Dans le paysage gouvernemental algérien, Kaoutar Krikou (كوثر كريكو), dont le prénom est également orthographié Kaouter ou Kaouthar selon les médias, a occupé plusieurs responsabilités ministérielles depuis son entrée au gouvernement en janvier 2020. Juriste de formation, elle a exercé dans les secteurs de la solidarité nationale, des relations avec le Parlement et de l’environnement. Elle est aujourd’hui ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie. Retour sur son parcours universitaire, professionnel et institutionnel, à partir des informations publiques disponibles à la mi-octobre 2026.
Gouvernement Algérien 2026 liste officielle des membres du Gouvernement
Les dates et les intitulés de ces fonctions doivent être rapprochés des décrets de nomination et des communiqués officiels afin de garantir leur exactitude.
Une juriste née à Constantine
Kaoutar Krikou est née le 2 mars 1982 à Constantine. Âgée de 44 ans en octobre 2026, elle a suivi une formation universitaire en droit, notamment à l’Université Constantine 1, selon les informations biographiques disponibles. Son parcours académique comprend une licence en droit, un master en droit des affaires et le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA). Cette formation juridique lui a permis d’acquérir des connaissances en matière de réglementation, de contrats et de fonctionnement des institutions. Ces compétences constituent un socle professionnel utile dans l’exercice de responsabilités publiques impliquant la coordination administrative et l’application des textes réglementaires.Une expérience professionnelle et institutionnelle
Avant son entrée au gouvernement, Kaoutar Krikou exerçait comme avocate auprès de la Cour suprême et du Conseil d’État. Ces deux juridictions occupent une place importante dans le système judiciaire algérien, respectivement dans les domaines judiciaire et administratif. Elle a également participé à des instances consultatives, notamment au Conseil consultatif du comité de dialogue et à l’Autorité nationale indépendante des élections, selon les informations biographiques publiées à son sujet. Ces expériences témoignent d’un parcours professionnel lié au droit et au fonctionnement des institutions. Les informations publiques consultées ne permettent toutefois pas de préciser davantage les années d’exercice de sa profession d’avocate ni les structures au sein desquelles elle a travaillé.Une carrière ministérielle marquée par plusieurs responsabilités
2020 : sa nomination à la Solidarité nationale
Le 2 janvier 2020, Kaoutar Krikou est nommée ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme dans le gouvernement dirigé par Abdelaziz Djerad. Elle est reconduite dans les gouvernements successifs de cette période et succède à Ghania Eddalia. Lors de sa prise de fonctions, elle a exprimé sa volonté d’assumer pleinement les responsabilités confiées et de poursuivre les efforts en faveur des catégories sociales prises en charge par son département, en mettant notamment l’accent sur la coordination avec les autres secteurs. Ce ministère intervient auprès de plusieurs catégories de la population, notamment les personnes âgées, les enfants, les personnes en situation de handicap, les familles démunies et les femmes en difficulté. Durant son mandat, Kaoutar Krikou a participé à différentes activités de terrain, dont des visites dans des centres d’accueil, des opérations de solidarité et des initiatives destinées aux populations vulnérables. Les comptes rendus de presse consacrés à cette période font ressortir plusieurs axes de travail :- le renforcement de la prise en charge des personnes sans domicile fixe et leur accompagnement vers la réinsertion sociale ;
- l’organisation de caravanes de solidarité au profit des familles démunies, notamment pendant le mois de Ramadan et les périodes de froid ;
- la promotion de l’alphabétisation comme facteur de développement social ;
- la participation à des rencontres internationales consacrées aux questions sociales ;
- la transmission de la mémoire nationale aux jeunes générations.
2020 : une mission d’intérim au ministère du Travail
En 2020, Kaoutar Krikou a également assuré l’intérim du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pendant une période de transition administrative. Les sources biographiques disponibles présentent des dates différentes concernant le début de cette mission, certaines mentionnant une période comprise entre juin et septembre 2020, tandis que d’autres indiquent la période allant du 29 juillet au 30 septembre. Cette responsabilité supplémentaire s’inscrit dans le cadre de son parcours au sein de l’exécutif et de sa participation à la gestion de dossiers relevant de la politique sociale.2024 : les Relations avec le Parlement
En novembre 2024, Kaoutar Krikou est nommée ministre des Relations avec le Parlement dans le gouvernement dirigé par Nadir Larbaoui. Elle succède à Basma Azouar. Ce département joue un rôle important dans la coordination entre le gouvernement et les deux chambres du Parlement. Il assure notamment le suivi des projets de loi, des questions écrites et orales adressées aux membres du gouvernement, ainsi que l’organisation des échanges entre les institutions exécutives et législatives. Sa formation juridique constitue un atout dans l’exercice de ces missions, qui nécessitent une connaissance des procédures parlementaires et du cadre réglementaire.2025 : sa nomination à l’Environnement
En septembre 2025, Kaoutar Krikou est nommée ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, dans le cadre de la nouvelle composition gouvernementale dirigée par Sifi Ghrieb. L’intitulé du portefeuille apparaît sous différentes formes dans les sources consultées, notamment « Environnement et Cadre de vie » et « Environnement et Qualité de la vie ». La dénomination officielle doit être retenue conformément aux communications du gouvernement algérien. À sa prise de fonctions, elle a remercié le président de la République pour la confiance accordée et souligné l’importance de ce secteur, dont les enjeux concernent de nombreux domaines économiques et sociaux. Elle a succédé à Nadjiba Djilali, qui a rejoint le ministère des Relations avec le Parlement. Ce changement s’inscrit dans la nouvelle répartition des responsabilités ministérielles.Récapitulatif de son parcours ministériel
