البحث
569 نتيجة لـ "canal-detente-l-kouider-swilah-et-kamel-2575394ar"
Festival de la musique andalouse Sanaâ: Tomber de rideau sur une belle édition
Avec des récitals animés par trois associations culturelles dont celle de Bejaïa, Mostaganem et Alger, la 12e édition du Festival culturel national de la musique andalouse Sanaâ a pris fin jeudi soir en présence d’un public nombreux. Le jardin du Palais de la culture Moufdi-Zakaria a vibré une dernière fois pour le compte de ce bel événement patrimonial, donnant de la visibilité aux orchestres des associations, «Naghem» de Bejaïa, «El Fen El Açil» de Mostaganem et «El Djazira» d’Alger, dirigés respectivement par H’sinou Fadli, Djillali Benbouziane et Nacer Hammouche (Bassirou). En présence de Abderrezak Baba, représentant la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, du commissaire de ce 12e festival, Ahcène Ghida, du concepteur et directeur du même événement, Abdelkader Bendamache, la soirée s’est ouverte avec un document filmé d’une dizaine de minutes qui a rappelé l’importance de la «préservation, la promotion et la transmission de la musique classique algérienne». Dans une ambiance empreinte de convivialité, les orchestres des trois ensembles ont rendu, respectivement, les noubas «Raml El Maya», «M’djenba dans le mode Zidène» et «Dhil», appréciées par les membres du comité d’organisation de cet événement, également présents, dont le maître-formateur Salah Boukli Hacène. Les solistes, Elza Belabbès et Kamel Benahmed de «Neghma», Djillali Benbouziane, Belkacem Sayeh, Amel Laroussi et Sabrina Boudjella d’«El Fen El Açil» et Hafida Boungab, Lina Benelmouloud, Neila Koriz et Nacer Hammouche (Bassirou) d’El Djazira, ont séduit l’assistance dans des prestations aux tonalités justes, avec des voix présentes et étoffées. Parmi les pièces brillamment rendues par les trois ensembles, «El Khilaâ taâdjebni», rappelant le regretté-maître Sadek Bedjaoui (1907-1995), «Lach ya âddab el qouloub» présenté pour la première fois dans la cadence «Kh’lass» et «Kad kountou khatir», composée par Bachir Mazouni et exécutée dans une version chorale, soutenue au piano par Meriem Hamoutène (Miou). Ahcène Ghida a ensuite donné lecture des recommandations du comité d’organisation du «Colloque de préparation à la rencontre nationale sur la musique classique algérienne», organisé en marge du 12e Festival culturel national de la musique andalouse Sanaâ. L’essentiel de ces recommandations s’articule autour de l’importance d’«assurer la pérennité de cette musique savante par la formation et la promotion via les associations et les écoles, en incluant son enseignement dans les programmes scolaires et en créant une chaîne de télévision qui lui sera consacrée». L. B.
Aviron/deux de couple : Le duo Boudina- Aït Daoud éliminé d’entrée
Les rameurs algériens Sid-Ali Boudina et Kamel Aït Daoud disputeront les repêchages de l’épreuve d’aviron deux de coupe (poids léger) des jeux Olympiques de Tokyo, après avoir terminé à la 6e et dernière position de la 3e série avec un temps de 6:57.32, samedi au canal de la forêt de la mer. La deux première […]
Arts plastiques: Le 8e Festival international de l'Art contemporain s’ouvre à Alger
ALGER – Le 8e Festival culturel international d'art contemporain (IFCA), a été inauguré mardi au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, par le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, en présence de plasticiens professionnels, algériens et étrangers, issus de 39 pays, dont la Palestine, invité d'honneur de cette édition. Placé sous le slogan de, "Pour un nouvel héritage", le 8e IFCA a été ouvert en présence de hauts fonctionnaires de l’Etat algérien, de représentants des deux chambres parlementaires, ainsi que ceux des missions diplomatiques accréditées à Alger, celles des pays participants à ce grand événement notamment. Dédié à l'art contemporain, cette grande manifestation culturelle internationale qui revient après plusieurs années d’interruption, rassemblera, sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts et jusqu’au 7 décembre prochain, des œuvres réalisées par 70 artistes algériens et étrangers, représentant 39 pays, issus des cinq continents. Des travaux artistiques de créateurs palestiniens, exposés dans ce Festival abordent la résilience du peuple palestinien, à Ghaza notamment, face à l’abjection et la barbarie de l’armée terroriste sioniste. Dans une déclaration à la presse, le ministre de la Culture et des Arts