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Appel téléphonique entre Ghrieb et Maïga : Alger et Bamako accélèrent le rapprochement
Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est entretenu ce dimanche par téléphone avec son homologue malien Abdoulaye Maïga. Les deux responsables ont réaffirmé leur attachement aux liens de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays, ainsi que leur volonté de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Les échanges ont également porté sur les enjeux régionaux et le renforcement de la coopération au Sahel. Une invitation officielle a été adressée au Premier ministre malien pour effectuer une visite de travail en Algérie. Au cours de cet échange, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de donner un nouvel élan aux relations bilatérales et de relancer la coopération dans différents domaines. Une démarche qui intervient alors que les relations entre Alger et Bamako avaient traversé une période de fortes tensions et de divergences. Dans cette perspective, le Premier ministre a officiellement invité son homologue malien à effectuer une visite de travail en Algérie. Cette invitation traduit la volonté des deux capitales de renouer le dialogue au plus haut niveau et d’ouvrir une nouvelle étape dans leurs relations. L’entretien téléphonique a également permis aux deux responsables d’échanger sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. Alger et Bamako ont notamment affiché leur volonté de renforcer la place du Sahel comme espace de coopération, d’échanges et de développement partagé, dans un climat fondé sur la sécurité et la stabilité. Cette nouvelle approche pourrait ainsi contribuer à rétablir progressivement la confiance entre les deux pays et à relancer les mécanismes de coopération bilatérale, notamment sur les dossiers qui concernent directement la stabilité de la région sahélo-saharienne. Pour rappel, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, avait affirmé, vendredi, qu’une « convergence totale de vues » existait désormais entre le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, et le président Abdelmadjid Tebboune, notamment sur le respect de la souveraineté des États et le principe de non-ingérence. Il avait également reconnu l’existence de « divergences » quelques mois auparavant, tout en assurant qu’elles étaient désormais « dépassées ». Le responsable malien avait alors insisté sur les liens historiques, humains et culturels entre les deux peuples et sur la nécessité de préserver la coopération entre Alger et Bamako. Il avait enfin souligné la volonté commune de contribuer à l’émergence d’un Sahel « pacifié, sécurisé » et débarrassé du terrorisme et de toute prétention hégémonique.
L’alliance renouvelée entre Alger et Bamako: Le tournant stratégique
Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga effectue une visite officielle de travail lundi à Alger, marquant la concrétisation de la reprise du dialogue direct et la volonté partagée des deux nations de surmonter plus d’un an de frictions pour consolider leur coopération bilatérale et frontalière. Une nouvelle page s’ouvre officiellement dans les relations diplomatiques entre l’Algérie et la République du Mali. À l’invitation de son homologue algérien Sifi Ghrieb, le Chef du Gouvernement malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, effectue une visite de travail de premier plan à Alger. Initiée lors d’un échange téléphonique entre les deux responsables, cette démarche diplomatique majeure sera rythmée par une audience de haut niveau accordée par le Président Abdelmadjid Tebboune. Au cours de cette rencontre, le chef de l’exécutif malien remettra un message direct de la part du Président de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette visite s’inscrit pleinement dans une dynamique de raffermissement des liens bilatéraux ancrés dans l’histoire, la géographie, des intérêts convergents et une longue tradition d’amitié. Les plus hautes autorités des deux pays affichent ainsi leur résolution constante à privilégier la concertation permanente, la confiance mutuelle, le strict respect de la souveraineté nationale et le principe fondamental de non-ingérence. Les discussions approfondies menées entre les délégations portent sur l’ensemble des axes stratégiques permettant de renforcer la coopération socio-économique et sécuritaire au service direct des deux peuples dans une région ciblée par des manœuvres étrangères ambitionnant de semer les graines de la discorde une zizanie permanente entre Alger et Bamako et une instabilité chronique dans la région du Sahel. Alger et Bamako se trouvent unis par une frontière commune terrestre s’étendant sur plus de 1 300 kilomètres, un voisinage immédiat qui rappelle également le soutien indéfectible et historique apporté par le Mali à la guerre de libération nationale algérienne, ainsi que les liens académiques unissant plusieurs hauts cadres maliens, dont monsieur Maïga lui-même, formés par le passé au sein de prestigieuses institutions algériennes telles que l’École nationale d’administration. Ce rapprochement diplomatique décisif vient clore une période de quinzaine de mois marquée par des tensions complexes et des incompréhensions politiques. La détérioration des relations bilatérales avait atteint son paroxysme lorsque Bamako avait officiellement tourné le dos à l’Accord d’Alger de 2015, un cadre initialement voué à la réconciliation dans le nord du territoire malien, reprochant alors à la médiation internationale des ingérences dans ses affaires intérieures. Cette rupture institutionnelle s’était malheureusement accompagnée d’une recrudescence des violences sur le terrain militaire entre les Forces armées maliennes et les mouvements armés signataires, illustrée par divers incidents frontaliers de nature à fragiliser la sécurité régionale, incluant la question des patrouilles et du contrôle de la bande saharienne. Néanmoins, la sagesse politique l’a emporté grâce à une désescalade formelle amorcée dès le mois de juillet précédent. Ce processus d’apaisement s’est traduit concrètement par le retour simultané des ambassadeurs respectifs à leurs postes à Bamako et à Alger, ainsi que par le rétablissement immédiat de la circulation aérienne civile et militaire entre les deux espaces aériens souverains. La conversation téléphonique cruciale intervenue entre les chefs de gouvernement a par la suite définitivement scellé le passage d’une simple détente à un partenariat de concertation politique active, balayant toute perspective de rupture durable et confirmant une totale convergence de vues sur les dossiers d’intérêt commun. La présente visite officielle du Premier ministre malien matérialise sur le terrain ce nouveau paradigme politique, ouvrant la voie à l’évaluation des chantiers de coopération transfrontalière, à la relance programmée des sessions de la Grande Commission mixte binationale, ainsi qu’à la dynamisation des infrastructures structurantes d’intégration régionale, à l’instar du corridor routier transsahérien reliant les pôles économiques et les ports d’approvisionnement. Au-delà de la dimension strictement bilatérale entre Alger et Bamako, ce dialogue retrouvé insuffle une impulsion géopolitique hautement salutaire pour l’ensemble de la région sahélo-saharienne. Dans un contexte international et régional caractérisé par de profondes mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires, les deux États démontrent la pertinence d’un dialogue constant et pragmatique. Le maintien de canaux de communication ouverts et fluides s’avère indispensable pour faire face aux défis communs liés à la lutte implacable contre le terrorisme transfrontalier, les réseaux de criminalité organisée et les flux migratoires irréguliers qui menacent la stabilité de la bande sahélienne. En consolidant la sécurité le long de leur immense frontière commune, l’Algérie et le Mali posent les jalons d’un espace de prospérité partagée. Cette normalisation exemplaire offre également un appui constructif aux dynamiques d’intégration portées par les pays de l’Alliance des États du Sahel, prouvant avec éclat qu’une défense rigoureuse de la souveraineté nationale et des choix stratégiques propres peut s’harmoniser intelligemment avec les exigences d’un bon voisinage pacifique et fructueux pour l’avenir des peuples de la région.
