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12 937 résultats pour "sahara-occidental-le-cnasps-participe-a-la-48eme-conference-eucoco-a-lisbonne-1272443fr"

Sahara Occidental : le CNASPS participe à la 48ème conférence EUCOCO à Lisbonne

Sahara Occidental : le CNASPS participe à la 48ème conférence EUCOCO à Lisbonne

Une délégation du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), conduite par son président, Saïd Ayachi, participera aux travaux de la 48ème conférence de la Coordination européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), prévu du 28 au 30 novembre à Lisbonne (Portugal), selon un communiqué du CNASPS publié […] L’article Sahara Occidental : le CNASPS participe à la 48ème conférence EUCOCO à Lisbonne est apparu en premier sur Dzair Scoop .

Info Afrique 26-11-2024: Sahara occidental: le CNASPS participe à la 48econférence de l'EUCOCO
Sahara occidental : le CNASPS participe à la 48e conférence de l'EUCOCO à Lisbonne

Sahara occidental : le CNASPS participe à la 48e conférence de l'EUCOCO à Lisbonne

ALGER - Une délégation du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), conduite par son président, Saïd Ayachi, participera aux travaux de la 48e conférence de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), prévus du 28 au 30 novembre à Lisbonne (Portugal), a indiqué lundi un communiqué du CNASPS. Cette rencontre rassemblera l'ensemble des comités de soutien des sociétés civiles solidaires avec la lutte du peuple sahraoui. Elle abordera les dernières actualités du dossier du conflit du Sahara occidental, et fera l'évaluation de la concrétisation des objectifs fixés par la 47e édition de l'EUCOCO, selon la même source. "La 48e EUCOCO tracera également son programme d'action pour l'année 2025, et s'articulera autour de quatre grands axes : l'action politique et la communication, la consolidation de l'Etat sahraoui, les violations répétées des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental et la situation des prisonniers politiques sahraouis, ainsi que la spoliation des ressources naturelles sahraouies", a fait savoir le communiqué. Les participants à la conférence auront à adopter les conclusions de ces 4 ateliers, "conclusions qui vont charpenter les activités des différents comités de solidarité". Le CNASPS a souligné qu'"il est prévu qu'une action particulière sera accordée à la stratégie de communication qui sera retenue par les conférenciers, de sorte à relayer médiatiquement et avec un maximum d'efficacité le message de la juste lutte du peuple sahraoui". La même source a informé que les conférenciers "dénonceront les violations récurrentes des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, la situation dangereusement dégradée des prisonniers politiques sahraouis, et le pillage organisé des ressources naturelles sahraouies par le régime marocain d'occupation". "Pour la première fois, il est organisé en marge de la conférence, une rencontre entre les représentants des syndicats qui vont développer un plan de la solidarité syndicale avec la lutte du peuple sahraoui et avec les travailleurs sahraouis", a poursuivi le document. Et de conclure : "La délégation algérienne, dans son ensemble, illustrera la position constante de l'Algérie, conforme au droit international, et appelant à son application immédiate par l'organisation rapide d'un referendum d'autodétermination au bénéfice du peuple sahraoui".

Sahara Occidental: Le Droit à l'Autodétermination largement Plébiscité à l'ONU
SAHARA OCCIDENTAL : Le droit à l’autodétermination réaffirmé

SAHARA OCCIDENTAL : Le droit à l’autodétermination réaffirmé

La session du Conseil de sécurité consacrée au Sahara occidental a été l’occasion, une fois de plus, pour l’Algérie, de réaffirmer sa position en faveur d’une solution qui rendra justice au peuple sahraoui, qui permettra la réalisation de ses droits, en particulier le droit à l’autodétermination. Cette position est fondée sur les constantes de l’Algérie qui avait été rappelée en octobre dernier à l’occasion de la journée nationale de la diplomatie algérienne. En effet, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, avait réaffirmé, à cette occasion, les positions historiques de l’Algérie en faveur des causes justes, soulignant qu’il est impossible de bâtir un système international plus juste sans rendre justice aux peuples opprimés et aux peuples aspirant à réaliser leurs espoirs. Le peuple sahraoui est dans ce cas. La position de l’Algérie découle de son attachement à la Résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies qui a été adoptée le 14 décembre 1960, à la suite des manifestations historiques du peuple algérien le 11 décembre 1960 pour réclamer l’indépendance et apporter son appui aux moudjahidine qui combattaient les armes à la main pour réaliser cet objectif. Pour rappel, cette résolution connue sous le nom de « Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux», constitue le texte fondateur du droit international en matière de décolonisation. Elle avait été adoptée par 89 voix pour, 0 contre, et 9 abstentions (Australie, Belgique, Espagne, États-Unis, France, Portugal, République dominicaine, Royaume-Uni, Union d’Afrique du Sud-régime d’apartheid ). Elle a mené à la création en 1961 du Comité spécial de la décolonisation (dit Comité des 24) de l’ONU. C’est conformément à cette Résolution que le Sahara occidental, territoire non autonome inscrit comme tel par les Nations unies en 1963, avait fait l’objet, en 1991, d’un plan de règlement qui prévoyait de permettre au peuple sahraoui d’exprimer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Depuis, le peuple sahraoui attend de l’ONU et de son Conseil de sécurité qu’ils assument leurs responsabilités et mettent en œuvre leurs propres décisions concernant ce territoire, par l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. Cette résolution contient les modalités et voies juridiques qui permettent au Sahara occidental sous occupation coloniale marocaine d’accéder à la souveraineté. Tous les observateurs honnêtes sont convaincus que c’est la seule voie pour éviter le conflit armé, tout en réparant une injustice en mettant fin à l’oppression, ce qui ouvrira au peuple sahraoui la perspective d’une vie, comme celle des autres peuples, dans la paix et la prospérité. C’est pour cette raison, que l’Algérie rejette toute tentative d’imposer une solution préétablie au peuple sahraoui ou de contourner son droit inaliénable à l’autodétermination, car il s’agit d’une grave déviation par rapport à la légalité internationale et aux principes de la Charte des Nations unies. L’Algérie rejette également les démarches visant à légitimer un fait accompli colonial imposé par la force au Sahara occidental. Le 30 octobre, lors de la session du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au Sahara occidental, le recours de la Russie à son droit de veto pour rejeter le projet de résolution favorable au Maroc proposée par les États-Unis, a contribué de maintenir la question sahraouie dans son cadre véritable à savoir une question de décolonisation par l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Le véto russe a maintenu également la question sahraouie dans le cadre de la légalité internationale, c’est-à-dire le cadre de l’ONU dont les responsabilités ont été mises en évidence à ce propos. M’hamed Rebah

