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Violences à Belfort

Violences à Belfort

  • Un mouvement de protestation lycéen se poursuit avec une escalade de violences et des attaques régulières contre les forces de l'ordre.
  • À Belfort, un policier a été roué de coups lors des blocus lycéens et hospitalisé après avoir perdu connaissance.
  • Une enquête pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte par le procureur.
  • Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, tandis qu'un jeune homme de 17 ans a été libéré.
  • Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré le policier aux prises avec un individu dans un ruisseau.

Alors que le mouvement de protestation lycéen, qui s’est mué très rapidement en une escalade de violences qui a causé d’innombrables incidents depuis plus de quinze jours se poursuit, les attaques contre les forces de l’ordre deviennent monnaie courante et risquent de durcir encore les réactions de part et d’autre. Chaque jour, de nouveaux établissements étatiques sont saccagés ou incendiés et le nombre de victimes collatérales à ces dérapages s’amoncelle. À Belfort, près de la frontière avec la Suisse, vendredi, un policier a été roué de coups, dont certains à la tête, en marge des «blocus lycéens». Une enquête pour «tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique» a été ouverte par le procureur de la ville. «Tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs de cet acte abject», a assuré le même jour Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur. Le fonctionnaire avait perdu connaissance et dû être hospitalisé. Il est désormais dans un état qui «n’inspire heureusement plus d’inquiétude majeure», a précisé le ministre. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, a annoncé le procureur, Paul-Edouard Lallois hier. Le magistrat avait donné samedi plusieurs précisions sur les circonstances de ce passage à tabac par des individus masqués et encapuchonnés. «On a plusieurs personnes désormais identifiées comme susceptibles d’être parmi les auteurs principaux de l’agression du commandant de police», avait-il indiqué, se disant «assez optimiste» sur la perspective de les arrêter dans les 24 heures. Un jeune homme de 17 ans, arrêté vendredi en lien avec
l’agression, est sorti de garde à vue samedi midi, sans charges retenues contre lui, aucun élément ne montrant qu’il aurait frappé le policier. «Il était néanmoins sur place et ses dépositions nous permettent de mieux comprendre le contexte des faits», a précisé le procureur. Parmi les suspects identifiés, figure un jeune que le commandant de police avait menotté sur les berges d’un ruisseau peu avant l’agression, a précisé le procureur. Reconnaissable par sa «menotte au poignet, il est identifié clairement comme venant porter deux violents coups de pied à la tête du policier», poursuit le magistrat. Plusieurs vidéos, publiées sur les réseaux sociaux, montraient le moment précédant l’agression violente du policier. On l’y voyait aux prises avec un jeune homme au milieu d’un ruisseau, avant de parvenir à l’immobiliser sur la berge. Certaines voix
s’étaient élevées pour dénoncer une «violence policière». Une assertion rejetée par le procureur samedi : «C’est l’individu qui va délibérément dans l’eau en tentant d’échapper à l’agent qui le poursuivait pour son implication dans des jets de projectiles et des départs de feu». «Tous les deux tombent dans le ruisseau, c’est pour ça que vous avez, à un moment donné, une scène avec le commandant à genoux dans l’eau et l’individu affalé sur l’eau», détaille-t-il. Mais le jeune «ne peut pas être immergé dans l’eau, il n’y a pas assez d’eau pour être immergé», selon le procureur. Cet incident n’est pas le premier à toucher les forces de l’ordre et une policière avait été poursuivie il y a quelques jours par des dizaines d’individus qui proférait des insultes et des menaces. Une fois à terre, elle avait été battue à coups de pied. Ces dérapages ne sont pas par ailleurs dénoncés par l’extrême-gauche, qui soutient et encourage les émeutes, et qui a par le biais de plusieurs élus et responsables de La France Insoumise notamment, même participé à certaines d’entre elles. Reste à voir quel impact ces émeutes urbaines, qui ont débuté par de véritables revendications lycéennes, auront sur la campagne présidentielle et surtout qui seront ceux qui profiteront des tensions qui en découlent.

Source : Le jour d'Algérie

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