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17 résultats pour "tebessa-sainte-crispine-quand-la-pierre-devient-priere-1465197fr"

Tébessa: Sainte-Crispine, quand la pierre devient prière

Tébessa: Sainte-Crispine, quand la pierre devient prière

Arriver à Tébessa, c’est franchir une frontière invisible. Celle du temps. Sur les Hauts-Plateaux orientaux, à près de neuf cents mètres d’altitude, la ville se déploie avec pudeur, comme si elle savait que son histoire parle plus fort que son présent. Tébessa ne s’offre pas au premier regard : elle se devine, se mérite, se […]

Muraille byzantine de Theveste – Tébessa: Quand la pierre se souvient

Muraille byzantine de Theveste – Tébessa: Quand la pierre se souvient

Il suffit parfois de longer un mur pour entendre l’Histoire respirer. À Tébessa, l’ancienne Theveste, la muraille byzantine n’est pas qu’un vestige figé dans la pierre : elle est une mémoire dressée, une présence silencieuse qui veille encore sur la ville moderne. Massive, rectangulaire, presque intacte malgré les siècles, elle semble défier le temps avec […]

Temple de Minerve – Tébessa: Quand la pierre se souvient

Temple de Minerve – Tébessa: Quand la pierre se souvient

À Tébessa, ancienne Théveste, le temps ne passe pas : il s’accumule. Il se dépose couche après couche, comme la poussière dorée des Hauts-Plateaux qui caresse encore les pierres antiques. À près de 900 mètres d’altitude, aux confins orientaux de l’Algérie, cette ville millénaire regarde la Tunisie voisine et semble dialoguer avec l’Histoire depuis plus […]

Tébessa les plus beaux sites naturels et historiques à découvrir

Tébessa les plus beaux sites naturels et historiques à découvrir

Il y a une ville, à l'extrême est de l'Algérie, à quelques kilomètres seulement de la frontière tunisienne, qui a connu les Carthaginois, les légions romaines, les Vandales, les Byzantins et les Ottomans — et qui aujourd'hui encore, ne figure sur aucun grand circuit touristique. Son nom antique, Theveste, résonnait pourtant dans tout l'Empire romain. Comment une cité aussi riche en vestiges a-t-elle pu rester à ce point dans l'ombre ? La réponse tient en un mot : l'isolement géographique a préservé ce que le tourisme de masse aurait fini par abîmer ailleurs. Direction Tébessa, ou l'histoire à ciel ouvert. Une ville trois fois millénaire, fondée par Hercule (selon la légende) Avant même de parler pierres et colonnes, il faut comprendre pourquoi Tébessa fascine autant les historiens. Selon la mythologie grecque, la fondation de la ville remonterait à Héraclès lui-même, lors de la réalisation de ses douze travaux. Légende ou pas, l'histoire réelle n'a rien à envier au mythe : dès le VIIe siècle avant J.-C., les Carthaginois en font une station stratégique. Puis en 146 avant J.-C., la cité bascule dans le giron romain et devient une garnison militaire de premier plan. C'est sous l'empereur Trajan que Theveste atteint son apogée, avec environ 30 000 habitants et le statut envié de colonia romaine. La ville devient ensuite un foyer majeur du christianisme naissant en Afrique du Nord, avant de connaître le déclin progressif consécutif à l'invasion arabe du VIIe siècle. Les Ottomans y installeront plus tard une petite garnison, au XVIe siècle. Résultat : sous les rues de la Tébessa moderne dort l'une des collections de vestiges romano-byzantins les plus complètes d'Algérie, au point que l'ensemble du site est aujourd'hui inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les monuments qui font de Tébessa un musée à ciel ouvert L'Arc de Caracalla, la porte d'entrée vers l'Antiquité Impossible de parler de Tébessa sans évoquer en premier lieu l'Arc de Caracalla. Érigé en 214 après J.-C., cet arc de triomphe constitue l'une des quatre portes de l'ancienne enceinte byzantine. Sa préservation, remarquable pour un monument vieux de plus de dix-huit siècles, en fait aujourd'hui l'emblème visuel de la ville. Le Temple de Minerve, joyau architectural romain À quelques mètres de l'arc se dresse le Temple de Minerve, datant du début du IIIe siècle. C'est l'un des temples romains les mieux conservés de tout le territoire algérien. En janvier 1922, l'archéologue Stéphane Gsell y a découvert une mosaïque remarquable. Le temple fut par la suite intégré à la citadelle byzantine, érigée pour protéger la ville des pillages vandales. Un musée archéologique, aménagé sur place, permet aujourd'hui d'admirer les pièces retrouvées lors des fouilles. La forteresse byzantine et ses douze tours L'enceinte byzantine, construite en 535 par un général de l'empire d'Orient, ceinture toujours la vieille ville. Renforcée par une douzaine de tours et percée de quatre portes monumentales, cette fortification témoigne de l'importance stratégique de Theveste face aux invasions vandales. La basilique Sainte-Crispine, sanctuaire des pèlerins L'un des ensembles les plus émouvants de Tébessa reste la basilique dédiée à sainte Crispine, martyre locale. Datant de la fin du IVe siècle, elle est considérée comme l'une des plus grandes basiliques chrétiennes de toute l'Afrique du Nord. Elle attirait autrefois des pèlerins venus de tout le monde chrétien. En 1907, une église y fut inaugurée, avant d'être transformée en musée en 1971 : on y expose aujourd'hui des pièces archéologiques couvrant plusieurs siècles, complétées par un musée en plein air consacré aux vestiges romains. L'amphithéâtre, arène des gladiateurs Datant du IVe siècle, l'amphithéâtre de Tébessa affiche des dimensions modestes — environ 50 mètres de diamètre — qui suggèrent qu'il était surtout destiné aux combats de gladiateurs plutôt qu'aux chasses d'animaux, contrairement à d'autres arènes romaines plus imposantes. Vieille ville de Mila un joyau historique de l’Est algérien Le forum, cœur battant de la cité antique Situé à l'intersection du cardo et du decumanus — les deux grands axes de toute ville romaine —, le forum de Tébessa demeure aujourd'hui encore le centre névralgique de l'animation et du commerce de la vieille ville, comme si vingt siècles ne l'avaient pas déplacé d'un mètre. Voici un tableau récapitulatif des principaux sites historiques à ne pas manquer : Monument Période Particularité Arc de Caracalla 214 apr. J.-C. Porte monumentale de l'enceinte byzantine Temple de Minerve Début IIIe siècle Mosaïques découvertes en 1922, musée sur place Enceinte byzantine 535 apr. J.-C. 12 tours, 4 portes Basilique Sainte-Crispine Fin IVe siècle Ancien lieu de pèlerinage, aujourd'hui musée Amphithéâtre IVe siècle Dédié aux combats de gladiateurs Forum antique Époque romaine Toujours pôle commercial de la vieille ville Mosquée El Atiq 1842 Construite avec des pierres romaines réemployées Ce que peu de visiteurs savent : Tébessa cache aussi des trésors préhistoriques Au-delà de l'héritage romain, la wilaya de Tébessa recèle une quantité impressionnante de sites préhistoriques, en particulier dans la commune de Chéria. On y recense notamment : Chabet ez Siboun et Chabet Retba, abris préhistoriques nichés dans les gorges Foum-Relilai Menguebba et Oued Retem, gisements archéologiques anciens Relilai (Tlidjen), un autre site préhistorique majeur Les stations-abris de Bir Sedet, occupées dès les premiers âges de l'humanité Des dolmens et hypogées disséminés autour de la ville Ces sites, encore peu médiatisés, intéressent surtout les chercheurs, mais témoignent d'une occupation humaine bien antérieure à l'arrivée des Romains. Les sites naturels : quand les steppes rencontrent la montagne Ce que la plupart des guides oublient de mentionner, c'est que Tébessa n'est pas qu'une ville de pierres antiques : c'est aussi une porte d'entrée vers des paysages spectaculaires, à la croisée des hauts plateaux et de l'Atlas saharien. Les montagnes, royaume de la randonnée Les Monts de Tébessa, qui font partie de l'Atlas saharien, s'étendent entre la dorsale tunisienne et les monts des Nemencha. Djebel Doukkane et Djebel El Onk offrent des panoramas saisissants sur les steppes environnantes et constituent un terrain de jeu idéal pour la randonnée. La légende de la grotte de Bouakouz Dans la commune de Morsott, les gorges et grottes de Bou Akkous forment un site naturel classé, traversé de petits ruisseaux et bordé de figuiers, grenadiers et oliviers. C'est là que se cache la fameuse grotte de Bouakouz, associée à la légende d'un vieil érudit du même nom, réputé pour ses guérisons miraculeuses. En 2011 puis en 2014, des équipes de spéléologues venues de France, de Belgique et de Béjaïa ont exploré ses profondeurs. Juste à côté, le village de Youkous, perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, attire chaque été des familles entières venues chercher fraîcheur et ombre autour d'une source d'eau limpide datant de l'époque romaine — un site classé « zone d'expansion touristique », mais qui reste largement sous-exploité. Tourisme d’automne en Algérie et 5 régions à découvrir El Hammamat, la station thermale méconnue À Hammamet, une source thermale jaillit à 45 degrés, presque comme un hammam naturel en plein centre-ville. Elle est traditionnellement recommandée pour soulager les maladies dermatologiques comme l'acné. Une autre source, plus haut dans la montagne, serait quant à elle bénéfique pour les affections rénales. Petit récapitulatif des incontournables version nature : Site naturel Localisation Intérêt principal Djebel Doukkane / Djebel El Onk Chaîne des Monts de Tébessa Randonnée, panoramas sur les steppes Gorges et grottes de Bou Akkous Commune de Morsott Site classé, spéléologie Village et source de Youkous Altitude +1000 m Fraîcheur estivale, source antique El Hammamat Hammamet Source thermale à 45°C Zones de Bir El Ater Sud de la wilaya Contraste verdure/désert Pourquoi Tébessa mérite sa place sur la carte touristique Plusieurs raisons expliquent pourquoi cette wilaya frontalière gagnerait à être davantage connue des voyageurs algériens comme étrangers : Une densité archéologique rare : peu de villes algériennes concentrent autant de monuments antiques aussi bien conservés sur un périmètre aussi restreint. Une double identité, romaine et amazighe : la région chaouie donne à Tébessa une couleur culturelle particulière, entre héritage antique et traditions berbères vivantes. Des paysages contrastés : steppes, montagnes, gorges et forêts se succèdent sur quelques dizaines de kilomètres seulement. Un tourisme encore confidentiel : contrairement à Timgad ou Djémila, Tébessa échappe encore largement aux foules, pour ceux qui recherchent l'authenticité plutôt que la carte postale. Une gastronomie chaouie typique : la chakhchoukha, plat traditionnel à base de pain émietté nappé de sauce rouge, de viande et de pois chiches, ainsi que l'assida ou le khobz ftir, des recettes transmises de génération en génération. Une destination à réhabiliter d'urgence Malgré cette richesse patrimoniale exceptionnelle, plusieurs voix locales dénoncent depuis des années le manque d'aménagement de certains sites, à l'image de la grotte de Bouakouz, pourtant étudiée par des chercheurs internationaux mais toujours dépourvue d'infrastructures touristiques dignes de ce nom. La zone de Youkous, elle, a bien été proposée comme zone d'expansion touristique, mais reste, selon les habitants eux-mêmes, largement sous-exploitée par les autorités compétentes. Tébessa illustre ainsi un paradoxe bien algérien : celui d'un patrimoine d'une richesse folle, capable de rivaliser avec les plus grands sites antiques du bassin méditerranéen, mais qui attend encore son heure de gloire touristique. En attendant, la ville continue de vivre à son rythme, entre son marché coloré, ses ruelles chargées d'histoire et ses montagnes silencieuses — loin, très loin, du tourisme de masse.