Fin de la visite de De Mistura au Sahara occidental : Le Polisario réaffirme ses lignes rouges

Fin de la visite de De Mistura au Sahara occidental : Le Polisario réaffirme ses lignes rouges

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, a achevé sa tournée dans les territoires sahraouis et les camps de réfugiés sans faire de déclaration officielle. Malgré ce mutisme diplomatique, les dirigeants sahraouis ont profité de ces consultations pour dresser le bilan des récents rounds de négociations et réitérer leur rejet catégorique de […] The post Fin de la visite de De Mistura au Sahara occidental : Le Polisario réaffirme ses lignes rouges appeared first on Le Jeune Indépendant .

Algérie – Sahara Occidental : Le CNASPS exprime sa "profonde satisfaction" après le jugement de la Cour de justice de l'UE

Algérie – Sahara Occidental : Le CNASPS exprime sa "profonde satisfaction" après le jugement de la Cour de justice de l'UE

Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a fait part de sa "prof..

Sahara occidental : Le Conseil de sécurité tiendra jeudi  des consultations sur la Minurso

Sahara occidental : Le Conseil de sécurité tiendra jeudi des consultations sur la Minurso

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra, jeudi prochain, des consultations à huis clos sur la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), a indiqué le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU et coordinateur avec la Minurso, Sidi Mohamed Omar. Par Sarah Y. Lors de ces consultations, les membres du Conseil de sécurité écouteront deux exposés, présentés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et le Représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minurso, Alexander Ivanko, a précisé Sidi Mohamed Omar, dans une déclaration à l’Agence de presse sahraouie (SPS). Le diplomate sahraoui a affirmé que le règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental passe par la garantie du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un référendum libre et transparent. Il a salué, dans le même sillage, le soutien important à la cause sahraouie exprimé lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, soulignant que le Secrétaire général des Nations unies avait confirmé, dans son dernier rapport, que les instances onusiennes compétentes continuaient de traiter la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation. Concernant la récente rencontre entre une délégation sahraouie et le représentant permanent des Etats-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, Sidi Mohamed Omar a expliqué que cette réunion s’inscrivait dans le cadre du dialogue permanent avec les membres du Conseil de sécurité et Washington, en sa qualité de porte-plume concernant la Minurso. La délégation sahraouie a réaffirmé, lors de cette rencontre, son attachement au processus politique des Nations unies, tout en rejetant toute proposition allant à l’encontre des aspirations légitimes du peuple sahraoui ou visant à légitimer l’occupation marocaine, a-t-il ajouté. Il a également souligné que le règlement de la situation des réfugiés sahraouis demeure directement lié à la fin de l’occupation militaire marocaine qui a provoqué leur déplacement en 1975. S. Y./APS

