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Nadjiba Djilali biographie et parcours professionnel

Nadjiba Djilali biographie et parcours professionnel

Nadjiba Djilali est une juriste et responsable politique algérienne dont le parcours associe formation en droit, expérience dans les collectivités locales et responsabilités gouvernementales. Après avoir exercé des fonctions électives dans la wilaya d’Alger et présidé son Assemblée populaire de wilaya (APW), elle a rejoint le gouvernement en novembre 2024 en qualité de ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie. Depuis septembre 2025, elle occupe le poste de ministre des Relations avec le Parlement. Son itinéraire témoigne d’une expérience dans plusieurs domaines de l’action publique et du fonctionnement des institutions. Gouvernement Algérien 2026 liste officielle des membres du Gouvernement

Une formation universitaire spécialisée en droit

Nadjiba Djilali a entrepris ses études universitaires en 2002 à la faculté de droit de Ben Aknoun, à Alger. Elle a poursuivi son parcours dans le domaine juridique, avec une spécialisation en exécution des décisions judiciaires ainsi qu’en procédure civile et administrative. Entre 2010 et 2014, elle a préparé un magister consacré à ces disciplines. Cette formation lui a permis d’acquérir des connaissances approfondies en matière de procédures judiciaires et administratives. Elle constitue un élément important de son parcours professionnel, notamment au regard des responsabilités qu’elle a ensuite exercées dans les collectivités locales et au sein du gouvernement. Diplômée en droit et avocate de formation, Nadjiba Djilali a ainsi développé une expérience dans un domaine étroitement lié à l’application des textes juridiques et au fonctionnement des institutions publiques.

Une expérience au sein des collectivités locales

Avant sa nomination au gouvernement, Nadjiba Djilali a exercé des responsabilités électives dans la capitale. Elle a notamment été élue au niveau de la commune de Sidi M’hamed, où elle a participé à la vie des institutions locales. Son parcours l’a ensuite conduite à la présidence de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger. Elle a accédé à cette fonction en décembre 2021, devenant la première femme à présider cette assemblée depuis l’indépendance de l’Algérie. Cette responsabilité s’inscrit dans le cadre de la gestion des affaires de la wilaya et du suivi des questions relevant des collectivités territoriales. L’APW constitue un espace institutionnel de représentation et de délibération sur les dossiers liés au développement local. Au cours de cette période, Nadjiba Djilali a notamment évoqué l’importance de la mise en œuvre des programmes destinés à répondre aux besoins des citoyens. Elle a également mis en avant des initiatives liées au fonctionnement des services locaux et à l’accompagnement des projets de développement dans la capitale. Cette première partie de son parcours lui a permis d’exercer des fonctions à l’échelle locale avant d’accéder à des responsabilités ministérielles.

Novembre 2024 : nomination au ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie

Le 19 novembre 2024, Nadjiba Djilali a pris ses fonctions de ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, à la suite d’un remaniement gouvernemental décidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle a succédé à Fazia Dahleb, qui dirigeait auparavant le département de l’Environnement et des Énergies renouvelables. À cette occasion, la nouvelle ministre a souligné l’importance de la mobilisation des différents acteurs concernés par la protection de l’environnement. Elle a notamment insisté sur la participation des citoyens et de la société civile à la réalisation des objectifs du secteur, dans le respect des orientations nationales. Le portefeuille de l’Environnement et de la Qualité de la vie couvre plusieurs domaines, notamment la gestion des déchets, la préservation des ressources naturelles, la lutte contre les différentes formes de pollution et l’amélioration du cadre de vie. Durant son passage à la tête de ce département, Nadjiba Djilali a participé à la présentation de projets réglementaires, à des visites d’infrastructures et à des activités de sensibilisation environnementale.

La modernisation du cadre juridique de la gestion des déchets

En janvier 2025, la ministre a présenté devant la Commission de l’équipement et du développement local du Conseil de la nation le projet de modification et de complément de la loi n° 01-19 du 12 décembre 2001, relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets. Le texte proposé visait à actualiser le cadre juridique de ce secteur et à renforcer les outils de gestion intégrée des déchets. Parmi les principales dispositions présentées figuraient :
  • La stratégie nationale de gestion intégrée des déchets, destinée à structurer les actions engagées dans ce domaine.
  • La numérisation de la gestion des déchets, afin de développer les outils de suivi et de gestion du secteur.
  • La valorisation des déchets, avec des dispositions relatives à la responsabilité des producteurs et des détenteurs.
  • Les outils de planification, notamment les plans de gestion des déchets à l’échelle nationale et locale.
  • L’éco-conception, qui vise à prendre en compte les aspects environnementaux dès la conception des produits.
  • L’évolution des dispositions pénales, avec une révision des sanctions prévues par le texte.
La réforme s’inscrivait dans une démarche de développement de l’économie circulaire, qui consiste notamment à favoriser le réemploi, le tri et la valorisation des matières récupérables. Elle visait également à encourager le développement des filières de traitement et de recyclage. La présentation de ce projet devant le Conseil de la nation a constitué l’un des principaux volets de son activité ministérielle dans le domaine environnemental.

