohamed)

CM : Le foot débordé par le show et l’extravagance (Malik Mohamed)

Lors de la cérémonie de remise des médailles et des trophées, à l’issue de la finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026, consacrant l’Espagne pour la seconde fois de son histoire après le titre de 2010, l’instance de Gianni Infantino s’est arrangée lors du protocole à ce que le président des Etats-Unis, Donald Trump, soit le seul à rétribuer les joueurs et leurs entraîneurs.

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, et le Premier ministre canadien, Mark Carney, pourtant présents à la cérémonie, s’étaient limités à serrer la main avant de quitter la scène pour laisser le ‘’puissant’’ président américain à poursuivre le show déjà débuté avant le match et prolongé lors d’une mi-temps qui a duré 27 minutes au lieu de 15, défiant les règles de l’IFAB et de la FIFA elle-même !

En plus d’être vraiment terne et triste, la finale du Mondial 2026 a vu le football vraiment débordé au grand malheur des puristes, où seule la Roja a essayé de l’extirper du foot-show et de la bêtise, en prônant un football de possession et une identité de jeu technique.

La FIFA a cédé à l’ambiance américaine des grands rendez-vous sportifs, où le mélange des genres est vraiment permis. Madonna aux bras de Ronaldo et Ronaldinho, le groupe K-pop BTS, Justin Bieber et Shakira n’ont pas réussi à électriser des tribunes venues beaucoup plus pour le football qu’à apprécier une mise en scène bruyante et des images préenregistrées pour les besoins de ce show.

Vivement la prochaine Coupe du monde, dans quatre ans et dans trois pays à cheval sur deux continents, qui respirent le foot, et rien que le foot. Même si la FIFA se frotte les mains de ses gains, passés de 7,5 milliards de dollars du cycle du Qatar à 11 milliards pour celui des Etats-Unis – Mexique – Canada.

En empruntant une martingale astucieuse, prônant une vente des droits TV (45%), marketing & ventes sous licences (34%) et la billetterie (12%), la FIFA a introduit des innovations gagnantes pour faire exploser ses recettes à travers le nombre d’équipes (48) et donc de matchs (104), une billetterie dynamique et bien évidemment la fameuse pause fraîcheur qui a fait débat.

Des premières adaptées à la culture et au modèle économique américains, faisant de la FIFA beaucoup plus une multinationale redoutable qu’à une simple association qui, selon les spécialistes, ne s’arrêtera pas là dans sa spirale effrénée vers plus d’enrichissement dont profiteront, entre autres, ses associations- membres qui relièrent son président, Gianni Infantino, par acclamation et qui le portent déjà pour un troisième mandat en 2027 !
La finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026 ne restera pas également dans les mémoires, à cause d’une équipe d’Argentine non seulement refusant de jouer, mais usant de jeu dur (expulsion d’Enzo Martinez) à la limite du tolérable et d’agressions même, dont certaines sous les yeux du controversé arbitre slovène, Slavko Vincic.

De la bêtise incarnée par le comportement de Leandro Paraedes et d’autres membres de la sélection qui se sont comportés en voyous à la fin de la partie, dont des images ont été relayées sur les réseaux sociaux.
En somme, le foot a été vraiment débordé lors de ce Mondial à l’ombre d’une gouvernance de plus en plus décriée où l’intérêt de développer le sport-roi et d’offrir une scène d’expression aux footballeurs vient se frotter à la politique du gain menée par une association à but non lucratif.
– MOHAMED MALIK

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