Mohamed Arkab est depuis hier à Niamey. Étalée sur deux jours, les 21 et 22 septembre 2026, cette visite qui a été programmée sur instruction du président de la République Abdelmadjid Tebboune, réunit selon un communiqué du département autour du ministre plusieurs hauts responsables de Sonatrach, dont son PDG Nour-Eddine Daoudi, ainsi que les responsables des activités raffinage-pétrochimie et exploration-production internationale.
Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie, constitue l’un des principaux dossiers de cette mission. Présenté comme un projet stratégique pour les infrastructures énergétiques africaines, il doit notamment contribuer à renforcer les capacités d’acheminement du gaz du continent vers les marchés internationaux.
L’Algérie a déjà franchi une étape concrète en lançant, en juin 2026, les travaux de réalisation de la partie du gazoduc située sur son territoire. À Niamey, les discussions doivent notamment porter sur l’avancement des études et préparatifs liés au tronçon nigérien.
Au-delà de son intérêt pour les exportations gazières, le TSGP s’inscrit dans une logique plus large de développement des infrastructures énergétiques régionales et de consolidation des connexions entre les ressources africaines et les marchés extérieurs.
La présence de Sonatrach au Niger constitue un autre axe important de la visite. Le groupe algérien mène actuellement, en partenariat avec la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep), des activités de recherche et d’exploration sur le bloc de Kafra.
Les responsables algériens devraient également examiner les perspectives offertes par de nouvelles zones pétrolières, notamment le bloc de Bilma. L’objectif est ainsi d’évaluer les possibilités d’élargissement de l’empreinte de Sonatrach dans l’amont pétrolier nigérien et de donner davantage de profondeur à la coopération entre les deux pays.
Cette dynamique intervient dans un contexte où le groupe algérien cherche à consolider ses activités internationales dans l’exploration et la production, en s’appuyant notamment sur son expérience technique et ses capacités opérationnelles.
La coopération ne se limite pas à l’exploration et au transport du gaz. Alger et Niamey doivent également renforcer leur coordination dans le raffinage et la pétrochimie.
La mission prévoit notamment un suivi des travaux de maintenance majeure de la raffinerie de Zinder. Ce volet illustre la volonté de développer une coopération couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures, depuis l’exploration jusqu’au traitement des produits énergétiques.
Pour l’Algérie, cette approche permet également de valoriser l’expertise de ses entreprises publiques et de consolider leur présence sur les marchés africains.
Au-delà des différents projets examinés, la visite de Mohamed Arkab devrait permettre aux deux parties d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat entre leurs entreprises et institutions spécialisées.
Les discussions porteront ainsi sur le suivi des projets en cours, mais aussi sur les possibilités d’élargir la coopération dans les hydrocarbures et les services énergétiques.
Pour Alger, l’enjeu est également de contribuer à l’émergence d’un espace énergétique africain davantage intégré, en misant sur les infrastructures, les échanges d’expertise et la valorisation des ressources du continent.
K. B.





























