L’objectif affiché est ambitieux : mettre en place un réseau intégré de canalisations de transfert et de raccordement capable d’acheminer l’eau dessalée vers les wilayas de l’intérieur, sur des distances pouvant atteindre 250 kilomètres.
Une prouesse technique qui traduit, selon le ministère, la volonté de l’État de renforcer la sécurité hydrique du pays et d’assurer une répartition plus équilibrée des ressources entre les régions littorales et les territoires enclavés.
Lors de cette réunion de travail, le ministre a suivi des présentations détaillées sur l’avancement des préparatifs techniques et administratifs de plusieurs projets à caractère stratégique. Trois d’entre eux sont encore au stade du lancement.
Il s’agit d’abord du raccordement de la station de dessalement de Tlemcen, d’une capacité de 300 000 mètres cubes par jour, qui doit desservir les populations de Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Saïda et Naâma via un réseau de 727 kilomètres. Vient ensuite le projet de raccordement de la station de Chlef, de même capacité, destiné aux wilayas de Chlef, Aïn Defla, Médéa et Tissemsilt, sur un tracé de 435 kilomètres.
Le troisième concerne la station de Mostaganem, également dimensionnée pour 300 000 mètres cubes par jour, au bénéfice des wilayas de Mostaganem, Relizane, Tiaret et Tissemsilt, sur 317 kilomètres de canalisations.
Sur le volet des chantiers déjà engagés, le bilan présenté au ministre fait état de progrès significatifs. Le raccordement depuis la station de Fouka 2 vers la wilaya de Blida a été achevé et mis en service, avec une amélioration sensible constatée dans l’approvisionnement et la distribution d’eau potable pour les habitants.
À El Tarf, le projet reliant la station de Koudiet Draouche a vu une grande partie de ses travaux achevée et mise en service, ce qui a permis de renforcer l’alimentation des wilayas d’El Tarf et d’Annaba ; les opérations de rinçage et de désinfection des canalisations se poursuivent, avant une mise en service progressive une fois achevés les travaux techniques restants sur le tronçon destiné à Guelma.
Autre chantier suivi de près : le raccordement du système de Koudiat Assardoune à la station de dessalement de Cap Djinet 2, dans la wilaya de Boumerdès, dont les travaux ont été lancés pour renforcer la sécurité hydrique et garantir la continuité de l’approvisionnement au profit des quatre wilayas bénéficiaires du système, à savoir Bouira, Tizi Ouzou, M’Sila et Médéa.
À Béjaïa, le raccordement depuis la station de Tighremt a également connu l’achèvement d’une large part de ses travaux et sa mise en service, avec un impact déjà visible sur l’alimentation en eau potable de la wilaya.
Les travaux restants, portant sur le renforcement de l’approvisionnement des zones bénéficiaires à Sétif, Bouira et Bordj Bou Arréridj, ont également fait l’objet d’un point d’étape, explique le communiqué du ministère.
Le dernier projet évoqué concerne la réalisation de la station de dessalement de Tamda Ougemoune, dans la commune d’Iflissen, Tizi Ouzou. D’une capacité de 60 000 mètres cubes par jour, cette infrastructure à vocation stratégique doit sécuriser l’approvisionnement en eau potable de onze communes de la façade nord de la wilaya, ajoute la même source.
Au terme des présentations, le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer la cadence de réalisation et de respecter scrupuleusement les délais contractuels fixés, tout en lançant la première tranche des nouveaux projets de raccordement et en poursuivant les procédures administratives relatives aux tranches restantes, afin de mettre ces infrastructures en service dans les meilleurs délais.
Il a également appelé à une coordination de terrain constante entre les différents intervenants et à un respect strict du calendrier arrêté, condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs nationaux de renforcement de la sécurité hydrique et d’amélioration du service public de l’eau potable.
S. I.



