La "Nuit des musées" suscite un bel engouement du public à Tébessa

La "Nuit des musées" suscite un bel engouement du public à Tébessa

TEBESSA - L'événement culturel la "Nuit des musées", organisé par la circonscription archéologique de Tébessa, a suscité, dans la soirée de lundi, un bel engouement des citoyens qui ont afflué nombreux pour découvrir les multiples vestiges de l’antique Thevest. Le responsable de la circonscription archéologique, Lotfi Azzedine, a précisé que cette manifestation, organisée en nocturne, visait à faire découvrir aux visiteurs les musées et les sites archéologiques de la ville, comme le mur Byzantin, la basilique Sainte Crispine, l'Arc de triomphe de Caracalla et le temple de Minerve, afin d'en expliquer la dimension historique et culturelle. La manifestation, encadrée par la circonscription archéologique et des guides touristiques, a attiré de nombreux habitants de Tébessa et des visiteurs venus de régions limitrophes qui ont attentivement écouté les indications des encadreurs tout en appréciant la beauté des différents sites, surtout lorsqu’ils sont découverts de nuit. Pour rappel, la ville de Tébessa comprend plusieurs monuments comme le mur Byzantin, construit pour fortifier la ville entre 535 et 538 après JC, à l’époque du règne de l'empereur Justinien, ses trois "portes" qui racontent encore son histoire (portes de Caracalla, de Salomon et de Chahla), la basilique Sainte Crispine (monument historique parmi les plus importants classés dans cette région), construite lors l'époque Romaine (entre 320 et 385 après JC) et se composant d'une grande place, de chapelles, de sanctuaires et autres. L'Arc de Triomphe de Caracalla, érigé en l’honneur de l’empereur Caracalla, fils de Septime Sévère, est inscrit depuis 1982 au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Tourisme : Valorisation des hécatompyles de la basilique  Sainte-Crispine (Tébessa) pour promouvoir  le tourisme culturel

Tourisme : Valorisation des hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine (Tébessa) pour promouvoir le tourisme culturel

Le secteur de la Culture et des Arts à Tébessa œuvre à valoriser le site archéologique des hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine, un monument touristique par excellence, à travers son intég..

Tébessa: valorisation des hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine pour promouvoir le tourisme culturel

Tébessa: valorisation des hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine pour promouvoir le tourisme culturel