a "salué les artistes algériens ou qu’ils se trouvaient, qui ont mis leur art au service de la Paix, de l’Amour et de la Beauté esthétique et qui œuvrent à servir l’Algérie et à défendre sa Culture, son authenticité et sa civilisation". M. Ballalou a également "salué la Palestine, dont la présence à ce festival constituait un "message de résilience adressé au monde entier", rappelant que son statut d’invité d’honneur au 8e IFCA, traduisait à son égard, tout le respect et l’élan de fraternité inébranlable et de soutien indéfectible de l’Etat et du peuple algériens". Qualifiant le 8e IFCA de, "belle et grande manifestation", de "renaissance culturelle et artistique" et d’"étape importante dans l’histoire de l’Art, car valorisant les efforts consentis en faveur de l’artiste", le ministre de la Culture et des Arts, a rappelé, à cet effet, l’"avènement du Statut de l’artiste, la prise en charge de sa situation socioprofessionnelle, son encouragement à créer des espaces artistiques et l’ouverture d’Ecoles et d’Instituts de formation". Réitérant aux associations culturelles l’"accompagnement de son département sur les plans, moral, financier et administratif", M. Ballalou a annoncé la "promulgation prochaine d’une loi sur les coopératives artistiques qui permettra aux artistes de créer leurs propres institutions culturelles, artistiques et sociales à but lucratif". Il a également lancé un appel à tous les artistes et les professionnels de l’Art algériens, établis en Algérie ou à l’étranger, pour "contribuer à la renaissance culturelle et artistique, par l’instauration d’un marché de l’Art qui puisse garantir un climat favorable à la création de richesses". Le ministre de la Culture et des Arts a conclu avec le souhait de "réussir, tous ensemble, le changement espéré dans la conception même de toute manifestation culturelle" qui doit, selon lui, sortir de la "vision du simple spectacle ponctuel" pour s’élever à celle d’un "véritable projet porteur d’une dynamique culturelle et artistique". Des professionnels issus de plusieurs pays, partageront leurs expériences dans le domaine, à l'occasion d'un Forum, durant lequel se tiendront également des rencontres thématiques prévues à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts d'Alger "Ahmed et Rabah-Asselah", sur les problématiques de diffusion et de l’économie des arts, ainsi que les espaces d'exposition électroniques. Une autre rencontre, sur le thème de "l'art de la résistance palestinienne" sera animée par des artistes palestiniens de renom, à l'image de Steve Sabella, Tayseer Barakat, Hani Zurob, Rafat Asad, Areen Hassan et Bashar Alhroub. "L'Algérie, qui a toujours exprimé son soutien politique constant au combat du peuple palestinien et à sa résistance contre l'occupant sioniste, soutient également cette noble cause à travers l'art et la culture", a affirmé le commissaire du 8e IFCA, le plasticien Hamza Bounoua. Par ailleurs, un hommage à des artistes peintres disparus est également au menu de ce festival, par la présentation des collections privées de Baya, Arezki Larbi, Salah Hioune, Djamel Larouk et Kamel Nezzar.
Edgar Morin, Messali Hadj et la gauche anticoloniale : L’histoire au-delà des dogmes
À l’occasion des célébrations du 5-Juillet, l’historien Benjamin Stora et le journaliste et directeur de la publication du quotidien le Jeune Indépendant, Kamel Mansari croisent leurs regards et leurs mémoires dans un échange épistolaire inédit. Au cœur de leur réflexion : un entretien exhumé de 1998 où le sociologue et philosophe Edgar Morin brise les tabous autour de la figure de Messali Hadj et de la tragique « affaire Bellounis ». Entre réseaux trotskistes français, déchirures fratricides au sein du nationalisme algérien et hommages aux passeurs de l’ombre, ce document exceptionnel restitue à la Révolution sa part humaine, plurielle et définitivement complexe. Histoire, mémoire et complexité : Échange autour d’Edgar Morin et du nationalisme algérien Lettre de Benjamin Stora à Kamel Mansari Cher Kamel, J’ai rencontré Edgar Morin en 1977 lorsque je rédigeais ma thèse sur Messali Hadj. J’étais alors bien plus jeune que lui à l’époque, et j’étais militant trotskiste — ce qui a d’emblée créé une complicité entre nous, malgré la différence d’âge. Il m’a beaucoup appris sur son engagement anticolonialiste et sur son soutien, indéfectible, à Messali. Depuis, nous sommes restés amis pendant de longues années. Il m’a soutenu et aidé dans la rédaction de mes livres