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Rentrée de la formation professionnelle 2026 avec plus de 400.000 stagiaires en Algérie

Rentrée de la formation professionnelle 2026 avec plus de 400.000 stagiaires en Algérie

  • La rentrée de la formation et de l’enseignement professionnels pour la session d’octobre 2026 a été lancée depuis la wilaya de Tipasa.
  • Plus de 400.000 stagiaires et apprentis ont rejoint les établissements du secteur à travers le pays pour cette nouvelle session.
  • L’offre de formation s’adapte au marché avec l’introduction de 23 nouvelles spécialités et un nouveau référentiel des formations.
  • Vingt-cinq laboratoires techniques appelés Make It Lab seront déployés pour favoriser l’expérimentation et le prototypage.
  • Les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plate-forme Takwin.dz dans le cadre de la numérisation.

La rentrée de la formation et de l’enseignement professionnels pour la session d’octobre 2026 a été officiellement lancée hier depuis la wilaya de Tipasa. Plus de 400.000 stagiaires et apprentis ont rejoint les établissements du secteur à travers le pays. Cette rentrée intervient dans un contexte marqué par une adaptation de l’offre aux besoins du marché du travail, avec l’introduction de 23 nouvelles spécialités et la mise en place progressive d’un nouveau référentiel des formations et des compétences.
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a donné le coup d’envoi de cette nouvelle session à l’Institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) Chahida Saliha-Benhamdine de Cherchell, en présence du wali de Tipasa, Mohamed Amine Benchaoulia.
Sur place, la ministre a assisté à une présentation consacrée à la situation du secteur dans la wilaya avant de visiter une exposition des réalisations des stagiaires et plusieurs ateliers pédagogiques. La visite ministérielle devait également être marquée par la remise de certificats à des formateurs en apprentissage et aux bénéficiaires de la formation en entrepreneuriat de la 17e promotion. Au-delà des chiffres, cette rentrée est surtout marquée par une volonté affichée de rapprocher davantage la formation professionnelle des besoins réels de l’économie.
23 nouvelles spécialités ont ainsi été introduites, notamment dans les domaines des nouvelles technologies, des énergies renouvelables et de la cybersécurité.
Le secteur prévoit également le lancement de programmes de formation dans l’industrie automobile, en partenariat avec des entreprises spécialisées. Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, le chargé d’études et de synthèse au ministère, Abderrahmane Mezghrani, a expliqué que l’objectif est de mieux répondre aux besoins du marché en matière de compétences et de qualité de la formation. Il a également souligné que l’offre n’est désormais plus figée pour toute une année. Cette souplesse découle notamment de l’adoption du Référentiel national de la formation et des compétences (RNFC). Celui-ci doit permettre au secteur de faire évoluer plus rapidement les formations en fonction des besoins exprimés par les entreprises et des transformations des métiers.
«Avec le nouveau référentiel, nous avons la possibilité de lancer de nouvelles formations même pendant l’année scolaire», a indiqué le responsable.
Le passage d’une nomenclature nationale des spécialités à un référentiel fondé sur les compétences constitue ainsi l’un des principaux changements engagés par le ministère. L’enjeu est de réduire le décalage entre les profils formés et les qualifications recherchées par les employeurs, alors que plusieurs secteurs de l’économie connaissent d’importants besoins en main-d’œuvre qualifiée.
L’innovation occupe également une place nouvelle dans le dispositif.
25 laboratoires techniques, baptisés ‘’Make It Lab’’, seront prochainement déployés à travers le territoire national. Ces espaces doivent permettre aux stagiaires de passer de l’idée au prototype, en mettant à leur disposition différents équipements, dont des imprimantes 3D.
L’objectif affiché est de favoriser l’expérimentation et de donner aux jeunes porteurs de projets les moyens de développer puis d’incuber leurs idées. La numérisation des procédures constitue l’autre volet important de cette rentrée. Les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne à travers la plate-forme ‘’Takwin.dz’’.
Le ministère met en avant l’interconnexion avec les systèmes du ministère de l’Education nationale et du Haut-Commissariat à la numérisation, qui permet de supprimer, pour certaines catégories, plusieurs documents administratifs jusque-là exigés. Cette dématérialisation doit également faciliter le suivi des stagiaires et réduire les délais liés aux inscriptions. Elle traduit la volonté du secteur de moderniser non seulement les contenus de formation, mais également sa gestion administrative.
À Tipasa, plus de 13.500 stagiaires ont rejoint les établissements de formation professionnelle, parmi lesquels 8.467 nouveaux inscrits. Plus d’une dizaine de nouvelles spécialités ont été ouvertes dans la wilaya pour cette session afin de répondre aux besoins du marché local.
La visite de la ministre devait se poursuivre à l’INSFP de Bou Ismaïl, avec l’inauguration d’un centre d’excellence, la visite des ateliers pédagogiques et la présentation de projets innovants développés dans les filières techniques.
Avec plus de 400.000 stagiaires concernés, cette rentrée constitue un nouveau test pour le secteur, appelé à accompagner les mutations de l’économie nationale tout en améliorant l’employabilité des jeunes.
L’introduction de nouvelles spécialités, le développement des formations liées aux secteurs émergents et le recours accru au numérique traduisent une tentative de faire de la formation professionnelle un outil davantage connecté aux réalités du marché du travail.
Djamila Sai

Source : La Nouvelle République