TEBESSA- Le secteur de la Culture et des Arts à Tébessa œuvre à valoriser le site archéologique des hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine, un monument touristique par excellence, à travers son intégration aux offres de circuits touristiques culturels proposés dans cette wilaya frontalière, aux touristes tant nationaux qu'étrangers. Ces hécatompyles qui se trouvent sur le site archéologique classé de la basilique Sainte-Crispine, en plein centre-ville du chef-lieu de wilaya, sont des couloirs souterrains très anciens se terminant par des sépultures qui ont été édifiés au deuxième siècle durant la période byzantine, selon des historiens qui rappellent que ces vestiges font partie de plus de 2000 sites archéologiques que compte l’antique Thevest. Tébessa renferme 24 sites archéologiques classés dont la basilique Sainte-Crispine et figure parmi les wilayas qui compte les plus grands nombres de sites archéologiques appartenant aux diverses civilisations atérienne, phénicienne, romaine, byzantine, islamique et de la période d’occupation coloniale, a relevé Mahrane Salmi, coordinateur du patrimoine à la direction de wilaya de la Culture et des Arts. Le même cadre a relevé que, sur décision des autorités de la wilaya et sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, une intervention a été effectuée il y a quelques années pour rouvrir ce site, découvert durant la période d’occupation française mais demeuré abandonné, en vue d’en assurer la valorisation surtout qu’il se trouve au milieu de la basilique Sainte-Crispine en plein centre-ville de Tébessa, lui conférant une position stratégique pour accueillir des dizaines de visiteurs quotidiennement. M.Salmi a ajouté que le secteur de la culture s’attèle à augmenter le nombre de sites classés, précisant qu’un dossier a été soumis au ministère de tutelle pour classer les Ksour de Négrine (extrême Sud de la wilaya) et intégrer le site Tébessa El Khalia (constructions archéologiques entrecroisées) du chef-lieu de wilaya à la liste supplémentaire de dénombrement des sites archéologiques. De son côté, l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC) a tracé un programme spécial de valorisation du site par son intégration au circuit touristique du chef-lieu de wilaya, a affirmé Lotfi Azzedine, responsable de l’antenne locale de l’OGEBC. Le même cadre a indiqué qu’un travail est actuellement fait pour élaborer un plan global en vue d'une éventuelle ouverture de ce vestige aux visiteurs tout en assurant leur sécurité en prenant en compte la nature du sol, des murs et des toits et avec installation de l’éclairage et la réhabilitation des ouvertures d’aération. L’objectif est d’exploiter ce vestige au côté des autres sites archéologiques pour développer le tourisme culturel surtout que son emplacement est en plein cœur d’agglomération urbaine dans cette wilaya frontalière le rendant facilement accessible aux touristes locaux et étrangers, a ajouté le même cadre. Des médias de la presse écrite et audiovisuelle ainsi que les réseaux sociaux ont été impliqués dans la promotion à l’échelle nationale et internationale de ce vestige et de ce patrimoine archéologique précieux, a-t-il encore relevé. Un chef d’œuvre archéologique, à architecture singulière Ce vestige se trouve au milieu de la basilique Sainte-Crispine, au centre de Tébessa, se distinguant par son mode architectural unique en son genre comparativement aux autres ouvrages similaires érigés par les byzantins, est-il relevé dan plusieurs recherches archéologiques. Ce vestige de 200 mètres de long, 1,5 mètre de hauteur et 9 mètres de profondeur sous terre, a été conçu conformément à une architecture singulière avec notamment des toits arqués pour mieux supporter le poids qui se trouve au-dessus, a précisé Lotfi Azzedine. Leurs constructeurs, a-t-il ajouté, ont recouru à des matériaux solides et à des formes archéologiques ingénieuses pour assurer la solidité des murs et des toits arqués de cette construction souterraine que représente les hécatompyles de la basilique Sainte-Crispine qui conservent à ce jour leur beauté et demeurent quasiment intactes après près de deux milles ans de leur édification. Les études et recherches archéologiques ont reconnu la solidité du lieu construit afin de servir de cimetière pour les chrétiens martyrisés durant cette période dont la Sainte Crispine, le chevalier Maximilien et plusieurs dizaines d’autres, selon le même cadre. La première découverte de ces hécatompyles remonte à la période d’occupation française en 1944 avec la mise au jour de sépultures, de lieux de culte et des ouvertures d’aération, selon le même responsable. Les recherches historiques indiquent que le premier lieu de culte découvert au milieu de ces couloirs souterrains contenait une croix et un autel avec, au bout de ces couloirs, des restes humains qui appartenaient vraisemblablement à une famille de la classe gouvernante convertie au christianisme à cette même période, selon la même source.

Concours du salon des arts plastiques à Tébessa: 1er prix pour Ilhem Lekmiti

Concours du salon des arts plastiques à Tébessa: 1er prix pour Ilhem Lekmiti

TEBESSA - La plasticienne Ilhem Lekmiti de la wilaya de Jijel a remporté mardi le premier prix du concours de peinture organisé en marge de la 15ème édition du salon national des arts plastiques organisé à Tébessa du 28 au 30 mai. Les deuxième et troisième prix ont été décernés respectivement à Abdelhak Guergour de Sétif et Meriem Touahria de Tébessa par le jury composé des artistes Mourad Abdelaoui d’Oum El Boughi et Tarek Taïf de Tébessa. Quarante plasticiens venus de 17 wilayas ont participé au concours de peinture d’un des monuments de Tébessa dans le cadre d’un atelier organisé à la suite d’une sortie découverte des sites et monuments de cette wilaya, dont la porte de Caracalla, la muraille byzantine et la basilique Sainte-Crispine. La cérémonie de distinction des artistes s’est déroulée à la maison de la culture Mohamed Chebouki en présence des autorités locales. Les membres du jury et le peintre Mohamed Tahar Benhadda ont été également honorés à l’occasion. Dans son intervention à l’occasion, le wali Saïd Khelil a salué la tenue de pareilles manifestations qui "enrichissent la scène culturelle locale et favorisent les échanges entre artistes", appelant à multiplier les concours qui mettent en valeur le patrimoine culturel matériel et immatériel de la wilaya, voire du pays.

Vers l’inscription du patrimoine archéologique de Tébessa sur la liste indicative du patrimoine mondial en Algérie

Vers l’inscription du patrimoine archéologique de Tébessa sur la liste indicative du patrimoine mondial en Algérie

TEBESSA - Le ministère de la Culture et des Arts a engagé un large processus pour l'inscription de plusieurs sites archéologiques dans différentes wilayas, dont Tébessa, sur la liste indicative du patrimoine mondial en Algérie, a affirmé jeudi M. Salah Amokrane cadre de ce ministère. M. Salah Amokrane, chargé d’études et de synthèse, a souligné, au cours d’un atelier participatif dédié à cette question, organisé au siège de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), que le ministère de la Culture et des Arts entend " saisir l’opportunité de l’opération d'actualisation de la liste indicative du patrimoine mondial en Algérie pour y inclure de nouveaux sites, y compris le patrimoine archéologique de Tébessa, comme recommandé par l’UNESCO " Le même responsable a ajouté que l'organisation de cet atelier participatif " constitue un premier pas sur le chemin de l’intégration du patrimoine de la ville de Tébessa et ses monuments archéologiques dans la liste indicative du patrimoine mondial en Algérie ", d'autant, a-t-il ajouté, que le chef-lieu de cette wilaya " se singularise par la présence de sites archéologiques à l’intérieur du périmètre urbain, nécessitant d’être valorisés et promus ". De son côté, le wali de Tébessa, M. Ahmed Belhaddad, a rappelé que la wilaya compte 24 sites archéologiques et six monuments archéologiques, en l’occurrence la muraille Byzantine, l'Arc de triomphe de Caracalla, le temple de Minerve, le théâtre, la basilique Sainte - Crispine et le temple Romain, au niveau national, en plus de plusieurs sites non classés et d'autres qui restent à découvrir. Il a indiqué que des efforts étaient actuellement déployés pour l’inscription de ces monuments sur la liste indicative du patrimoine mondial en l'Algérie, ce qui permettrait, selon lui, de " préserver l'identité culturelle de la wilaya qui a connu, depuis la préhistoire, plusieurs civilisations à savoir Romaine et Byzantine, outre les Vandales et autres ", ainsi que de " relancer le mouvement touristique, culturel et économique en attirant des touristes étrangers ". Le directeur de wilaya de la culture et des arts, Djamel-Eddine Abadi, a indiqué, pour sa part, que l'organisation de cet atelier participatif sera sanctionné par un ensemble de recommandations et à l'élaboration d'un plan d'action pour définir les objectifs qui permettront l'inscription de ces monuments sur la liste du patrimoine mondial en Algérie. Il a ajouté que l’atelier sera suivi d'une série de réunions consultatives et d'ateliers techniques qui regrouperont tous les parties concernées et des spécialistes du domaine pour renforcer et étayer le dossier technique devant être soumis aux autorités compétentes. La rencontre a donné lieu à des communications consacrées au patrimoine archéologique de la ville de Tébessa, à la présentation, par l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC) d’un plan de protection du patrimoine, et à un débat autour des moyens de développer le tourisme culturel en mettant en relief le rôle des autorités locales et des habitants de la wilaya dans l’effort de préservation des sites et monuments archéologiques.