SAHARA OCCIDENTAL : Le droit à l’autodétermination porté haut en Espagne

SAHARA OCCIDENTAL : Le droit à l’autodétermination porté haut en Espagne

La question du Sahara occidental et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ont été au centre d’une conférence organisée jeudi soir à Villena, dans la province espagnole d’Alicante, sous le thème « Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique ». Organisée par l’antenne de l’Université d’Alicante dans cette commune, la rencontre a réuni des amis du peuple sahraoui ainsi que des membres de la communauté sahraouie établie dans la région. La conférence a été animée par Lahbib Ali Salem, représentant du Front Polisario dans la région, Felipe Briones, procureur près la Cour suprême espagnole, et Angela Carrillo, présidente de la Coordination des associations de solidarité avec le peuple sahraoui dans la province d’Alicante. Les intervenants ont notamment abordé les fondements historiques de la colonisation espagnole du Sahara occidental ainsi que les responsabilités historiques et juridiques de l’Espagne dans la mise en œuvre du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Les débats ont également porté sur la situation des Sahraouis dans les territoires occupés, les violations des droits humains dont ils sont victimes et la poursuite du pillage des ressources naturelles par l’occupant marocain. Le rôle central de la femme sahraouie et sa contribution aux différentes étapes de la lutte de libération nationale ont également été mis en avant. À cette occasion, les intervenants ont réaffirmé la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu’à la réalisation de ses aspirations légitimes à la liberté et à l’indépendance, tout en soulignant les limites de l’action des Nations unies dans la garantie du respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La conférence a été suivie d’un débat avec les participants, qui ont soulevé plusieurs questions relatives aux dimensions historiques, politiques et juridiques de la cause sahraouie. Cette initiative s’inscrit dans les efforts visant à faire connaître la question sahraouie au sein des milieux universitaires et de la société espagnole, ainsi qu’à renforcer la solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’autodétermination. Appel À rejeter le projet de résolution américain En France, le maire de Vitry-sur-Seine, Pierre Bell-Lloch, a appelé le gouvernement français à ne pas soutenir, en l’état, le projet de résolution américain sur le Sahara occidental, exhortant Paris à agir au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Dans un communiqué rendu public vendredi, l’élu français a exprimé ses réserves quant à l’orientation du texte américain, qui tend, selon lui, à faire du plan marocain d’autonomie le seul cadre de règlement du conflit au Sahara occidental. Une démarche qui risquerait d’imposer une solution ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à choisir librement son avenir. Le maire a également alerté sur la suppression envisagée de la référence au référendum dans l’appellation de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), ainsi que sur d’éventuelles modifications de son mandat. Des évolutions qui suscitent, selon lui, de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir du processus politique sous l’égide des Nations unies. Pierre Bell-Lloch a notamment rappelé que la mission onusienne, créée en 1991, avait pour objectif initial de contribuer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Toute remise en cause de cette mission risquerait ainsi, a-t-il averti, d’affaiblir le processus de paix et de consacrer une situation de fait concernant la souveraineté sur le territoire, sans permettre au peuple sahraoui d’exprimer librement sa volonté. L’élu a, par ailleurs, regretté l’éventuel soutien de la France à cette nouvelle initiative américaine, après le positionnement de Paris en faveur de ce que le communiqué qualifie de « souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ». Il a mis en garde contre la primauté accordée aux intérêts économiques et diplomatiques au détriment du respect du droit international et des principes démocratiques. « Notre pays ne peut défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tout en soutenant une solution imposée au peuple sahraoui », a-t-il souligné, appelant à une cohérence entre les positions françaises affichées et les engagements internationaux de Paris. Pierre Bell-Lloch a également insisté sur le fait que les peuples sahraoui et marocain méritaient une solution pacifique, fondée sur un processus démocratique respectueux de leurs droits et de leurs aspirations. Une issue juste et durable doit, selon lui, reposer sur le dialogue et le respect de la volonté des peuples. Réaffirmant l’engagement de sa commune en faveur du peuple sahraoui, le maire a assuré que Vitry-sur-Seine poursuivrait notamment l’accueil d’enfants issus des camps de réfugiés sahraouis, tout en continuant à défendre un règlement juste et durable du conflit. Il a enfin exhorté le gouvernement français à s’opposer au projet de résolution américain dans sa forme actuelle et à œuvrer au sein du Conseil de sécurité pour garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes du droit international. Les violations des droits humains au cœur d’un forum à Leipzig Les dimensions juridiques, politiques, humanitaires et environnementales de la question sahraouie ont été au centre de deux conférences organisées mercredi dans le cadre du Forum de la jeunesse sahraouie allemande et française, accueilli par l’Université populaire de Leipzig, en Allemagne. Les rencontres ont été animées par Hassan Miled Ali, coordinateur du Comité national sahraoui des droits de l’homme en Europe, et El Houcine Saâd Bouh, membre du Conseil constitutionnel et magistrat à la Cour suprême. Dans son intervention intitulée « Le Sahara occidental à la lumière du droit international », Hassan Miled Ali a présenté le statut juridique du territoire et le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Il a également mis en évidence les responsabilités internationales découlant de la persistance de la question de la décolonisation, ainsi que les violations des droits fondamentaux des Sahraouis. Une question de décolonisation toujours en suspens L’intervenant a rappelé que le Sahara occidental figure depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, soulignant que son statut juridique demeure lié à l’achèvement du processus de décolonisation, conformément aux principes du droit international et aux résolutions onusiennes. Il a notamment évoqué l’avis consultatif rendu le 16 octobre 1975 par la Cour internationale de justice (CIJ), qui n’a pas établi l’existence de liens de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le Maroc ou l’ensemble mauritanien susceptibles de remettre en cause l’application du principe d’autodétermination au peuple sahraoui. Il a également fait référence à la résolution 2625 de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée en 1970, relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États. Celle-ci consacre notamment le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Abordant le retrait de l’Espagne du territoire en 1976, le conférencier a souligné que ce départ n’avait pas entraîné, selon l’analyse juridique présentée, un transfert de souveraineté sur le Sahara occidental. Il a ainsi insisté sur la nécessité de poursuivre le processus de décolonisation et de respecter le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir. Le pillage des ressources naturelles dénoncé La question de l’exploitation des ressources naturelles a également occupé une place importante dans les débats. Hassan Miled Ali a rappelé que le droit du peuple sahraoui à disposer librement de ses ressources naturelles constitue une composante essentielle de son droit à l’autodétermination. À ce titre, il a évoqué les arrêts rendus en octobre 2024 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui ont notamment confirmé le caractère distinct et séparé du Sahara occidental par rapport au Maroc. Ces décisions soulignent également que l’application des accords entre l’Union européenne et le Maroc au territoire est soumise au respect des droits du peuple sahraoui et à l’obtention de son consentement, conformément aux conditions juridiques applicables. L’intervenant a dénoncé les implications juridiques et politiques de l’exploitation des ressources minières, agricoles et halieutiques du territoire sans respect des droits et des intérêts du peuple sahraoui. Il a également rappelé les dispositions de l’article 20 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui consacre le droit des peuples à l’autodétermination et à la libre disposition de leurs richesses et ressources naturelles. Il a, dans ce contexte, appelé à examiner la responsabilité juridique et éthique des entreprises impliquées dans l’exploitation des ressources du Sahara occidental, y compris les organismes fournissant des services d’assurance et de couverture à ces activités, afin de vérifier leur conformité au droit international. Des violations des droits humains à la nécessité de rendre justice La conférence a également été l’occasion d’évoquer les graves violations commises contre les civils sahraouis, notamment les disparitions forcées, les bombardements ayant ciblé des zones civiles et la découverte de fosses communes dans la région de Fadret Leguiaa. Les analyses médico-légales et les examens ADN réalisés dans ce cadre ont permis d’établir la mort de huit civils sahraouis, selon les éléments présentés par le conférencier. Hassan Miled Ali a également évoqué les enquêtes judiciaires menées en Espagne, insistant sur la nécessité de poursuivre les investigations indépendantes et approfondies afin d’établir les responsabilités pénales liées aux crimes présumés. Il a souligné l’importance de s’appuyer sur les preuves matérielles, les témoignages fiables et les normes juridiques internationales. Pour l’intervenant, le règlement de la question sahraouie ne saurait se limiter à une solution politique. Il doit également intégrer le respect des droits humains, la protection des civils, l’établissement de la vérité sur les violations passées et la lutte contre l’impunité. Le mur de séparation et ses conséquences humaines et environnementales De son côté, El Houcine Saad Bouh a consacré son intervention au « mur de la honte et de l’humiliation », en mettant en lumière ses conséquences humaines, sociales et environnementales sur le territoire sahraoui. Il a notamment abordé les restrictions imposées à la circulation des populations et aux liens sociaux, ainsi que les dangers permanents liés aux mines et aux restes explosifs de guerre, qui continuent de menacer la vie des civils, particulièrement les éleveurs et les habitants des zones situées à proximité du mur. L’intervenant a également attiré l’attention sur les répercussions environnementales de cet ouvrage, notamment sur les espaces naturels, la faune sauvage et la libre circulation des animaux. Les mines et les restes de guerre constituent, dans ce contexte, une menace supplémentaire pour l’environnement et l’exploitation sécurisée des terres. En conclusion, Hassan Miled Ali a réaffirmé que la question du Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée. Il a souligné que toute solution juste et durable doit impérativement reposer sur le respect du droit international et garantir au peuple sahraoui son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. Ces deux conférences s’inscrivent dans le cadre du Forum de la jeunesse sahraouie allemande et française, qui constitue un espace d’échange et de dialogue destiné à renforcer les connaissances des jeunes sur les différentes dimensions de la question sahraouie et à sensibiliser les nouvelles générations aux enjeux de la décolonisation, des droits humains et de la protection de l’environnement. M. Seghilani

