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Nassima Arhab biographie et parcours professionnel

Nassima Arhab biographie et parcours professionnel

Depuis septembre 2025, Nacima Arhab dirige le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels en Algérie. Ancienne responsable au ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, elle apporte à ce département une expérience liée au management public, à l’entrepreneuriat et à l’accompagnement des projets innovants. Son action s’inscrit dans une dynamique de modernisation des formations, de développement des compétences et de rapprochement entre les établissements de formation et le monde économique. Gouvernement Algérien 2026 liste officielle des membres du Gouvernement

Une trajectoire axée sur le management et l’entrepreneuriat

Née en 1984, Nacima Arhab est titulaire d’un doctorat exécutif en business administration, spécialité management, de l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), ainsi que d’un magister de l’Institut national de commerce. Son parcours associe une formation en management à une expérience institutionnelle dans l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Cette expérience constitue un atout pour accompagner les évolutions du secteur de la formation professionnelle, notamment en matière de compétences, d’employabilité et de coopération avec les entreprises. Elle a notamment exercé les fonctions de directrice des incubateurs au ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, avant d’occuper des responsabilités de chargée d’études et de synthèse, puis de secrétaire générale au sein du même département. Les dates précises de chacune de ces nominations ne sont pas établies par les sources consultées.

Une nomination dans le cadre d’un remaniement gouvernemental

Nacima Arhab a été nommée ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels en septembre 2025, en remplacement de Yacine El-Mahdi Oualid, appelé à diriger le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la nouvelle composition du gouvernement annoncée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, la nouvelle ministre a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour la confiance accordée. Elle a également souligné l’importance stratégique de la formation professionnelle pour la jeunesse et le marché du travail, en affirmant sa volonté de poursuivre les programmes engagés et de contribuer au développement du secteur. Son expérience dans l’écosystème des start-up ouvre des perspectives de coopération entre la formation professionnelle, l’innovation et les besoins de l’économie nationale. Le développement des compétences techniques et l’accompagnement des projets économiques figurent ainsi parmi les dimensions importantes de son action.

Le Référentiel national de formation et de compétences, un chantier structurant

Un nouveau cadre pour organiser les formations

Le Référentiel national de formation et de compétences (RNFC) constitue l’un des principaux chantiers engagés sous la conduite de Nacima Arhab. Le dispositif a été officiellement lancé à Alger le 16 mars 2026, en présence de plusieurs membres du gouvernement, avec pour objectif de contribuer à la modernisation du système national de formation professionnelle. Le RNFC repose sur une approche centrée sur les compétences. Celles-ci sont organisées en unités pouvant être évaluées et valorisées séparément, ce qui permet d’envisager des parcours de formation plus modulaires et mieux adaptés aux besoins des apprenants et des secteurs économiques. Le référentiel vise également à harmoniser les contenus pédagogiques à l’échelle nationale et à renforcer la cohérence entre les formations proposées et les qualifications recherchées sur le marché du travail.

Une évolution de l’organisation des spécialités

Le nouveau dispositif s’inscrit dans une évolution de l’organisation des formations professionnelles, auparavant structurées autour d’une nomenclature nationale comprenant plus de 400 spécialités réparties en 23 filières. Avec le RNFC, l’accent est davantage mis sur les compétences professionnelles, leur identification et leur évaluation. Cette approche doit favoriser une meilleure lisibilité des qualifications et faciliter l’adaptation des programmes aux transformations des métiers. La mise en œuvre du référentiel s’accompagne d’un travail d’harmonisation pédagogique et d’identification des compétences nécessaires aux différents secteurs d’activité.

Une coordination renforcée avec le secteur industriel

Le déploiement du RNFC mobilise également le ministère de l’Industrie. Nacima Arhab et le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, ont coprésidé une réunion consacrée au suivi du projet et à l’avancement des premières étapes de sa mise en œuvre. Les travaux engagés comprennent la formation de cadres du secteur industriel, l’élaboration d’un programme statistique destiné à cartographier les métiers et les compétences, ainsi que des enquêtes de terrain visant à identifier les métiers appelés à jouer un rôle important dans les évolutions industrielles. Des visites ont également été organisées au sein des groupes industriels GICA, AGM et SNS afin de mettre en application la méthodologie d’identification et d’évaluation des compétences. Cette coopération doit contribuer à rapprocher les référentiels de formation des réalités professionnelles et à accompagner les besoins en qualifications des entreprises industrielles.

L’apprentissage et les partenariats économiques au cœur de la politique du secteur

La coopération avec les entreprises occupe une place importante dans les orientations défendues par la ministre. Lors de la rentrée de février 2026 à Tindouf, elle a supervisé la signature d’une convention entre la direction locale de la formation professionnelle et des entreprises économiques. À cette occasion, elle a souligné le rôle des opérateurs économiques dans l’élaboration des programmes de formation, notamment pour prendre en compte les besoins immédiats et les perspectives de développement des activités. L’apprentissage constitue également un axe privilégié, puisqu’il associe l’enseignement théorique dispensé dans les établissements à une expérience pratique acquise en entreprise. Le déplacement à Tindouf comprenait notamment des visites à la mine de Gara Djebilet et à l’unité de traitement primaire du minerai de fer. Ces étapes illustrent la volonté de renforcer les liens entre la formation professionnelle et les projets économiques structurants du pays.

Des capacités de formation à l’échelle nationale

Les données communiquées à l’occasion de la rentrée de février 2026 font état de plus de 285 000 nouveaux stagiaires et apprentis inscrits à cette session. Le réseau national compte par ailleurs plus de 1 100 établissements de formation professionnelle. Le secteur dispose également de 18 centres d’excellence développés avec des opérateurs économiques dans plusieurs domaines techniques et industriels. L’offre de formation comprend différentes modalités, parmi lesquelles l’apprentissage, la formation en présentiel, l’enseignement à distance et les cours du soir. Des dispositifs sont également prévus pour les personnes aux besoins spécifiques, afin de favoriser l’accès à la qualification professionnelle.