Cap Sigli : Le phare qui veille sur les secrets de la Méditerranée

Cap Sigli : Le phare qui veille sur les secrets de la Méditerranée

Dressé face à l’immensité bleue, le phare du Cap Sigli n’est pas seulement un ouvrage maritime. Il est une sentinelle de pierre, un témoin silencieux de l’histoire de la navigation et l’un des plus beaux repères de la corniche algérienne. Depuis plus d’un siècle, sa lumière accompagne les marins, tandis qu’à ses pieds, la montagne plonge dans une Méditerranée encore sauvage. Par Hafit Zaouche Il existe des lieux que l’on ne visite pas simplement. On les ressent. Le Cap Sigli est de ceux-là. À l’extrémité occidentale de la wilaya de Béjaïa, dans la commune de Béni Ksila, la montagne semble avoir choisi de s’arrêter brutalement devant la mer. Les falaises plongent dans le bleu profond de la Méditerranée, les criques se cachent entre les reliefs et, au-dessus de cet écrin naturel, une haute silhouette blanche veille inlassablement sur l’horizon : le phare du Cap Sigli. Depuis plus d’un siècle, il est là. Face au vent, face aux embruns, face aux nuits sans lune, il demeure l’un de ces monuments qui racontent une histoire sans avoir besoin de parler. Une lumière née pour guider les hommes L’histoire des phares en Algérie est intimement liée au développement de la navigation et à la nécessité de sécuriser une côte longue, accidentée et parfois redoutable. Avant l’installation d’un véritable réseau de signalisation maritime, les navigateurs ne pouvaient compter que sur quelques fanaux rudimentaires placés à proximité des ports et des abris. Au fil du XIXe siècle, les progrès techniques allaient transformer profondément l’éclairage des côtes algériennes. Un premier programme structuré fut notamment établi en 1843 par la Commission nautique de l’Algérie. Il prévoyait l’amélioration des feux existants et la création de nouveaux ouvrages destinés à mieux accompagner les navires. Les décennies suivantes virent les installations évoluer avec leur époque : amélioration des appareils, changement des combustibles, adoption de systèmes à niveau constant, puis apparition de feux à éclats et de nouvelles technologies. C’est dans cette grande histoire de la signalisation maritime que s’inscrit le Cap Sigli. 1905 : une sentinelle s’élève sur la falaise Le phare du Cap Sigli fut construit au début du XXe siècle, dans le cadre du vaste programme d’amélioration de l’éclairage des côtes algériennes décidé au début des années 1900. Sa construction fut réalisée par la société Établissements Henri Lepaute, basée à Paris, spécialisée dans les équipements et appareils de signalisation. L’ouvrage impressionne encore aujourd’hui par ses proportions. Sa tour octogonale s’élève à 28,2 mètres, tandis que son feu atteint une élévation de 59,2 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le phare est intégré à un ensemble comprenant les logements des gardiens, tandis que les constructions annexes épousent les différents niveaux de la falaise. Ici, l’architecture n’a jamais été dissociée du paysage. La pierre, la lumière et la mer semblent avoir été pensées ensemble.À son sommet, le feu blanc à éclat régulier constitue un repère précieux pour les navigateurs. Sa portée lumineuse est d’environ 22 milles nautiques, soit près de 41 kilomètres, faisant du Cap Sigli un phare de second ordre. Une lumière qui traverse la nuit. Une lumière qui, depuis des générations, dit aux marins : la côte est là. Des gardiens, des nuits et une mer immense Derrière les chiffres et les caractéristiques techniques, il y a surtout des hommes. Pendant longtemps, les phares étaient habités. Les gardiens vivaient sur place, parfois avec leurs familles, dans ces logements construits au pied ou à proximité des tours. Ils connaissaient les humeurs de la mer, la violence des tempêtes, les nuits interminables et le silence particulier des falaises. Chaque soir, la lumière devait s’allumer. Chaque nuit, elle devait continuer à tourner. Parce qu’au large, quelque part dans l’obscurité, un navire pouvait en avoir besoin.Le phare était ainsi bien plus qu’un bâtiment. Il était une responsabilité. Une présence humaine discrète au service de vies que l’on ne connaissait pas. Quand la technologie rencontre le soleil Comme beaucoup de phares, le Cap Sigli a accompagné les grandes transformations technologiques du XXe siècle. En 1989, il bénéficia notamment de l’installation d’un système de captation de l’énergie solaire, illustrant cette capacité des ouvrages maritimes à évoluer avec leur temps. Hier, les gardiens veillaient sur la lumière. Aujourd’hui, la technologie prend davantage le relais. Mais la mission demeure la même : éclairer, signaler, protéger. Un balcon naturel sur la Méditerranée Mais le Cap Sigli ne se résume pas à son histoire maritime. Il est aussi un extraordinaire territoire touristique. Depuis les hauteurs, le regard embrasse une Méditerranée qui semble ne jamais finir. Les falaises abruptes, les reliefs boisés, les criques secrètes et les eaux turquoise composent un décor d’une rare beauté. La corniche Algérienne dévoile ici l’un de ses visages les plus sauvages. Le paysage invite à ralentir. À écouter le vent. À regarder les bateaux devenir de minuscules silhouettes sur l’horizon. À comprendre que le tourisme ne réside pas toujours dans les grandes infrastructures ou les lieux très fréquentés. Il peut aussi naître d’un phare solitaire, d’une falaise, d’une petite route côtière et d’un paysage que la nature a préservé. Le Cap Sigli possède précisément cette force. Un patrimoine à raconter, préserver et valoriser À l’heure où l’Algérie cherche à diversifier son offre touristique, des sites comme le Cap Sigli méritent une attention particulière. Le phare pourrait devenir davantage qu’un simple point remarquable visible depuis la route. Il peut constituer un véritable élément d’un parcours de découverte consacré au patrimoine maritime de la côte de Béjaïa : histoire des phares, navigation, biodiversité marine, paysages, randonnée, photographie et découverte des villages côtiers. Car un phare raconte plusieurs histoires à la fois. Celle des hommes qui ont construit les côtes. Celle des marins qui les ont parcourues. Celle des gardiens qui ont veillé sur leurs lumières. Et celle d’une Méditerranée qui, malgré les années, continue de battre au pied des falaises. La lumière qui ne vieillit pas Lorsque le jour commence à tomber sur le Cap Sigli, le paysage change de visage. La montagne se couvre d’ombres. La mer devient plus sombre. Le ciel se teinte de couleurs. Puis, quelque part au-dessus de la falaise, la lumière du phare apparaît. Un éclat. Puis un autre. Et la vieille sentinelle reprend son dialogue silencieux avec la mer. Le visiteur qui contemple alors le Cap Sigli comprend que ce monument n’est pas seulement une construction de pierre et de métal. C’est une mémoire. Une mémoire maritime posée au bord du monde. Un témoin de plus d’un siècle d’histoire. Et surtout, une promesse : celle d’une Algérie maritime encore capable d’émerveiller, là où la montagne rencontre la mer et où, chaque nuit, une lumière continue de montrer le chemin. H. Z.

