Dans une nouvelle étape majeure qui ravive l’attention sur l’une des plus anciennes questions de décolonisation au monde, la Commission des Nations unies chargée de la décolonisation a adopté, ce jeudi, une résolution réaffirmant le statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, toujours soumis à un processus de décolonisation inachevé.
Cette résolution réaffirme le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1960.
Au cours de ses délibérations, la commission onusienne a souligné que la position des Nations unies sur le Sahara occidental reste constante et sans équivoque : il s’agit avant tout d’une question de décolonisation, et non d’un conflit régional, comme certains acteurs tentent de le présenter.
Le nouveau texte vise ainsi à renouveler l’engagement des Nations unies à permettre au peuple sahraoui d’exercer librement son droit légitime à l’autodétermination, conformément aux principes de la légalité internationale et à la Charte des Nations unies.
Cette prise de position intervient dans un contexte de blocage politique persistant, malgré les efforts continus de Staffan de Mistura, l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, qui tente de relancer le processus de négociations entre les deux parties au conflit — le Maroc et le Front Polisario — sous la supervision directe de l’ONU.
La résolution constitue également un message politique fort à la communauté internationale, rappelant que la question du Sahara occidental demeure inscrite à l’agenda onusien parmi les dossiers de décolonisation, et que toute solution durable devra obligatoirement reposer sur le principe de l’autodétermination, seul garant d’une issue juste et définitive à ce conflit vieux de plusieurs décennies.
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité de la ligne historique de l’Organisation des Nations unies, qui, depuis les années 1960, réaffirme la nécessité de permettre aux peuples colonisés d’accéder à l’indépendance, y compris le peuple sahraoui, qui attend toujours la mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations unies.




