sur l’Algérie, au même titre que d’autres vieux militants comme l’avocat de Messali, Yves Dechezelles, l’anarchiste Daniel Guérin, ou le socialiste révolutionnaire Jean Rous. Tous ces militants-intellectuels étaient d’ailleurs présents à ma soutenance de thèse, le 12 mai 1978, dans une salle de l’EHESS. Du côté algérien, la fidélité et l’histoire étaient également au rendez-vous avec la présence de la fille de Messali Hadj, Djanina Benkelfat (Djanina Messali), de son mari, ainsi que des figures historiques Mohammed Harbi et Mustapha Ben Mohamed (dit « Mustapha le Négro », membre du Bureau politique du MTLD). En 1998, Edgar a fait paraître un petit livre sur Bellounis, dans lequel il livrait toutes ses préférences. Dans un entretien pour L’Obs réalisé cette année-là à l’occasion de cette sortie éditoriale, il révélait un aspect peu connu de son parcours : sa constante disposition à défendre l’honneur de Messali Hadj dans « l’affaire Bellounis », comme il l’exprime fortement. Les Algériens découvriront bien un jour la multiplicité des engagements de ces militants anticolonialistes français en faveur du nationalisme algérien. Nous voilà bien loin des rhétoriques idéologiques de ceux qui possèdent une vision purement livresque de mes propres engagements pour l’écriture de l’histoire de cette révolution… Notre ami Youcef Zerarka, hélas disparu, connaissait bien cette histoire compliquée. Amitiés, Benjamin Stora L’entretien de 1998 : Edgar Morin et « L’affaire Bellounis » (Entretien réalisé par Jean-Paul Mari pour Le Nouvel Observateur en 1998, à l’occasion de la parution du livre « L’Affaire Bellounis », écrit par un adjoint du chef de guerre messaliste et préfacé par Edgar Morin). Le Nouvel Observateur. – L’extraordinaire, avec « l’affaire Bellounis », est qu’elle ouvre le dossier méconnu d’une lutte acharnée au sein du nationalisme algérien… Edgar Morin. – Oui. Et dès le début de la guerre d’Algérie. Il y a un conflit entre Messali Hadj, fondateur du nationalisme algérien, et son comité central, qui lui reproche son culte de la personnalité. Un groupe clandestin, le CRUA (Comité révolutionnaire d’Unité et d’Action), futur FLN, décide de réconcilier les uns et les autres… en lançant une insurrection armée, le 1er novembre 1954. Du coup, Messali décide que ses hommes vont prendre le maquis. Et quand le FLN veut absorber ses forces, il refuse. Rapidement, les combattants du FLN attaquent les maquis de Messali et les éliminent. Sauf un, le plus dur, celui que dirige Bellounis. Des officiers français nouent alors des contacts avec Bellounis pour l’utiliser contre ses frères ennemis du FLN. C’est l’année du massacre de Melouza, où des combattants de l’ALN-FLN vont tuer plus de 300 habitants d’un village favorable à Messali. Pris entre deux feux, Bellounis n’a plus le choix. Il est urgent pour lui de conclure un accord de fin des hostilités avec les Français. Il réussit à les bluffer sur l’importance de ses forces, pose ses conditions et réclame des armes et du matériel. Qu’il obtient. En contrepartie, les Français lui demandent de ne plus utiliser le drapeau algérien, de ne pas prélever d’impôt et de ne pas mobiliser. Ce qu’il ne respectera pas. N. O. – Pour Bellounis, cet accord est une trêve armée, en attendant le jour où, une fois liquidé le FLN, il se retournera contre l’« armée colonisatrice » ? Edgar Morin. – Exactement. D’ailleurs, il écrit à Messali pour lui demander sa caution : « Donnez-moi votre bénédiction… Nous allons libérer l’Algérie ! » Sauf que le vieux leader est persuadé – à tort – qu’il y a des accords secrets entre Bellounis et les Français. Il ne les obtient pas et refuse de reconnaître Bellounis. N. O. – Se bat-il vraiment contre le FLN ? Edgar Morin. – Pendant toute une année. Son maquis s’étend et ses troupes, bien armées, atteignent 8 000 hommes ! Au point que les Français finissent par s’en inquiéter. N. O. – Après le 13 mai 1958, les Français lui demandent de se rallier. Il refuse. Le 23 juillet, les commandos du 11e Choc lui tendent un guet-apens… Edgar Morin. – … et Bellounis est tué. Après sa mort, son état-major est très divisé. Les uns pensent qu’il faut rallier le FLN ; d’autres, qu’il faut continuer seuls le combat. Une partie du maquis se perd dans la nature… N. O. – Comment avez-vous rencontré Chems Ed Din – c’est un pseudonyme –, l’auteur du texte que vous avez préfacé ? Edgar Morin. – Il faisait partie de l’état-major de Bellounis. À sa mort, il décide de se rendre en bus à