Apple HomeView : Prise en main — Siri, l’IA qui devient votre nouveau colocataire

Apple HomeView : Prise en main — Siri, l’IA qui devient votre nouveau colocataire

La grande poussée d’Apple dans le domaine de la domotique est enfin arrivée, et la pierre angulaire de cette initiative est l’écran HomeView. C’est une combinaison d’un écran intelligent et d’une enceinte, offrant des informations personnalisées provenant de votre iPhone ou iPad pour une expérience domestique améliorée. Bien sûr, l’appareil fonctionne avec divers gadgets domotiques de LG, y compris des caméras, une serrure et un thermostat (et aussi un thermostat de Schneider Electric). Après l’annonce officielle ce matin, j’ai pu passer quelque temps avec le HomeView, en faisant défiler des menus et en voyant quelqu’un discuter avec l’IA Siri. Bien que le HomeView puisse ressembler à une Apple Watch agrandie, l’écran intelligent est surtout un hub domestique. Il puise dans les applications que vous avez récemment utilisées sur un iPhone ou un iPad et sert de centre de contrôle pour les appareils domotiques via l’application Maison. Il est impressionnant de voir comment Apple a intégré ici sa nouvelle Apple Home Collection, en vous offrant des flux de caméras en direct ainsi que des commandes de thermostat et d’éclairage en quelques balayages. Lors de mes courtes démonstrations contrôlées aujourd’hui, le HomeView semblait répondre rapidement à divers balayages et tapotements, affichant les flux de caméras au besoin. L’IA Siri est un élément important du puzzle HomeView et elle fait beaucoup pour vous aider tout au long de la journée. L’assistant puise désormais dans les informations de votre iPhone, vous pouvez donc demander au HomeView de « jouer cette chanson dont Jeff m’a envoyé le texte » et l’appareil sait exactement ce que vous voulez dire. Lors d’une démonstration rapide, Siri a répondu rapidement, bien que j’attende avec impatience de voir à quel point le HomeView sera réellement réactif lorsque je recevrai un exemplaire à tester. L’une de mes fonctionnalités préférées du HomeView est l’intégration des recettes dans Safari. Tant que la recette que vous regardez est formatée selon les standards de Google, un mode recette extraira la liste des ingrédients et les instructions pour l’affichage du HomeView. De plus, il existe des raccourcis d’horloge intégrés tout au long des recettes, vous permettant de régler les comptes à rebours d’un simple toucher sur l’écran. Cela sera utile lorsque vous voudrez vous assurer de mijoter pendant la durée exacte avant de passer à l’étape suivante. Vous pouvez également transmettre les recettes depuis Safari sur un iPhone simplement en le tenant près de l’écran. C’était aussi rapide et facile que de diffuser de l’audio d’un iPhone vers un haut-parleur HomePod. En termes de design, le HomeView ressemble à s’y méprendre à un produit Apple. Le cadre en aluminium entoure un écran de 7 pouces Liquid Retina, et le modèle de table dispose d’un pied assorti. Ce pied abrite des haut-parleurs supplémentaires qui renforcent le registre des graves de l’appareil, complétés par deux haut-parleurs de gamme complète dans l’écran lui-même. La version murale ne dispose pas du caisson de basse et des radiateurs, mais cette paire de haut-parleurs sera suffisante pour les appels FaceTime, les sessions d’écoute de musique décontractées et plus encore. La zone de démonstration lors de l’événement d’Apple était bruyante et chaotique, mais ma première impression concernant la qualité du son était globalement positive. Je ne pense pas que l’entreprise va nous épater avec le calibrage ici, mais il y aura une scène sonore suffisamment large pour les morceaux provenant de votre cuisine, de votre table basse ou de votre table de nuit. J’ai également été impressionné par les fonctionnalités de sécurité du HomeView. J’ai vu plusieurs démonstrations où l’écran reconnaissait rapidement un représentant de la société et affichait ses écrans personnalisés. Et quand ils étaient hors de vue, ou préféraient une autre méthode, le HomeView leur permettait d’utiliser leur iPhone pour déverrouiller l’appareil à la place. Une fois que vous ramenez l’un de ces écrans chez vous, il repasse en mode invité jusqu’à ce qu’un autre utilisateur reconnu se tienne devant lui. Donc si vous ne voulez pas que quelqu’un d’autre voie votre calendrier ou vos messages, le HomeView les bloquera dès que la personne se tiendra devant l’écran. Il est difficile de dire après quelques démonstrations rapides si le HomeView sera le centre de contrôle domestique qu’Apple a conçu pour être. Cependant, je devrais bientôt recevoir une unité de test, j’espère donc ne pas devoir attendre jusqu’à la mi-novembre pour le vérifier.

1er Forum des jeunes d’Algérie: des campagnes de nettoiement et de reboisement pour consolider l’esprit de citoyenneté

1er Forum des jeunes d’Algérie: des campagnes de nettoiement et de reboisement pour consolider l’esprit de citoyenneté

TEBESSA- Le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) a organisé lundi au troisième jour du premier Forum des jeunes d’Algérie, accueilli par la wilaya de Tébessa, des campagnes de nettoiement et de reboisement sur plusieurs sites pour consolider l’esprit de citoyenneté chez les jeunes. Ainsi, une campagne de nettoiement a été organisée au nouveau pôle urbain de la commune de Boulhaf Eddir parallèlement à une opération de plantation de plus de 8.000 arbres à la forêt Chaâchaâ de la commune frontalière d’Oum Ali. Dans une déclaration à l’APS, le président du CSJ, Mustapha Hidaoui a affirmé que ces actions tenues en marge du Forum représentent les toutes premières actions du CSJ depuis sa création et visent essentiellement à "consolider le sens d’appartenance à la patrie et souligner la nécessité de contribuer à l’édification d'une Algérie nouvelle par l’initiation et l’implication dans les activités de bénévolat". Il a également assuré que la mission essentielle du CSJ est "de rendre effective la participation de ses membres à travers les 58 wilayas et partant à travers l’ensemble des jeunes d’Algérie", relevant que le message premier de ce Forum est "la consolidation des valeurs de citoyenneté, d’appartenance à la patrie et la contribution à l’édification d'une Algérie nouvelle conformément aux principes de la Révolution du 1er novembre 1954 et de la voie des révolutionnaires". Le choix de la commune d’Oum Ali pour accueillir la campagne de reboisement initiée par le CSJ s’explique, a-t-il souligné, par le fait que c’est "une localité intérieure reculée et une commune frontalière où la nature est particulièrement dure qui fut durant la révolution libératrice une zone de transit pour les moudjahidine et constitue ainsi un lieu d’évocation des gloires de la Révolution et de jonction entre le passé et le présent". Lire aussi: Forum des jeunes d’Algérie/Tébessa: consolider la participation des jeunes à l’édification d'une Algérie nouvelle De son côté, le conservateur des forêts de la wilaya de Tébessa Mohamed Adjib Aywadj a indiqué que l'opération de reboisement organisée en concert avec le CSJ s’inscrit dans le cadre du projet de réhabilitation du barrage vert qui traverse neuf (9) communes de la wilaya de Tébessa dont Oum Ali et vise à lutter contre les phénomènes de désertification et d’érosion du sol, préserver l’équilibre écologique et améliorer le cadre de vie des riverains. Plus de 500 membres du CSJ ont pris part aux deux campagnes de nettoiement du nouveau pôle urbain à Boulhaf Eddir et de reboisement à Oum Ali avec une large implication de la société civile et des autorités sécuritaires et militaires. Un match de football a été organisé, cet après-midi au stade 4 mars 1956 de Tébessa entre les vétérans de l’Itihad Tébessa et une sélection du CSJ. Les participants ont, par ailleurs, visité les plus célèbres monuments touristiques de Tébessa dont la porte de Caracalla et la basilique Sainte-Crispine avant la clôture de la manifestation dans la soirée par une cérémonie de distinction des participants.