LE MINISTÈRE MALIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DEPUIS MOSCOU : « Alger et Bamako ont décidé de dépasser la période d’incompréhension »
Dans une interview exclusive à RT en français, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé qu’Alger et Bamako ont décidé de dépasser la période d’incompréhension et d’ouvrir une nouvelle page dans leurs relations bilatérales qui s’inscrivent dans le cadre de la coopération, le respect de la souveraineté, la non- ingérence et la sécurité régionale. Il faut souligner que cette sortie de Abdoulaye Diop, en marge du Sommet Russie – Afrique, qui s’est tenu à Moscou, et auquel le Mali et l’Algérie ont participé, est intervenue dans le contexte du déploiement militaire de l’ANP au Niger pour protéger les intérêts énergétiques communs aux deux pays. Elle traduit la volonté d’Alger et de Bamako de reprendre le dialogue et la consolidation des relations bilatérales et celles de l’Algérie avec les pays de l’AES (alliance des Etats du Sahel + Mali, Niger et Burkina Faso+), pour faire face aux défis auxquels sont confrontés les peuples de cette région du continent africain. Le ministre malien Abdoulaye Diop a rappelé l’importance des relations fraternelles entre les peuples des deux pays affirmant : « je dois dire que l’Algérie et le Mali sont des pays voisins, unis par une géographie, mais aussi par l’histoire et beaucoup de facteurs ». Les relations avec l’Algérie ont connu une période de tension après le retrait des nouvelles autorités de Bamako de l’accord de paix d’Alger qui avait mis fin à plusieurs épisodes de guerre fratricides dans le nord du Mali, et après l’affaire du drone malien abattu par l’armée algérienne alors qu’il avait franchi l’espace aérien algérien. Depuis, les relations se sont apaisées et Alger et Bamako conscientes des dangers que représentent les ingérences étrangères dans les affaires intérieures des peuples de la région, ont décidé de reprendre les relations par le retour des ambassadeurs des deux pays à leurs postes respectifs et de renouer le dialogue politique pour faire face aux manipulations des ennemis communs. Les tensions sécuritaires aux frontières, les alliances contre nature conclues entre un acteur de la région notoirement hostile, pour ne pas nommer le Makhzen, et des forces étrangères à la région (le clan libyen de Haftar, Israël et les Émirats), ont poussé les autorités des deux pays à conjuguer leurs efforts pour faire face à toutes les menaces. Abdoulaye Diop a rappelé que, dès les premiers mois qui ont suivi l’accession à l’indépendance, la jeune République du Mali avait soutenu la lutte de libération de l’Algérie, et que la ville de Gao, au nord du Mali, avait abrité le quartier général du Front de libération nationale. Tout en reconnaissant l’existence de divergences récentes, le ministre a insisté sur la volonté des présidents malien et algérien, Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune, de « tourner la page d’incompréhension et d’ouvrir un nouveau chapitre dans leurs rapports bilatéraux. La nouvelle étape, selon lui, est « fondée sur le respect de la souveraineté de nos pays, sur le respect mutuel que nous devons en tant que pays, en tant que nation, sur aussi la non-ingérence dans les affaires intérieures de l’autre pays », a-t-il souligné. Diop a estimé que les deux pays partagent aussi la détermination d’œuvrer ensemble « pour la paix, la stabilité et la sécurité de notre région pour pouvoir contrer toutes les menaces, dont le terrorisme, qui s’oppose à cet espace-là ». Il s’est montré convaincu que les deux pays sont capables d’agir « main dans la main, dans la sincérité, dans le respect mutuel », afin de faire face aux différents défis et de permettre au peuple malien et au peuple algérien de « vivre dans un espace sécurisé, mais aussi dans un espace où la prospérité sera partagée entre tous les enfants de cet espace ». Il faut préciser dans ce contexte que l’Algérie, grâce à une diplomatie éclairée a su déjouer le piège de l’isolement dans lequel voulaient l’enfermer ses ennemis et les parties hostiles, en créant des clivages avec ses voisins, les pays de la région du Sahel. Aujourd’hui ses relations avec le Mali ont repris de plus belle, la coopération, notamment sécuritaire avec le Niger a connu un nouvel élan avec l’envoi d’une escadrille de chasseurs bombardiers pour faire échouer la tentative de coup d’état dans ce pays et par l’envoi d’un contingent de l’ANP pour épauler l’armée nigérienne dans sa lutte contre le terrorisme islamiste alimenté par des parties étrangères. Les relations avec le Burkina Faso connaissent la même dynamique de relance, note-t-on. Slimane B.
Tensions entre Alger et Bamako : Lavrov propose une médiation russe pour apaiser la crise
L’Algérie se retrouve une nouvelle fois au cœur des enjeux diplomatiques sahéliens. Depuis la rupture de l’accord de paix entre le gouvernement malien et les […] L’article Tensions entre Alger et Bamako : Lavrov propose une médiation russe pour apaiser la crise est apparu en premier sur .
Arrivée d’Abdoulaye Maïga à Alger : Une visite pour consolider les relations bilatérales
Le Premier ministre, chef du Gouvernement de la République du Mali, M. Abdoulaye Maïga, est arrivé lundi à Alger à la tête d’une importante délégation, pour une visite de travail placée sous le signe du renforcement des relations historiques et de la coopération entre l’Algérie et le Mali. C’est ce qu’a indiqué un communiqué des services du Premier ministre. À son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene, le Premier ministre malien a été accueilli par son homologue algérien, M. Sifi Ghrieb, ainsi que par plusieurs responsables algériens. Cette visite intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de consolider leurs liens et de donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale. Le déplacement de M. Abdoulaye Maïga revêt une portée particulière au regard de la profondeur des relations entre Alger et Bamako. Les deux pays sont liés par des rapports historiques, humains et géographiques qui ont, au fil des décennies, contribué à façonner une relation fondée sur la proximité, le dialogue et la solidarité. Cette visite s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les mécanismes de coopération et à approfondir les échanges dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Elle témoigne également de l’importance accordée par les deux parties au maintien d’un dialogue régulier et constructif, dans le respect des principes de fraternité, de bon voisinage et de respect mutuel. Cette nouvelle rencontre au plus haut niveau entre Alger et Bamako se veut ainsi une occasion de réaffirmer la solidité des relations entre les deux pays et leur attachement à une coopération fondée sur la confiance, le dialogue et les intérêts communs. Le déplacement du Premier ministre malien constitue, dans ce sens, une nouvelle étape dans les efforts engagés pour préserver les liens qui unissent les deux peuples et donner un nouvel élan aux échanges bilatéraux. Il convient de souligner que cette démarche intervient après une période de fortes tensions ayant affecté les rapports entre Alger et Bamako. Les désaccords apparus au cours des derniers mois avaient entraîné une dégradation des relations diplomatiques et une réduction des contacts officiels. Dans ce contexte, la reprise progressive du dialogue politique, le retour des représentants diplomatiques à leurs postes et la réouverture des espaces aériens constituent des signaux importants de l’évolution de la situation. Ces avancées témoignent de la volonté des deux parties de rétablir les canaux de communication et de privilégier la concertation pour dépasser les difficultés qui ont marqué leur relation. Pour rappel, les rapports entre l’Algérie et le Mali s’appuient sur un héritage historique et humain particulièrement profond. La proximité géographique, les liens entre les populations et le soutien apporté par le Mali à la lutte de libération nationale algérienne constituent des repères majeurs de cette relation. Au fil des décennies, les deux pays ont développé des échanges dans différents domaines et partagé des préoccupations communes liées notamment à la stabilité et au développement de l’espace sahélien. Dans cette perspective, la visite d’Abdoulaye Maïga à Alger intervient comme une étape destinée à consolider les acquis et à favoriser une reprise durable des échanges. Elle offre également l’occasion d’examiner les perspectives d’une coopération plus dense, à la faveur d’un dialogue renouvelé entre les responsables des deux pays. Pour Alger et Bamako, l’enjeu consiste désormais à inscrire cette dynamique dans la durée, en s’appuyant sur les principes de souveraineté, de respect mutuel, de bon voisinage et de recherche des intérêts communs.
