Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a entamé, hier, une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de Annaba, Souk Ahras et Tébessa, ainsi qu’à Bir El Ater, consacrée au suivi et au lancement officiel des travaux de réalisation du projet de phosphate intégré. M. Arkab, accompagné du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, du ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, ainsi que du président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, effectue depuis hier une visite de travail et d’inspection dans plusieurs wilayas de l’Est du pays.
Cette visite, qui mobilise également des cadres des trois secteurs concernés, intervient dans le cadre du lancement officiel des travaux du projet de phosphate intégré et du suivi de sa concrétisation sur le terrain. Elle intervient notamment après la signature, le 12 août dernier, des contrats portant sur la réalisation de plusieurs infrastructures stratégiques liées à ce projet, indique un communiqué du département des hydrocarbures.
Accélérer la réalisation
Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à accélérer la réalisation de ce projet stratégique et à assurer son entrée en production dans les délais fixés. Considéré comme l’un des grands projets structurants de l’économie nationale, le projet de phosphate intégré repose sur une approche visant à développer et exploiter les ressources minières nationales, tout en assurant leur transformation et leur valorisation localement. L’objectif est notamment d’accroître la valeur ajoutée générée par cette ressource et de contribuer au développement des exportations hors hydrocarbures. Lors de leur déplacement, les membres de la délégation ministérielle inspecteront les différentes installations et infrastructures associées au projet dans les wilayas concernées. Il s’agit notamment des sites destinés à l’extraction et à la valorisation minière, des unités et complexes de transformation, ainsi que des réseaux de transport et des infrastructures de base et logistiques nécessaires à l’accompagnement du projet. La visite permettra également de procéder à une évaluation de l’état d’avancement des travaux et du niveau de préparation technique des différentes composantes du projet. La délégation ministérielle suivra ainsi sur le terrain le déroulement des opérations et examinera les contraintes éventuelles susceptibles d’affecter le calendrier de réalisation. Des instructions seront, à cette occasion, données afin de veiller au respect du calendrier établi et d’accélérer le rythme des travaux, en vue de permettre l’entrée en production du projet dans les délais arrêtés.
Un projet intégré
Le projet de phosphate intégré s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des ressources naturelles et de développement des industries de transformation qui leur sont liées. Sa réalisation doit notamment contribuer au renforcement de la production nationale d’engrais et de produits chimiques à valeur ajoutée, souligne le même ministère.
Le projet est également appelé à jouer un rôle dans le soutien à la sécurité alimentaire, à travers le développement de la production d’engrais, tout en générant des emplois et en stimulant l’activité économique dans les régions concernées.
Fatima Arab




























