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Vague de rumeurs sur la pastèque: Les autorités et les associations de consommateurs rassurent

Vague de rumeurs sur la pastèque: Les autorités et les associations de consommateurs rassurent

Une vaste campagne de désinformation visant la qualité de la pastèque circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux notamment. Face aux inquiétudes suscitées chez les consommateurs, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché, ainsi que les associations de protection des consommateurs, ont multiplié les mises au point afin d’appeler à la prudence et d’éviter toute généralisation pouvant nuire à la réputation de ce fruit largement sollicité en période estivale et induire des dégâts aux producteurs.
Le directeur de la qualité et de la protection du consommateur au ministère du Commerce intérieur, Noureddine Hadiri, a démenti les informations faisant état de risques sanitaires liés à la consommation de la pastèque. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, il a affirmé que les services du ministère n’avaient reçu «aucun signalement officiel» des autorités compétentes, faisant état de cas d’intoxication alimentaire liés à ce fruit, assurant qu’«il n’y a pas lieu de s’inquiéter». Le responsable a, toutefois, insisté sur l’importance du respect des règles d’hygiène alimentaire. Il a recommandé aux consommateurs d’éviter l’achat de produits vendus dans des conditions ne répondant pas aux normes d’hygiène, notamment lorsque les fruits sont découpés avec des ustensiles non propres, une pratique pouvant favoriser les contaminations. Dans le même contexte, M. Hadiri a rappelé que plus de 60 % des cas d’intoxication alimentaire collective enregistrés en Algérie proviennent de repas préparés dans le cadre de fêtes familiales et de mariages, des espaces échappant aux contrôles officiels. Il a également souligné la baisse des intoxications dans les restaurants et établissements de restauration au cours des trois dernières années, tout en relevant la persistance de certaines infractions liées au non-respect des conditions de conservation, de transport et de la chaîne du froid. Afin de renforcer la prévention durant la saison estivale, le ministère a mis en œuvre un plan national de contrôle ciblant les denrées alimentaires périssables. Ce dispositif prévoit l’intensification des inspections au niveau des établissements de restauration rapide, des espaces touristiques et des commerces alimentaires, afin de vérifier le respect des règles d’hygiène et de préserver la chaîne du froid. Parallèlement, une campagne nationale de sensibilisation, lancée le 2 juin et qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’été, vise à promouvoir les bonnes pratiques de consommation et à prévenir les intoxications alimentaires. De son côté, l’Organisation de protection des consommateurs (Apoce)a également tenu à rassurer l’opinion publique. L’Organisation a insisté sur le fait qu’il serait injustifié de tirer des conclusions concernant l’ensemble de la production nationale de la pastèque sur la base d’expériences touchant des échantillons précis, ou de mettre en cause tous les agriculteurs. Elle a néanmoins rappelé que certaines pratiques agricoles non conformes peuvent exister et a plaidé pour un renforcement des contrôles sur l’utilisation des engrais, des pesticides et des herbicides. Parmi ses propositions, l’Association recommande l’instauration d’un système d’étiquetage obligatoire des pastèques et melons, mentionnant notamment la date de récolte, le lieu de production et l’identité du producteur, afin d’assurer une meilleure traçabilité. Elle appelle également à la généralisation d’analyses approfondies des produits agricoles et des denrées d’origine animale avant leur mise sur le marché, estimant que cette mesure renforcerait davantage la protection de la santé des consommateurs et la confiance dans les produits nationaux.
F. A.

Source : Le jour d'Algérie

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