L’intelligence artificielle et la numérisation parmi les priorités

L’expérience de Nacima Arhab dans le domaine des start-up trouve un prolongement dans les initiatives consacrées aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle. Avec le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, elle a lancé un programme national de formation en intelligence artificielle à l’Institut national spécialisé de la formation professionnelle d’El Rahmania. La formation des formateurs a débuté le 15 janvier 2026. Le programme s’étend sur douze semaines, dont huit consacrées à une formation intensive et quatre à la réalisation de projets pratiques. Les deux ministres ont également procédé au lancement du premier incubateur d’entreprises de cet institut. Au-delà de cette initiative, la numérisation figure parmi les orientations du secteur, notamment à travers le développement de l’apprentissage en ligne et le rôle du Centre national d’enseignement et de formation professionnels à distance. L’objectif est de diversifier les modalités d’accès à la formation et de permettre aux apprenants d’acquérir des compétences en phase avec l’évolution des activités économiques et des technologies.

La formation des formateurs et l’accompagnement des stagiaires

La qualification des personnels pédagogiques constitue un axe important de la stratégie du ministère. La formation continue des formateurs et des conseillers doit permettre de soutenir l’évolution des méthodes pédagogiques et d’accompagner les nouvelles orientations du système national de formation. En avril 2026, une session de formation complémentaire préalable à la promotion a été lancée à Bir Khadem. Elle concerne 3 532 fonctionnaires, dont 3 318 professeurs spécialisés. Une autre opération concerne plus de 1 200 conseillers d’orientation, d’évaluation et d’insertion professionnelle. Ces personnels contribuent à l’accompagnement des stagiaires dans le choix de leurs parcours, l’évaluation de leurs acquis et la préparation de leur insertion dans le monde du travail. Ces actions s’inscrivent dans une démarche de développement des compétences des personnels et d’amélioration de l’accompagnement pédagogique et professionnel des apprenants. Youcef Belmehdi biographie et parcours professionnel

Valoriser la formation professionnelle et les métiers techniques

La valorisation de la formation professionnelle constitue un autre enjeu important pour le secteur. Les orientations défendues par Nacima Arhab mettent en avant la complémentarité entre la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, ainsi que la nécessité de mieux faire connaître les perspectives offertes par les métiers techniques. Le développement des partenariats avec les entreprises, l’évolution des spécialités et l’intégration de nouvelles compétences doivent contribuer à renforcer l’attractivité des parcours professionnels. Cette orientation s’inscrit dans un objectif plus large : permettre aux jeunes d’accéder à des qualifications adaptées à leurs projets et aux besoins des secteurs économiques, tout en favorisant la diversification des possibilités de formation.

Une coopération internationale tournée vers le partage d’expertise

L’action de Nacima Arhab comprend également un volet de coopération internationale, avec une attention particulière portée aux partenariats africains.

Au Niger, un programme de coopération dans la formation

En mars 2026, lors d’une visite à Niamey, la ministre a rencontré son homologue nigérien, Farmo Moumouni. Les échanges ont porté sur l’élaboration d’une feuille de route comprenant la formation des formateurs, le partage de documents pédagogiques et la réhabilitation du Lycée professionnel de l’amitié algéro-nigérienne de Zinder. Les discussions ont également abordé le transfert de l’expérience algérienne en matière de centres de développement de l’entrepreneuriat.

Avec le Tchad, un partenariat autour de la numérisation

En avril 2026, Nacima Arhab a reçu à Alger le ministre tchadien Sitack Yombatina. Les échanges ont notamment porté sur les possibilités d’accompagnement du Tchad dans la numérisation de la formation professionnelle, le partage d’expertise et la qualification des ressources humaines.

Une ouverture sur les enjeux régionaux

La coopération régionale constitue un autre volet de cette démarche. Lors d’échanges en Tunisie, la ministre a notamment défendu l’importance de faire évoluer les systèmes de formation en Afrique du Nord afin de développer des compétences à forte valeur ajoutée, en particulier dans les domaines liés à l’économie numérique. Ces initiatives participent au développement des échanges d’expériences et à la consolidation des relations de coopération dans le domaine de la formation professionnelle.

Des déplacements dans les wilayas pour adapter les formations aux besoins locaux

Les visites de terrain constituent également un volet de l’activité de la ministre. À Tindouf, les échanges avec les acteurs économiques ont notamment permis de mettre en avant les besoins liés aux projets industriels et miniers. À Tizi-Ouzou, Nacima Arhab a souligné l’importance d’adapter les formations aux caractéristiques du tissu économique local. Cette démarche vise à prendre en compte les activités présentes dans les territoires, notamment l’artisanat, l’agriculture, le tourisme et les petites entreprises. L’adaptation territoriale des formations doit ainsi contribuer à rapprocher les établissements des besoins des employeurs locaux et à favoriser l’accès des jeunes à des qualifications correspondant aux perspectives économiques de leur région.

Les perspectives du secteur sous la conduite de Nacima Arhab

Le parcours de Nacima Arhab associe une expérience du management public à une connaissance de l’écosystème entrepreneurial. À la tête du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, elle porte plusieurs orientations complémentaires : la structuration des compétences à travers le RNFC, le renforcement des liens avec les entreprises, la qualification des formateurs et le développement des formations numériques. Les prochaines étapes de mise en œuvre permettront de suivre l’évolution de ces dispositifs, leur déploiement dans les établissements et leur contribution à l’adaptation des formations aux besoins de l’économie nationale. Source : ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels

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