De nouveau buteur et passeur décisif avec l’Olympique de Marseille, Amine Gouiri a confirmé son mental de fer et assuré «n’avoir jamais douté», même quand ça allait (beaucoup) moins bien.
Il aura été l’un des héros de la belle soirée dominicale au Vélodrome où il a partagé la vedette avec le Marocain Amine Harit et le gardien Jeffrey de Lange. Forcément satisfait de sa prestation très aboutie face à Toulouse et de son 6ème but en Ligue 1 (+ trois passes décisives), l’attaquant algérien n’a pas caché sa joie à sa sortie du vestiaire. «C’est une grande satisfaction, les trois points, aucun but encaissé. On est très content, on s’est facilité la tâche en marquant dès la 63ème seconde.
C’était important de gagner un quatrième match de rang en championnat. Même quand on perdait, il y avait du contenu. Tout n’était pas à jeter. On était bien, il fallait rester concentré, ça allait finir par tourner. On a deux gros matches à l’extérieur qui arrivent, il faut rester concentré pour bien les aborder», soulignait ainsi l’avant-centre olympien en zone mixte à l’issue de ce succès qui a ramené l’OM à la 6ème place du classement général alors qu’il était relégable il y a de cela quelques semaines seulement.
«Je savais que ça finirait par tourner»
Conscient de cette remontada qui le met encore plus en lumière à une semaine de l’entame du stage avec les Verts en perspective des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la CAN-2027, l’ancien Lyonnais a également évoqué son bien être actuel. «Cela fait toujours du bien de marquer quand on est attaquant. Je suis très content. Le plus important était la victoire. On savait qu’à 2-0 rien n’était fait, on l’a vu la semaine dernière. On est resté focus, on a voulu mettre ce troisième but même si on n’a pas réussi», indiquait un Gouiri, très content de son entente quasi-parfaite avec son associé de l’avant-garde.
«Je monte en puissance…»
«Avec Amine (Harit) on parle le même football. Le coach nous laisse énormément de liberté et on prend du plaisir ensemble grâce à ça», précisera l’attaquant phocéen qui croit dur comme en fer en son équipe malgré toutes les restrictions et les coupes budgétaires de l’intersaison. «On n’a jamais douté, il y avait toujours des bonnes choses dans le jeu. Il ne manquait juste l’efficacité dans les deux surfaces. Aujourd’hui, c’est le cas, on est une des meilleures attaques (20 buts, à égalité avec Rennes) du championnat de France. De fait, je ne crois pas que ce sera la dernière chance contre Leverkusen en Europa League», estimera le buteur olympien, toujours aussi confiant en ses forces quand bien même son futur adversaire n’est autre que le crack Ibrahim Maza.
Genesio : «Il me surprend agréablement»
«Il reste cinq matches, énormément de points à prendre. On peut être dans les 24 avec neuf ou dix points. On va prendre les matches les uns après les autres. On a deux bons matches à jouer à l’extérieur. On a la qualité pour rivaliser et aller gagner des points là-bas (à Leverkusen et Lens). J’ai de bonnes sensations, je monte en puissance. Je pense qu’on peut jouer les deux tableaux.
En tout cas, personnellement, je me sens prêt à le faire», attestera-t-il. Une confiance qui tend à surprendre même son entraineur qui le côtoie au quotidien. «Il ne me bluffe pas mais il me surprend très agréablement. Même s’il n’est pas à son poste de prédilection. Il a de la confiance, l’envie de montrer des choses. Beaucoup de technique. Un joueur qui a beaucoup d’enthousiasme et qui le transmet. Très content qu’il nous apporte tout ça dans le jeu», le complimentera Bruno Genesio au micro de Ligue 1+.
-RACHID BELARBI





