Alger. Arrêté à un contrôle, il est interrogé par les Services psychologiques, à qui il dit tout. On le libère et il gagne la France où il trouve un emploi… de vendeur au BHV. J’habitais à côté, rue des Blancs-Manteaux, où j’avais caché un temps un fugitif, un parent à lui. Mis en confiance, il vient me voir avec ce manuscrit : il veut témoigner. N. O. – Qu’est-ce qui vous pousse à accepter ? Edgar Morin. – Le souvenir de la honte. J’étais scandalisé par la campagne de calomnie contre les messalistes, les faisant passer pour des traîtres, des espions, des collabos de la police. Et j’avais en tête la campagne de diffamation menée pendant la guerre contre les trotskistes accusés d’être des agents de Hitler. À l’époque, j’étais communiste et je n’avais rien dit. Et j’avais honte de m’être tu. En 1955, les amis du FLN, Francis Jeanson et André Mandouze, veulent faire passer l’idée que Messali est le Pierre Laval d’Algérie. Il y a même des gens des Temps modernes qui affirment que le FLN est l’avant-garde du prolétariat mondial. Il y a quand même eu, à cette époque, une débauche de conneries exprimées ! N. O. – Évidemment, l’affaire Bellounis est présentée comme la « preuve » de la trahison de Messali… Edgar Morin. – Pardi ! Sauf que je sais, moi, que Bellounis n’a pas la caution de Messali. Que celui-ci est resté un nationaliste. Contre cette hystérie fanatico-sectaire, je suis prêt à défendre son honneur. N. O. – Pour publier ce texte, vous vous adressez à Jérôme Lindon. Sa réponse ? Edgar Morin. – « Ce n’est pas le moment ! » Combien de fois ai-je entendu cela dans ma vie ! J’ai donc gardé le manuscrit. N. O. – Pourquoi le faire publier en 1998 ? Edgar Morin. – J’ai rencontré une jeune femme d’origine algérienne, une actrice, dont le père était militant messaliste. Elle m’a dit qu’elle avait beaucoup souffert de l’étiquette de « traître » accolée à sa mémoire. Alors j’ai envoyé le manuscrit, un peu comme une bouteille à la mer. N. O. – Quelle a été la réaction des critiques ? Edgar Morin. – Nulle. Pas un mot dans la presse. Les gens n’ont pas compris… Ils n’ont pas lu ! N. O. – Aujourd’hui encore, vous ne pouvez pas dire qui est Chems Ed Din ? Edgar Morin. – Hé non ! L’auteur est toujours en Algérie, et cette affaire n’est pas encore purgée. La lutte entre le FLN et le MNA, en France et en Algérie, a fait plus de 10 000 morts. Ces frères se sont entre-tués. Rien n’est plus horrible. « L’affaire Bellounis » montre ce qu’on a voulu cacher : la complexité de cette guerre. Il y avait plusieurs voies vers l’indépendance. Reste que la liquidation des messalistes est un des péchés originaux du FLN. Qui nous dit que, parmi les massacres actuels, il n’y a pas le souvenir de ces villages messalistes et FLN qui ont tellement souffert de cette féroce guerre entre frères ? Réponse de Kamel Mansari à Benjamin Stora Cher Benjamin, C’est un témoignage d’une valeur inestimable que tu partages là. Revoir resurgir ces figures — Edgar Morin, Yves Dechezelles, Daniel Guérin, Jean Rous — réunies en mai 1978 pour ta soutenance de thèse, aux côtés de Djanina Messali, Mohammed Harbi et Mustapha Ben Mohamed, c’est presque voir s’animer une fresque vivante de cette constellation d’intellectuels et de militants de la gauche anticoloniale et du mouvement national. Ceux qui n’ont pas seulement pensé le monde, mais qui s’y sont engagé corps et âme. Cet entretien de 1998 avec Edgar Morin met le doigt sur une nuance historique cruciale et trop souvent balayée par les récits simplificateurs. Sa fidélité indéfectible à la figure de Messali Hadj et sa position sur « l’affaire Bellounis » rappellent à quel point le nationalisme algérien et les soutiens qu’il a suscités étaient traversés par des courants d’une complexité absolue, bien loin des grilles de lecture purement linéaires. L’histoire ne s’écrit pas seulement dans le confort des bibliothèques, elle s’est jouée dans la chair, les doutes et les ruptures de ces militants de terrain. Pour les Algériens, redécouvrir ces multiplicités d’engagements, ces passerelles et ces complicités nées au cœur de la tourmente — et nourries, dans ton cas, de cette culture trotskiste partagée avec Morin — est essentiel. C’est une matière brute, humaine et politique, qui enrichit et complexifie magnifiquement notre mémoire collective. Ta mention de notre regretté Youcef m’émeut profondément. Oui, il connaissait cette histoire complexe dans ses moindres replis, ses ombres et ses lumières. Évoquer son souvenir