Les prix du pétrole ont franchi la barre symbolique des 100 dollars le baril, portés par les craintes d’une perturbation des approvisionnements sur fond de tensions au Moyen-Orient. Malgré un repli enregistré vendredi en fin de séance, les cours restent orientés à la hausse sur l’ensemble de la semaine, avec un gain de plus de 8 %.
Par Meriem B.
Le Brent, référence internationale, a reculé vendredi de 3,28 dollars, soit 3,05 %, pour terminer à 104,35 dollars le baril. Aux Etats-Unis, le West Texas Intermediate (WTI) a cédé 3,41 dollars, soit 3,33 %, à 99,07 dollars. La hausse des cours se répercute également sur les produits raffinés. Le prix du diesel aux États-Unis a atteint un niveau inédit, illustrant les tensions qui affectent les marchés de l’énergie en raison des développements au Moyen-Orient. Dans son rapport mensuel publié en septembre, l’Opep revoit nettement à la baisse ses perspectives concernant la demande mondiale de pétrole pour 2026. L’Organisation prévoit désormais une progression limitée à 400 000 barils par jour, contre 600 000 barils par jour dans ses prévisions d’août et 1,4 million de barils par jour dans son scénario d’avril. La consommation mondiale devrait ainsi atteindre 105,84 millions de barils par jour en moyenne en 2026. Le ralentissement serait particulièrement marqué dans les pays de l’OCDE. La demande y est attendue à 46,14 millions de barils par jour, soit une baisse de 110 000 barils par jour sur un an. A l’inverse, les pays hors OCDE devraient continuer à soutenir la consommation mondiale, avec une progression de 490 000 barils par jour, portant leur demande à 59,70 millions de barils par jour.
Une nette accélération attendue en 2027
L’Opep adopte toutefois un scénario plus optimiste pour l’année suivante. En 2027, la croissance de la demande mondiale est désormais estimée à 2,4 millions de barils par jour, soit 400 000 barils par jour de plus que dans les prévisions publiées en août.
La consommation mondiale atteindrait alors 108,19 millions de barils par jour. L’essentiel de cette progression proviendrait une nouvelle fois des pays hors OCDE, où la demande augmenterait de 1,92 million de barils par jour, contre 430 000 barils par jour dans les pays de l’OCDE. Sur le front de l’offre, l’Opep fait état d’une forte baisse de la production de l’Arabie saoudite en août.
Le royaume a produit 6,24 millions de barils par jour, contre 8,1 millions en juillet et 7,1 millions en juin. L’Organisation distingue toutefois la production physique des volumes effectivement fournis au marché. Ces derniers ont atteint 7,12 millions de barils par jour en août, après 7,42 millions en juillet et 6,64 millions en juin. Ces évolutions interviennent alors que les marchés pétroliers restent particulièrement sensibles aux risques géopolitiques. La perspective d’une perturbation de l’offre contribue ainsi à maintenir le Brent au-dessus de la barre des 100 dollars, malgré le repli observé vendredi.
M. B.




