Salon de la photographie à Tébessa: forte affluence du public

Salon de la photographie à Tébessa: forte affluence du public

TEBESSA - L’ouverture de la deuxième édition du Salon national de la photographie, dimanche, à Tébessa, a été marquée par une forte affluence du public. Les visiteurs aux profils très variés ont semblé particulièrement apprécier les œuvres exposées traitant notamment de la nature, du patrimoine culturel algérien et des habits traditionnels distinguant chaque région du pays. Selon le membre du jury de sélection des œuvres exposées, Faouzi Deman, sur les 160 photographies proposées, seulement une quarantaine ont été retenues pour participer à cette édition et conformément aux critères techniques convenus précédemment, basés essentiellement sur "la qualité de la photo et le sujet traité". Pour sa part, la photographe plasticienne Chahrezad Graya de la wilaya d’Oran qui participe pour la première fois à ce salon, s’est réjouie de cet événement qui va lui permettre, a-t-elle dit, de découvrir par elle-même, les nombreux sites archéologiques de la wilaya de Tébessa ayant inspiré nombre de ses collègues artistes. Lire aussi: 2e édition du Salon national de la photographie dimanche à Tébessa L’artiste Idir Bouaicha de Béjaia a déclaré que ce salon est une occasion pour lui de mettre en vedette la beauté de la Kabylie et notamment des régions de Bouira, Béjaia et Jijel. Le photographe local, Khaled Guerfi a fait savoir que ce salon lui a permis de renouer avec sa passion, précisant qu’il compte bien revenir au devant de la scène en participant aux prochains événements similaires. Ce salon de deux jours sera ponctué par des débats sur les avancées technologiques que connait l’art de la photographie en plus de sorties touristiques aux sites archéologiques tels que la porte de Caracalla et la basilique Sainte-Crispine, selon les organisateurs.

Priorité à la levée de gel pour les projets culturels des wilayas marginalisées

Priorité à la levée de gel pour les projets culturels des wilayas marginalisées

TEBESSA- La ministre de la Culture, Malika Bendouda, a affirmé dimanche à Tébessa la nécessité d’accorder la priorité à la levée de gel des projets culturels dans les wilayas "marginalisées culturellement". Dans une déclaration de presse sur le site de la basilique Sainte-Crispine au premier jour de sa visite dans cette wilaya, la ministre a assuré que son département ministériel œuvre conformément à un programme tracé pour relancer les activités culturelles et leur donner un nouveau souffle à travers les wilayas "culturellement marginalisées". Lors de sa visite à cette basilique, construite durant la période romaine sur 16.000 m2 considérée comme étant "unique" en Afrique du Nord, la ministre a appelé à donner vie à ce vestige en y organisant des expositions culturelles, touristiques et artisanales ou autres activités afin d’en faire la promotion et le transformer en produit touristique attractif. Mme Bendouda a insisté sur la valorisation médiatique des établissements culturels dont les maisons de la culture, les bibliothèques et les musées et la présentation aux citoyens de leurs activités, appelant à en assurer l’ouverture au-delà des horaires de travail pour permettre aux citoyens de s’y rendre. Elle a également souligné la nécessité de faire de la promotion médiatique du patrimoine matériel et immatériel que recèle la wilaya frontalière de Tébessa et à y investir pour générer des revenus alternatifs à ceux des hydrocarbures. Lire ausi: Théâtre amazigh: appel à la formation des animateurs des coopératives et associations Auparavant, la ministre s’est rendue au musée public national et salué l’initiative de ses responsables d’y animer des ateliers pédagogiques en dessin et mosaïque au profit d’écoliers. Elle a insisté sur site sur la nécessité d’impliquer les élèves dans l’industrie culturelle pour leur inculquer la conscience de préservation du culturel. La ministre devra se rendre, durant le premier jour de sa visite, à la porte de Caracalla au centre-ville de Tébessa avant de présider au siège de la wilaya une séance de travail avec les cadres de son secteur. Elle inspectera lundi au second jour de sa visite l’huilerie de Berezguène, dans la commune d’El Ma Labiodh.

Le Président Tebboune a accueilli la dépouille du regretté Boualem Boualem: Décès d’un serviteur dévoué de l’Etat

Le Président Tebboune a accueilli la dépouille du regretté Boualem Boualem: Décès d’un serviteur dévoué de l’Etat

La dépouille de Boualem Boualem, ancien directeur de cabinet de la présidence de la République, est arrivée hier à l’aéroport international d’Alger. Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune s’est rendu au pavillon d’honneur pour accueillir la dépouille et se recueillir devant le éfunt, vant de présenter ses condoléances à sa famille. Plusieurs hauts responsables de l’Etat ont également rendu un dernier hommage à Boualem Boualem. Par Ali O. Soucieux, attentionné de l’intérêt public et profon dément attaché à la sou veraineté nationale, ce magistrat de formation et d’exercice, durant les premières années de sa carrière, était connu pour son intégrité morale, sa compétence et la maîtrise des dossiers qui lui étaient confiés. La Présidence de la République a annoncé, lundi, le décès du directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Boualem Boualem, dans un hôpital à Genève (Suisse), des suites d’une longue maladie. «Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. ‘’Et fais la bonne annonce aux endurants qui disent, quand un malheur les atteint : A Allah nous apparte nons et à Lui nous retournons’’. La Présidence de la République annonce le décès, des suites d’une longue mala die, du directeur de Cabinet de la Présidence de la République, M. Boualem Boualem, ce jour, dans un hôpital à Genève (Suisse), où il recevait des soins. Puisse Allah Tout-Puissant accorder au défunt Sa sainte miséricorde et l’accueillir en Son vaste paradis. ‘’A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons’’», lit-on dans l’an nonce du décès. Boualem Boualem a occupé différents postes importants. Il a été conseiller à la Cour suprême et sénateur de la wilaya de Tiaret de 2007 à 2012. Ensuite, il devient membre des commis sions de supervision des élec tions en vue des élections légis latives algériennes de 2012. En janvier 2020, il devient conseiller juridique au Cabinet du Président Tebboune. Le 11 novembre 2023, lorsque le directeur de Cabinet du Président, Nadir Larbaoui, est nommé Premier ministre, Boualem Boualem est désigné pour le remplacer à titre intéri maire. Il est confirmé dans ce poste en janvier 2024, jusqu’à son décès survenu avant-hier. A. O./APS