Sahara occidental : le Polisario interpelle l’ONU et l’Union africaine

Sahara occidental : le Polisario interpelle l’ONU et l’Union africaine

Le Front Polisario et le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) ont lancé, jeudi 17 septembre, un appel à l’Organisation des Nations unies (ONU) et à l’Union africaine (UA), après une nouvelle prise de position internationale concernant le Sahara occidental. Dans un communiqué publié par le ministère sahraoui des Affaires étrangères et relayé par l’Agence de presse sahraouie (SPS), le Polisario affirme maintenir sa revendication en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Une réaction à une déclaration à New York Selon le communiqué sahraoui, les États-Unis, Israël et le Maroc ont réaffirmé, le 16 septembre à New York, leurs positions concernant le Sahara occidental. Le Polisario considère cette démarche comme contraire, selon son interprétation, aux résolutions et décisions internationales relatives au statut du territoire. Le mouvement sahraoui estime également que cette position pourrait compliquer les efforts diplomatiques actuellement menés sous l’égide des Nations unies pour parvenir à un règlement politique du conflit. Le communiqué reprend à ce sujet la position constante du Polisario : toute solution doit permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination dans le cadre d’un processus qu’il souhaite libre, transparent et démocratique. Cette revendication a encore été réaffirmée par la direction du mouvement au début du mois de septembre. Un appel à l’ONU et à l’Union africaine Le Front Polisario et la RASD demandent ainsi à l’ONU et à l’Union africaine de « prendre leurs responsabilités » et d’agir face à ce qu’ils décrivent comme une évolution susceptible de remettre en cause les principes qu’ils défendent concernant le Sahara occidental. Le mouvement sahraoui rappelle notamment le cessez-le-feu de 1991 et le processus de règlement international engagé à cette époque. Il affirme que le statut du territoire ne peut, selon lui, être définitivement réglé sans permettre aux Sahraouis de déterminer librement leur avenir. Le dossier du Sahara occidental reste inscrit à l’agenda des Nations unies comme une question de décolonisation. Dans ses documents récents, l’ONU fait également état de positions divergentes entre les parties : le Maroc défend son initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, tandis que le Polisario réaffirme son attachement à l’autodétermination. Deux visions toujours opposées Le communiqué intervient dans un contexte diplomatique marqué par la persistance du désaccord sur le futur statut du territoire. Rabat défend depuis 2007 une initiative d’autonomie pour le Sahara occidental sous souveraineté marocaine. De son côté, le Polisario continue de réclamer un processus permettant au peuple sahraoui de se prononcer sur son avenir, en maintenant notamment l’option de l’indépendance. Cette divergence constitue l’un des principaux obstacles au règlement politique du conflit. En octobre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution appelant à des négociations en prenant comme base le plan marocain d’autonomie, une évolution que le Polisario avait contestée. Dans son communiqué du 17 septembre, le Polisario affirme finalement que les évolutions diplomatiques récentes ne modifieront pas sa position. Il appelle à la poursuite des efforts internationaux et met en garde contre une aggravation des tensions dans la région. Le dossier reste ainsi au cœur des enjeux diplomatiques au Maghreb, alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts pour parvenir à un règlement politique du conflit.

Sahara occidental : Le droit à l’autodétermination résiste à toutes les manœuvres

Sahara occidental : Le droit à l’autodétermination résiste à toutes les manœuvres

Des écrivains et analystes espagnols s’accordent à dire que les récents développements autour du dossier du Sahara occidental révèlent un renforcement sans précédent de la présence politique et juridique de la République sahraouie au sein des institutions africaines, tandis que l’occupation marocaine fait face à un isolement grandissant.Les observateurs espagnols soulignent que le Maroc persiste […]

Sahara occidental: Le CNASPS s’indigne du soutien «honteux» apporté par la France au prétendu plan d’autonomie marocain

Sahara occidental: Le CNASPS s’indigne du soutien «honteux» apporté par la France au prétendu plan d’autonomie marocain

Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) s’est indigné, lundi, du soutien «honteux» apporté par la France au prétendu plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, dénonçant une «grave atteinte» au droit international. «Les membres du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) ont pris connaissance avec indignation […]