Attendu aujourd’hui à Bamako : Sifi Ghrieb au Mali pour consolider le rapprochement bilatéral
Le premier ministre, Sifi Ghrieb, est attendu aujourd’hui dans la capitale malienne Bamako, dans le cadre d’une visite qui intervient au terme de plusieurs mois d’efforts diplomatiques visant à relancer les relations entre l’Algérie et le Mali et à consolider une nouvelle dynamique de coopération entre les deux pays voisins. Cette visite est une réponse à l’invitation de son homologue du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, a annoncé, jeudi dernier, le Premier ministère malien, a-t-on indiqué dans un communiqué repris par les médias maliens. Porteur d’un message écrit du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, le Premier ministre devrait avoir des entretiens avec les hauts responsables maliens autour des principaux dossiers d’intérêt commun, notamment les questions politiques, sécuritaires et économiques. Cette visite intervient dans un contexte marqué par une reprise progressive du dialogue entre Alger et Bamako, après une période de fortes tensions ayant affecté les relations bilatérales pendant plusieurs mois. Le processus de rapprochement s’est notamment traduit, le 10 juillet dernier, par la reprise de la représentation diplomatique entre les deux pays, avec le retour des ambassadeurs algérien et malien à leurs postes respectifs. Cette évolution a été suivie par la levée des restrictions qui affectaient le trafic aérien entre les deux pays, permettant la reprise des liaisons directes et des échanges. Sur le plan politique, la dynamique s’est accélérée après l’entretien téléphonique du 9 août entre le Premier ministre, Sifi Ghrieb et son homologue malien, le général de corps d’armée Abdoulaye Maïga. Cette étape a ouvert la voie à une intensification des contacts entre les deux capitales. Quelques jours plus tard, le Premier ministre malien s’est rendu à Alger, le 24 août, doit- on le rappeler, où il a été reçu par le Président Abdelmadjid Tebboune. Cette visite avait permis aux deux parties de mettre en avant une convergence de vues sur plusieurs questions d’actualité et de réaffirmer l’importance du dialogue dans le règlement des questions d’intérêt commun. Alger et Bamako s’emploient également à donner une dimension économique concrète au rapprochement, à travers des discussions portant notamment sur la relance des projets de développement dans les zones frontalières, ainsi que sur la coopération dans les secteurs de l’Energie et du Commerce. Les questions sécuritaires devraient également occuper une place importante dans les discussions de Bamako, au regard de la situation dans la région du Sahel et de la nécessité de renforcer la coordination face aux défis liés au terrorisme et à la sécurisation des frontières communes. La visite de Sifi Ghrieb à Bamako est ainsi perçue comme une nouvelle étape dans le processus de rétablissement de la confiance entre Alger et Bamako. Elle devrait permettre de consolider les acquis enregistrés ces derniers mois et d’ouvrir la voie à une coopération davantage orientée vers les intérêts communs, la sécurité régionale et le développement des zones frontalières. F. A.
Sifi Ghrieb en visite d’amitié au Mali : Alger et Bamako renouent avec une dynamique de coopération
Le Premier ministre Sifi Ghrieb effectue, depuis hier une visite de travail au Mali, une première depuis le retour à la normale des relations entre les deux pays. Cette visite intervient après celle effectué à Alger, en août dernier, par le premier ministre malien, Abdoulaye Maïga. Lors des discussions avec la délégation malienne à Bamako, Sifi Ghrieb a souligné que cette visite témoigne de la volonté des deux capitales de donner un nouvel élan à leur coopération. Il a rappelé que les relations algéro-maliennes reposent sur des liens historiques profonds, consolidés notamment par la lutte commune pour l’indépendance et perpétués après le recouvrement de la souveraineté nationale autour des principes de fraternité, de solidarité et de bon voisinage. Selon le Premier ministre, l’intensification des visites de haut niveau traduit également la volonté politique des présidents Abdelmadjid Tebboune et Assimi Goïta de renforcer les relations entre les deux pays et de les mettre davantage au service des intérêts communs. La rencontre de Bamako doit permettre d’approfondir les consultations sur les différents volets de la coopération bilatérale, mais aussi d’examiner les défis auxquels fait face la région et les moyens de coordonner les efforts pour y répondre. Sifi Ghrieb a également insisté sur la nécessité d’identifier de nouveaux domaines de coopération et de définir une feuille de route commune. Dans ce cadre, le Premier ministre a annoncé la pleine disponibilité de l’Algérie à engager la réactivation des mécanismes institutionnels, notamment la Grande commission mixte de coopération. Sa prochaine réunion devrait permettre d’actualiser et de renforcer le cadre juridique régissant les relations bilatérales. Alger souhaite également inscrire cette coopération dans une dynamique d’intégration régionale, en s’appuyant sur de grands projets structurants tels que la Route transsaharienne et la Dorsale transsaharienne à fibre optique. Enfin, Sifi Ghrieb a indiqué que les consultations engagées à Bamako pourraient contribuer à dégager une vision commune sur plusieurs dossiers qui seront soumis aux dirigeants des deux pays lors de la prochaine visite d’Assimi Goïta en Algérie. Une échéance appelée à renforcer la coopération algéro-malienne en faveur de la sécurité, de la stabilité et du développement dans la région. Lors de sa dernière visite en Algérie, le premier ministre malien a rappelé que “les peuples algérien et malien se sont engagés, tout au long de l’histoire, dans des luttes communes contre le néocolonialisme, ainsi que pour la libération, et la défense de la dignité de l’être humain et de l’Africain de manière générale. “L’histoire de la région, à la fois proche et lointaine, peut servir de capital pour que nos deux pays s’inscrivent dans la marche de la modernité et du progrès”, a-t-il estimé. Le Premier ministre malien avait, en outre, salué la position du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui n’a eu de cesse de souligner que l'”Algérie ne s’ingérera jamais dans les affaires intérieures du Mali et fera en sorte que le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans les affaires intérieures constituent des conditions fondamentales et des piliers sur lesquels repose la vision commune des deux pays”. Synthèse : Abir. N
Visite du Premier ministre au Mali: un signal fort sur la volonté commune des deux pays de bâtir une nouvelle relation
La visite du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, lundi à Bamako, a été perçue par des médias locaux et étrangers comme un signal fort sur la volonté commune affichée par les deux pays en vue de bâtir une nouvelle relation basée sur le dialogue, la coopération et la concertation. Au terme de cette visite, les médias maliens ont accueilli favorablement la reprise du dialogue avec l’Algérie, saluant la volonté des deux pays d’aller vers une nouvelle relation fondée sur le respect mutuel et une coopération concrète dans plusieurs domaines. Pour la presse malienne, il ne s’agit pas d’une simple visite protocolaire, mais d’une étape de réconciliation et de relance stratégique avec Alger. Les titres et commentaires de plusieurs médias convergent sur la relance d’une nouvelle séquence diplomatique avec la volonté affichée de tourner la page des tensions et de relancer les mécanismes de coopération. « Mali-Algérie: la visite de Sifi Ghrieb ouvre une nouvelle dynamique de coopération », titre Malijet, qui insiste sur les entretiens du Premier ministre avec so n homologue malien Abdoulaye Maïga ainsi qu’avec le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Le portail malien a mis en avant les secteurs susceptibles de porter le nouveau partenariat, essentiellement l’économie, les investissements l’agriculture, l’énergie, la sécurité et bien d’autres. Maliweb, pour sa part, a souligné la « portée symbolique » du déplacement de Sifi Ghrieb, premier chef de gouvernement à se rendre au Mali depuis 2016. Sous le titre, « Dix ans après, Bamako et Alger scellent leur réconciliation », le média a insisté sur le message