Ville d'Elkader aux USA : Origine du nom et liens avec l'Émir Abdelkader

Ville d'Elkader aux USA : Origine du nom et liens avec l'Émir Abdelkader

Au beau milieu des champs de maïs du nord-est de l'Iowa, un journaliste américain roule pendant des heures pour rejoindre une bourgade presque déserte, sans un seul feu de circulation ni une voiture de police en vue. Il vient y chercher un héros musulman du XIXe siècle. La ville s'appelle Elkader. Et son histoire commence bien avant le 11-Septembre, bien avant les tensions géopolitiques contemporaines entre le monde occidental et le monde arabo-musulman, dans un contexte où un simple article de journal a suffi à convaincre trois pionniers américains d'honorer un résistant algérien à des milliers de kilomètres de son pays. Avant même Elkader : une terre déjà habitée L'histoire ne commence pas exactement en 1846. Dès 1836, deux premiers colons, Elisha Boardman et Horace Bronson, s'installent sur les rives de la Turkey River, dans un lieu-dit alors appelé Pony Hollow. Boardman y établit la première ferme et participe, avec d'autres pionniers, à la construction de la première école. Ce n'est que dix ans plus tard, le 22 juin 1846, que Timothy Davis, John Thompson et Chester Sage dessinent officiellement le plan de la future ville et la font enregistrer. C'est à Davis que revient la lourde tâche de trouver un nom. Lecteur assidu de la presse de son époque, il tombe sur le récit d'un jeune chef algérien qui tient tête à l'armée française depuis plusieurs années déjà. Fasciné, il américanise « Abdelkader » en un mot plus simple à prononcer pour ses concitoyens : Elkader . Pourquoi ce nom précisément ? La bataille pour le titre de chef-lieu Ce que peu d'articles racontent, c'est qu'Elkader n'a pas eu la vie facile pour s'imposer, y compris face à ses voisines. Entre 1849 et 1880, la ville se retrouve engagée dans une véritable bataille avec les localités de Garnavillo et Guttenberg pour obtenir le statut de chef-lieu du comté de Clayton. Une première tentative échoue en 1849. Ce n'est qu'en 1856, forte d'une population de 500 habitants, d'une fonderie, d'un atelier de charronnage et de plusieurs commerces naissants, qu'Elkader remporte le titre — perdu l'année suivante au profit de Guttenberg, avant d'être définitivement regagné en 1868. Le tribunal actuel, construit entre 1867 et 1868, témoigne encore de cette période charnière. Chronologie complète de la fondation Année Événement 1836 Premiers colons (Boardman, Bronson) sur les rives de la Turkey River 1845 Timothy Davis découvre l'histoire d'Abdelkader dans un journal 1846 Plan officiel de la ville, baptisée Elkader 1849-1868 Bataille pour le statut de chef-lieu du comté de Clayton 1868 Elkader devient définitivement chef-lieu 1915 La promotion du lycée publie « The Sheik », récit sur les origines du nom 1979 Redécouverte de l'histoire par une agence fédérale américaine 1984 Jumelage officiel avec Mascara 2021 175e anniversaire de la ville L'histoire oubliée, puis redécouverte par hasard Le lien entre Elkader et l'Algérie aurait pu rester une simple curiosité locale, sans un concours de circonstances survenu en 1979. Un fonctionnaire de la United States Information Agency, à Washington, contacte alors Donna Menken, rédactrice en chef du journal local Clayton County Register, pour comprendre l'origine du nom de la ville. Menken rédige un article qui relance l'intérêt pour cette histoire, jusque-là tombée dans l'oubli local — et qui débouchera, cinq ans plus tard, sur le jumelage officiel avec Mascara. Qui était vraiment l'Émir Abdelkader ? Né en 1808 près de Mascara, dans une famille maraboutique affiliée à la confrérie soufie Qadiriyya, Abdelkader reçoit une éducation religieuse et intellectuelle exigeante : Coran, jurisprudence islamique, poésie, sciences arabes. Il accompagne encore adolescent son père dans un pèlerinage à La Mecque, puis dans un long périple d'études entre l'Égypte, la Syrie et l'Irak. Quand la France envahit l'Algérie en 1830, il n'a que 22 ans. Deux ans plus tard, les tribus de l'Ouest algérien le proclament émir. S'ensuit une résistance de dix-sept années, jusqu'à sa reddition en 1847, pendant laquelle il bâtit un véritable État algérien structuré — administration, armée organisée, diplomatie active. Mais l'épisode qui scelle réellement sa légende internationale se produit après sa défaite militaire. En exil à Damas en 1860, alors que des violences sectaires éclatent entre druzes et chrétiens maronites, Abdelkader mobilise ses compagnons pour protéger la communauté chrétienne de la ville, sauvant plusieurs milliers de vies au péril de la sienne. Une plaque commémorative installée par la promotion 1915 du lycée d'Elkader résume l'admiration que cet épisode suscita chez les Américains : elle décrit l'Émir comme un érudit, un philosophe, un homme épris de liberté, champion de sa religion, chef d'hommes né, grand soldat et orateur persuasif, concluant que le choix du nom fut bien inspiré. Sa vie complexe a d'ailleurs inspiré plus d'un millier d'ouvrages et d'études à travers le monde, dont plusieurs biographies de référence encore consultées aujourd'hui par les historiens et les visiteurs curieux d'Elkader. Repères biographiques de l'Émir Abdelkader Année Événement 1808 Naissance près de Mascara, Algérie 1830 Début de l'invasion française de l'Algérie 1832 Proclamation comme émir par les tribus de l'Ouest algérien 1832-1847 Résistance armée contre la colonisation française 1846 Fondation d'Elkader, Iowa, en son honneur 1847 Reddition et exil 1860 Sauvetage de la communauté chrétienne de Damas 1883 Décès à Damas 1962 Indépendance de l'Algérie, jamais vue par l'Émir Un nom qui devient sensible après le 11-Septembre L'histoire prend une tournure plus contemporaine et plus délicate après les attentats du 11 septembre 2001. Le journaliste du Star Tribune qui a enquêté sur place raconte avoir un ami dont le nom de famille ressemblait à « el-Kader », et qui a préféré le changer en un prénom plus neutre pour éviter les ennuis dans les aéroports. Le nom même de la ville, autrefois simple hommage historique, devient alors un sujet sensible dans une Amérique post-11-Septembre. C'est dans ce contexte que le maire d'Elkader, Josh Pope, a tenu à rappeler l'esprit originel du choix des fondateurs. Interrogé sur d'éventuelles réactions négatives depuis 2001, il a résumé la philosophie de sa ville en une phrase : le caractère de la ville représente ce que l'Émir Abdelkader incarnait — tolérance, gentillesse et humanité. Un rappel bienvenu à une époque où le nom d'une ville pouvait, selon les mots mêmes du journaliste, presque suffire à vous faire descendre d'un avion. Un documentaire radiophonique intitulé Couscous and Cultural Diplomacy , ainsi que des articles publiés par le New York Times et PRI, ont depuis contribué à faire connaître cette histoire bien au-delà de l'Iowa. Un lien qui traverse les époques En 1984, Elkader devient officiellement jumelée avec Mascara. Depuis cette date, les deux cités sont considérées comme des « villes sœurs » et entretiennent des échanges réguliers, des représentants de chaque ville se rendant visite mutuellement. Ce jumelage se traduit concrètement dans le paysage local : Un jardin baptisé « Mascara Park » , clin d'œil direct à la ville natale de l'Émir Le restaurant Schera's Algerian-American Restaurant , tenu notamment par Frederique Boudouani, qui mêle influences algériennes et américaines Des visites régulières entre représentants des deux villes Un forum international annuel organisé depuis 2009 par l'Abdelkader Education Project, réseau dédié au dialogue entre les États-Unis et le monde islamique Le point d'orgue de cette relation reste le 8 juillet 2008, jour où Elkader et Mascara ont célébré ensemble leurs fêtes nationales respectives, le 4 et le 5 juillet. Une rencontre chargée de sens quand on sait qu'Abdelkader lui-même n'a jamais vu son pays libéré : il meurt en 1883, soit près de quatre-vingts ans avant l'indépendance algérienne de 1962, obtenue après sept années et demie de guerre. Un musée, une statue, et un patrimoine local à part entière Le Carter House Museum , musée municipal d'Elkader, consacre une aile entière à l'Algérie et à l'Émir Abdelkader, avec documents, objets et récits retraçant sa vie. Plus récemment, la ville a franchi une nouvelle étape symbolique en dévoilant, lors de son 175e anniversaire, une statue de l'Émir Abdelkader dans le Founder's Park, en bordure de la Turkey River — au même endroit où les premiers colons avaient posé les fondations de leur ville. Un monument dédié à l'Émir a également été acheminé jusqu'à l'hôtel de ville. Ce geste prend une résonance particulière dans le contexte américain récent, où plusieurs statues historiques ont été retirées en raison de leur passé controversé. À Elkader, c'est l'inverse : on érige la statue d'un héros musulman du XIXe siècle, célébré pour son humanité et sa tolérance plutôt que pour ses conquêtes. Ce que l'on peut voir à Elkader aujourd'hui L'aile algérienne du Carter House Museum La statue de l'Émir Abdelkader dans le Founder's Park Le monument dédié à l'Émir à l'hôtel de ville Le Mascara Park Le restaurant Schera's Algerian-American Restaurant Le Keystone Bridge, pont historique en pierre à arches multiples, l'un des rares de ce type encore debout aux États-Unis Une ville rurale, un symbole universel Très peu d'habitants d'Elkader se déclarent musulmans aujourd'hui, et la ville reste une bourgade rurale typique du Midwest américain, comptant environ 1 209 habitants selon le recensement de 2020. Rien, dans son quotidien, ne laisse deviner à première vue ce lien si particulier avec l'Algérie — et c'est précisément ce qui rend cette histoire fascinante. Elle n'a jamais accueilli de communauté algérienne significative, ni développé de lien religieux avec l'islam. Son hommage relève d'une admiration purement historique et morale, née d'un simple article de journal, mais devenue au fil de près de deux siècles un véritable pilier identitaire local. Elkader en chiffres Donnée Valeur Population (2020) 1 209 habitants Comté Clayton County, Iowa Fondation officielle 1846 (premiers colons dès 1836) Superficie 3,54 km² Surnom de la ville « Keystone of NE Iowa » Jumelage avec Mascara Depuis 1984 Record de froid en Iowa -44°C (3 février 1996) Questions fréquentes Pourquoi la ville s'appelle-t-elle Elkader et non Abdelkader ? Timothy Davis a simplifié la prononciation du nom pour ses concitoyens anglophones, transformant « Abdelkader » en « Elkader ». Existe-t-il d'autres villes américaines nommées d'après des figures musulmanes ? Selon Little Village, Elkader serait la seule ville, parmi près de 20 000 municipalités américaines incorporées, à porter le nom d'un héros musulman arabe. Peut-on visiter les lieux liés à l'Émir Abdelkader à Elkader ? Oui : le Carter House Museum, la statue du Founder's Park, le monument de l'hôtel de ville et le Mascara Park sont tous ouverts au public.