SAHARA OCCIDENTAL : Le front de rejet du projet US s’élargit

SAHARA OCCIDENTAL : Le front de rejet du projet US s’élargit

Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Sidi Mohamed Omar, a mis en garde contre les conséquences du projet de résolution américain sur le Sahara occidental, estimant qu’il constitue une rupture sans précédent avec les principes du droit international et les fondements de l’approche du Conseil de sécurité concernant ce territoire, considéré comme une question de décolonisation et de paix et de sécurité internationales. De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a jugé que le texte était contraire à la Charte des Nations unies et risquait de consacrer l’occupation au lieu d’œuvrer à son terme. Dans un article publié le 23 octobre 2026 sur le site américain Blue Pass , le journaliste Anton Ferreira analyse les implications du projet de résolution américain, distribué aux membres du Conseil de sécurité le 22 octobre, quelques jours avant l’expiration du mandat de la MINURSO, prévue le 31 octobre. Selon l’article, le projet américain prévoit plusieurs modifications substantielles de la nature et du mandat de la mission onusienne. Il propose notamment de rebaptiser la MINURSO « Mission des Nations unies pour le Sahara occidental », supprimant ainsi toute référence au référendum dans son appellation. Il prévoit également de mettre fin, au bout de six mois, à son mandat actuel en tant qu’opération de maintien de la paix, avant de la transformer en mission politique spéciale jusqu’au 31 octobre 2027. Le texte érige par ailleurs ce qu’il qualifie de « véritable autonomie sous souveraineté marocaine » en seule solution envisageable et fait de la proposition marocaine élargie et actualisée l’unique base des négociations à venir. Une orientation qui suscite des inquiétudes quant à l’exclusion des autres options, notamment l’indépendance du peuple sahraoui, et au risque de vider le processus politique de son fondement juridique. Dans un courrier adressé à la présidente en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadrice grecque Aglaya Balta, Sidi Mohamed Omar a qualifié le projet de « déviation extrêmement grave et sans précédent ». Selon lui, le texte s’écarte non seulement des principes du droit international qui encadrent la question du Sahara occidental en tant que territoire en attente de décolonisation, mais également des fondements sur lesquels le Conseil de sécurité s’est appuyé pour traiter ce dossier. Le diplomate sahraoui a également estimé que certaines dispositions du projet portaient atteinte aux fondements mêmes du processus de paix des Nations unies et remettaient en cause le statut international du territoire. Il a ainsi affirmé que le texte ne pouvait servir de base aux délibérations sur la MINURSO ni au processus de paix. Il a averti que son adoption en l’état, sans modifications substantielles et significatives, contraindrait le Front Polisario à se retirer de l’ensemble du processus de paix. Une négociation déséquilibrée Dans des déclarations au site Blue Pass, Sidi Mohamed Omar a rappelé que la MINURSO avait été créée pour mettre en œuvre un mandat précis, dont l’organisation d’un référendum d’autodétermination constitue l’objectif central. La suppression de toute référence au référendum dans le nom de la mission, conjuguée à la modification de son mandat, traduirait ainsi, selon lui, une réorientation politique éloignée de la finalité initiale de sa création. Le représentant sahraoui a également appelé à laisser suffisamment de temps au processus ayant réuni le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie en janvier et février derniers. Il a plaidé pour la patience, soulignant qu’un conflit vieux de plus de cinq décennies ne pouvait être réglé en imposant une solution prédéterminée. Le Front Polisario s’inquiète particulièrement de la volonté de limiter les négociations au seul plan d’autonomie marocain, une approche qui, selon lui, risquerait d’écarter les autres options et de compromettre les chances d’un règlement conforme au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Des réserves au regard de la Charte des Nations unies De son côté, Eric Hagen, membre du conseil d’administration de l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental, a estimé que le projet de résolution « viole la Charte des Nations unies et constitue, par conséquent, une décision invalide ». Il a mis en garde contre une orientation qui conduirait, selon lui, à une acceptation de l’occupation par les Nations unies, au lieu de défendre les principes ayant présidé à la création de l’organisation internationale. Il a rappelé que la prévention de l’agression et de l’occupation constituait un élément essentiel de la mission de l’ONU. Pour Eric Hagen, les enjeux dépassent le seul cas du Sahara occidental et concernent les principes fondamentaux du droit international. Il s’est notamment interrogé sur les conséquences qu’aurait l’acceptation d’une telle approche dans d’autres territoires soumis à une occupation. L’intervenant a également estimé que l’imposition d’une solution sous souveraineté marocaine ne permettrait pas de mettre fin au conflit. Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeurerait, selon lui, pleinement valable, quelle que soit la décision adoptée par le Conseil de sécurité. Il a ajouté que le peuple sahraoui ne renoncerait pas à ses droits et que la poursuite de leur déni ne mettrait fin ni à son opposition à l’occupation ni aux souffrances des détenus sahraouis dans les prisons marocaines. Le droit à l’autodétermination au cœur du débat L’article rappelle, dans ce contexte, que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait souligné, dans un rapport présenté au Conseil de sécurité le 1er octobre dernier, le caractère inaliénable du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il avait également insisté sur la nécessité de soumettre toute proposition à une véritable consultation du peuple du Sahara occidental, afin de lui permettre de choisir librement et volontairement de l’accepter ou de la rejeter. La question des réfugiés sahraouis dans les camps constitue un autre volet abordé par l’article. La persistance du déplacement et la dégradation des conditions humanitaires ne devraient pas, selon les arguments rapportés, servir de justification à un retour qui ne traiterait pas les causes profondes de l’exil. Le Front Polisario considère, à cet égard, qu’organiser le retour des réfugiés avant d’avoir éliminé les causes de leur déplacement reviendrait à récompenser l’occupation marocaine et à porter atteinte à la Convention de Genève relative à la protection des réfugiés. Il insiste sur la nécessité de respecter la volonté libre et souveraine des réfugiés sahraouis, sans soumettre leur avenir à des considérations politiques extérieures. Des risques pour les perspectives de règlement L’article évoque également les mises en garde d’analystes selon lesquels le projet américain pourrait accentuer les risques d’escalade et compromettre les perspectives de règlement, dans un contexte marqué par l’impasse des dernières négociations. Ces préoccupations interviennent après les déclarations de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, qui avait appelé à faire de l’autonomie la base des prochaines discussions. Une orientation critiquée par le Front Polisario, qui y voit une remise en cause de la neutralité et de l’indépendance attendues d’un médiateur des Nations unies. Le Conseil de sécurité s’apprête ainsi à examiner le renouvellement du mandat de la MINURSO dans un climat de fortes divergences sur l’avenir de la mission. Les modifications proposées pourraient, selon les inquiétudes exprimées, transformer la nature de cette présence onusienne et marginaliser l’option référendaire, pourtant au cœur du processus engagé après le cessez-le-feu de 1991. M. Seghilani

