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Rapport Cosob 2025 : La capitalisation boursière a progressé de 42,8 %

Rapport Cosob 2025 : La capitalisation boursière a progressé de 42,8 %

L’année 2025 marque une nouvelle étape dans le développement du marché financier algérien. La capitalisation de la Bourse d’Alger a atteint 744,5 milliards de dinars au 31 décembre, contre 521,7 milliards à la clôture de l’exercice précédent.

Cette hausse de 42,8 %, mise en évidence dans le rapport annuel de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), s’accompagne d’une nette intensification des échanges. Elle intervient dans un contexte de diversification des instruments de financement et de réformes destinées à faciliter l’accès des entreprises au marché des capitaux.

La progression de l’activité apparaît particulièrement marquée dans les transactions. Au cours de l’exercice, 7 775 338 titres ont été échangés, soit une augmentation de 498,2 % par rapport à 2024. Leur valeur cumulée s’est établie à 15,02 milliards de dinars, en hausse de 443,97 %.

Le nombre de transactions réalisées a, pour sa part, atteint 6 544, ce qui représente une croissance de 423,5 %. Ces résultats traduisent une accélération simultanée des volumes, des montants échangés et du nombre de transactions.

L’introduction en Bourse de la Banque de développement local (BDL), en mars 2025, figure parmi les opérations qui ont contribué à cette évolution. L’arrivée de cet établissement bancaire sur la cote a élargi la liste des titres accessibles aux investisseurs et renforcé la capitalisation du marché.

L’admission de nouveaux émetteurs constitue, à cet égard, un enjeu déterminant pour consolider la progression enregistrée et élargir les possibilités de placement.

Une croissance à consolider

Cette dynamique doit toutefois être appréciée à la lumière de la structure du marché. Dans son message introductif, le président de la COSOB, Youcef Bouzenada, souligne que la maturité d’une place financière ne se mesure pas uniquement à sa capitalisation ou à la valeur des transactions.

La profondeur du marché, sa liquidité, la diversité des investisseurs et celle des entreprises émettrices constituent également des critères essentiels. L’objectif est de faire de la Bourse un instrument de mobilisation de l’épargne et de financement de l’investissement productif, au-delà de la seule croissance de ses indicateurs.

Le développement du compartiment obligataire représente un autre fait marquant de l’exercice. Trois emprunts obligataires, d’un montant global de 22 milliards de dinars, ont été admis à la négociation en 2025. Cette évolution élargit les solutions dont disposent les entreprises pour mobiliser des ressources financières sans recourir exclusivement au crédit bancaire.

Les obligations permettent aux émetteurs d’emprunter directement auprès des investisseurs, selon des conditions définies lors de l’émission. Parmi les opérations recensées dans le rapport figure celle de Tosyali Algérie, dont la souscription obligataire s’est achevée en juillet avec une mobilisation de 15 milliards de dinars.

Le document fait également état d’autorisations accordées pour des émissions de titres de créance par d’autres entreprises, notamment dans le secteur du crédit-bail. Le développement de ce segment peut contribuer à diversifier les sources de financement des investissements, à condition que l’offre de titres et la demande des investisseurs se renforcent durablement.

Le capital investissement gagne du terrain

L’exercice a également été marqué par l’agrément du premier fonds commun de placement à risque, dénommé Aafia Investissement, doté d’une capacité d’investissement de trois milliards de dinars. Destiné aux entreprises non cotées présentant un potentiel de croissance élevé, ce dispositif offre une nouvelle possibilité de mobilisation de ressources au profit du tissu entrepreneurial.

Son développement s’inscrit dans les efforts de diversification des modes de financement, notamment pour les entreprises qui ne disposent pas encore des caractéristiques requises pour une introduction en Bourse.

La modernisation du cadre réglementaire accompagne cette évolution. Plusieurs textes publiés en 2025 concernent les organismes de placement collectif en capital-risque, les conditions de participation et de vote à distance aux assemblées générales des sociétés cotées, ainsi que les obligations applicables aux professionnels du marché.

Ces dispositions participent à l’adaptation du fonctionnement de la place financière aux nouveaux besoins des entreprises et des investisseurs.

T. A. L.

Source : Ecotimes

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