Le suivi des infrastructures environnementales

Les activités de la ministre ont également porté sur le suivi des infrastructures consacrées au traitement des déchets. En mars 2025, lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Boumerdès, Nadjiba Djilali s’est rendue au centre d’enfouissement technique de Corso. Elle y a inspecté le chantier du troisième casier de cette infrastructure, dans le cadre du suivi des projets relevant de la gestion des déchets. Ces installations occupent une place importante dans l’organisation du traitement des déchets ménagers et assimilés. Leur développement s’inscrit dans les programmes consacrés à la gestion environnementale et à l’amélioration du cadre de vie. La ministre a également pris part à des activités de sensibilisation à la protection de l’environnement. À l’occasion de la Journée internationale des forêts, une opération de plantation de 1 200 arbustes a notamment été organisée à Sidi Abdallah, à Alger, avec la participation d’associations et de scouts. Une initiative de collecte et de tri des bouteilles en plastique a également été lancée à cette occasion. Ces actions associaient la mobilisation de la société civile, la sensibilisation du public et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement.

Un plan consacré à la pollution plastique

En juin 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Nadjiba Djilali a annoncé l’élaboration d’un plan de lutte contre la pollution plastique. Cette initiative devait être mise en œuvre en coordination avec des associations professionnelles de producteurs. Le plan s’inscrivait dans le cadre des programmes de gestion intégrée des déchets ménagers et assimilés. Il accordait une place particulière au développement du recyclage, à la valorisation des matières récupérables et à la mobilisation des acteurs concernés. La ministre a également mis en avant la dimension économique de la gestion des déchets, en soulignant les possibilités offertes par leur valorisation en matière de création d’activités et d’emplois. L’ensemble de ces initiatives relevait des missions du ministère en matière de protection de l’environnement, de gestion des déchets et de promotion de l’économie circulaire.

Septembre 2025 : de nouvelles responsabilités aux Relations avec le Parlement

Le parcours gouvernemental de Nadjiba Djilali a connu une nouvelle étape à la suite du remaniement du 14 septembre 2025. Le lendemain, le 15 septembre, elle a pris ses fonctions de ministre des Relations avec le Parlement, succédant à Kaouter Krikou, nommée à la tête du ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie. Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, Nadjiba Djilali a exprimé sa reconnaissance au président de la République pour la confiance accordée à travers cette nomination. Elle a également affirmé sa volonté d’exercer ses nouvelles responsabilités au service des institutions constitutionnelles, dans une démarche de continuité de l’action publique. Le ministère des Relations avec le Parlement joue un rôle de coordination entre le gouvernement et les deux chambres du Parlement : l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation. Ses missions comprennent notamment le suivi des relations institutionnelles, la coordination du travail gouvernemental avec les activités parlementaires et l’accompagnement des procédures liées à l’examen des textes législatifs. La formation juridique de Nadjiba Djilali et son expérience antérieure à la tête d’une assemblée élue constituent des éléments de son parcours en lien avec ces nouvelles fonctions.

La coopération parlementaire et les échanges institutionnels

Les responsabilités de la ministre comprennent également la participation aux échanges avec les institutions parlementaires étrangères, dans le cadre des relations de coopération. En avril 2026, Nadjiba Djilali a notamment reçu à Alger Imed Derbali, président du Conseil national des régions et des districts de Tunisie, en visite en Algérie. Les échanges ont porté sur le fonctionnement des institutions législatives et les perspectives de coopération parlementaire entre les deux pays. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des relations institutionnelles algéro-tunisiennes et des échanges entre les représentants des institutions des deux pays. Par ailleurs, en août 2026, la ministre a présidé une réunion de travail consacrée à la préparation du lancement de la dixième législature. Cette réunion portait sur les différents aspects organisationnels liés à cette nouvelle étape de l’activité parlementaire.  Ces activités s’inscrivent dans les missions de coordination, de préparation et de suivi confiées au ministère des Relations avec le Parlement. Abdelkader Djellaoui biographie et parcours professionnel

Les principales étapes de son parcours

Période Responsabilité ou étape
2002 Début des études universitaires en droit à Ben Aknoun, Alger
2010-2014 Formation spécialisée en exécution des décisions judiciaires et en procédure civile et administrative
Avant décembre 2021 Exercice de la profession d’avocate et responsabilités électives à Sidi M’hamed
Décembre 2021 Accession à la présidence de l’APW d’Alger
19 novembre 2024 Nomination au ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie
Janvier 2025 Présentation du projet de modification de la loi relative à la gestion des déchets devant le Conseil de la nation
15 septembre 2025 Prise de fonctions au ministère des Relations avec le Parlement
Avril 2026 Rencontre avec une délégation parlementaire tunisienne
Août 2026 Réunion de préparation du lancement de la dixième législature

Un parcours entre droit, collectivités locales et institutions nationales

Le parcours de Nadjiba Djilali se caractérise par une succession de responsabilités dans les domaines juridique, local et gouvernemental. Sa formation en droit a précédé son expérience au sein des collectivités territoriales, puis son accession à des fonctions ministérielles. À la tête du ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, elle a notamment participé à la présentation d’un projet de réforme du cadre juridique de la gestion des déchets, ainsi qu’au suivi d’initiatives consacrées à la protection de l’environnement et à la valorisation des matières récupérables. Depuis septembre 2025, ses fonctions de ministre des Relations avec le Parlement l’inscrivent dans le dispositif de coordination entre le gouvernement et les deux chambres parlementaires. Ses activités portent notamment sur le suivi des relations institutionnelles, la préparation des travaux législatifs et les échanges avec les représentants d’autres institutions parlementaires. Son itinéraire illustre ainsi le passage de responsabilités exercées à l’échelle locale à des missions gouvernementales touchant à la fois aux politiques environnementales et au fonctionnement des institutions nationales. Source : ministère des Relations avec le Parlement

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