Sahara occidental : le Conseil de sécurité tiendra jeudi prochain des consultations sur la MINURSO

Sahara occidental : le Conseil de sécurité tiendra jeudi prochain des consultations sur la MINURSO

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra, jeudi prochain, des consultations à huis clos sur la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), a indiqué le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar. Lors de ces consultations, les membres du Conseil de sécurité écouteront deux exposés, présentés par l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et le Représentant spécial du secrétaire général et chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, a précisé Sidi Mohamed Omar, dans une déclaration à l’Agence de presse sahraouie (SPS). Le diplomate sahraoui a affirmé que le règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental passe par la garantie du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un référendum libre et transparent. Il a salué, dans le même sillage, le soutien important à la cause sahraouie exprimé lors du débat général de la 8 1e session de l’Assemblée générale de l’ONU, soulignant que le secrétaire général des Nations unies avait confirmé, dans son dernier rapport, que les instances onusiennes compétentes continuaient de traiter la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation. Concernant la récente rencontre entre une délégation sahraouie et le représentant permanent des Etats-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, Sidi Mohamed Omar a expliqué que cette réunion s’inscrivait dans le cadre du dialogue permanent avec les membres du Conseil de sécurité et Washington, en sa qualité de porte-plume concernant la MINURSO. La délégation sahraouie a réaffirmé, lors de cette rencontre, son attachement au processus politique des Nations unies, tout en rejetant toute proposition allant à l’encontre des aspirations légitimes du peuple sahraoui ou visant à légitimer l’occupation marocaine, a-t-il ajouté. Il a également souligné que le règlement de la situation des réfugiés sahraouis demeure directement lié à la fin de l’occupation militaire marocaine qui a provoqué leur déplacement en 1975. (APS)

Sahara Occidental : le Maroc s’attaque à l’OM !

Sahara Occidental : le Maroc s’attaque à l’OM !

Une vive polémique agite actuellement les réseaux sociaux et certains médias au Maroc, à la suite du lancement d’un maillot issu de la collection « OM Africa » de l’équipementier allemand Puma. En cause : une représentation cartographique figurant sur la tunique, jugée non conforme par plusieurs internautes marocains. La controverse concerne un maillot lié […] L’article Sahara Occidental : le Maroc s’attaque à l’OM ! est apparu en premier sur Fennec Football .

SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario engage une procédure judiciaire contre Ryanair en Espagne

SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario engage une procédure judiciaire contre Ryanair en Espagne

Le Front Polisario a annoncé, hier à Madrid, l’engagement de démarches judiciaires devant les juridictions espagnoles en vue d’obtenir l’annulation de l’autorisation accordée à la compagnie aérienne à bas coût Ryanair pour assurer des liaisons aériennes entre Madrid, l’île de Lanzarote et la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée devant le siège du Parlement espagnol, en présence d’Abi Béchraya El-Bachir, conseiller spécial du président de la République sahraouie chargé des ressources naturelles et des questions juridiques, ainsi que de l’équipe d’avocats du Front Polisario, composée de l’avocat espagnol Jacinto Lara et de l’avocate sahraouie Sahaba Massoud. À cette occasion, Abi Béchraya El-Bachir a indiqué que cette initiative juridique vise principalement à contraindre le gouvernement espagnol à retirer immédiatement l’autorisation de vol accordée à Ryanair, que le Front Polisario considère comme illégale. Il a rappelé que, selon la position sahraouie, le droit international ne reconnaît aucune souveraineté au Maroc sur le Sahara occidental et interdit toute exploitation de son espace aérien et de ses ressources sans le consentement du peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, que celui-ci considère comme son représentant légitime et unique. Dénoncer l’exploitation touristique de Dakhla Cette démarche judiciaire a été annoncée en marge d’une conférence internationale organisée à Madrid pour présenter un rapport actualisé intitulé « Le tourisme sous occupation : le cas de la ville de Dakhla ». Le document examine la manière dont, selon ses auteurs, les autorités marocaines utilisent le secteur touristique pour consolider leur emprise économique sur le Sahara occidental occupé et donner une apparence de normalité et de légitimité à leur présence, notamment en impliquant des partenaires étrangers. Dans une déclaration à l’Agence de presse sahraouie (SPS), Abi Béchraya El-Bachir a expliqué que le rapport et l’action judiciaire qui l’accompagne visent à sensibiliser les consommateurs et les citoyens européens aux conséquences de la promotion de Dakhla comme une ville marocaine. Cette campagne entend également mettre en évidence, selon le responsable sahraoui, la contribution de telles activités au soutien de l’occupation du territoire. Le droit européen invoqué La plainte envisagée par le Front Polisario en Espagne s’appuie notamment sur des arguments relatifs au droit international et à la jurisprudence européenne. Le Front Polisario se réfère en particulier à un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rendu en novembre 2018 concernant l’accord aérien entre l’Union européenne et le Maroc. Selon son argumentation, cet accord ne saurait être appliqué à l’espace aérien du Sahara occidental, considéré comme un territoire distinct et séparé du Maroc. Le mouvement sahraoui invoque également les positions exprimées par la Commission européenne sur cette question pour contester la légalité des liaisons aériennes reliant des villes européennes au territoire occupé. Le Front Polisario met par ailleurs en avant la responsabilité particulière de l’Espagne dans le dossier du Sahara occidental, au regard de son passé colonial et du processus de décolonisation toujours inachevé. Il estime que Madrid demeure juridiquement responsable de la protection du territoire, de son espace aérien et de ses ressources jusqu’à l’achèvement de ce processus. Une nouvelle étape judiciaire annoncée Le Front Polisario présente cette action contre Ryanair comme le début d’une nouvelle phase de démarches judiciaires visant les activités économiques et commerciales qu’il juge contraires au statut juridique du Sahara occidental. Des développements supplémentaires concernant cette affaire devraient être présentés le 4 novembre prochain, lors d’un événement organisé au siège du Parlement européen. La conférence de presse consacrée à la présentation du rapport a réuni plusieurs experts et avocats internationaux, le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdallah El-Arabi, la députée espagnole d’origine sahraouie Tesh Sidi, ainsi que des experts sahraouis et étrangers ayant participé à l’élaboration du document. Des parlementaires européens et espagnols et plusieurs autres participants étaient également présents. M. Seghilani