| Période | Fonction | Gouvernement |
| Depuis janvier 2020, jusqu'en novembre 2024 | Ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme | Gouvernements successifs dirigés par Abdelaziz Djerad, puis périodes de transition |
| En 2020 | Intérim au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale | Gouvernement Djerad |
| Novembre 2024 – septembre 2025 | Ministre des Relations avec le Parlement | Gouvernement Larbaoui |
| Depuis septembre 2025 | Ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, selon l’intitulé retenu dans les sources consultées | Gouvernement Ghrieb |
L’environnement au cœur de ses missions
Depuis sa nomination à la tête du secteur de l’environnement, Kaoutar Krikou intervient sur plusieurs dossiers liés à la protection des ressources naturelles, à l’adaptation aux changements climatiques et au développement durable.Changements climatiques et adaptation
Lors d’une journée de sensibilisation consacrée au thème « Changements climatiques : adaptation et riposte », la ministre a présenté les efforts engagés par l’Algérie en matière d’adaptation climatique, notamment à travers un plan national, des partenariats internationaux et le développement de solutions innovantes. Elle a également évoqué la coopération entre l’Algérie et l’Allemagne dans les domaines de l’environnement et du climat, à la suite de la signature d’un mémorandum d’entente lors de la visite du président de la République à Berlin. La représentante du Programme des Nations unies pour le développement en Algérie, présente à cette rencontre, a salué l’engagement du pays en faveur de ces enjeux. À l’échelle africaine, Kaoutar Krikou a participé par visioconférence, le 30 juillet 2026, à une réunion ministérielle de haut niveau de l’Union africaine consacrée à la préparation des pays africains face au phénomène climatique El Niño attendu en 2026. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de coopération régionale et internationale visant à renforcer les capacités d’adaptation face aux risques climatiques.Eau et valorisation des déchets
En mars 2026, à l’occasion de la Journée mondiale du recyclage, la ministre s’est rendue à la station de dessalement d’eau de mer de Fouka 2. Cette visite a notamment permis de suivre la présentation d’un projet pilote portant sur la valorisation de la saumure produite lors du dessalement. Cette saumure contient différents minéraux et composés susceptibles de présenter un intérêt pour plusieurs secteurs, notamment l’industrie et la recherche pharmaceutique. Le projet vise à étudier les possibilités de transformation de ce sous-produit en ressources valorisables, dans une perspective d’économie circulaire. La valorisation des déchets constitue également un axe de travail important. Les initiatives présentées portent notamment sur la transformation de certains déchets en engrais organiques et sur leur utilisation potentielle dans l’agriculture. Ces démarches mobilisent des organismes spécialisés, dont l’Agence nationale des déchets et l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable.Recherche scientifique et coopération intersectorielle
La coopération avec le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique figure également parmi les axes de travail présentés par le ministère. Une session de travail organisée à Alger a porté sur les mécanismes permettant de renforcer les échanges scientifiques, de développer les études techniques et de soutenir l’élaboration de solutions durables. Les discussions ont notamment concerné les risques associés aux changements climatiques, parmi lesquels les inondations, l’augmentation des températures et la désertification. Cette coordination vise à rapprocher les connaissances scientifiques des besoins opérationnels du secteur environnemental et à favoriser la prise en compte des données techniques dans les politiques publiques. Nassima Arhab biographie et parcours professionnelPrésence sur le terrain et coordination locale
Les comptes rendus de Radio Algérie font état de plusieurs activités de la ministre dans les wilayas et auprès des responsables locaux. Parmi les activités rapportées figurent une visite dans la wilaya d’El Bayadh, des réunions de coordination avec les directeurs locaux du secteur et l’installation d’une commission nationale intersectorielle. Des déplacements ont également été consacrés aux forêts de Hadjret Ennous, dans la wilaya de Tipasa, après des incendies. Ces activités s’inscrivent dans le suivi des questions relatives à la protection des espaces forestiers et à la coordination entre les services concernés. La ministre a par ailleurs reçu des représentants d’organismes internationaux et participé à des initiatives destinées aux enfants de la communauté nationale établie à l’étranger.Les principaux axes de son action environnementale
Les activités publiques de Kaoutar Krikou permettent d’identifier plusieurs domaines prioritaires :- Climat : adaptation aux changements climatiques, coopération internationale et participation aux initiatives africaines.
- Ressources en eau : recherche de solutions pour valoriser les sous-produits du dessalement.
- Déchets : développement de nouvelles possibilités de recyclage et de valorisation agricole.
- Recherche scientifique : renforcement de la coopération avec les établissements d’enseignement supérieur et les organismes spécialisés.
- Coopération internationale : participation aux rencontres consacrées aux enjeux environnementaux et climatiques.
- Protection des espaces naturels : coordination avec les responsables locaux et suivi des dossiers liés aux forêts.


