du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune transmis à Assimi Goïta. Par ailleurs, le site d’information Bamada a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre de la poursuite d’un processus de rapprochement engagé avec le déplacement du Premier ministre malien à Alger en août dernier. Celle-ci a été présentée comme « un symbole de nouvel élan diplomatique ». De son côté, le média public malien ORTM a abordé cet évènement sous un ton positif. La visite a été présentée comme une étape dans la redynamisation des relations entre deux pays liés par une histoire commune et par des intérêts sécuritaires et économiques. Du côté de la presse africaine et régionale, l’accent est davantage placé sur le caractère « pragmatique » de ce nouveau rapprochement. « Sifi Ghrieb remet une couche sur le nouveau rapprochement pragmatique entre Alger et Bamako », a titré le média panafricain « Afriquinfos « , qui souligne la volonté des deux voisins de faire passer leurs relations à un « niveau supérieur » en s’appuyant sur la coopération. ActuNiger a adopté une lecture plus régionale à cette visite, la présentant comme une étape destinée à « acter la réconciliation ». Le média nigérien explique que ce rapprochement émane de la volonté de l’Algérie de renforcer ses relations avec les pays du Sahel. Enfin, le média russe Sputnik Africa a relevé une « redynamisation des relations fraternelles et séculaires » entre Alger et Bamako, insistant sur le caractère politique du rapprochement et sur la volonté affichée par les deux parties de renouer un dialogue direct.
Éclaircie géopolitique
Le brouillard qui a plané depuis plus de quinze mois sur les relations entre l’Algérie et le Mali s’est dissipé et a ouvert la porte à un début de normalisation entre les deux pays. Les deux voisins immédiats ont réactivé les canaux diplomatiques en vertu de la reprise de leurs ambassadeurs de leurs postes respectifs à Alger et à Bamako, parallèlement à la réouverture des espaces aériens après une fermeture qui a pris effet depuis le 7 avril 2025. L’annonce de la reprise des relations normales entre Alger et Bamako, a eu, à priori, des échos favorables de la part des opinions algérienne et malienne. La décision de retisser les liens rompus entre les deux, qui augure une reprise de la coopération, à commencer par le volet sécuritaire, a été reçue avec beaucoup de soulagement pour deux voisins et deux peuples frères censés partager, au-delà des 1 376 kilomètres de frontières, un destin commun. L’Algérie, malgré la tentation belliciste et les accusations gravissimes d’ingérence proférées à son égard, n’a jamais totalement fermé la porte à son voisin. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a toujours et à chaque fois qu’il est questionné sur la crise entre les deux pays, privilégié la voie du dialogue et d’apaisement envers le voisin malien. Le contraire n’aurait, indubitablement pas, aidé à reprendre les relations normales. D’où la clairvoyance et la sagesse comme posture adoptée par Alger qui a fini par payer en réussissant, après, certainement, de harassantes négociations tacites, à convaincre les autorités de Bamako à réparer les dégâts et à aller sur une relation solide et à travailler en commun et au mieux des intérêts des deux peuples. La reprise des relations entre l’Algérie et le Mali, au-delà de son côté bilatéral, servira aussi la cause d’une région en proie à des influences extérieures de par sa position stratégique. Aujourd’hui, un nouveau rapprochement entre Alger et Bamako est à même de repousser toutes les velléités d’ingérence et les manœuvres malsaines des forces du mal qui agissent pour le compte d’agendas occultes et contraires aux intérêts de la région. Après la reprise fructueuse et prometteuse avec le voisin nigérien et les partenaires burkinabais, le retour des relations avec Bamako est un acte politique et diplomatique qui va, assurément, rebattre les cartes de la situation géopolitique dans la région sahélo-saharienne. Par ailleurs, tous les acteurs de la région, à commencer par le Mali qui traverse une crise sécuritaire avec la recrudescence de l’activité terroriste, gagneraient à travailler en commun pour la stabilité et le développement pour le bien de tous. Farid Guellil
Maïga révèle les conseils du président Tebboune et confirme Goïta
Les relations algéro-maliennes ont été au cœur des discussions entre le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et le Premier ministre et chef du gouvernement de la République du Mali, Abdoulaye Maïga, qui s’est rendu ce lundi à Alger. Cette rencontre a été l’occasion de mettre en avant la profondeur des liens historiques unissant les deux pays, tout en examinant les perspectives de poursuite du dialogue et de la coopération au service de la stabilité et du développement de la région. Les relations algéro-maliennes reposent sur une histoire commune Dans une déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec le président de la République, Abdoulaye Maïga a souligné que l’histoire commune entre l’Algérie et le Mali constitue un important acquis sur lequel les deux pays peuvent s’appuyer pour avancer vers une nouvelle étape placée sous le signe de la modernité et du progrès. Le responsable malien a expliqué que cet héritage commun ne se limite pas au passé, mais peut également servir de base au renforcement de la coopération entre les deux pays et au développement de leurs relations, en adéquation avec les aspirations des deux peuples. Cette vision s’inscrit dans les efforts visant à donner une nouvelle impulsion aux relations algéro-maliennes . L’Algérie et le Mali plaident pour une région en paix Abdoulaye Maïga a également relevé la conviction des dirigeants des deux pays quant à la nécessité d’œuvrer à faire de la région un espace de paix et de stabilité, à l’écart de toutes les formes de colonialisme et de domination. Dans ce contexte, le Premier ministre malien a estimé que le renforcement du dialogue entre l’Algérie et le Mali pouvait contribuer à relever les défis auxquels la région est confrontée, notamment dans un contexte marqué par la nécessité de consolider la stabilité et de préserver la souveraineté des États. Maïga a également révélé que le président Abdelmadjid Tebboune lui avait prodigué, au cours de leur entretien, des « conseils avisés », estimant que ces échanges illustrent l’importance du dialogue politique dans le soutien et le développement des relations algéro-maliennes . Abdoulaye Maïga transmet un message d’Assimi Goïta à Tebboune Lors de sa visite en Algérie, Abdoulaye Maïga a également transmis au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, un message du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition et chef de l’État malien. Dans ce message, le président malien a remercié son homologue algérien pour l’invitation qu’il lui avait adressée en vue d’effectuer une visite officielle en Algérie. Selon la partie malienne, cette invitation témoigne des sentiments d’amitié et d’estime à l’égard d’Assimi Goïta ainsi que du peuple malien. Assimi Goïta accepte de se rendre en Algérie Selon les déclarations du Premier ministre malien, Assimi Goïta a exprimé son accord pour effectuer cette visite officielle en Algérie, affirmant ainsi sa disposition à répondre à l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune. La date de cette visite n’a pas encore été annoncée. Elle sera fixée ultérieurement par les voies diplomatiques habituelles entre les deux pays. Cette visite devrait constituer une étape importante dans l’évolution des relations algéro-maliennes , compte tenu du niveau de la rencontre attendue entre les dirigeants des deux États. La coopération algéro-malienne au cœur de la prochaine étape Les relations entre l’Algérie et le Mali ne se limitent pas à leur dimension historique. Les deux pays s’emploient également à maintenir des canaux de dialogue et de coordination sur les questions qui concernent la région. La poursuite des échanges politiques entre Alger et Bamako accorde ainsi une importance particulière au renforcement de la coopération bilatérale. La visite attendue d’Assimi Goïta en Algérie pourrait permettre de poursuivre les discussions sur l’avenir de la coopération entre les deux pays, mais aussi d’échanger sur les différentes questions régionales d’intérêt commun. Alger et Bamako maintiennent le dialogue