Sahara Occidental : Quand le Maroc transforme le tourisme en outil de colonisation

Sahara Occidental : Quand le Maroc transforme le tourisme en outil de colonisation

Derrière les décors de carte postale de Dakhla, une stratégie de colonisation feutrée bat son plein ces jours-ci. Avec la complicité passive ou active des tours opérateurs internationaux, Rabat utilise l’industrie du voyage pour imposer un fait accompli géopolitique et effacer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Des eaux turquoise, un vent parfait pour […] The post Sahara Occidental : Quand le Maroc transforme le tourisme en outil de colonisation appeared first on Le Jeune Indépendant .

RÈGLEMENT DU CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : Le Polisario menace de se désengager du processus de paix

RÈGLEMENT DU CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : Le Polisario menace de se désengager du processus de paix

Le Front Polisario a averti qu’il serait contraint de se retirer entièrement du processus de paix au Sahara occidental si le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU était adopté sans modifications substantielles. Son représentant auprès des Nations unies, Sidi Mohamed Amar, a réaffirmé le rejet de toute approche susceptible, selon lui, de remettre en cause le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Le Front Polisario hausse le ton face au dernier projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental. Dans une déclaration accordée jeudi soir à la chaîne internationale « Al24 News », Sidi Mohamed Amar, membre du Secrétariat national du Front Polisario, représentant du mouvement auprès de l’ONU et coordinateur avec la MINURSO, a affirmé que le mouvement ne saurait accepter une quelconque approche ou solution portant atteinte au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. « Aux côtés de notre volonté de paix, nous n’accepterons jamais une approche ou une solution visant à remettre en cause le droit de notre peuple à la liberté et à l’indépendance », a-t-il déclaré, rappelant que la représentation du peuple sahraoui et la défense de ses droits constituent la raison d’être du Front Polisario, qu’il a présenté comme son représentant unique et légitime. Réagissant aux dispositions du projet préliminaire de résolution, le responsable sahraoui a estimé que le texte risquait de compromettre les droits du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Il a qualifié ces dispositions de lignes rouges que ni le Front Polisario ni le peuple sahraoui ne pourraient accepter. Un retour au cadre initial du processus de paix Sidi Mohamed Amar a également appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités afin de préserver le processus de paix et de revenir au cadre initialement convenu, sur lequel repose le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il a rappelé que ce cadre repose sur le plan de règlement onusien-africain accepté par les deux parties, le Front Polisario et le Maroc, et dont l’objectif est de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et de choisir librement son avenir. Le représentant sahraoui a, par ailleurs, critiqué le rôle du rédacteur du projet de résolution, estimant que la démarche suivie cette fois-ci semblait avoir associé la puissance occupante marocaine à l’élaboration du texte. Il a mis en garde contre toute tentative d’imposer à l’avance l’issue du processus politique, réaffirmant le rejet catégorique du Front Polisario de toute solution prédéfinie qui compromettrait les droits du peuple sahraoui. La menace d’un retrait total Le responsable sahraoui a surtout lancé un avertissement quant aux conséquences d’une éventuelle adoption du projet dans sa version actuelle. « Si ce projet est adopté sans aucun changement substantiel de son contenu, nous serons contraints de nous retirer totalement de l’ensemble du processus de paix », a-t-il prévenu. Sidi Mohamed Amar a enfin exhorté le Conseil de sécurité à assumer pleinement ses responsabilités, conformément à la Charte des Nations unies, en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Selon lui, toute tentative de légitimer l’occupation de territoires par la force risque d’accentuer les tensions et l’instabilité, au Sahara occidental comme dans d’autres régions du monde. M. Seghilani

