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Le catalogue algérien des normes industrielles atteint 12 032 références

Le catalogue algérien des normes industrielles atteint 12 032 références

  • Le catalogue des normes algériennes compte 12 032 références au 30 juin dernier, contre 11 874 à la fin de l’année 2025.
  • L’Institut algérien de normalisation a publié cette actualisation qui représente une progression de 1,33 % avec 158 références supplémentaires.
  • Soixante-treize comités techniques nationaux répartis entre sept départements mobilisent institutions, entreprises et associations pour l’élaboration des textes.
  • La majorité des normes algériennes restent d’application facultative, sauf obligation issue d’un règlement technique ou d’un cahier des charges.
  • Une plateforme de veille normative signale chaque mois aux organismes conventionnés les révisions, amendements et corrections des références.

Le catalogue des normes algériennes compte désormais 12 032 références, contre 11 874 à la fin de l’année 2025. L’Institut algérien de normalisation (IANOR) a annoncé la mise à disposition de cette édition, actualisée au 30 juin dernier.

Avec 158 références supplémentaires en six mois, le total a progressé de 1,33 %. Les opérateurs économiques peuvent y retrouver les textes techniques correspondant à leurs produits, services et activités.

Les travaux de normalisation mobilisent 73 comités techniques nationaux, répartis entre sept départements. Les domaines couverts comprennent les services et normes fondamentales, l’agroalimentaire et le textile, l’électrotechnique, la chimie et la pétrochimie, les matériaux de construction, la santé, la sécurité et l’environnement, ainsi que les mines, la métallurgie et la mécanique.

Ces comités réunissent des représentants des institutions publiques, des entreprises et des associations de protection du consommateur et de l’environnement. Leur composition permet d’associer les différentes parties concernées à l’élaboration des textes.

L’intérêt économique de la normalisation réside dans l’établissement de références communes. En définissant des caractéristiques, des règles ou des méthodes, les normes précisent les exigences auxquelles un produit, un service ou une activité peut être soumis.

Elles fournissent ainsi aux entreprises des repères pour organiser leur production et leurs échanges avec leurs clients ou fournisseurs. L’IANOR inscrit cette démarche dans l’amélioration de la qualité, la rationalisation de la fabrication et la diffusion de solutions techniques éprouvées. La réduction des entraves techniques au commerce figure également parmi ses objectifs.

Du texte à la pratique

L’inscription d’une norme au catalogue ne suffit toutefois pas à rendre son application obligatoire. Les normes algériennes sont majoritairement d’application facultative. Elles peuvent devenir contraignantes lorsqu’un règlement technique les rend obligatoires ou qu’un cahier des charges en impose le respect.

Pour un fournisseur, les exigences à satisfaire dépendent donc de la réglementation applicable, du marché visé et des engagements contractuels pris envers l’acheteur.

La consultation du répertoire permet d’identifier les documents pertinents, dont le domaine d’application doit ensuite être examiné au regard du produit ou du service proposé.

La préparation des textes repose sur une procédure de concertation. Le décret exécutif n° 05-464 du 6 décembre 2005 confie aux comités techniques l’élaboration des projets et l’examen périodique des normes nationales. Il prévoit une enquête publique durant laquelle les opérateurs économiques et les autres parties concernées disposent de 60 jours pour formuler leurs observations.

Le comité compétent valide ensuite la version finale en tenant compte des observations fondées. Les professionnels peuvent ainsi contribuer aux travaux dans leur domaine et faire valoir leur expérience ainsi que leurs contraintes techniques.

La consultation du catalogue permet de repérer une référence, tandis que l’obtention du texte intégral de la norme s’effectue auprès du service de vente de l’institut. Son prix varie selon le nombre de pages. La mise en œuvre d’une norme soulève ensuite la question de la vérification de son respect.

L’évaluation de la conformité sert à démontrer qu’un produit, un service ou un système satisfait aux exigences retenues. La certification apporte, pour sa part, une assurance écrite délivrée par une tierce partie. Ces démarches permettent de vérifier et d’attester la conformité au référentiel concerné.

L’utilisation de ces documents exige également de suivre leurs évolutions. La plateforme de veille normative de l’IANOR, destinée aux organismes conventionnés, signale les modifications des références concernant leur activité. Elle fournit chaque mois des informations sur les révisions, les amendements et les corrections apportées aux normes.

Ce suivi aide les entreprises à disposer des versions à jour pour définir leurs spécifications, organiser leurs contrôles ou répondre aux exigences de leurs clients. La recherche dans le catalogue et la veille sur les textes utilisés constituent ainsi deux démarches complémentaires pour intégrer les normes dans les pratiques de l’entreprise.

T. A. L.

Source : Ecotimes

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