Les déclarations d’Abdoulaye Maïga confirment la volonté de l’Algérie et du Mali de poursuivre le dialogue direct et de renforcer les échanges entre leurs responsables. La référence à leur histoire commune apparaît également comme un fondement pour construire une nouvelle étape davantage axée sur le développement, le progrès et la stabilité. La prochaine visite d’Assimi Goïta devrait être particulièrement suivie, alors que sa date sera déterminée ultérieurement par les canaux diplomatiques. L’acceptation de l’invitation par le président malien traduit la volonté de poursuivre les contacts de haut niveau et de renforcer davantage les relations algéro-maliennes . Une nouvelle étape pour les relations algéro-maliennes Les discussions tenues à Alger traduisent la volonté des deux pays de préserver des relations fondées sur le dialogue et le respect mutuel, tout en s’appuyant sur leur histoire commune pour construire un avenir davantage tourné vers la coopération. Dans l’attente de la fixation de la date de la visite officielle d’Assimi Goïta, les relations algéro-maliennes se poursuivent à travers les contacts diplomatiques et les rencontres officielles. La prochaine visite pourrait ainsi ouvrir une nouvelle étape de coopération et de dialogue entre Alger et Bamako, dans un contexte où les deux parties réaffirment l’importance de la paix et de la stabilité dans la région.
Un signal fort sur la volonté commune des deux pays de bâtir une nouvelle relation
ALGER - La visite du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, lundi à Bamako, a été perçue par des médias locaux et étrangers comme un signal fort sur la volonté commune affichée par les deux pays en vue de bâtir une nouvelle relation basée sur le dialogue, la coopération et la concertation. Au terme de cette visite, les médias maliens ont accueilli favorablement la reprise du dialogue avec l'Algérie, saluant la volonté des deux pays d'aller vers une nouvelle relation fondée sur le respect mutuel et une coopération concrète dans plusieurs domaines. Pour la presse malienne, il ne s'agit pas d'une simple visite protocolaire, mais d'une étape de réconciliation et de relance stratégique avec Alger. Les titres et commentaires de plusieurs médias convergent sur la relance d'une nouvelle séquence diplomatique avec la volonté affichée de tourner la page des tensions et de relancer les mécanismes de coopération. "Mali-Algérie: la visite de Sifi Ghrieb ouvre une nouvelle dynamique de coopération", titre Malijet, qui insiste sur les entretiens du Premier ministre avec son homologue malien Abdoulaye Maïga ainsi qu'avec le président de la transition, le général d'armée Assimi Goïta. Le portail malien a mis en avant les secteurs susceptibles de porter le nouveau partenariat, essentiellement l'économie, les investissements l'agriculture, l'énergie, la sécurité et bien d'autres. Maliweb, pour sa part, a souligné la "portée symbolique" du déplacement de Sifi Ghrieb, premier chef de gouvernement à se rendre au Mali depuis 2016. Sous le titre, "Dix ans après, Bamako et Alger scellent leur réconciliation", le média a insisté sur le message du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune transmis à Assimi Goïta. Par ailleurs, le site d'information Bamada a indiqué que cette visite s'inscrivait dans le cadre de la poursuite d'un processus de rapprochement engagé avec le déplacement du Premier ministre malien à Alger en août dernier. Celle-ci a été présentée comme "un symbole de nouvel élan diplomatique". De son côté, le média public malien ORTM a abordé cet évènement sous un ton positif. La visite a été présentée comme une étape dans la redynamisation des relations entre deux pays liés par une histoire commune et par des intérêts sécuritaires et économiques. Du côté de la presse africaine et régionale, l'accent est davantage placé sur le caractère "pragmatique" de ce nouveau rapprochement. "Sifi Ghrieb remet une couche sur le nouveau rapprochement pragmatique entre Alger et Bamako", a titré le média panafricain "Afriquinfos", qui souligne la volonté des deux voisins de faire passer leurs relations à un "niveau supérieur" en s'appuyant sur la coopération. ActuNiger a adopté une lecture plus régionale à cette visite, la présentant comme une étape destinée à "acter la réconciliation". Le média nigérien explique que ce rapprochement émane de la volonté de l'Algérie de renforcer ses relations avec les pays du Sahel. Enfin, le média russe Sputnik Africa a relevé une "redynamisation des relations fraternelles et séculaires" entre Alger et Bamako, insistant sur le caractère politique du rapprochement et sur la volonté affichée par les deux parties de renouer un dialogue direct.
Espaces aériens rouverts, ambassadeurs de retour / Algérie-Mali : les premiers pas de la réconciliation
La crise diplomatique entre l’Algérie et le Mali appartient désormais au passé. Après plus d’une année de tensions, les deux pays ont enclenché un processus de normalisation qui s’est matérialisé, vendredi, par une série de décisions fortes annonçant le retour progressif à des relations apaisées. Par Meriem B. Le premier geste est venu d’Alger. Le ministère de la Défense nationale a annoncé la réouverture complète de l’espace aérien algérien à la circulation aérienne malienne. Cette décision met fin à une mesure prise le 7 avril 2025, au plus fort de la crise diplomatique, après les violations répétées de l’espace aérien algérien par des drones militaires maliens. Quelques heures plus tard, Bamako a répondu par une double décision. Dans un communiqué, le gouvernement malien de la transition a annoncé le retour de son ambassadeur à Alger, rappelé depuis avril 2025, ainsi que la réouverture de son espace aérien à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination de l’Algérie. Le troisième acte est intervenu dans la foulée. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le retour à Bamako de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Kamal Retieb, rappelé pour consultations depuis le 7 avril 2025. Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères souligne que cette décision traduit la volonté du chef de l’Etat de rétablir les relations algéro-maliennes dans leur «trajectoire historique naturelle», fondée sur le respect mutuel, la fraternité et la coopération au service des deux peuples ainsi que de la stabilité de la région sahélo-saharienne. Cette succession d’annonces, dans un ordre soigneusement orchestré, constitue le signal le plus fort de la volonté commune des deux capitales de tourner définitivement la page de la crise. Les relations entre Alger et Bamako s’étaient brutalement détériorées au printemps 2025, après plusieurs incursions de drones militaires maliens dans l’espace aérien algérien. L’abattage d’un drone le 31 mars 2025 par les forces armées algériennes avait provoqué une vive confrontation diplomatique. Alger avait présenté des preuves de violations répétées de son espace aérien, tandis que Bamako avait contesté la version algérienne, entraînant le rappel des ambassadeurs et la fermeture réciproque des espaces aériens. Depuis plusieurs mois toutefois, des signes d’apaisement étaient perceptibles. Le discours officiel malien à l’égard de l’Algérie s’est progressivement assoupli, les accusations de soutien au terrorisme ont disparu de la communication de Bamako et des contacts discrets auraient permis de renouer le dialogue. Cette évolution intervient dans un contexte régional marqué par un renforcement des relations entre l’Algérie et plusieurs pays du Sahel, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, autour de projets de coopération économique, énergétique et sécuritaire. Confronté à de multiples défis internes et régionaux, le Mali semble avoir choisi la voie de l’apaisement avec son voisin. Le retour des ambassadeurs et la réouverture des espaces aériens ne signifient pas que tous les différends ont disparu. Ils constituent, toutefois, les premiers jalons d’une normalisation appelée à se consolider dans les prochains mois. Après des mois de crispation, Alger et Bamako renouent ainsi progressivement avec une relation que les deux Etats souhaitent replacer sous le signe du dialogue, du respect mutuel et de la coopération. La brouille diplomatique est désormais derrière eux, et le courant se rétablit doucement entre les deux capitales. M. B.