SAHARA OCCIDENTAL : Le combat continue pour les prisonniers de Gdeïm Izik

SAHARA OCCIDENTAL : Le combat continue pour les prisonniers de Gdeïm Izik

La fin de la grève de la faim des prisonniers civils sahraouis du groupe de Gdeïm Izik ne signifie pas la fin de leur combat pour leurs droits. Après 23 jours de mobilisation, les détenus ont décidé de mettre un terme à leur mouvement à la suite d’engagements pris par l’administration pénitentiaire pour répondre à leurs revendications, a annoncé la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons de l’occupation marocaine, qui appelle à la concrétisation de ces promesses. Parmi les principales revendications des prisonniers figurent la fin de leur dispersion entre différents établissements pénitentiaires et leur regroupement dans une seule prison au Sahara occidental. Ils réclament également l’amélioration de leurs conditions de détention et la garantie de leurs droits fondamentaux. La Ligue a insisté sur la nécessité de traduire les engagements pris en mesures concrètes, notamment par la mise en œuvre des avis, décisions et recommandations émanant des mécanismes compétents des Nations unies. Elle a également appelé à garantir aux détenus une prise en charge médicale adéquate, le maintien des contacts avec leurs familles et la fin de l’isolement ainsi que de tout traitement portant atteinte à leur dignité. Des actions de solidarité réprimées à Rabat La lutte des prisonniers a suscité des marques de solidarité à l’échelle internationale. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à leur protection, au respect de leurs droits et à l’application des recommandations onusiennes les concernant. Le 12 octobre courant, un rassemblement de solidarité organisé dans la capitale marocaine, Rabat, a été marqué par une intervention sécuritaire qui a conduit à l’arrestation de plusieurs militants et étudiants sahraouis. Des participants ont également été blessés, selon la Ligue. Dans le même contexte, l’organisation a dénoncé l’interdiction faite à Claude Mangin de rendre visite à son époux, le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari. Elle a exigé qu’elle puisse exercer son droit de visite et appelé à la levée des entraves au maintien des liens familiaux et humains avec les détenus. Tout en saluant la détermination des prisonniers, ainsi que la solidarité de leurs familles et des organisations de défense des droits humains, la Ligue a appelé les autorités concernées à honorer leurs engagements et à garantir les droits des détenus. Elle a également réclamé leur protection contre toute mesure de représailles, affirmant que le suivi de leur situation se poursuivra jusqu’à la satisfaction de leurs revendications légitimes. La suspension de la grève de la faim constitue ainsi une étape dans leur mobilisation, sans pour autant clore le combat pour le respect de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de détention. M. S.

SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario obtient le retrait d’une publicité controversée d’Orange Maroc

SAHARA OCCIDENTAL : Le Front Polisario obtient le retrait d’une publicité controversée d’Orange Maroc

Une publicité d’Orange Maroc, affichée sur l’autoroute espagnole AP-7 entre Elche et Valence, suscite une vive polémique après avoir représenté le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain. La campagne devrait être retirée dans les prochains jours, à la suite d’une protestation officielle de la représentation du Front Polisario en Espagne. La polémique autour de la représentation du Sahara occidental dans les campagnes commerciales s’est invitée sur les routes espagnoles. Orange Maroc a annoncé son intention de retirer un panneau publicitaire installé sur l’autoroute AP-7, sur le tronçon reliant Elche à Valence, après la diffusion d’une carte présentant le Sahara occidental comme intégré au territoire marocain. La décision intervient à la suite d’une plainte officielle adressée, le 25 août, à la direction de l’entreprise par Abdallah Arabi, représentant du Front Polisario en Espagne. Dans un communiqué, la représentation sahraouie a indiqué avoir dénoncé une représentation « illégale » du territoire sahraoui au sein d’une carte du Maroc. À la suite de cette démarche, relayée par plusieurs médias espagnols, l’entreprise a informé les représentants sahraouis de son intention de retirer la campagne publicitaire « dans les prochains jours». Une affaire de droit international Réagissant à la diffusion de cette publicité, Abdallah Arabi avait estimé que l’intégration du Sahara occidental dans une carte du Maroc constituait une violation manifeste du droit international. Il a rappelé que le territoire dispose d’un statut juridique distinct et séparé de celui du Maroc et que sa représentation comme partie intégrante du territoire marocain ne repose sur aucune base juridique internationale. Le responsable sahraoui a également souligné que les activités économiques menées au Sahara occidental ne peuvent faire abstraction des droits du peuple sahraoui, dont le consentement ne peut, selon lui, être exprimé que par son représentant légitime, le Front Polisario. « Le Sahara occidental n’est pas le Maroc », a-t-il notamment réaffirmé, dénonçant l’utilisation de cartes intégrant le territoire sahraoui dans des campagnes commerciales comme allant au-delà d’une simple erreur de communication. Selon la représentation du Front Polisario, ce type de représentation contribue à induire l’opinion publique en erreur et à banaliser la réalité de l’occupation, particulièrement lorsqu’il s’agit de panneaux publicitaires installés sur des axes routiers à forte circulation. Un dossier suivi de près par les représentants sahraouis La représentation du Front Polisario en Espagne a salué l’annonce du retrait de la publicité, tout en précisant qu’elle resterait « vigilante » jusqu’au retrait effectif du panneau ou son remplacement par une publicité ne présentant pas le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc. Elle a également averti qu’en l’absence de retrait dans un délai jugé raisonnable, elle se réserve le droit d’engager les démarches juridiques qu’elle estimera nécessaires pour défendre les droits et les intérêts du peuple sahraoui. L’affaire soulève par ailleurs des interrogations sur l’origine de la campagne publicitaire. Plusieurs médias ont relevé que celle-ci était attribuée à Orange Maroc, et non à MasOrange, l’opérateur présent sur le marché espagnol, posant ainsi la question de la conception de la campagne et du choix de la carte utilisée. Le statut distinct du Sahara occidental rappelé Cet épisode intervient dans le contexte du conflit de longue date sur le statut du Sahara occidental, territoire inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. Le Front Polisario revendique le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. La représentation sahraouie en Espagne considère ainsi que les tentatives d’intégrer le Sahara occidental au Maroc dans des supports commerciaux ou publicitaires ne peuvent modifier le statut juridique du territoire ni se substituer au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le retrait annoncé de la publicité par Orange Maroc constitue, dès lors, un nouvel épisode de la controverse entourant l’utilisation de cartes représentant le Sahara occidental dans les campagnes commerciales, notamment en Espagne, où la question du statut du territoire demeure particulièrement sensible. M. Seghilani