Les déclarations de Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, marquent une prise de position notable sur le rôle de l’Algérie dans le dossier du Sahara occidental. Alors que Rabat et ses soutiens présentent régulièrement Alger comme un acteur qui entraverait les efforts de règlement, le responsable américain a décrit l’Algérie comme un «très bon partenaire» des États-Unis.
Par Meriem B.
Dans un entretien accordé à France 24, Massad Boulos a rejeté l’idée selon laquelle l’Algérie constituerait un obstacle aux efforts diplomatiques visant à parvenir à une solution au conflit du Sahara occidental. Il a, au contraire, mis en avant le rôle qu’il juge constructif du Président Abdelmadjid Tebboune et du gouvernement algérien dans ce dossier.
Cette déclaration intervient alors que l’Algérie fait depuis plusieurs années l’objet d’accusations politiques et médiatiques au Maroc et auprès de certains de ses soutiens. Ces derniers lui reprochent notamment d’être directement impliquée dans le conflit ou de contribuer au blocage des négociations. Evoquant les récentes initiatives diplomatiques, Massad Boulos a dressé un bilan nuancé des trois cycles de discussions réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Selon le responsable américain, ces rencontres ont été «constructives et fructueuses», sans toutefois permettre de parvenir à un accord définitif. Washington ne considère donc pas, à ce stade, qu’une solution finale soit imminente. Interrogé sur les perspectives d’un règlement à court terme, Boulos a reconnu qu’il n’existait pas actuellement de solution dont la conclusion pourrait être considérée comme proche. Cette appréciation contraste avec certaines lectures des récentes démarches américaines, qui avaient laissé penser que le dossier du Sahara occidental pourrait entrer rapidement dans une phase décisive.
L’Algérie, un partenaire «très bon» de Washington
Au-delà du dossier saharien, les propos de Massad Boulos témoignent également de l’importance accordée par Washington à ses relations avec Alger. Le responsable américain avait déjà salué, lors de précédentes démarches diplomatiques, le rôle «vital et continu» de l’Algérie dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales. Il avait également mis en avant son «engagement constructif» en faveur d’une solution au conflit du Sahara occidental acceptable pour l’ensemble des parties. Boulos s’est rendu à plusieurs reprises en Algérie ces derniers mois. Lors de ses rencontres avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, il avait notamment insisté sur le rôle de l’Algérie dans les dossiers régionaux, en particulier au Sahel.
M. B.




