Le football algérien face à son désert managérial : La diaspora en planche de salut ?

Le football algérien face à son désert managérial : La diaspora en planche de salut ?

Alors que les clubs locaux s’enfoncent dans une gestion chaotique malgré les millions des entreprises étatiques, le parcours de Reda Hammache rappelle une urgence absolue : le football algérien ne manque pas d’argent, il manque cruellement d’architectes dans ses bureaux. Analyse d’un changement de modèle devenu vital. C’est le grand paradoxe du football algérien. D’un côté, des clubs professionnels aux budgets colossaux, massivement subventionnés et portés à bout de bras par de puissantes entreprises étatiques. De l’autre, un paysage sinistré par une pénurie chronique de managers sportifs qualifiés, et surtout modernes. Derrière la passion dévorante et parfois même « exagérée » des supporters, la réalité locale est implacable. On se retrouve face à une gestion au jour le jour, instabilité chronique des staffs, manque cruelle structuration managerielle, absence totale de vision à long terme, cellules de recrutement rudimentaires ou inexistantes et absence de scouting et de data analyse. Pour sortir de cette impasse, l’urgence n’est plus seulement d’acheter de nouveaux joueurs à coups de milliards. La solution serait changer radicalement de logiciel de gestion. Et si la clé de cette révolution se trouvait au sein d’une diaspora hautement qualifiée ? Le parcours et les principes de Reda Hammache offrent, à ce titre, une feuille de route idéale. L’œil absolu : De la signature de Mbappé aux sommets de la Ligue 1 À 43 ans , ce Franco-Algérien possède un profil qui fait cruellement défaut en Algérie . Même s’il est discret, Hammache coche plusieurs cases pour mériter qu’on le qualifie d’un potentiel ou futur manager sportif de haute qualité au service du football algérien. Rien de plus normal quand on regarde son parcours. Récemment libéré de ses fonctions de Directeur du recrutement au SM Caen (Club détenu par la famille Mbappe) à la fin de la saison dernière, Hammache s’est construit une réputation de bâtisseur méticuleux dans l’ombre des plus grands directeurs sportifs européens. Son fait d’armes le plus retentissant remonte à ses années de recruteur pour l’ AS Monaco. A l’épique, il avait personnellement identifié, supervisé et validé la signature d’un jeune adolescent nommé Kylian Mbappé . Plus tard, au LOSC , au sein de la cellule de recrutement dirigée par Luis Campos , un des dirigeants sportifs les plus réputés de ces dernières années, il participe activement au repérage et au recrutement de stars mondiales. On citera Victor Osimhen , Nicolas Pépé ou le défenseur brésilien Gabriel (Arsenal) . Une expertise de très haut niveau que Luis Campos , aujourd’hui directeur sportif du Paris Saint-Germain , saluait d’ailleurs publiquement, sur le journal Le Parisien , le profil de Hammache : « Pour moi, Reda est peut-être le plus grand spécialiste que j’ai connu depuis de nombreuses années lorsqu’il s’agit de savoir où sont les talents et où sont les bons joueurs. Il a l’œil. La chose la plus difficile dans le football est de trouver les bonnes pièces pour construire un bon puzzle et de projeter un joueur dans l’avenir – et il a cette sensibilité. » La méthode contre le chaos : Le terrain d’abord, l’œil de l’expert face au manque de données Là où les présidents de clubs algériens cèdent trop souvent aux caprices des réseaux sociaux ou aux propositions d’agents d’influence, la méthode Hammache repose sur des fondations rigoureuses héritées du scouting traditionnel. D’ailleurs, il l’expliquait longuement dans un entretien accordé au média spécialisé Nosostros , un club moderne ne peut plus naviguer à vue. Mais contrairement aux idées reçues, sa priorité absolue reste le rectangle vert : l’observation en live dans les stades, le visionnage vidéo approfondi et l’analyse humaine de la mentalité du joueur priment sur tout le reste. Si Hammache intègre de plus en plus la data (Wyscout, StatsBomb, SkillCorner) pour affiner ses processus, elle ne vient qu’en appui et en validation de ce que ses yeux ont d’abord capté en tribune. Ce rééquilibrage entre le terrain et les chiffres est capital, particulièrement pour le football algérien. Dans un championnat national où les fournisseurs de data internationaux ne disposent que de très peu de statistiques et de données fiables, la culture du scouting live — dont Hammache est un pur produit — devient l’arme absolue pour dénicher les talents là où les algorithmes sont aveugles. Hammache préconise la séparation des pouvoirs Plus important encore pour l’ Algérie , où les conflits d’ego entre présidents, entraîneurs et managers parasitent le quotidien, Hammache a théorisé pour Nosotros une stricte séparation des pouvoirs. Pour lui, le directeur sportif est l’architecte qui dessine les plans et l’identité du club sur le long terme, tandis que l’entraîneur est le maître d’œuvre opérationnel qui gère le quotidien du terrain. Entre les deux, seule une transparence totale et une honnêteté intellectuelle permettent d’avancer. C’est cette droiture institutionnelle qui lui a permis de restructurer le Nîmes Olympique en Ligue 1 , puis de s’associer à Habib Beye au Red Star FC pour construire une équipe championne de National et validant son billet pour la Ligue 2 . Lors du bilan de leur collaboration, le président du Red Star , Patrice Haddad , résumait parfaitement l’apport de son directeur sportif : « Reda a fait un énorme travail de fond. Avec lui, on sait toujours où l’on va. » Valoriser le réservoir local : La leçon du Red Star L’autre grande leçon que le football algérien devrait tirer de l’expérience de Hammache réside dans sa gestion de l’identité locale. Au Red Star , (là où il a collaboré avec Habib Bey et Pierre Sage (révélation de la ligue 1 la saison passée en remportant la Coupe de France et étant vice champion de France avec le RC Lens ), il a restructuré l’effectif en faisant passer la proportion de joueurs formés ou originaires de la région parisienne de 40% à 60%. Il a prouvé qu’en rationalisant le scouting, on pouvait transformer un vivier régional brut en une machine à gagner collective. Un camouflet pour nos clubs locaux qui, malgré des moyens financiers pharaoniques, s’avèrent incapables de structurer des académies viables et préfèrent surpayer des joueurs moyens à chaque mercato. La réussite de Reda Hammache , dont le profil a régulièrement été étudié par des monuments français tels que l’ Olympique Lyonnais , l’ OM , l’ OGC Nice ou plus récemment Le Mans FC récent promu en Ligue 1 , démontre que la diaspora algérienne regorge de cadres de classe mondiale prêts à ramener de l’ordre là où règne le chaos. Alors que nos clubs nationaux font du surplace et gaspillent l’argent public par manque de compétences administratives, il devient vital de confier les clés de la gestion de nos clubs à ces bâtisseuses modernes. Les talents sont sur la pelouse ; il est grand temps de mettre de la compétence dans les bureaux, et en finir avec ce modèle obsolète de la plupart des dirigeants des clubs de ligue 1.