Un rapport publié par les services des douanes françaises révèle une baisse sans précédent du volume des exportations françaises vers l’Algérie, notamment dans le secteur agricole et agroalimentaire. Cette évolution traduit de profonds changements dans les relations commerciales franco-algériennes en 2025.
Effondrement record des exportations de blé français
Selon le rapport, les exportations de blé français vers l’Algérie – longtemps considérées comme l’un des piliers des échanges commerciaux bilatéraux – ont connu une chute vertigineuse. La valeur des ventes est passée de 300,1 millions d’euros au premier semestre 2024 à seulement 4,2 millions d’euros sur la même période en 2025. Cela représente une baisse de 98,6 %, qualifiée par les experts de recul « historique » dans ce domaine.
Le blé français, importé par l’Algérie depuis des décennies, n’occupe donc plus la même place stratégique. Ces chiffres traduisent une orientation nouvelle de l’Algérie vers la diversification de ses fournisseurs, le renforcement de la production locale ou encore l’ouverture à de nouveaux partenaires comme la Russie et l’Amérique du Sud.
أين هم أصحاب مقولة "هل قطعتم دابر فرنسا ولا مازال!؟"#الجزائر 🇩🇿 pic.twitter.com/rVvC72sA2I
— أحمد حفصي || HAFSI AHMED (@ahafsidz) September 16, 2025
Chute des exportations de produits laitiers et de glaces
Le recul ne s’est pas limité au blé. Les exportations françaises de produits laitiers et de glaces ont également chuté de 95,8 %. Ce déclin illustre la réduction de la dépendance du marché algérien aux produits alimentaires français, dans un contexte où Alger privilégie le développement des industries locales et la quête d’autosuffisance pour certains produits de base.
Baisse progressive dans l’agroalimentaire et la chimie
Le rapport précise que les exportations de produits alimentaires divers n’ont reculé que de 2,5 %, un taux modéré comparé aux autres segments. En revanche, les exportations de produits chimiques de base ont diminué de 23,7 %, tandis que celles de produits chimiques divers ont baissé de 10,1 %.
Le secteur pharmaceutique également touché
Même le secteur pharmaceutique, considéré comme stratégique, a enregistré un repli de 6,6 %. Si cette baisse est moins spectaculaire que dans d’autres domaines, elle confirme toutefois le recul global de la présence française sur le marché algérien.
Décryptage des causes de la chute
Les observateurs identifient plusieurs facteurs à l’origine de cette régression :
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La stratégie algérienne de diversification des partenaires commerciaux pour réduire sa dépendance.
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La volonté de renforcer la production locale, notamment dans le blé, le lait et leurs dérivés.
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Les tensions politiques et diplomatiques qui ont pu affecter les échanges.
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L’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché algérien, proposant des conditions plus compétitives.
L’Algérie au cœur de nouvelles dynamiques commerciales
Ces chiffres traduisent une volonté claire de l’Algérie de redéfinir sa carte des partenariats économiques en fonction de ses intérêts stratégiques. Dans un contexte de diversification de son économie et de réduction des dépendances, le marché algérien – avec plus de 45 millions de consommateurs – devient un terrain de compétition mondiale pour les exportateurs.




























