Depuis l’élimination de l’équipe d’Algérie en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse (0-2), Vladimir Petkovic est au centre de nombreuses critiques. Son départ, conjugué à la récente prolongation de son contrat avant le Mondial, a ravivé les débats sur le coût de son passage à la tête des Verts. Pourtant, plusieurs observateurs estiment que le bilan financier du technicien suisse est loin d’être aussi négatif qu’il n’y paraît.
La décision de la Fédération algérienne de football (FAF) de prolonger le contrat de Petkovic quelques jours avant le début de la Coupe du monde continue d’alimenter les critiques.
Arrivé en mars 2024 pour succéder à Djamel Belmadi, le technicien suisse percevait un salaire mensuel de 135 000 euros, revalorisé à 160 000 euros au début du mois de juin 2026.
Après l’élimination des Verts, plusieurs voix ont dénoncé le coût de cette prolongation, estimant que la FAF avait pris un risque inutile.
Des recettes largement supérieures aux dépenses sur Vladimir Petkovic
Pour autant, certains spécialistes rappellent que Petkovic a également permis à la Fédération d’engranger d’importantes recettes.
Grâce à la qualification de l’Algérie pour les seizièmes de finale du Mondial 2026, la FAF doit percevoir une prime de performance de 11 millions de dollars de la FIFA. À cette somme s’ajoute une prime de 1,3 million de dollars obtenue après le parcours des Verts jusqu’aux quarts de finale de la CAN 2025.
Le journaliste Rafik Ouahid, d’El Khabar, estime ainsi que le sélectionneur a rapporté bien davantage qu’il n’a coûté.
« Les gens se focalisent sur la prolongation du contrat de Petkovic. Il faut être juste avec tout le monde. Petkovic a raté la Coupe du monde, mais on ne peut pas remettre en cause le travail de la Fédération depuis le début », a-t-il déclaré sur El Watania TV.
Depuis sa nomination, Vladimir Petkovic aurait perçu entre 3,5 et 4 millions d’euros de rémunération, en tenant compte de son salaire et de la récente augmentation.
Concernant la rupture de son contrat, plusieurs sources évoquent une séparation négociée. Selon les informations disponibles, la FAF devrait verser à Vladimir Petkovic l’équivalent de deux mois de salaire, voire trois selon certaines estimations, soit un montant compris entre 320 000 et 480 000 euros.
Rapportés aux recettes générées par les performances sportives, ces chiffres permettent à certains observateurs d’affirmer que le passage de Vladimir Petkovic n’a pas constitué un échec sur le plan financier.
Des regrets malgré tout
Ce constat n’efface toutefois pas les déceptions sportives. Beaucoup estiment que l’Algérie avait les moyens de battre la Suisse et de poursuivre son aventure mondiale.
Une qualification pour les huitièmes de finale aurait permis à la FAF d’obtenir une prime de 15 millions de dollars, soit 4 millions de plus que celle attribuée pour une élimination en seizièmes. Plus les Verts auraient avancé dans la compétition, plus les revenus auraient augmenté, jusqu’aux 45 millions de dollars promis au futur champion du monde.
Si le débat reste ouvert sur le bilan sportif de Vladimir Petkovic, le volet économique apparaît donc plus nuancé. Entre les revenus générés par les compétitions internationales et le coût de son contrat, son passage à la tête des Fennecs ne peut pas être résumé à un simple gouffre financier.





























