LogoNews
Investissements directs et résilience économique en Afrique en 2025 et 2026

Investissements directs et résilience économique en Afrique en 2025 et 2026

  • En 2025, les flux mondiaux d'investissements directs étrangers ont augmenté de 6 % pour atteindre 1 600 milliards de dollars selon la CNUCED.
  • L'Afrique a attirer environ 70 milliards de dollars d'investissements internationaux orientés vers l'nergie, les minerais et les infrastructures.
  • L'Egypte a reçu 15,45 milliards de dollars, la Guinée 7,80 milliards de dollars et le Mozambique 5,70 milliards de dollars.
  • Le rapport Where to Invest in Africa liste les meilleurs pays où investir, incluant Maurice, le Maroc et l'Afrique du Sud.
  • Pour attirer les investisseurs, un pays doit réunir des critères liés à la stabilité, aux infrastructures et aux finances publiques.

En 2025, selon la CNUCED, en 2025, les flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 6 % pour atteindre 1 600 milliards de dollars (contre 1 500 milliards de dollars en 2024), les économies développées ont capté 723 milliards de dollars (+11 %), soit 45,16% et les économies en développement ont reçu 901 milliards de dollars dont la chine (101 milliards de dollars). Pour la même période, l’Afrique a attiré environ 70 milliards de dollars d’investissements internationaux, marquant son troisième meilleur résultat historique orienté vers l’énergie, les minerais et les infrastructures. Les principaux pays bénéficiaires ont été l’Egypte avec 15,45 milliards de dollars, la Guinée 7,80 milliards de dollars, le Mozambique 5,70 milliards de dollars, le Nigeria 4,01 milliards de dollars, l’Ethiopie 3,80 milliards de dollars, le Maroc 3,3 milliards de dollars, la Côte d’Ivoire 2,03 milliards de dollars et l’Algérie 1,53 milliards de dollars.

Le rapport «Where to Invest in Africa», pour attribuer ses scores, la banque s’appuie sur une méthodologie combinant 20 indicateurs distincts regroupés au sein de 4 piliers fondamentaux, complétée cette année par une nouvelle approche d’analyse des risques dont l’évaluation de la croissance du PIB, de la taille du marché intérieur, de la dynamique démographique et des prévisions macroéconomiques à moyen terme, la clarté réglementaire, la transparence des dépenses publiques, la sécurité juridique et la stabilité des politiques économiques mises en place, la profondeur des infrastructures physiques (ports, logistique, électricité), le degré de connectivité, le niveau de numérisation et l’intégration aux flux commerciaux internationaux (comme l’essor de la ZLECAf), le niveau d’éducation, le développement des compétences de la population active et la gestion générale du coût de la vie. Pour l’édition 2026/2027, RMB a introduit une grille d’évaluation innovante baptisée le Resilience and Vulnerability Framework qui permet d’analyser comment une économie est armée pour se comporter si les conditions mondiales ou locales venaient à se détériorer en mesurant la qualité des institutions, la crédibilité des politiques de réformes (comme la libéralisation des taux de change ou la suppression des subventions inefficaces) et la solidité des amortisseurs budgétaires et en quantifiant les faiblesses structurelles d’un pays, notamment sa dépendance excessive aux importations, sa concentration sur un seul produit d’exportation (ex : les hydrocarbures ou le secteur minier), ainsi que son exposition aux chocs climatique.

Quant aux critères retenus parle classement de Global Investment Rikk and Resilience Index de mai 2026, (GIRRI), il repose sur la combinaison de deux dimensions principales : la résilience structurelle (à long terme) et le risque souverain (mesuré en temps réel), les deux piliers de l’évaluation étant premièrement, les catégories de risques (expositions aux chocs), le risque politique, le risque réglementaire, le risque d’inflationniste , la volatilité monétaire, les risques climatiques et reposant sur huit indicateurs de résilience (capacités d’adaptation et de reprise), la gouvernance (stabilité institutionnelle et efficacité étatique), l’innovation et la complexité économique, ainsi que d’autres indicateurs structurels liés à la force des infrastructures, au secteur financier et à la cohésion sociale) L’édition de mai 2026 n’a pas modifié la structure fondamentale des critères de résilience (maintenus constants par rapport au modèle initial), mais a actualisé en temps réel la composante du risque à l’aide des données de prime de risque pays (Country Risk Premium – CRP) arrêtées au 1er avril 2026 afin de refléter l’impact des récents chocs géopolitiques et de marché, l’indice étant noté sur une échelle de 100 points, où un score plus élevé traduit un risque plus faible et une résilience plus forte.

Sur le continent africain, les économies les mieux classées partagent plusieurs caractéristiques communes, notamment une relative stabilité institutionnelle, une plus grande ouverture économique, une diversification accrue des revenus ainsi qu’une dépendance plus limitée aux matières premières. À l’inverse, plusieurs grands marchés du continent restent pénalisés par la faiblesse des infrastructures, un endettement élevé, les tensions politiques ou sécuritaires et leur vulnérabilité aux chocs extérieurs. Cette dynamique intervient dans un contexte où de nombreux pays africains cherchent à attirer davantage d’investissements directs étrangers afin de soutenir leur industrialisation, le développement des infrastructures et la transition énergétique. Dans ce cadre, les agences de notation et les investisseurs accordent une attention croissante à la capacité des États à renforcer leur résilience économique et institutionnelle face aux crises mondiales. Selon le rapport Where to Invest in Africa, le classement par ordre décroissant des meilleurs pays africains où investir en est : Seychelles – Maurice – Égypte -Maroc -Afrique du Sud. -Rwanda -Botswana -Algérie – Ghana – Côte d’Ivoire – Nigeria -Tanzani -Tunisie -Kenya. Il est intéressant également en référence au rapport Global Investment Risk and Resilience Index (GIRRI) de mai 2026 d’analyser d’autres indicateurs.

Ainsi pour le Top 40 African du Global Investment Risk and Resilience Index 2026, nous avons le classement suivant :

Et pour les pays africains les plus résilients à la criminalité économique et financière, renvoyant à la gouvernance interne, qui influe sur l’attrait des IDE , l’enquête publiée par le Secretariat Economic Crime Index, le 10 AVRIL 2025 donne le classement suivant :

En conclusion, selon la majorité des institutions internationales, pour attirer les Investissements Directs Étrangers (IDE) souvent désignés par le sigle IDE , un pays doit réunir un ensemble de critères économiques, institutionnels et structurels au nombre de SIX qui rassurent et profitent aux investisseurs internationaux.

Premièrement, un climat politique stable, un État de droit solide et une justice fiable garantissent la protection des contrats et de la propriété ;

deuxièmement, d es procédures simplifiées pour créer une entreprise, des impôts compétitifs, la possibilité de rapatrier les profits et la mise en place de zones franches ou de zones économiques spéciales ;

troisièmement, .des réseaux de transport performants (ports, aéroports, autoroutes), une logistique fluide et un accès fiable à l’énergie et aux télécommunications (notamment le très haut débit) ;

quatrièmement, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, formée, ainsi que des coûts salariaux en adéquation avec la productivité ;

cinquièmement, un marché intérieur important ou une intégration régionale forte (accords de libre-échange) qui facilitent l’exportation vers d’autres pays ;

sixièmement, inflation maîtrisée, une monnaie relativement stable et des finances publiques équilibrées.

Source : La Nouvelle République

A lire également