Frappes iraniennes sur Al Jubail : Une escalade ciblée au cœur du système énergétique du Golfe
L’Iran a ciblé le site stratégique d’Al Jubail, cœur industriel et énergétique saoudien. Cette frappe s’inscrit dans une escalade liée à l’ultimatum américain sur le détroit d’Ormuz. Le conflit pourrait désormais évoluer vers une confrontation directe ou une guerre d’usure durable. La montée des tensions au Moyen-Orient a franchi un nouveau seuil avec la frappe […] The post Frappes iraniennes sur Al Jubail : Une escalade ciblée au cœur du système énergétique du Golfe appeared first on Le Jeune Indépendant .
Sifi Ghrieb depuis Bamako : «L’Algérie pleinement disposée à réactiver la coopération»: La sécurité, un enjeu commun dans le Sahel
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a entamé hier, à Bamako, une visite d’amitié en République du Mali, à l’occasion de laquelle il a eu des entretiens avec son homologue malien, le Premier ministre et Chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, consacrés au renforcement de la coopération bilatérale et à l’examen des défis communs auxquels font face les deux pays et leur environnement régional. Par Fatima Arab Cette visite, effectuée sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, intervient dans le prolongement de la visite effectuée en Algérie, le 24 août dernier, par Abdoulaye Maïga, et traduit une volonté partagée de donner une nouvelle impulsion aux relations algéro-maliennes, fondées sur des liens historiques, humains et géographiques particulièrement étroits. À son arrivée à Bamako, Sifi Ghrieb a tenu une rencontre en tête-à-tête avec Abdoulaye Maïga, avant que les discussions ne s’élargissent aux membres des délégations des deux pays. Dans son allocution à l’ouverture de la séance de travail, M. Ghrieb a transmis au peuple et au gouvernement maliens les salutations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que ses vœux de «croissance et de prospérité», dans un climat de sécurité et de stabilité. Le Premier ministre a exprimé sa satisfaction de se trouver au Mali, saluant l’accueil réservé à la délégation algérienne et soulignant la portée de cette visite, qui constitue, selon lui, «une nouvelle étape» dans le long parcours des relations historiques entre les deux pays. Il a rappelé que ces relations plongent leurs racines «à l’aube de l’histoire», avant de s’être consolidées durant la lutte commune pour l’indépendance et renforcées après le recouvrement de la souveraineté nationale. Elles demeurent fondées, a-t-il relevé, sur les principes de fraternité, de solidarité et de bon voisinage. Réactiver les mécanismes institutionnels Le Premier ministre a insisté sur la dimension politique des échanges de haut niveau entre Alger et Bamako, les présentant comme la traduction de la volonté du Président Abdelmadjid Tebboune et du président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, de relancer et de consolider les relations bilatérales dans l’intérêt des deux peuples. La réunion de Bamako doit ainsi permettre d’approfondir les consultations sur les différents volets de la coopération, d’échanger les points de vue sur les défis communs et d’identifier de nouveaux domaines susceptibles d’élargir le partenariat entre les deux pays. Elle doit également contribuer à déterminer les secteurs prioritaires et à élaborer une feuille de route commune en prévision des prochaines échéances bilatérales, notamment la visite attendue du président malien, le général d’armée Assimi Goïta, en Algérie. Dans ce cadre, l’Algérie a réaffirmé sa disponibilité à engager la réactivation des mécanismes institutionnels de coopération, en particulier la Grande commission mixte de coopération. La tenue de cette instance devrait notamment permettre de mettre à jour et de renforcer le cadre juridique régissant les relations entre les deux pays, afin de l’adapter aux exigences de la nouvelle étape du partenariat algéro-malien. La prochaine visite d’Assimi Goïta en Algérie constitue également l’une des principales échéances inscrites à l’agenda bilatéral. Sifi Ghrieb a indiqué que les consultations de Bamako doivent permettre de préparer cette visite, en identifiant les dossiers prioritaires et les propositions susceptibles d’être soumises aux deux chefs d’Etat. Le Premier ministre a ainsi exprimé le souhait de voir les échanges entre les deux délégations déboucher sur une vision commune des principaux dossiers algéro-maliens, dans la perspective de la visite du président de la Transition malienne en Algérie. Cette échéance devrait notamment s’inscrire dans la dynamique de relance des mécanismes institutionnels de coopération, dont la Grande commission mixte, et permettre de consolider les acquis du dialogue politique entre Alger et Bamako. Elle intervient après la visite en Algérie du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga, le 24 août dernier, et celle de Sifi Ghrieb à Bamako, traduisant une intensification des contacts de haut niveau entre les deux pays. Des projets structurants à portée régionale M. Ghrieb a également souligné qu’au-delà du cadre bilatéral, Alger et Bamako disposent également d’importantes perspectives de coopération dans le cadre des grands projets d’intégration régionale. M. Ghrieb a notamment cité la Route transsaharienne et la dorsale transsaharienne à fibre optique, deux projets appelés à contribuer au désenclavement, au développement des échanges et au renforcement de la connectivité entre les pays de la région. L’objectif affiché est de «consolider les acquis de la coopération existante tout en ouvrant la voie à de nouveaux partenariats dans des secteurs présentant un intérêt commun pour les deux pays». Cette orientation s’inscrit dans la volonté des deux parties de parvenir à un partenariat stratégique équilibré et efficace, fondé sur la concertation et le dialogue permanents et répondant aux aspirations des peuples algérien et malien. La sécurité, un enjeu commun dans le Sahel La dimension sécuritaire occupe également une place importante dans les relations entre Alger et Bamako, en raison notamment des défis auxquels les deux pays sont confrontés dans leur environnement régional. La lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, l’extrémisme et la criminalité transfrontalière organisée, constituent, dans ce contexte, des enjeux communs nécessitant une coordination constante et une approche concertée. L’Algérie réaffirme à cet égard sa position constante en faveur du respect de la souveraineté du Mali et de la non-ingérence dans ses affaires intérieures, conformément aux principes qui structurent sa politique étrangère. Lors de sa visite en Algérie, le 24 août dernier, Abdoulaye Maïga avait lui-même souligné l’importance de l’histoire commune entre les deux peuples et la nécessité de s’appuyer sur cet héritage pour inscrire les deux pays dans une dynamique de modernité et de progrès. Le Premier ministre malien avait également salué la position du Président Abdelmadjid Tebboune, qui affirme que l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires intérieures du Mali et considère le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence comme des principes fondamentaux de sa vision des relations avec ce pays voisin. Vers un partenariat économique renforcé Les perspectives algéro-maliennes ne se limitent toutefois pas au volet politique et sécuritaire. Les deux pays affichent également leur volonté de développer leurs relations économiques et commerciales, notamment à travers la création d’un environnement favorable à la coopération transfrontalière et à la réalisation de projets contribuant au développement régional. La relance des mécanismes institutionnels devrait ainsi constituer un instrument permettant d’identifier les domaines prioritaires, d’accompagner les projets communs et de donner davantage de cohérence aux échanges entre les deux pays. La visite de Sifi Ghrieb à Bamako apparaît, à ce titre, comme une étape destinée à transformer la dynamique politique actuelle en perspectives concrètes de coopération. F. A.
