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Ports algériens, 60 milliards de dinars pour moderniser les infrastructures et renforcer les capacités

Ports algériens, 60 milliards de dinars pour moderniser les infrastructures et renforcer les capacités

L’Algérie engage une nouvelle étape dans la modernisation de son réseau portuaire. Le groupe des services portuaires Serport déploie, pour 2025 et 2026, un programme d’investissement de 60 milliards de dinars destiné à renouveler les équipements, améliorer la productivité et réduire les délais de traitement des navires. Selon les explications du président-directeur général de Serport, Ali Boulaâras, cette enveloppe doit notamment permettre l’acquisition de nouveaux équipements portuaires. Le programme s’inscrit dans une stratégie plus large reposant sur la modernisation des infrastructures, la numérisation des procédures et une meilleure coordination entre les différents acteurs de la chaîne logistique. Algérie 2030 — vision et défis

Arzew : l’extension du port avance

Parmi les projets structurants figure l’extension du port d’Arzew, notamment au niveau du quai n°5. Les travaux affichent actuellement un taux d’avancement de 61 % et couvrent une superficie d’environ 55 hectares. La réception de cette infrastructure est prévue pour 2027. Cette extension doit contribuer à renforcer les capacités du port et à accompagner l’évolution des activités industrielles et commerciales de la région.

Annaba renforce ses capacités d’exportation

Le port d’Annaba constitue également l’un des principaux chantiers du programme. Le projet prévoit notamment la réalisation d’un quai métallique de 1 600 mètres de longueur, avec une profondeur de 16 mètres. Cette infrastructure doit permettre de traiter jusqu’à 10 millions de tonnes de phosphate par an et d’accueillir des navires dont la capacité se situe entre 80 000 et 90 000 tonnes. Les travaux ont atteint environ 55 % d’avancement, avec une réception annoncée pour mars 2027. Le projet devrait également contribuer à l’augmentation des capacités d’exportation du port et générer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects.

Djen Djen appelé à renforcer son rôle de hub régional

À l’est du pays, le port de Djen Djen fait l’objet d’un projet destiné à accroître considérablement ses capacités. Les études techniques relatives à la réalisation d’un nouveau bassin d’une profondeur de 20 mètres sont achevées. Le projet prévoit également la création de 122 hectares d’espaces de stockage. À terme, ces nouvelles infrastructures doivent permettre au port d’accueillir des navires de nouvelle génération pouvant transporter jusqu’à 24 000 conteneurs. L’objectif est aussi de développer les activités de transbordement, afin de faire de Djen Djen un point logistique davantage connecté aux ports algériens et africains.

Le port d’Alger poursuit la réhabilitation de ses quais

La modernisation concerne également la capitale. Plusieurs opérations de réhabilitation sont menées au port d’Alger, notamment sur les quais 18, 19 et 21, dont les travaux ont été achevés pour un montant de 6 milliards de dinars. Le quai n°8 a également été finalisé, tandis que la réhabilitation du quai n°17 affiche un taux d’avancement d’environ 50 %. Des études sont par ailleurs en cours concernant la réaménagement de plusieurs autres quais, notamment les 22, 23, 24 et 25.

Vers une nouvelle organisation du réseau portuaire

Au-delà des travaux d’infrastructure, Serport mise sur une nouvelle organisation du réseau portuaire national. Le principe consiste à attribuer à chaque port une spécialisation correspondant à sa position géographique, à ses capacités et à son environnement économique. Le port de Mostaganem constitue l’un des premiers exemples de cette orientation. Il est notamment appelé à prendre en charge une partie des opérations d’importation et d’exportation des entreprises publiques. L’infrastructure a récemment bénéficié d’une plateforme moderne capable de stocker 10 000 conteneurs, tandis qu’un nouvel espace de stockage de 5 hectares est en cours d’équipement. Des études sont également menées pour la réalisation d’un troisième bassin destiné à accueillir des navires de plus grande taille. Avec ces investissements, l’Algérie cherche ainsi à renforcer progressivement l’efficacité de ses infrastructures portuaires, à fluidifier les opérations logistiques et à accroître les capacités de traitement et d’exportation. La modernisation engagée doit également accompagner la montée en puissance des échanges commerciaux et renforcer la place des ports algériens dans les flux logistiques régionaux.

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