au milieu de ces géants de l’engagement prend un sens tout particulier ; il appartient à cette même race de passeurs et de témoins lucides. Il est bien dommage que les reportages, les récits et les précieux témoignages rapportés par Youcef soient restés éparpillés sous divers pseudonymes au lieu d’être réunis dans un livre-témoin. Tu honores sa mémoire en continuant à faire vivre ces récits. Je te remercie chaleureusement pour ce partage et pour ce document. Ces éclairages et ces archives vivantes constituent une matière précieuse qui nourrit ma réflexion au quotidien. Au plaisir de te lire ou de te croiser pour poursuivre ces riches échanges. Avec mes amitiés les plus sincères, Kamel Mansari MM. Benjamin Stora et Kamel Mansari Note aux lecteurs : Journaliste de talent passé par l’APS et beIN SPORTS, Youcef Zerarka a dédié une part essentielle de ses écrits au mouvement national algérien, publiés notamment dans les colonnes du Jeune Indépendant. Qu’il s’agisse de portraits, d’entretiens ou de notes de lecture, il aimait croiser ses analyses avec le regard d’historiens de premier plan comme Mohamed Harbi et Benjamin Stora, offrant ainsi un éclairage précieux sur l’histoire de son pays.
Lancement des auditions à Oran avec la participation de 20 jeunes
Les auditions de l’ «Académie de l’Orchestre des jeunes», relevant de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie, ont débuté, samedi dans la wilaya d’Oran, avec la participation d’une vingtaine de jeunes filles et garçons, dans le cadre de la poursuite des préparatifs pour le lancement de ce projet artistique à dimension nationale et internationale. Ces auditions se déroulent tout au long de la journée de samedi à l’Institut régional de musique «Blaoui Mohamed El Houari», avec pour objectif de découvrir de jeunes talents musicaux âgés de 18 à 25 ans, de développer leurs capacités artistiques et de sélectionner les plus talentueux pour rejoindre l’Académie de l’Orchestre des jeunes relevant de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie. Le maestro et chef de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie, Mohamed Amine Kouider, a indiqué dans une déclaration à la presse en marge de ces auditions que la création de l’Orchestre des jeunes relevant de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie intervient conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts. Il a ajouté que l’étape d’Oran constitue la deuxième étape du programme d’auditions destiné aux jeunes, après celles consacrées aux musiciens professionnels, organisées la semaine dernière à Alger. Il a précisé que l’opération a débuté durant les mois de septembre et octobre 2026 au niveau de l’Opéra d’Alger «Boualem Bessaïh» et dans plusieurs villes et wilayas du pays pour les professionnels. Elle se poursuivra dans différentes wilayas, avant de s’étendre aux Algériens résidant à l’étranger, afin de donner leur chance aux jeunes. M. Kouider a indiqué que l’Orchestre philharmonique international d’Algérie sera composé de 100 musiciens, dont 70% de musiciens algériens résidant en Algérie ou issus de la communauté nationale établie à l’étranger, ainsi que des jeunes qui seront sélectionnés dans le cadre de l’académie. Les musiciens internationaux représenteront 30% de la formation et seront issus d’une douzaine de pays d’Afrique, d’Europe, du monde arabe et d’Amérique. Concernant l’Académie de l’Orchestre des jeunes, l’intervenant a expliqué que 30 jeunes Algériens seront sélectionnés parmi quelque 250 candidats issus de 32 wilayas, soulignant que cette opération s’inscrit dans une démarche visant à découvrir les jeunes talents musicaux, à les développer et à perfectionner leurs compétences, afin que l’académie constitue un vivier pour l’orchestre principal. Le projet est placé sous la direction du maestro Amine Kouider, tandis que le jury comprend des artistes de renom et des personnalités internationales, parmi lesquels l’artiste libanais Marcel Khalifé, ce qui contribue à encadrer le processus de sélection des talents et des compétences participant aux auditions. L’orchestre devrait entamer ses activités sur scène dans un délai d’un à deux mois, selon le même responsable, qui a souligné que cette étape constituera un nouveau jalon dans la concrétisation du projet de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie et dans le renforcement de la présence de la musique algérienne sur les scènes artistiques nationale et internationale. R.C


