La clé algérienne pour le Sahel
La clé algérienne pour le Sahel Le Mali, pris dans une dynamique où le temps semble gagner du terrain sur la clarté stratégique, n’est pas seulement un territoire géographique mais aussi une frontière symbolique où se joue encore, la crédibilité des grandes promesses de la sécurité collective. Dans ce contexte, l’évolution récente des rapports entre Bamako et Alger apparaît comme un passage obligé pour rouvrir un corridor de dialogue qui peut, s’il est saisi avec réalisme, ralentir durablement les effervescences risquant de faire basculer le pays dans un cycle sans issue. La réconciliation algéro-malienne, loin d’être une finalité en soi, peut devenir le socle d’un cadre multi-pays où les intérêts nationaux s’harmonisent avec les nécessités régionales. L’objectif assumé par Alger est d’illustrer une sécurité et une prospérité plus durables en substituant la coopération à la méfiances et aux calculs de puissance. Car ce qui se négocie au-delà des termes techniques des accords, c’est la capacité des acteurs à accepter des compromis qui savent mesurer les coûts humains et les retombées économiques à moyen et long terme. La partenariat entre Alger et Bamako porte en lui une sérieuse dynamique régionale et peut à terme donner corps à une vigilance constante de tous les acteurs régionaux face aux ingérences qui nuisent à la souveraineté réelle des États. La transparence, la responsabilisation et le respect des mécanismes internationaux restent des garde-fous indispensables. Les pays de l’Alliance des Etat du Sahel ont saisi l’importance de la souveraineté. Il s’agit d’en faire une opportunité de développement en renforçant, autant que faire se peut, la dignité nationale. L’enjeu de l’heure sera de démontrer que les intérêts du Sahel ne peuvent être défendus durablement qu’avec l’appui des populations, des partenaires régionaux et d’une architecture de sécurité partagée. En somme, le chemin vers une sortie durable de la crise ne passe pas par des slogans ni par des coups de théâtre. Il passe par un processus patient de réconciliation, une mise en œuvre rigoureuse des engagements et une politisation des choix qui privilégie l’intérêt des populations. La clé n’est pas de dire qui a gagné ou perdu, mais d’écrire collectivement une trajectoire où souveraineté, sécurité et prospérité ne soient pas de vaines promesses. Le temps semble désormais favorable à une relance du dialogue et à des initiatives qui, si elles sont habilement conçues et réellement exécutées, peuvent transformer l’essai en une stabilité durable pour le Mali et pour l’ensemble du Sahel. En cela, l’Algérie dispose d’une vision juste, d’une stratégie qui a fait ses preuves et d’une volonté politique tournée vers le développement de tous les pays de la région dans le strict respect de la souveraineté de chacun. — Par Nabil.G
Visite du Premier ministre au Mali vue par la presse africaine : « Un signal fort »
Les titres et commentaires de plusieurs organes convergent vers la relance d’une nouvelle séquence diplomatique, avec la volonté affichée de tourner la page des tensions et de relancer les mécanismes de coopération. L a visite du Premier ministre, Sifi Ghrieb, à Bamako, a bénéficié d’une couverture appréciable de la part de la presse africaine. Intervenue deux semaines après l’échec du coup d’Etat du Niger grâce, notamment, au soutien affirmé de l’Algérie, la journée passée à Bamako par le Premier ministre algérien a été interprétée par des médias locaux et internationaux comme un signe fort de la volonté commune des deux pays de construire une relation fondée sur le dialogue, la coopération et la concertation. A l’issue de ce déplacement, les médias maliens ont accueilli favorablement la reprise du dialogue avec l’Algérie, saluant la volonté des deux Etats d’ouvrir une nouvelle étape fondée sur le respect mutuel et une coopération concrète dans divers domaines. Pour la presse malienne, il ne s’agit pas d’un simple voyage protocolaire, mais d’une étape de réconciliation et de relance stratégique avec Alger. Les titres et commentaires de plusieurs organes convergent vers la relance d’une nouvelle séquence diplomatique, avec la volonté affichée de tourner la page des tensions et de relancer les mécanismes de coopération. « Mali-Algérie: la visite de Sifi Ghrieb ouvre une nouvelle dynamique de coopération », affiche Malijet, qui met en avant les échanges entre le Premier ministre et son homologue malien Abdoulaye Maïga, ainsi qu’avec le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Le portail malien a mis en lumière les secteurs susceptibles de porter le nouvel accord, notamment l’économie, les investissements, l’agriculture, l’énergie, la sécurité et d’autres domaines. Maliweb, pour sa part, souligne la « portée symbolique » du déplacement de Sifi Ghrieb, premier chef de gouvernement à effectuer une visite au Mali depuis 2016. Sous le titre « Dix ans après, Bamako et Alger scellent leur réconciliation », le média insiste sur le message du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, transmis à Assimi Goïta. Par ailleurs, le site d’information Bamada indique que cette visite s’inscrit dans la continuité d’un processus de rapprochement amorcé par le déplacement du Premier ministre malien à Alger en août dernier. Cette démarche est présentée comme « un symbole de nouvel élan diplomatique ». Du côté du média public malien ORTM, l’événement a été appréhendé sur un ton positif. La visite est décrite comme une étape de redynamisation des relations entre deux pays liés par une histoire commune et par des intérêts sécuritaires et économiques. Chez la presse africaine et régionale, l’accent est plutôt porté sur le caractère « pragmatique » de ce rapprochement. « Sifi Ghrieb remet une couche sur le nouveau rapprochement pragmatique entre Alger et Bamako », résume le média panafricain « Afriquinfos », qui souligne la volonté des deux voisins de franchir un « niveau supérieur » grâce à la coopération. ActuNiger qui a déjà largement commenté la visite de Sifi Ghrieb à Niamey, adopte une lecture plus régionale de cette visite, la présentant comme une étape destinée à « acter la réconciliation ». Le média nigérien précise que ce rapprochement découle de la volonté de l’Algérie de renforcer ses liens avec les pays du Sahel. Enfin, le média russ? Sputnik Africa évoque une « redynamisation des relations fraternelles et séculaires » entre Alger et Bamako, insistant sur le caractère politique du rapprochement et sur la volonté affichée des deux parties de reprendre un dialogue direct. Nadera Belkacemi
Le coach a voulu ménager Kelalech
Si la non-convocation de Haitem El Kouacher n’a pas surpris grand monde, il n’en demeure pas moins que pour Malek Kelalech, c’était quelque peu différent. En effet, le joueur a fait un excellent tournoi en Italie et cela lui a permis de gagner en compétitivité. Cependant, le coach a finalement décidé de se passer de lui et on pensait que c’était parcequ’il n’a pas participé à la préparation collective de la rencontre. Dans ce sens, on sait pourquoi le coach a décidé de se passer de lui puisqu’il a préféré juste le ménager pour ce rendez-vous afin de le récupérer en forme pour la rencontre face à l’ESS prévue vendredi prochain. Le coach a été séduit par les prestations de Kelalech et va lui donner une opportunité pour se faire remarquer au cours de cette saison sportive. Akram B.
