LogoNews
«Une présence plus affirmée des partis dans la compétition électorale»

«Une présence plus affirmée des partis dans la compétition électorale»

S’exprimant dans l’émission  »L’invité de la matinale » sur la Chaîne 1 de la Radio algérienne, Ali Benzadi a relevé que les chiffres témoignent d’une présence plus affirmée des partis dans la compétition électorale, tout en soulignant l’importance de cette mobilisation pour la vitalité de la vie politique locale.

«Au-delà du nombre de candidatures, le profil des participants constitue l’un des faits marquants de cette échéance électorale», a-t-il dit. Faisant remarquer que les jeunes âgés de 40 ans ou moins représentent environ 54 % de l’ensemble des candidats, soit plus de 87 000 personnes, une proportion qui témoigne, d’une présence significative de la jeune génération dans la compétition électorale.

Notant que la représentation féminine s’établit autour de 12 %, le membre de l’ANIE a mis en avant le niveau d’instruction des candidats.

«Près de 48,5 % d’entre eux disposent d’un niveau universitaire. C’est un résultat remarquable, qui pourrait constituer une évolution importante par rapport aux précédentes échéances», a fait savoir Ali Benzadi, estimant que cette tendance pourrait contribuer à améliorer la qualité de la représentation et de la gestion des collectivités locales.

S’agissant du volet des candidatures, les premiers chiffres communiqués font état de 5 631 listes pour les Assemblées populaires communales (APC) et de 434 listes pour les Assemblées populaires de wilaya (APW). La participation concerne 25 partis politiques et 51 alliances partisanes. Les premiers examens avaient fait ressortir six listes rejetées au niveau des APW et trois au niveau des APC. À ce stade, sept listes d’APW ont été écartées, tandis que le bilan communal reste en cours de finalisation. «Nous avons fait preuve de souplesse chaque fois que cela était possible dans le cadre de la loi, notamment en facilitant les procédures de remplacement des candidats», a assuré l’invité de la Chaîne I de la Radio algérienne. Faisant observer que l »objectif était de permettre aux formations politiques et aux listes indépendantes de régulariser leurs dossiers sans déroger aux exigences légales. Rappelant que les candidats disposent également des voies de recours devant les juridictions administratives compétentes.

Concernant l’accès des candidats aux médias publics, l’intervenant a fait état de la mise en place d’un mécanisme spécifique de répartition des temps d’antenne, face à plus de 6 000 listes. Faisant savoir que le principe retenu consiste à garantir un minimum d’expression aux petites formations et aux listes indépendantes, tout en tenant compte du poids électoral des partis présentant un nombre plus important de candidatures.

«Notre objectif est qu’aucune liste ne soit privée de son droit d’accès aux médias. Nous avons commencé par les formations les moins représentées, en leur accordant au moins une unité de diffusion, avant d’appliquer une répartition proportionnelle pour les partis disposant d’un nombre de listes», a-t-il précisé.

Les partis, a ajouté Ali Benzadi, ont également été associés à cette démarche. Ils ont obtenu leurs créneaux et sont chargés de les répartir entre leurs différentes listes, dans le respect des principes d’équité et de justice. «Pour faciliter cette démarche l’ANIE a ouvert de nouveaux studios à Oran, Béchar, Ouargla et Constantine, en complément des installations centrales. Les candidats pourront ainsi effectuer leurs enregistrements dans les structures les plus accessibles», a-t-il dit. Sur un autre registre, le membre de l’ANIE a indiqué que plusieurs commissions spécialisées chargées du suivi de la presse écrite, des chaînes privées, des espaces d’expression directe et des contenus diffusés sur Internet et les réseaux sociaux sont prévues à cet effet, précisant qu’une cellule spécialisée, composée de membres de l’ANIE et de cadres issus de différents secteurs ministériels, sera notamment mobilisée pour surveiller les contenus numériques et traiter les signalements. Non sans mettre en garde contre le recours à la publicité commerciale payante sur les réseaux sociaux pour promouvoir les candidatures.

«Le fait de payer pour augmenter artificiellement le nombre de vues d’une publication constitue une pratique interdite. Les candidats peuvent utiliser leurs propres pages, mais ils ne doivent pas recourir à la publicité commerciale payante», a insisté Ali Benzadi. Soulignant que les discours haineux, les atteintes aux personnes et l’utilisation abusive des symboles de l’État figurent également parmi les pratiques proscrites.

Source : La Nouvelle République

A lire également