Algérie-Mali : Vers un nouvel élan géopolitique
Reçu à Alger par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a mis en lumière la parfaite convergence de vues entre les deux nations. Entre renforcement des liens historiques, respect mutuel de la souveraineté et vision partagée d’une région affranchie de l’hégémonie et du terrorisme, cette visite marque le retour au premier plan d’un partenariat stratégique tourné vers la stabilité et le développement durable. À l’occasion de cette entrevue chaleureuse, le responsable malien a d’abord transmis un message du président de la Transition, chef de l’État du Mali, le général d’armée Assimi Goïta. Dans cette correspondance, ce dernier remercie vivement le président Abdelmadjid Tebboune pour l’invitation qui lui a été adressée d’effectuer une visite officielle en Algérie, soulignant qu’il considère cette marque d’attention comme un témoignage éclatant d’affection et de considération à son endroit et à l’égard du peuple malien frère. Le chef de l’État malien a naturellement marqué son accord pour effectuer ce déplacement, dont la date exacte sera fixée par les canaux diplomatiques habituels. Cette prochaine échéance au plus haut sommet de l’État constituera incontestablement un nouveau jalon décisif dans le réchauffement et la consolidation des relations bilatérales entre Alger et Bamako, après une période marquée par des tensions passagères. Le Premier ministre malien a également fait état des précieux et sages conseils qui lui ont été prodigués par le président Tebboune lors de leur entretien. Il a souligné que l’histoire commune des deux pays constitue un acquis inestimable et un point de départ solide pour s’inscrire résolument dans la marche de la modernité et du progrès, faisant référence aux liens séculaires unissant les deux peuples, mais également aux combats partagés pour la libération, à la résistance héroïque au colonialisme ainsi qu’à la défense intransigeante de la dignité humaine et africaine. M. Maïga a ensuite insisté sur la réalité géographique indéfectible qui lie les deux pays, rappelant le constat partagé par les dirigeants algérien et malien à ce sujet. Il a déclaré qu’il est clairement établi que l’Algérie et le Mali partagent la géographie, reprenant ainsi les propos du président Tebboune selon lesquels nous ne pouvons pas changer la réalité géographique, ni nous en éloigner. Il a ajouté que nous sommes condamnés à avancer ensemble et à œuvrer inlassablement dans le sens de la prospérité mutuelle de nos deux peuples. Pour le représentant malien, cette proximité constitue une donnée permanente et un impératif géopolitique. Évoquant le riche patrimoine intellectuel et spirituel de la région, le Premier ministre a cité Madaure et Tombouctou, qu’il a qualifiées avec éloquence de véritables carrefours mondiaux de diffusion du savoir. Il a soutenu que cette histoire, à la fois proche et lointaine, représente un capital civilisationnel précieux pour permettre à nos deux pays de s’imposer dans la voie du progrès. Dans le même sillage, Abdoulaye Maïga a mis en exergue la vision commune des deux pays face aux défis multiformes qui secouent la région. Il a réaffirmé la conviction profonde des dirigeants algérien et malien quant au besoin impérieux de faire de leur espace sahélien une oasis de paix, débarrassée de toutes les formes de néocolonialisme et d’ingérence, mais aussi purgée de toutes les expressions du terrorisme afin de garantir les conditions propices au développement socio-économique. Dans cette perspective, le Premier ministre malien a salué avec force la position constante et réaffirmée du président Tebboune concernant le respect absolu de la souveraineté du Mali. Le chef de l’État algérien a réitéré qu’Alger ne s’ingérera jamais dans les affaires intérieures du Mali et que le respect de la souveraineté des États et de la non-ingérence demeurent les fondements inaliénables de la vision partagée entre les deux nations. M. Maïga a également rappelé l’entretien téléphonique particulièrement fructueux qu’il a eu, le 9 août dernier, avec le Premier ministre Sifi Ghrieb, sur instruction expresse des dirigeants des deux pays. Il a tenu à assurer que le Mali, sous la conduite éclairée du général d’armée Assimi Goïta, ne ménagera aucun effort pour concrétiser cette vision commune, dans l’intérêt supérieur des peuples frères. En outre, le responsable malien a souligné que cette dynamique dépasse largement le cadre bilatéral strict entre Alger et Bamako, précisant qu’elle est également partagée par les dirigeants des pays voisins dans une logique de solidarité régionale élargie. Ces déclarations fortes dessinent les contours d’une nouvelle ère diplomatique algéro-malienne, s’articulant autour de trois piliers fondamentaux : une histoire commune revendiquée comme un socle, une proximité géographique incontournable et un attachement indéfectible aux principes de souveraineté et de non-ingérence. La visite officielle prochaine du président Assimi Goïta en Algérie couronnera cette dynamique en offrant l’opportunité d’approfondir la coopération bilatérale et d’harmoniser les efforts en faveur de la paix régionale.
Attaf a reçu l’ambassadeur malien : Une rencontre sous le signe du bon voisinage
Les relations entre l’Algérie et le Mali poursuivent leur dynamique de rapprochement. Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu, ce samedi à Alger, l’ambassadeur de la République du Mali en Algérie, Mohamed Amaga Doulo, à l’occasion de la reprise de ses fonctions. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le diplomate malien a effectué une visite de courtoisie au siège du département ministériel, marquant ainsi son retour officiel à son poste en Algérie. Cette rencontre intervient dans un contexte de relance des relations entre les deux pays, fondées sur des liens historiques de fraternité, de solidarité et de bon voisinage. Elle s’inscrit, selon la même source, dans « la dynamique positive » qui caractérise actuellement les rapports algéro-maliens. Les échanges ont également permis d’examiner les moyens de consolider davantage la coopération bilatérale et de renforcer les liens entre Alger et Bamako, dans un esprit de concertation et de partenariat. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le développement de leurs relations, au service des intérêts communs des deux peuples et de la stabilité de la région. Cette audience illustre la volonté partagée des deux capitales de maintenir un dialogue régulier et de donner un nouvel élan à leur coopération, dans un contexte régional où la concertation entre pays voisins demeure un levier essentiel pour relever les défis communs.











